La construction du mur se poursuit, la mobilisation aussi !

Malgré sa condamnation, le 1er août, par le Tribunal de grande instance de Bar-le-Duc, l’ANDRA devait interrompre ses travaux de défrichement illégaux. Mais l’article ci-dessous nous apprend que l’ANDRA continue malgré tout à ériger son mur. Mur censé protéger le site, en cernant pas moins de 220 hectares. La mobilisation continue donc :

COMMUNIQUE COMMUN DE PRESSE

L’ANDRA continue la construction de son mur, malgré la récente condamnation juridique : la mobilisation s’amplifie

lundi 8 août 2016

L’ANDRA reconnait, par un communiqué en date du 05/08/2016 avoir fait « une erreur d’appréciation concernant la nature des travaux de défrichement entrepris au Bois Lejuc. » Pour autant, l’agence « n’exclut pas de reprendre les travaux de pose de la clôture dans les prochains jours. Ces travaux, qui seront effectués sans défrichement supplémentaire (…) ».

Non seulement l’agence a commencé des travaux préparatoires à la construction de Cigéo dans le plus total mépris des règles du Code forestier et du Code de l’urbanisme, mais elle continue de s’enferrer. Elle prétend qu’elle fera les choses proprement… mais le moment venu, c’est-à-dire dans quelques années !

Comment faire confiance à un maître d’ouvrage qui fait fi avec autant de légèreté des règlementations et dépense sans compter, en ces temps difficiles pour la filière électro-nucléaire ?
On n’ose imaginer ce qui pourrait se passer si l’ANDRA commet des « erreurs d’appréciation » avec Cigéo, un projet d’une immense complexité, dont elle prétend maîtriser les risques et qu’elle veut accélérer. Comment l’État peut-il lui laisser une carte blanche aussi hasardeuse ?

Une trentaine d’opposant-e-s, qui se relaient depuis le 3/08 en vigie à l’orée du bois Lejuc, ont observé la poursuite de l’activité, notamment des travaux de « jointoiement du mur de béton », et une forte présence policière.
Alors que les travaux ont été déclarés illégaux, la militarisation du territoire et les pressions policières continuent aux abords de la forêt et dans les villages alentours : multiplication des contrôles d’identité, fouilles des véhicules aux abords des forêts de Mandres, contrôles de jeunes du village circulant à vélo, véhicules interdits d’accès à la route menant au bois de Mandres, agriculteurs sous tension, intimidation verbales des opposant-e-s campant à Bure… Comment l’ANDRA et la préfecture peuvent-elles expliquer la présence de dizaines de gendarmes mobiles et de vigiles pour « sécuriser » un chantier qui doit maintenant s’interrompre ?

Elle refuse de comprendre ce que lui demande la justice, à savoir stopper ses activités irrégulières. Opposer un mur de béton absurde à la montagne d’inquiétudes et de questionnements légitimes des habitant.es et opposant.es ne constitue en aucun cas une réponse respectable !

Face une telle situation, la mobilisation se renforce sur le terrain :

  • Nouveau week-end #Eté d’urgence du 12 au 14 août 2016 autour du bois Lejuc et campement du 8 au 19 août en gare de Luméville.
  • Le 18/08/2016, audience au tribunal administratif de Nancy concernant le référé contre l’arrêté du maire de Mandres-en-Barrois prétendant régulariser les travaux de construction du mur. Déchets nucléaires, surtout ne pas enfouir, arrêter d’en produire !

Communiqué de presse commun > Réseau “Sortir du nucléaire, MIRABEL – Lorraine Nature Environnement, Meuse Nature Environnement, ASODEDRA, BureStop55, Bure Zone Libre, Cedra 52, Les Habitants vigilants de Gondrecourt et des opposant-e-s et habitant-e-s en lutte contre CIGÉO de Bure et d’ailleurs – 8 août 2016

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