L’haltérophile américain Kendrick Farris

Les jeux olympiques de Rio sont terminés et si le sport est intéressant, l’approche spectaculaire et commerciale ne l’est pas du tout, bien entendu. Sans parler du dopage qui est un arrière-plan qu’on devine systématique, haltérophilie ayant été à la source de multiples scandales par exemple.

Penchons-nous tout de même sur les résultats de Kendrick Farris, haltérophile américain. Les Etats-Unis n’ont réussi à envoyer pratiquement personne, dans ce sport.

Seulement trois femmes et chez les hommes seulement Kendrick Farris ont réussi à se qualifier pour les JO. Ce qui nous intéresse chez lui, est qu’il est végétalien depuis la fin de l’année 2014.

Il a déjà participé deux fois aux jeux olympiques, dans la catégorie des 85 kilos, terminant 8ème en 2008 et 10ème en 2012. Cette fois, chez les moins de 94 kilos, cet haltérophile de 1 mètre 68 a terminé 11ème, soulevant 357 kilos en deux fois.

Pas de changement véritable, par contre en se qualifiant pour Rio il a battu le record américain, soulevant 377 kilos en deux fois.

C’est un exemple intéressant face aux gens qui dénoncent le végétalisme comme étant un mode d’alimentation insuffisant, incorrect, etc.

Voici des informations données par Radio Canada au sujet de Kendrick Farris.

Il y a deux ans, à la naissance de son fils, Farris a pris la décision de revoir son alimentation. Le natif de la Louisiane, qui a grandi en mangeant une cuisine créole riche en viande et en fruits de mer, a du jour au lendemain cessé de manger des produits animaux et laitiers.

«Je n’étais pas vraiment d’accord avec la façon dont l’industrie agroalimentaire fonctionnait, et j’ai fait pas mal de lecture sur le sujet», raconte l’athlète de 30 ans, rencontré mercredi après une séance d’entraînement.

Pour Kendrick Farris, son changement d’alimentation a été doublé d’une conversion religieuse. L’haltérophile, qui a grandi dans une famille baptiste noire, est devenu juif messianique. Le végétalisme est pour lui une sorte de «retour aux racines».

«Selon mes croyances, nous avons le pouvoir sur les animaux, mais ça ne veut pas dire qu’ils devraient être massacrés en masse ou qu’ils doivent être mangés tous les jours», estime-t-il.

Contrairement à d’autres athlètes végétaliens, Farris n’a pas recours à un nutritionniste et ne s’inquiète pas outre mesure de potentielles carences en protéines. «J’ai grandi dans un quartier défavorisé où il n’y avait pas de nutritionniste, et je sautais des repas. Aujourd’hui, je mange quand j’ai faim», explique-t-il.

Parmi les plats appréciés par Kendrick Farris, il y a des flocons d’avoine et des crêpes le matin, des enchiladas au guacamole, des lasagnes avec du “fromage” à base de plantes, des quesadillas aux haricots noirs…

Peut-être une source d’inspiration !

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