Ecocide de manchots au Cap Denison en Antarctique

C’est une information qui a été reprise par de nombreux médias francophones,  après avoir été diffusée par le journal anglais the Guardian, à partir d’une information de la revue scientifique Antarctic sciences.

L’arrivée d’un iceberg de 380 milliards de tonnes empêche aux manchots d’avoir un accès direct à l’océan. L’arrière-plan de cela est le réchauffement climatique, qui amène davantage d’évaporation, donc de pluie, et un renforcement par conséquent de la glace dans cette région du globe.

Voici une synthèse rapide faite par le média i24. On notera que la zone concernée est non pas seulement le Cap Denison, mais également les îles Mackellar qui sont juste à côté.

La population des manchots du Cap Denison est passée de 160.000 à seulement 10.000 depuis 2011

Environ 150.000 manchots Adélie ont péri depuis qu’un gigantesque iceberg s’est échoué près de leur colonie en Antarctique, les contraignant à un trop long détour pour trouver leur nourriture, selon une étude scientifique.

Cette colonie vit sur le cap Denison, un cap rocheux situé en baie du Commonwealth, dans l’est de l’Antarctique.

L’iceberg B09B, qui mesure 100 km2, soit une superficie proche de celle de la ville de Paris, s’est échoué en Baie du Commonwealth en décembre 2010, écrivent dans le journal Antarctic Science des chercheurs australiens et néo-zélandais.

La population de la colonie de manchots avait été dénombrée en février 2011 à environ 160.000 individus, qui n’étaient plus qu’environ 10.000 en décembre 2013, affirment les chercheurs.

L’arrivée de cette masse glaciaire et la formation d’une banquise côtière qui en a découlé a obligé les manchots à allonger de 60 km leur périple pour se rendre sur le lieu où se trouve leur nourriture, ce qui a entravé leur processus de reproduction.

« La population du cap Denison pourrait être éradiquée dans les 20 années qui viennent, à moins que B09B ne bouge, ou que la banquise côtière, désormais pérenne, ne se disloque », écrivent dans leurs travaux publiés début février ces chercheurs du centre de recherche sur le changement climatique de l’université de Nouvelle-Galles du Sud (UNSW) et du New Zealand’s West Coast Penguin Trust.

Contrairement à la banquise de mer, la banquise côtière ne dérive pas. Elle peut atteindre une épaisseur considérable.

Regardons plus précisément cela se passe, au moyen d’une carte.

Voici une courte vidéo présentant la situation.

Voici un manchot du Cap Denison.

Articles pouvant vous intéresser