La démagogie religieuse de « mère Teresa »

La religion est une drogue, dont le thème spirituel est au fond le même que le thème matériel de la morale vegan straight edge. La religion est un poison qui empêche de protéger la Nature, au nom d’un culte de la « vie » qui serait issue de Dieu.

L’un des thèmes connu est la question de l’avortement, qui a été un thème formant un piège très intelligent organisé par l’Église. En pratique, l’avortement est quelque chose dont on devrait se passer, car c’est la suppression d’un être vivant en formation : la société doit permettre une contraception accordant aux femmes un épanouissement personnel.

Résultat, on est pourtant coincé entre des religieux fanatiques et des ultra-libéraux, les uns refusant la contraception et niant les problèmes sociaux produisant l’avortement, les autres faisant du corps une marchandise et niant la réalité brutale de l’avortement.

Hier, le pape François a cherché à renforcer le poison religieux, au cours d’une cérémonie avec 100 000 personnes, au cours duquel il a remis en avant son thème fondamental : celui du « miracle ». La vie serait « miracle », il faut se tourner vers Dieu et non pas vers la réalité.

D’où la canonisation de « mère Teresa », morte en 1997 et qui aurait guéri en 1998 une Indienne souffrant d’un cancer et en 2008 un Brésilien ayant des tumeurs au cerveau.

« Nous déclarons la bienheureuse Teresa de Calcutta sainte et nous l’inscrivons parmi les saints, en décrétant qu’elle soit vénérée en tant que telle par toute l’Eglise »

« Mère Teresa » a joué un rôle important pour l’image de l’Église, fondant à Calcutta les « Missionnaires de la Charité » en profitant de manière sordide de la misère. Elle a en effet organisé un foyer pour mourants, un orphelinat, visant les lépreux.

Célébrant la misère, elle est soutenue alors par tous les riches du monde, bien contents de voir quelqu’un disant aux pauvres que leur royaume n’est pas de ce monde !

Car quand on fonde un mouroir, sans soins ni médicaments, que fait-on si ce n’est accompagner l’ignominie ? Surtout que « mère Teresa » en ajoutait ostensiblement une couche, en racontant que la souffrance rapproche de Jésus !

« Mère Teresa » a donc a été mise en avant comme une représentante de la « charité » et voici un exemple de cette mystique dans un passage tiré de Wikipédia :

« En 1982, sur une des hauteurs du siège de Beyrouth, mère Teresa sauve 37 enfants hospitalisés pris au piège dans une ligne de front entre l’armée israélienne et la guérilla palestinienne. Elle provoque un cessez-le-feu, et accompagnée par la Croix-Rouge, elle traverse la zone de tir jusqu’à l’hôpital dévasté pour évacuer les jeunes patients. »

C’est digne d’un super-héros hollywoodien. Jetons d’ailleurs un œil sur sa prose démagogique visant à empêcher l’affirmation d’une morale vegan straight edge.

Commençons par la dépendance :

« S’il y avait davantage d’amour, d’unité, de paix et un grand bonheur dans la famille, il n’y aurait pas tant d’alcooliques ni de dépendants de la drogue. »

La responsabilité sociale est ici niée, au nom d’un choix « personnel ». On tomberait dans les drogues par manque d’amour, comme s’il n’y avait pas de société ne proposant une vie morne et exploitée, pas de mafieux pour faire du trafic…

En apparence elle dit juste, puisqu’il faut l’unité, la paix, la compassion, l’amour, mais elle tourne cela vers Dieu en niant la réalité.

Voici un autre exemple de démagogie :

« Aucune couleur ou nationalité ou religion ne compte. Ce que nous voulons faire, c’est donner de l’amour tendre et des soins aux enfants de Dieu. »

Soit, mais les animaux sont des « enfants de Dieu » également, et pourtant aucune compassion n’est exprimée à leur encontre par l’Église… Même avec son encyclique « Laudato si », le pape François n’est pas parvenu à faire semblant à ce niveau…

Voici d’ailleurs deux citations de « mère Teresa » montrant comment la Nature n’est qu’une ombre, celle de Dieu vers qui il faudrait se tourner…

« Le silence du coeur t’est nécessaire afin d’entendre Dieu partout – dans la porte qui se ferme, la personne qui te réclame, les oiseaux qui chantent, et les plantes, et les animaux. »

« Dieu est l’ami du silence, les arbres, les fleurs et l’herbe poussent en Silence. Regarde les étoiles, la lune et le soleil, comme ils se meuvent silencieusement. »

C’est là un détournement total : la complexité de la Nature est placée idéologiquement au service de Dieu…

Et comme l’Église est très bien organisée sur ce plan idéologique, toute critique est par avance disqualifiée, comme le montrent ces citations tout à fait hypocrites d’ailleurs, comme celle plus haut sur l’acceptation des autres religions, car dans le catholicisme qui n’est pas catholique va en enfer…

« Les critiques ne sont pas autre chose que l’orgueil caché. Une âme sincère avec elle-même ne s’abaissera jamais à la critique. La critique est le cancer du coeur. »

« Conseil de Mère Teresa pour une vie chrétienne: ne pas essayer d’avoir le dernier mot dans un discussion, même si on a raison. »

Ne pas critiquer le monde, voilà l’appel de « mère Teresa » ! Alors que le monde, il faut le changer…

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