Indonésie : quand la déforestation pousse les animaux à tuer

Dans la province d’Aceh, au nord de l’île de Sumatra en Indonésie, deux femmes ont été piétinées à mort par deux éléphants. Six autres villageois ont réchappé de justesse à l’attaque. Quelques jours plus tôt, plus au sud de l’île, un paysan récoltant du caoutchouc avait été tué par deux tigres de Sumatra.

Trois victimes en une semaine dans une région où la cohabitation entre humains et animaux devient de plus en plus difficile. En cause : la déforestation.

Les deux femmes tuées se trouvaient en effet dans un champ illégalement déboisé dans lequel les éléphants ont pénétré en sortant de la jungle.

"La principale raison de ces conflits hommes-animaux est la perte d’habitat" des grands mammifères, chassés par le déboisement, le développement des plantations, notamment de palmiers à huile, et des mines, assure Arnold Sitompul, de l’ONG Elephant Forum. Les animaux se réfugient alors à l’orée des forêts et, pour se nourrir, pénètrent dans les champs, ce qui irrite et parfois terrorise les paysans.

De telles attaques restent pourtant rares mais leur nombre a augmenté ces dernières années en Indonésie où la population, 234 millions d’habitants actuellement décomptés, ne cesse d’augmenter. Et les humains utilisent parfois des méthodes plus radicales pour faire fuir les animaux, en empoisonnant ou en sortant les armes à feu.

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