Été 2016 : vers les abandons d’animaux, encore…

Les faits sont les faits et porter son attention sur les refuges est un grand critère pour connaître la situation des animaux.

Or, on ne peut pas vraiment dire qu’on assiste à un engouement massif en leur faveur… A l’indifférence générale s’ajoute celle, pratiquement complète, de la part de la jeunesse…

Quant aux chiffres des abandons, ils empirent et avant l’été, c’est la grande inquiétude. Tous les refuges savent que c’est un pic, avec un peu moins de la moitié des abandons de l’année qui se font à ce moment-là. Qu’on ne parle pas après de problèmes financiers, d’allergie, etc. et de toutes ces excuses lamentables inventées pour tenter de justifier l’injustifiable.

Outre que c’est mensonger, cela fait passer pour des salauds les gens des refuges, qui ne sauraient pas comprendre la misère humaine. Quand une personne a des soucis pour s’occuper de l’animal dont elle s’occupe, elle pourrait s’adresser très aisément à des associations pour l’aider.

Sauf que l’animal reste, dans la conception dominante, une marchandise, une chose vite superflue. On se débarrasse alors de l’être vivant connaissant alors la détresse, avec plus ou moins de mauvaise conscience.

La mauvaise conscience : voilà la vraie réalité des pseudos excuses, de la lâcheté des figures ignobles de notre temps abandonnant des animaux.

Pour voir à quoi peut ressembler un tel abandon plein de mauvaise conscience, voici un exemple de l’année dernière à Mulhouse, où une personne se débarrasse d’animaux en les plaçant dans un refuge avant son ouverture… La lâcheté, le remords, mais dans tous les cas: l’acte condamnable!

Les abandons en 2015 ont connu, dans la mesure où l’on peut disposer de statistiques car celles-ci ne sont malheureusement pas centralisées, une augmentation de 25% par rapport à 2014.

Difficile de savoir réellement, cependant. Voici par exemple la situation d’un refuge à Autun :

Les campagnes de sensibilisation sont restées sans effet et n’ont pas fait diminuer le nombre des abandons d’animaux. Avec 92 abandons (deux chats et 90 chiens), l’année 2015 affiche une hausse de plus de 70 % par rapport à 2014 (20 chats et 34 chiens).

La situation est encore plus préoccupante, selon Jacques Mahon, président de l’association Les Amis des bêtes, au niveau des animaux errants confiés au refuge auprès les huit jours réglementaires de fourrière. 127 chats et 72 chiens sont passés par ce stade, avant cession au refuge pour 157 d’entre eux.

Rappelons encore une fois, par rapport au second paragraphe, que ce sont les associations qui font le travail que la société et l’Etat ne veulent pas assumer… Tout le monde se dédouane, sauf les amis et amies des animaux, en première ligne!

Quant aux lois, que voici pour rappel, on se doute qu’elles ne sont pas appliquées, car inapplicables sans moyens ni volonté…

Article. 521-1 du code pénal : Le fait, publiquement ou non, d’exercer des sévices graves, ou de nature sexuelle, ou de commettre un acte de cruauté envers un animal domestique, ou apprivoisé, ou tenu en captivité, est puni de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 € d’amende. À titre de peine complémentaire, le tribunal peut interdire la détention d’un animal, à titre définitif ou non. Est également puni des mêmes peines l’abandon d’un animal domestique, apprivoisé ou tenu en captivité, à l’exception des animaux destinés au repeuplement.

Article. 215-15 alinéa 7 du code rural : Est puni de l’amende prévue pour les contraventions de la 4e classe le fait de détenir un chien né après le 6 janvier 1999 non identifié par un procédé agréé par le ministre en méconnaissance de l’article L. 212-10 et des dispositions prises pour son application.

Il faut mener la bataille pour les animaux !

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