Refuser franchement le cannabis

« La légalisation du cannabis, enjeu inattendu de la primaire à gauche » dit l’Express : c’est faux et nos articles ont l’utilité de tracer le parcours de la grande opération qui a lieu depuis plusieurs mois en faveur de cette légalisation.

Car l’affaire est entendue : le cannabis va devenir l’un des grands thèmes « mobilisateurs » à gauche. C’est une catastrophe, parce que cela signifie qu’il ne s’agit plus du tout de changer le monde, mais au mieux de le gérer.

Et c’est vrai pour cinq des sept candidats à la primaire à gauche, à quoi s’ajoute Jean-Luc Mélenchon, ainsi qu’Emmanuel Macron si jamais on le classe à gauche.

On le savait déjà, toutefois, que la gauche était devenue une sorte de gestionnaire social du capitalisme, mais la question du cannabis fait que là les choses sont vraiment visibles : quand on capitule devant la drogue, alors cela veut dire qu’on est prêt à tout accepter, qu’on a plus aucun idéal.

Il appartient aux gens qui ont une conscience sociale de réagir, et de sortir d’un piège.

En effet, il ne s’agit plus ici d’être sympathique individuellement, tolérant ou libéral et de dire qu’une personne qui fume par-ci par-là, après tout cela n’est pas grave. La question va bien plus loin, elle concerne la définition même de ce que peut être une vie heureuse, une vie sans dépendance.

Car le cannabis signifie à la fois la dépendance et la fuite vers un paradis artificiel. Et l’enfer est pavé de bonnes intentions : sous prétexte de dire qu’après tout, fumer du cannabis ne cause pas de préjudice à autrui, que ce n’est pas si toxique, on rentre dans l’engrenage d’accepter le cannabis en tant que tel.

Pourtant, il est évident qu’il faut bien mettre une limite. Et au moins la question de la légalisation du cannabis a le mérité d’apporter de la clarté en ce domaine.

Il faut arrêter la tolérance et le fait d’imaginer qu’on serait un rabat-joie si on se dénonce le cannabis, au lieu de se contenter de se mettre à l’écart. Il faut de l’intervention ! Il faut de la dénonciation !

Cela ne veut pas dire qu’il faille faire cela n’importe comment, mais c’est impératif ! Sans cela, non seulement le cannabis va être légalisé, mais en plus la principale forme d’opposition à cela va consister en les religieux et les conservateurs.

Étant donné que le nombre de personnes qui consomme du cannabis en France est très important, on a ici un thème vraiment essentiel du débat public.

Les gens vont en parler, les gens vont en débattre, il va y avoir beaucoup de discussions et il faut que les gens conscients s’arment d’arguments et d’éléments culturels pour dire non au cannabis, pour refuser sa reconnaissance légale.

L’humanité a besoin d’avoir la tête claire, libre de drogues, en étant joyeuse en profitant de la vie, dans la reconnaissance de la Nature. Pourquoi fuir une réalité qui pourrait être tout à fait différente ?

Comme si d’ailleurs fuir était possible ! La drogue, toute drogue y compris le cannabis, ne signifie rien d’autre que l’auto-destruction, la mise en parenthèse de ses propres exigences.

L’ivresse du cannabis est un abrutissement, un écrasement de sa propre personnalité.

Alors qu’il faut épanouir sa personnalité, ce qui passe déjà par le respect de soi !

Et cela veut dire refuser franchement le cannabis.

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