Face au nihilisme

Nous vivons dans un monde de fous, ou plutôt nous vivons dans un monde où la rationalité et la sensibilité disparaît devant le nihilisme. Détruire, détruire et encore détruire, voilà la seule logique ; pratiquer la fuite en avant, voilà la seule solution semblant viable.

Les attentats ignobles et insensés qui ont eu lieu à Paris hier soulignent à quel point les valeurs essentielles de la vie – la compassion, l’abnégation, le don de soi, le partage – sont niées au profit d’une « lutte pour la survie », des célébrations du spirituel et de la consommation superficielle.

On ne se bat pour une cause, avec des valeurs, des principes, mais pour la « révolte » en elle-même, sans contenu réel, sans morale concrète. Car quel intérêt de tuer des passants, si ce n’est de satisfaire les pulsions les plus morbides, de pratiquer la terreur aveugle ?

N’est-ce pas là d’ailleurs, paradoxe pour des gens se voulant religieux, avoir le goût de la toute puissance tel un Dieu omnipotent ?

Triste anthropocentrisme qui prend le masque de la religion… Triste culte de l’individu s’imaginant tel un chevalier des temps modernes – un chevalier assassin mais au moyen-âge c’était déjà le cas en fait. On est dans le refus de l’esprit de la collectivité, du changement collectif, de la réflexion collective.

Tout cela est une agitation insensée et meurtrière d’une humanité entièrement tournée vers elle-même, s’auto-mutilant pour essayer de trouver un sens à son existence. C’est la fin d’un monde.

Mais là où la nuit est la plus noire, le jour ne va pas tarder à poindre. Si nous mettons en avant les valeurs vegan straight edge, c’est justement parce qu’elles sont vertueuses.

Elles appellent à la dignité, au respect de soi-même, au refus de la fuite et de l’auto-destruction. Elles exigent un rapport positif avec le vivant, dans le respect et l’admiration.

C’est une démarche qui apporte beaucoup dans la vie, qui indique des pistes à la construction, évitant la fuite dans la destruction, la destruction de soi-même, la destruction des autres.

C’est d’une manière certaine une révolution intérieure, qui va de pair avec l’exigence d’une révolution en général, pour changer le monde… ensemble.

Gaïa a besoin d’une humanité collective, hors de la quête individuelle du profit, hors de l’anthropocentrisme célébrant la toute puissance. L’humanité niant la Nature a dans la bouche un arrière-goût : celui de la mort.

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