“Je voudrais bien voir la montagne. Je ne l’ai jamais vue qu’à la télévision”

Rethel est une ville d’environ 7000 personnes, dans les Ardennes, en Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine. Il existe une association qui va fermer le 30 juin : l’association sud ardennaise de protection des animaux.

Voici comment l’Union présente cela :

Ginette Desimeur, fondatrice et gestionnaire de l’Asapa de Rethel, tourne une page. Le refuge ne sera plus dans un mois.

Le compte à rebours est lancé pour l’association sud ardennaise de protection des animaux (Asapa) de Rethel. Le refuge, installé rue des Eaux-Vergères à Acy-Romance, fermera définitivement ses portes le 30 juin.

Un crève-cœur pour sa fondatrice et gestionnaire, Ginette Desimeur, qui se résout toutefois à prendre du temps pour elle. «  Je voudrais bien voir la montagne, fait-elle mine de se consoler. Je ne l’ai jamais vue qu’à la télévision.  »

Cette citation est un résumé tout à fait pathétique et totalement réaliste sur la condition des gens travaillant dans les refuges, dont l’abnégation est complète.

On ne soulignera jamais assez le formidable travail des bénévoles dans les associations, qui sacrifient littéralement leur vie quotidienne pour maintenir la digue de la compassion face à l’indifférence.

Qu’on reproche au travail effectué des insuffisances, cela se conçoit car nous devons mieux faire, toujours mieux faire. Nous sommes encore loin de la bienveillance générale de l’humanité envers les animaux !

Mais il faut comprendre que c’est une guerre qui est menée aux animaux et que les personnes dans les associations font avec les moyens du bord. Bien souvent, elles ne sont pas végans et d’ailleurs les terribles difficultés auxquelles elles font face les empêchent même parfois de penser qu’on pourrait réellement faire mieux.

Car ces personnes veulent le bien des animaux, alors comment pourraient-elles comprendre par exemple des gens qui se disent vegans simplement pour leur bonne conscience, sans aucun engagement positif pour les animaux ?

On ne dira jamais assez suffisamment à quel point le coeur réel du véganisme, c’est l’amour de la nature, l’amour des animaux, et non les fictions juridiques inventées par des intellectuels cherchant une place au soleil institutionnel.

Pour cette raison, nous ne pouvons qu’appeler encore et encore : allez aider les refuges du lieu où vous habitez. Même une aide infime s’avère très précieuse. Le moindre apport matériel, la moindre aide physique, tout compte.

Rappelez-vous d’agir avec un esprit discipliné, afin de pas nuire aux animaux, aux gens qui savent ce qui doit être fait et ce qui ne doit pas être fait.

Trouvez un sens dans le regard des êtres victimes que vous essayez d’aider, et que nous ne ferons jamais assez mieux qu’essayer de les aider tant que nous n’aurons pas changé le monde pour le rendre plus bienveillant !

Et exprimez vos encouragements, votre soutien, votre appui aux personnes qui travaillent dans les refuges.

Pensez à cette dame âge qui, dans les Ardennes, n’a jamais vu la montagne, car le sens qu’elle a donné à ses actes la dépassait, par esprit de bienveillance.

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