“Le bon, la brute et le truand”

Le site web-agri a publié un éditorial intitulé “Végans : le bon, la brute et le truand”.

Voici les définitions proposées, qui visent bien entendu à diviser les végans, ce qui devrait arriver sans trop de difficultés, puisque sous l’effet d’associations comme L214, il y a un énorme courant réformiste, légaliste, institutionnel, très violemment anti-ALF, etc.

Le bon a ses idées mais reste tolérant. Il a choisi ce mode de vie et ose en parler quand il n’est pas trop critiqué (oui, eux aussi sont montrés du doigt).

Mais il laisse chacun libre de ses choix. Et respecte ceux qui agissent différemment. La moindre des choses est d’ailleurs de lui rendre la pareille. Sinon comment exiger que les végans respectent le monde agricole et surtout l’élevage ?

La brute est sectaire. Militant de “la cause animale”, il veut imposer son opinion coûte que coûte et réclame l’éradication de l’élevage au nom de l’intérêt commun.

Et oui, tout le monde devrait être comme lui puisque sa vision du monde (végane en l’occurrence) est la bonne, l’unique. Quiconque ne pensant pas comme lui est un assassin, un moins que rien, un retardé et j’en passe.

Discuter est inutile, il n’entend rien d’autre que sa vérité. La liberté d’autrui ? Lorsqu’il s’agit des animaux, il y reste sourd. J’appelle ça de l’extrémisme.

Le truand est un végan qui va encore plus loin. En bon troll, il poste des messages anti élevage sur les forums, les pages Facebook et les articles agricoles, et n’hésite pas à “truander” en utilisant plusieurs comptes ou pseudos par exemple, pour donner l’impression d’être plus nombreux.

Certains attendent des nouveaux produits qui représentent pour eux un progrès : la viande sans viande, le lait sans lait… Bref des aliments artificiels. Je suis prêt à parier que ceux-là même se plaindront plus tard de la “bouffe chimique”.

Évidemment, le “truand” n’existe pas : c’est juste pour agresser le véganisme comme utopie technico-scientifique opposé au bon “terroir”.

Ce qui est intéressant, par contre, c’est l’opposition entre le “bon”, qui discute et est relativiste, et la “brute”.

Elle annonce que, profitant de la vague réformiste, l’exploitation animale va tout faire pour oeuvrer en 2017 à l’isolement de ceux et celles exigeant la libération animale sans compromis.

Voici d’ailleurs la fin de l’éditorial :

En tant qu’omnivore, on peut apprécier un bon steak (bien saignant ou bleu dans mon cas) sans dénigrer ceux qui ne veulent pas en manger. Et vice-versa.

Avec humanisme, voire utopie, je rêve que les hommes puissent se respecter les uns les autres dans leur diversité de pensées et de façons de vivre. Un monde plus tolérant. Tel est mon souhait pour 2017. En espérant que ce ne soit pas, une fois encore, un vœu pieux…

Le piège de l’illusion démocratique va se referme en 2017 sur les partisans des réformes institutionnelles en faveur de la “protection animale”.

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