La consommation de cannabis chez les chauffeurs de bus et de cars

Nous parlions il y a quelques jours du problème que pose la consommation de cannabis dans les métiers du bâtiment.

Il y a un autre secteur professionnel où il est très répandu, et qui ne nécessite pas d’étude pour être connu, il s’agit de celui des chauffeurs de bus et de cars.

C’est quelque chose de très important, de par bien sûr les risques que cela cause… Rappelons que sur la route le cannabis est responsable d’au moins un accident mortel sur huit !

L’aspect récréatif du cannabis a tellement été mis en avant, ses aspects nocifs tellement occultés (la fameuse « drogue douce »), que nombreux sont ceux qui ne voient pas le problème d’en consommer, y compris avant de prendre le volant, voir même au volant.

Évidemment c’est aussi le cas dans le cadre professionnel, d’autant plus dans des métiers où la pénibilité et la dimension répétitive sont grandes.

Ce que l’on peut remarquer d’après ces quelques articles de presse, c’est qu’il s’agit ici principalement de bus de ramassage scolaire, qui, bien entendu, attirent une grande attention de la part de l’opinion publique.

Mais si les accidents graves surviennent davantage hors zone urbaine, la situation n’est pas différente, si ce n’est pire en terme de consommation, pour les bus classiques en ville.

La consommation est bien entendu également élevée chez les chauffeurs routiers, ces forçats aux cadences toujours plus grandes ces dernières années, avec le capitalisme « sauvage » des pays d’Europe de l’est.

La route, c’est un métier répétitif, usant, où l’on se retrouve seul, seul avec ses pensées, à gamberger… Où il faut tenir, maîtriser ses nerfs… pour une vie sociale et familiale en confettis…

Le danger est ici grand pour le consommateur mais aussi pour qui croisera sa route, véhiculé, à pied, ou en vélo. Et le cocktail est ici d’autant plus explosif qu’il combine deux facteurs individualisants, qui coupe du reste de la société, que sont la drogue et le fait d’être au volant.

Car c’est un souci que de travailler seul, de manière isolée. On sait aussi comment les hommes se croient toujours les rois du volant, pensent toujours maîtriser, donc y compris avec le cannabis…

 

Il y a ici toute une culture à refaire !

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