Martine Billard, un parcours exemplaire de bobo faussement écologiste

Nous parlions récemment de Stéphane Gatignon et de la fille de José Bové, deux personnes n’ayant rien à voir avec l’écologie mais propulsées têtes de liste aux régionales de 2010. Nous avons bien dit que cela reflétait toute une tendance totalement opportuniste, et bien voilà la suite.

On retrouve ainsi un Appel pour un Parti de Gauche écologiste, notamment signé par Paul Ariès, partisan de la “décroissance” (en clair consommons moins pour que surtout rien ne change et évitons à tout prix la libération de la Terre et le véganisme) et Martine Billard, député des Verts qui a démissionné pour rejoindre… le Parti de Gauche.

Le texte de l’Appel est édifiant, c’est tout bonnement n’importe quoi. Ce n’est pas seulement qu’évidemment les animaux n’existent pas. C’est que le texte raconte n’importe quoi.

On apprend ainsi que:

Le système capitaliste productiviste a sombré dans la démesure en consommant l’équivalent de plusieurs planètes!

C’est une belle preuve de n’importe quoi (et de n’importe quoi signé par beaucoup de monde, comme on peut le voir en bas de l’appel). En effet, comment pourrait-on avoir consommé plusieurs fois la Terre? A moins que l’on ait envahi d’autres planètes dans l’univers?

En fait, l’appel voulait parler du fait que si toutes les personnes sur notre planète consommait comme celles des “pays riches”, il faudrait plusieurs planètes. Mais dit comme ça l’est dans l’appel, c’est du n’importe quoi délirant, typique du cinéma bobo.

Mais il fallait s’y attendre quand on voit par exemple le parcours de Martine Billard, qui est exemplaire: vaguement à l’extrême-gauche suite à mai 1968, elle abandonne la politique pour se lancer dans les luttes associatives humanistes (et plus la solidarité est lointaine et abstraite, comme avec l’Amérique latine et la Palestine, mieux c’est).

Puis c’est alors le début d’une carrière politique, mais cette fois l’option révolutionnaire en moins, bien évidemment.

Une carrière qui commence avec l’adhésion aux Verts en 1993, en étant conseillère municipale du… 20ème arrondissement de Paris, où les bobos cultivent leur hégémonie. C’est ce qu’on appelle un symbole fort!

Puis grâce aux socialistes, avec son élection comme député de la première circonscription de Paris (soit les très chics arrondissements parisiens que sont le 1er, le 2ème, le 3ème et le 4ème! On y trouve notamment la place Vendôme et l’île Saint-Louis!).

Réélue en 2007, elle décide alors en 2009 de rejoindre… le Parti de Gauche!

Pourquoi cela? Sous prétexte qu’elle serait « écologiste de gauche », appelant au passage « les écologistes qui se reconnaissent dans l’antilibéralisme et dans l’antiproductivisme à participer collectivement » au futur congrès du Parti de Gauche.

16 années chez les Verts, pour finalement s’apercevoir que sa sensibilité est différente, c’est tout de même un peu beaucoup, surtout quand au passage on a raflé un mandat de député…

Résultat, sur son blog, il n’y a plus que le gazon en fond d’écran à être vert. Histoire d’être la caution “écologiste” d’une social-démocratie moderne n’ayant rien à voir, ni de près ni de loin, avec la libération animale et celle de la planète…