« La condition animale, l’atout estival des politiques pour capitaliser en sympathie »

Le titre choisi par le journal Le Figaro pour son article est on ne peut plus parlant : « La condition animale, l’atout estival des politiques pour capitaliser en sympathie ».

Et l’article ne s’en cache même pas : c’est l’association L214 qui permet ce recyclage.

Car il s’agit de recyclage, de manipulation à grande échelle. Toutes ces personnalités politiques, ces figures institutionnelles sont farouchement contre le véganisme, la libération animale… Elles ont fait de longues études, elles s’y connaissent très bien en gestion des conflits, en manipulations…

Elles sont farouchement pour l’exploitation animale et cela ne leur coûte rien de faire semblant, et cela les aide à être davantage crédible, surtout en pleine crise politique, alors qu’au fond ils sont des notables que la population méprise.

L214, c’est vraiment ici la bourgeoisie et les intellectuels universitaires qui viennent à la rescousse de personnalités politiques complètement carbonisées…

C’est une aide à la modernisation de l’exploitation animale, une tentative d’empêcher le véganisme et la libération animale d’être assumés tels quels, notamment par la jeunesse!

La jeunesse a toutes ses raisons de mépriser les choix de cette société, avec ses valeurs aliénées, son règne de l’éphémère et du commercial, de la superficialité, son mépris pour la Nature.

Inévitablement elle va se saisir de la libération animale et de la libération de la Terre, et tout renverser.

Avec ce que fait L214, on est là dans la récupération, l’insulte au principe de moral, l’attaque contre les valeurs d’intégrité et de probité, et surtout dans le soutien massif à l’exploitation animale, en donnant l’illusion qu’il se passe quelque chose, qu’on peut changer les choses de l’intérieur, etc.

Au lieu d’amener le véganisme dans la population, en donnant sens à un grand mouvement culturel, notamment les jeunes, on a ici un pragmatisme sordide et entièrement contre-productif.

La condition animale, l’atout estival des politiques pour capitaliser en sympathie

LE SCAN POLITIQUE – Lutte contre l’abandon des animaux, mobilisation sur le statut juridique des bêtes et contre le broyage des poussins : l’été s’avère propice à l’engagement des élus sur ces thèmes chers au coeur des électeurs de tous bords.

Europe-écologie et le Front national l’ont compris de longue date, la défense de la cause animale est en train de devenir un sujet porteur pour fédérer l’opinion publique. Force est de constater que ces dernières années, les mobilisations virales pour la défense d’animaux maltraités ou contre des particuliers maltraitants prennent régulièrement la forme de «raz-de-marée» transpartisans sur les réseaux sociaux. Un phénomène qui n’a pas échappé aux diverses formations politiques: des élus de tous bords s’engagent désormais pour la défense de la cause animale et le font savoir.

Une manière efficace d’exister dans le débat public et d’augmenter son capital sympathie sur des thématiques qui sortent du champ habituel de l’actualité politique. Et rien de mieux que la pause estivale pour mettre en avant le sujet sensible de la souffrance animale.

Cet été, pas moins de trois initiatives parlementaires ont porté sur ce thème. Un des derniers exemples en date: la mobilisation de 36 parlementaires de droite et de gauche -dont un certain nombre de néophytes comme Patrick Balkany- contre le broyage des poussins mâles. Une initiative lancée par l’association L 214 et dont le succès a amené le gouvernement à réagir ce mardi.

«Il y a certainement une part d’opportunisme politique sur ce sujet, qui correspond à une véritable évolution sociétale ces dernières années», relève Sébastien Arsac, porte-parle de l’association L 2014.

