Le Monde fait l’éloge de l’expérimentation animale avec la “greffe de tête”

Le Monde est coutumier de la valorisation de l’expérimentation animale, de manière régulière d’ailleurs.

Hier on a eu droit à un exemple particulièrement noble du genre, dans une sorte de mélange de racolage sordide et de scientisme : “Un pas de plus vers la greffe de tête“, publié sur le blog interne au Monde “Passeur de sciences”.

Rien que la photographie au coeur de l’article est inacceptable et ne peut que provoquer un terrible haut-le-coeur. Quelle barbarie!

L’auteur de l’article, Pierre Barthélémy, a une approche traditionnelle dans ce genre d’ignominie : la pseudo-objectivité.

Il s’agit seulement de “faire passer la science”, alors que bien entendu il s’agit ici de barbarie pure et simple.

C’est comme si on donnait à un charcutier des moyens techniques élevés, afin qu’il fasse comme le professeur Frankenstein.

Mais c’est de la “science” et donc cela serait “acceptable”, telle est la logique sans coeur, sans âme.

Voici même un passage où l’auteur essaie d’aborder la question de la morale, témoignant simplement de sa propre position pseudo-neutre, en réalité complice de la barbarie.

A aucun moment [le neurologue italien] Sergio Canavero et ses collègues n’abordent les préoccupations éthiques si ce n’est pour signaler que le protocole expérimental (et donc l’euthanasie de plusieurs dizaines de rats) a été approuvé par l’hôpital universitaire de Harbin.

On ignore pour l’instant quelle sera la prochaine grande étape mais la logique voudrait que l’on passe à la greffe véritable en remplaçant la tête du receveur – pour reprendre la terminologie utilisée dans l’étude – par celle du donneur sur des animaux de plus en plus proches d’Homo sapiens.

Non seulement la question morale n’est pas abordée – elle est simplement liquidée en disant que tout est légal – mais la future expérimentation animale est déjà justifiée.

Notons au passage que l’article parle d’euthanasie, ce qui est encore une fois pas du tout le cas : c’est un classique des barbares de maquiller le meurtre derrière le principe d’euthanasie, qui n’a strictement rien à voir.

Quand on torture et qu’on tue, on ne prétend pas “euthanasier” alors qu’on se comporte comme un boucher.

Le fait de valoriser une telle photographie horrible comme celle plus haut sous prétexte de “science” est le témoignage que rien ne change dans l’idéologie dominante.

Et pour cause : l’expérimentation animale ne peut pas être “réformée”, seulement abolie. Il ne peut pas y avoir de hiérarchie dans ce qui relève de la barbarie, du massacre où des scientifiques bornés pratiquent la torture pour essayer de “découvrir” des choses.

On retombe même, avec les moyens techniques davantage perfectionnés, dans une logique toujours plus grande qui est celle du docteur Frankenstein!

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