Une marche des fiertés version turbocapitalisme

« Refuser de manger de la viande, c’est aussi une manière de résister à la norme hété­rosexuelle. »

Voilà l’un des arguments mis en avant dans un article sur Slate.fr, preuve s’il en est qu’il y a bien une OPA du turbocapitalisme sur tout ce qui bouge.

On croit avoir affaire au progrès, à l’ouverture d’esprit, à la tolérance, on se retrouve avec l’ultra-libéralisme en étendard. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que l’assemblée nationale a pavoisé aux couleurs LGBTQ+, que la mairie de Paris a apporté tout son soutien et même un char, annonçant au passage que les couleurs arc-en-ciel resteront comme marquages au sol dans certaines rues.

Tout le gouvernement a d’ailleurs soutenu cette marche, alors que l’inter-LGBT a comme grande revendication la PMA pour toutes.

Maintenant, il n’y a pas 36 possibilités. Soit on est dans l’esprit des centre-villes et on trouve cela bien. Soit on oublie d’être idiot et on se doute que tout cela est au service du turbo-capitalisme, qui amène à la décadence toutes les valeurs pour mieux servir le marché.

Evidemment, cela veut dire se placer dans le camp des ouvriers, pas des intellectuels et des étudiants.

Et il est vrai qu’il est difficile de ne pas succomber à la naïveté, tellement le package est coloré. Car on dira à juste titre qu’il n’est pas important que certaines personnes soient gays ou lesbiennes, que cela ne dérange pas.

Mais c’est tout autre chose que toute la scène intellectuelle et sociale qui a utilisé les gays et les lesbiennes pour tout un discours sur le genre au service du refus de la Nature, du renforcement de la concurrence individuelle et de l’élargissement de la société de consommation.

Deux gays ou deux lesbiennes en couple, c’est autre chose socialement, culturellement, et aussi sur le plan de la nature, que des gens couchant avec n’importe qui, à plusieurs, célébrant la « backroom » où a lieu les orgies comme un modèle de libération.

Avec l’appui du gouvernement, de l’assemblée, des grandes entreprises…

Et c’est là une question fondamentale. On est pour le couple, ou on est contre. Et le turbocapitalisme n’a pas besoin du couple. Il a besoin d’individus.

LTD a d’ailleurs toujours rendu hystérique les étudiants utilisant les catégories intellectuelles de la théorie du genre. Comme nous défendons le couple, cela leur est en effet intolérable. Le couple serait, selon ces personnes, une forme réactionnaire, un poids, une absurdité.

Il y a même eu – il y a encore – des tentatives de récupérer le straight edge, en disant qu’il ne s’agit pas de ne pas coucher avec n’importe qui, mais de ne pas coucher avec n’importe qui sans sentiments, et que donc on peut coucher avec n’importe qui !

Rappelons ici quelle est la vision du monde totalement déglinguée de ces ultra-individualistes qui justifient tout et n’importe quoi, partant en guerre contre les sentiments et le couple comme construction, à grands coups de décadence et de relativisme.

Il ne faut pas non plus sous-estimer à quel point ces gens sont réactifs, profitant de  leur bagage intellectuel et de leurs moyens financiers. Citons de nouveau l’article de Slate mentionné plus haut.

 «Même les modes de cuisson sont genrés», reconnaît Julie Coumau, qui prépare une thèse à la Sorbonne sur la communauté végane parisienne.

Mais la question végane ne se limite pas à un régime alimentaire, il s’agit pour ses adeptes de repenser totalement notre rapport aux animaux.

«Les queers cherchent à abolir la binarité entre les genres. Les véganes, eux, cherchent à abolir la binarité entre humains et non humains. Dans les deux cas, il s’agit de combattre l’essentialisation.»

Eh bien, à LTD, nous sommes pour l’essentialisation et nous combattons sans pitié aucune les théories de la “déconstruction”.

Car il y a une essence humaine, définie par la Nature. Nous n’avons pas été dégénérés parle turbo-capitalisme. Nous n’avons rien à faire avec des décadents prétendant amener des droits quand leur seul rôle est d’élargir le capitalisme et de l’accélérer.

Le soutien unilatéral à la PMA le montre bien : ces gens rejettent totalement la Nature.

Pareillement, comme nous ne séparons pas le corps et l’esprit, cela leur apparaît comme de la « transphobie ». Ce qui est pour nous une mutilation de son corps est pour ces gens une libération, car il existerait des gens qui ne seraient pas dans le bon corps.

C’est une séparation du corps et de l’esprit digne du pire mysticisme, et tout cela pour justifier les “choix” individuels… le turbo-capitalisme.

On se souvient d’ailleurs de cet épisode où des antispécistes avaient réalisé un petit film à caractère pornographique, intitulé « Terre déviante », afin de dénoncer LTD. La haine de la Nature des Français cartésiens est sans limites…

Et comme en plus, nous sommes pour l’égalité hommes-femmes, mais dans un sens pratiquement matriarcal, mettant la femme au-dessus de l’homme de par son rapport à la vie, alors décidément LTD leur est intolérable.

Pour eux il n’y a pas non plus de femme, ni d’homme, et encore moins pourrait-il y avoir une planète comme supra-organisme. L’idée même de parler de Gaia les rend malades.

Nous ce qui nous rend malades, c’est de voir que ces étudiants donnent des ailes aux fachos. Car leur discours, qui est le même que celui du gouvernement comme on le voit, est intolérable et inacceptable pour l’écrasante majorité des gens.

Les gens ne sont pas prêts à considérer que la décadence soit la solution à tous les problèmes. Cela ne les empêche pas d’être corrompus par cette décadence. Cependant, en faire une identité, c’est autre chose.

C’est ce qu’il faut comprendre pour combattre la décadence… C’est cela, l’esprit vegan straight edge.

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