La Commission nationale consultative des droits de l’homme et le cannabis comme « droit de l’homme »

Le processus de légalisation du cannabis continue en France. Cette fois, c’est la « Commission nationale consultative des droits de l’homme » qui s’y est mis.

C’est une structure institutionnelle, mais « indépendante », censée servir les pouvoirs publics. Elle vient de publier un document de 108 pages, intitulé « Usage de drogues et droits de l’homme« , appelant dans ce cadre à légaliser le cannabis !

Quelle plaisanterie… Mais bon, on sait comment le capitalisme sait inventer des « droits de l’homme » quand il s’agit d’élargir les possibilités du marché.

Voici ce que cela donne, niveau verbiage et vernis idéologique pour faire passer la légalisation du cannabis :

« Il est urgent de sortir de logiques binaires opposant usager-délinquant et usager-malade, répression et dépénalisation, qui ne fonctionnent pas, pour adopter résolument une approche de la régulation de l’usage de drogues en France fondée sur les droits de l’homme. »

Beau tour de passe-passe pour faire d’une drogue un « droit de l’homme ».

Et nous n’exagérons nullement : la posture libérale-libertaire est entièrement assumée. On lit ainsi page 38 :

« Pour la CNCDH, la liberté individuelle suppose la possibilité de pouvoir faire des choix sur son propre corps et sur son mode de vie, même si ceux-ci sont minoritaires.

Il en va de l’épanouissement de la personne et de son droit à l’autodétermination. « 

La drogue, quel « épanouissement », en effet… En réalité, voilà bien une capitulation entière devant l’individualisme le plus complet et le plus sordide, dans la négation complète de l’universalisme et de la possibilité d’une vie heureuse naturellement.

On est ici dans l’idéologie universitaire à la « queer » faisant l’éloge de n’importe quelle minorité qui, parce qu’elle est minorité, représenterait la subversion, le progrès, etc.

Ce délire fantasmatique touche même aux drogues… C’était bien entendu le cas déjà dans les années 1970, où les comportements marginaux pouvaient être stylisés en rébellion la plus authentique.

Mais, là, c’est un document institutionnel, c’est l’Etat qui parle !

Il est même parlé de la « stigmatisation sociale » des « usagers de drogue »… Comme si la société n’avait pas le droit et le devoir de dénoncer des comportements auto-destructeurs et potentiellement dangereux pour les autres !

Le triomphe du libéralisme libertaire est ici sans limites : interdiction de critiquer quoi que ce soit, car « chacun fait comme il l’entend »…

Et d’ailleurs, on lit même que :

« l’usage de stupéfiants est un délit sans victime »

Phrase d’une philosophie de haute volée…

Voici d’ailleurs une sorte de présentation graphique faite par la Commission nationale consultative des droits de l’homme. On peut difficilement faire pire dans la normalisation du cannabis… A ce niveau, c’est carrément de la propagande.

Naturellement, on retrouve le discours sur la « prévention » : c’est une constante de la propagande en faveur de la légalisation du cannabis.

L’individu aurait le droit de consommer du cannabis, d’être reconnu comme tel, c’est un droit de l’homme, il doit pouvoir être soigné et donc reconnu comme tel…

Une logique libérale implacable, qui conduit l’humanité droit dans le mur.

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