Chasse à courre : la brutalité des chasseurs

Voici la vidéo que fournit l’association AVA pour montrer la violence des veneurs en Picardie, ainsi que le communiqué des veneurs, qui montre une chose simple : ceux-ci font monter la pression, ils visent la casse, l’incident brutal, pour faire peur par la brutalité, briser toute opposition, légitimer la répression étatique puisque, à l’arrière-plan, ils ont le soutien ouvert d’Emmanuel Macron.

Soulignons ici un aspect essentiel : les chasseurs ont parfaitement compris ce qui est en jeu, dans ce qui est un tournant historique. Ils ont compris que là, pour la première fois, leur force était ébranlée, par une lame de fond puisant à la base de la société elle-même : les gens normaux, le peuple.

Se revendiquer du véganisme et ne pas soutenir le mouvement actuel contre la chasse à courre, qui a une base populaire, serait un terrible échec, amenant une défaite profonde très durablement, mais aussi la preuve d’une incapacité personnelle à assumer ses propres choix.

Il faut s’engager, maintenant, alors que la mairie de Compiègne a interdit le rassemblement du 31 mars, moment où la chasse à courre se termine. Ce qui se joue maintenant va avoir un impact pour une longue période !

Il faut se mobiliser pour contrer la répression, maintenir le mouvement lancé jusqu’à maintenant, lui assurer une base solide. Les dix prochains jours ont une valeur décisive pour savoir si, oui ou non, les personnes voulant défendre les animaux sont capables de se mobiliser réellement ou non.

Voici le communiqué de la “Société de Vènerie”.

La Société de Vènerie dénonce le recours à la violence physique des opposants à la chasse à courre

A la suite des incidents provoqués par le collectif AVA samedi 17 mars, à proximité de Compiègne, la Société de Vènerie dénonce le recours à la violence physique, les provocations et le double-discours des opposants à la chasse à courre.

Samedi 17 mars, le collectif Abolissons la Vènerie Aujourd’hui (AVA) a franchi une nouvelle étape en s’attaquant physiquement à plusieurs membres de l’équipage « La Futaie des amis » en lisière de la forêt de Compiègne.

Au cours de l’après-midi, une dizaine d’hommes cagoulés ont frappé violemment un chauffeur d’un des véhicules de sécurité de l’équipage. Une heure plus tard, aux abords de la N31, les activistes anti-chasse ont réitéré leurs attaques envers plusieurs suiveurs et bénévoles venus assister à la chasse en famille, dont certains ont tenté de se défendre. L’équipage a appelé en urgence la gendarmerie qui est intervenue, accompagnée de CRS, pour rétablir l’ordre et assurer la protection des personnes. L’auteur des coups est actuellement recherché.

Ces agissements sont graves et illustrent le passage à la violence de ce collectif soi-disant pacifiste. Preuve qu’il ne s’agit pas d’un cas isolé, des activistes anti-chasse avaient également employé la violence contre le Rallye Pigerat le 3 mars dernier dans les Deux-Sèvres, occasionnant des blessures sur plusieurs membres et une ITT de 8 jours pour un veneur.

Présents chaque semaine dans l’Oise, les militants d’AVA mènent depuis plusieurs mois une campagne de harcèlement marquée par une volonté de saboter les chasses à courre, avec des obstructions illégales et flagrantes, réprimées par l’article R428-12-1 du Code de l’Environnement. La tactique grossière des activistes anti-chasse visant à se faire passer, sur les réseaux sociaux notamment, pour des victimes et des opprimés politiques ne doit duper personne. Menaçants et insultants, ils kidnappent les chiens, effrayent les chevaux et cherchent à pousser les veneurs à la faute, afin de créer un climat anxiogène propice à la diffusion de leurs contre-vérités.

Activité naturelle consistant à chasser un animal sauvage uniquement à l’aide de chiens courants, la chasse à courre est, quant à elle, une activité légale et rigoureusement encadrée.

Comme le rappelle Pierre de Roüalle, président de la Société de Vènerie, « Quelle que soit l’opinion des militants anti-vènerie, elle ne peut en aucun cas justifier le recours à la violence physique et le sabotage. La Société de Vènerie appelle au calme en toutes circonstances et ce malgré les provocations évidentes d’AVA. Mais veneurs et suiveurs supportent de plus en plus difficilement le harcèlement des activistes et cette position devient difficile à tenir ».

Prônant la transparence, la Société de Vènerie se tient à disposition des autorités pour faire toute la lumière sur cette affaire.

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