Un bébé tigre possédé par un dealer en banlieue parisienne

C’est une histoire qui ne surprendra personne, malgré son caractère sidérant : un bébé tigre était possédé par un dealer en banlieue parisienne !

Tout le monde sait que les trafiquants de drogues s’appuient sur l’idéologie mafieuse du luxe tape-à-l’oeil, cherchant des trophées spectaculaires, etc.

Les grands chefs d’entreprise pratiquent la chasse, les dealers agissent comme des petits commerçants cherchant à en imposer…

On se souvient de Željko “Arkan” Ražnatović, gangster devenu chef militaire et un terrible criminel de guerre lors de la guerre civile qui a ensanglanté la Yougoslavie…

Voici un récit des événements :

L’histoire commence par un selfie découvert dans le téléphone portable d’un suspect.

Selon les informations recueillies par Europe 1, un homme, arrêté pour trafic de drogue, a raconté aux policiers qu’un dealer de Saint-Ouen proposait une “option” à ses clients : au-delà de la vente de cannabis, il laissait sa clientèle se prendre en photo avec son bébé tigre, moyennant cinq euros le cliché.

L’affaire remonte aussitôt au parquet de Bobigny qui ouvre une enquête pour retrouver l’animal, détenu en toute illégalité par son propriétaire.

Tout commence par une rumeur… Depuis le début du mois de juin, une rumeur circulait à propos de la présence supposée d’un jeune tigre chez un homme dans la cité des Boute-en-Train, à Saint-Ouen.

Le soupçon s’était même renforcé à la lumière de photos publiées sur les réseaux sociaux, montrant des personnes posant avec l’animal.

Tout s’accélère jeudi lorsqu’une habitante de Noisy-le-Sec contacte une association de protection animale pour signaler qu’elle a recueilli un jeune fauve dans un jardin public. Les enquêteurs comprennent alors que le suspect a sans doute pris peur et s’est débarrassé du félin.

Déjà peu banale, l’affaire devient cocasse vendredi lorsque la femme qui a récupéré l’animal se montre récalcitrante. Elle refuse de rendre le tigre et de dire aux policiers où elle se trouve, tant qu’elle n’a pas obtenu la garantie qu’il sera confié à un zoo et bien traité.

Finalement géolocalisée par les services de police, cette habitante de Noisy-le-Sec a dû se résoudre à remettre le félin aux agents de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS).

La femme d’une cinquantaine d’années qui détenait l’animal a été interpellée, soupçonnée de “recel de vol d’un animal détenu illégalement et protégé par la convention de Washington”. En parallèle, les recherches se poursuivent pour retrouver le propriétaire du tigre et comprendre comment il a pu se procurer le félin.

Il semble bien que la personne qui a récupéré le tigre l’ait fait avec une bonne intention, puisqu’elle a appelé une association. Si elle voulait faire du recel, elle n’aurait pas agi ainsi… Son inquiétude quant à l’avenir du bébé tigre est tout à fait normale !

Le fait qu’elle soit accusée de recel semble donc être bien une de ces démarches bureaucratiques stupides caractéristiques des gendarmes et de leur approche “militaire” des problèmes…

Espérons qu’il y aura davantage d’informations à ce sujet et que si cette personne fait face injustement à la bureaucratie administrative, elle obtienne le soutien qu’elle mérite !

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