« Le cannabis, ce nouveau fléau du bâtiment »

Les partisans du cannabis ont su faire en sorte que l’aspect récréatif soit le seul pris en compte. Le cannabis serait une sorte de passe-temps, l’équivalent d’une bière, d’une cigarette, etc.

Or, son inscription dans la vie quotidienne signifie également son intégration dans le temps de travail. Europe 1 a mené un vrai travail d’enquête, donnant comme titre à l’article : « Le cannabis, ce nouveau fléau du bâtiment ».

Ce sont les entreprises du bâtiment qui sont en panique :

La consommation de cannabis est un véritable casse-tête pour les chefs d’entreprises du bâtiment. Ils se disent démunis face à une consommation dont les conséquences peuvent être dramatiques.

Pendant des années le secteur du bâtiment s’est battu contre l’alcoolisme sur les chantiers. Aujourd’hui il lutte aussi contre le cannabis.

Le sujet reste très tabou, alors que s’ouvre la deuxième journée nationale de la prévention des conduites addictives en milieu professionnel.Pourtant les risques sont très importants.

Par exemple, après un accident et la mort d’un ouvrier sur un chantier de la région Rhône-Alpes, une enquête a révélé que deux ouvriers, un conducteur de grue et celui chargé d’accrocher une dalle de 300 kilos qui est tombée du haut de la grue, avaient fumé du cannabis.

Il y a en effet deux soucis : quelqu’un qui a fumé ne se repère pas forcément, comparé à quelqu’un de saoul. Ensuite, pour les métiers pénibles comportant des dangers soudains, c’est naturellement très problématique.

Et, comme on peut s’en douter, les gens qui font des métiers pénibles plongent d’autant plus facilement dans les drogues et l’alcool.

La dernière étude sur cannabis et bâtiment remonte à 2010. Selon cette enquête de l’institut national de la prévention, 13% des salariés du bâtiment consomment quotidiennement du cannabis.

C’est quasiment deux fois plus que le reste des actifs.

La fédération des travaux publics du Languedoc-Roussillon a également mené une enquête locale et les résultats sont « effarants ».

« On s’est rendu compte que quasiment deux salariés sur dix consomment des stupéfiants », constate Olivier Giorgiucci, le président de la fédération.

« C’est dramatique, car on a des chauffeurs de poids lourd, des chauffeurs de grosses pelles. Ce sont des gens qui manipulent des objets qui sont dangereux. »

En cas d’accident grave, retrait de permis, prison et perte d’emploi peuvent survenir. « L’employeur peut se retrouver totalement complice s’il n’a rien fait dans son entreprise pour mettre en place des systèmes de prévention », ajoute Olivier Giorgiucci.

Bon, évidemment, les patrons sont surtout inquiets pour leur mise en cause juridique, surtout que les dépistages passent par un prélèvement salivaire nécessitant un médecin ou une infirmière.

Reste qu’on se doute qu’en général, une personne ayant fumé du cannabis sera dans un état second et que la banalisation du cannabis, surtout qu’elle n’est pas forcément aisée à voir, va produire des situations de dangers très importants.

L’individualisme du libéralisme libertaire sépare l’individu du reste de la société : le fumeur du joint va avec l’image d’une personne « fumant son spliff » sur son canapé.

Sauf que justement, l’individu n’est pas séparé de la société et le cannabis est quelque chose d’anti-naturel, un moyen de fuir la réalité : il est donc présent tout au long du quotidien, comme l’alcool.

Le cannabis va donc inévitablement de pair avec des comportements anti-sociaux, mais aussi avec des actes du quotidien pouvant avoir des conséquences dramatiques pour soi… et pour les autres !

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