[dept 35] Urgence 100 rats mâles de laboratoire à réserver pour le 30 novembre

Voici une annonce pour un sauvetage pour cent rats ayant servi dans des laboratoires et qui sont promis à la mort si on ne les adopte pas. Le contact est celui de l’incontournable forum RESCUE.

Lieu : 35 – Ille-et-Vilaine
Grosse urgence pour 100 rats mâles albinos à sauver de l’euthanasie [le terme est absolument impropre, il s’agit d’une mise à mort]. Ils sont en laboratoire et ce dernier vide le stock.
Les rats sont manipulables (car manipulés quotidiennement par les étudiants), gentils, non mordeurs. L’association Bêtes de Scène en a déjà sorti cette année, il n’y a eu aucun problème de comportement.

Nous recherchons donc des adoptants, des associations, des covoitureurs pouvant aider!
Adoptables dans toute la France, mais covoits à prendre en charge.

Pour l’adoption: adoption sous contrat associatif, don libre.

Date de réservation le 30 novembre. Date de sortie le 5 décembre.

C’est bien entendu une information qu’il faut diffuser massivement !

Il y a, en effet, une pénurie d’adoptants en général, notamment pour les animaux qui sortent des laboratoires, encore plus pour les rats mâles, et d’autant plus s’ils sont déjà âgés.

Il existe une certaine tendance de fond, par ailleurs, ces derniers temps, à la « sortie » de rats de laboratoire, soit de manière semi-officielle, soit de manière officielle (avec autorisation administrative, enregistrement administratif des adoptants, etc.).

Le problème, c’est que cela s’accompagne de plus en plus d’une tendance à « accepter » le principe de vivisection, tout au moins de ne pas le critiquer, au nom du bien-être animal.

C’est le principe de « réhabilitation », relevant de la « protection des animaux utilisés à des fins scientifiques » définie par la loi, avec trois conditions, à savoir que :

-l’état de santé de l’animal, certifié par un vétérinaire, le permette ;

– il n’existe aucun danger pour la santé publique, la santé animale et l’environnement ;

– des mesures appropriées aient été prises pour préserver son bien-être.

Ce principe de « réhabilitation » s’inscrit pleinement dans la démarche réformiste du « bien-être animal », où les activistes pro-animaux devraient entièrement s’inscrire dans les institutions.

L’association « White Rabbit » se pose ainsi directement en opposition à l’ALF :

« Limiter les initiatives personnelles isolées, illégales et risquées.

En effet, l’implication émotionnelle combinée à l’ignorance, peuvent mener à des comportements illégaux, contreproductifs et risqués (au niveaux sanitaire et écologique), comme la sortie ponctuelle, par des scientifiques ou des activistes, d’animaux qui ne répondent pas aux trois conditions cumulatives posées par la loi. »

Les militants historiques de l’ALF seraient-ils vraiment des gens combinant « implication émotionnelle » et comportements « risqués » ?

N’importe qui connaît l’histoire de la libération animale sait à l’inverse comment les actions demandent une grande froideur de raisonnement et un vrai travail de fond quant aux conséquences de ses actes.

Quant aux scientifiques qui trahissent et font sortir « en douce » des animaux, sont-ils des irresponsables à dénoncer ou ont-ils rejoint la cause de la libération animale, au moins un tant soit peu ?

Mais on connaît la manière avec laquelle les personnes rejetant la libération animale font passer ses partisans pour des gens dangereux, irresponsables, etc.

Cela ne veut bien entendu pas dire qu’il faille rejeter la bataille pour les adoptions, notamment des animaux de laboratoire. Opposer la libération animale à ces adoptions n’a strictement aucun sens, il faut la mauvaise foi réformiste pour le faire.

Car le but est d’être une partie de la solution, pas du problème. Et par conséquent, il faut savoir ne pas devenir dépendant des institutions et être amené à accepter la vivisection.

Cette situation, ce genre de dilemme, de problématique, souligne la nécessité qu’il y a d’avoir un mouvement pour faire en sorte que les actes aillent toujours dans le bon sens. Mais ce mouvement ne saurait être réformiste : il ne peut qu’être révolutionnaire. On ne transige pas sur la morale.

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