«Il y a eu une série de livres à succès sur le rapport de nos sociétés à la viande qui ont soulevé le sujet. Il y a eu de nombreuses mobilisations citoyennes, d’abord contre la corrida puis contre les méfaits de l’élevage industriel, comme à la «ferme des 1000 vaches». Il y a certainement un effet lié au boum des vidéos sur Internet qui montrent la souffrance animale. Un grand écart se creuse entre la morale commune et la réalité de la production agro-alimentaire», relève-t-il.
Observatoire de l’engagement des élus pour la cause animale

«C’est étonnant que le calcul n’ait pas été fait plus tôt par la classe politique, mais ils y viennent maintenant que le public se montre très réactif. De fait tous les partis se dotent peu à peu de commissions animaux», note le responsable associatif. «Un fait ne trompe pas: nous avons créé un observatoire «Politique et animaux» qui recense et évalue l’engagement des élus et des partis pour la cause animale. Les politiques et leurs cabinets nous téléphonent désormais pour y figurer en bonne place, c’est devenu un véritable enjeu d’image» raconte Sébastien Arsac.

Un engouement qui pourrait donc à terme profiter aux conditions de vie des 50 millions de poussins broyés chaque année, si l’on en croit la dernière déclaration du ministère de l’Agriculture sur le sujet.

«Nous avons été frappés de voir des signataires de tous les bords, c’est vraiment un sujet transversal. Que l’on soit élu du Front de gauche ou des Républicains, la maltraitance animalière choque désormais tout le monde», indique Sébastien Arsac.

«Longtemps, seuls Europe-Écologie et le FN se faisaient entendre sur ces thématiques peu politisées jusqu’ici. Mais il y a eu une bascule avec l’adoption de la loi reconnaissant les animaux comme des «êtres vivants doués de sensibilité» en janvier dernier à l’Assemblée».

Alors que de nombreux parlementaires, notamment de droite, s’étaient opposés au texte pour défendre les intérêts des chasseurs et des éleveurs, la cause animale a trouvé un de ses plus fervents portes-paroles avec le député LR Frédéric Lefebvre.

Pour ce seul été 2015, en plus des poussins, l’élu a porté une proposition de loi pour «aggraver les sanctions pénales applicables pour l’abandon d’animal, l’exercice de sévices graves et d’actes de cruauté envers les animaux», ainsi qu’un plan de stérilisation des chats errants et domestiques pour endiguer le recours à leur euthanasie.

De bonne intentions mais encore peu de résultats

«Des milliers d’animaux sont lâchement abandonnés depuis le début du mois de juillet. Des vies brisées. Il faut dissuader. Punir. Et protéger pour le futur», explique d’un ton grave le député sur son blog. «On me dit parfois: n’y a-t-il pas plus urgent? Et les violences faites aux femmes? Et le chômage? (…) Si me voici aux côtés des animaux abandonnés, principalement durant les vacances, c’est que je pense qu’une société qui maltraite les animaux est une société qui n’a de respect ni pour les plus faibles, ni pour la vie tout simplement», détaille-t-il.

Une démarche qui se porte au-delà des clivages et qu’il voudrait voir étendue à d’autres sujets: «Je crois que la politique s’honore à traiter des problèmes concrets et à dépasser les oppositions stériles pour additionner les différences sur les sujets qui préoccupent nos compatriotes. Car je crois que voter selon ses convictions y compris quand le projet est proposé par une majorité à laquelle on n’appartient pas, est une preuve d’amour aux Français et à la France». Aimer la vie et la France, protéger les animaux et dépasser les chapelles: difficile en effet de faire plus consensuel.

«C’est facile de déposer des propositions de lois, reste à voir celles qui iront jusqu’au bout. Il reste encore beaucoup de parlementaires rétifs à ces sujets et sensibles au lobbying de la FNSEA ou des chasseurs», déplore la députée EELV Laurence Abeille, engagée de longue date pour la cause animale.

«Pour les autres, il faut admettre qu’il y a une vraie évolution de la société depuis deux ans environ, et que de pétitions en mobilisations réussies, elle gagne la classe politique. On peut y voir une forme d’opportunisme mais au final, l’essentiel est d’aboutir à l’interdiction des pratiques maltraitantes. J’attends de voir si à l’avenir le PS et les Républicains iront jusqu’à inclure ces thèmes dans l’ordre du jour de leurs initiatives parlementaires. Et au-delà du processus législatif, il faut des signes forts du gouvernement. Des lois existent, mais pas les moyens pour les faire appliquer», fait valoir l’élue du Val-de-Marne.

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