« Il n’y a pas de rose sans épines »

Quand on lit le proverbe du titre de notre article, et que l’on voit sur la photo ci-dessus le triste sort réservé aux roses, on se déplore de constater que justement, il n’y a plus que des roses sans épines. Car les roses utilisées sont systématiquement mutilées car on coupe leurs épines qui pourraient être “blessantes.” Les manipulations ont d’ailleurs mis au point des roses sans épines…

Et depuis plusieurs années, les fêtes d’un jour sont devenues des actions commerciales sans précédent.
Le commerce qui exploite bien largement nos amis animaux montre constamment de tristes exemples avec Noël et son commerce macabre d’animaux morts tels les dindes, les saumons ou bien de sapins tués pour décorer momentanément notre intérieur.

En y réfléchissant bien, si l’on est pas vegan, aucune fête ne se passe sans offrir de cadeaux issus de l’exploitation : qu’elle provienne de la vivisection avec les parfums que l’on offre à la saint-valentin par exemple ou les chocolats au lait pour pâques ou bien encore les fleurs offertes aux femmes pour la fête des femmes !

Le principe est tout le temps le même (que ce soit fait de manière industrielle ou non) : on fait naître, on exploite et on tue pour « faire plaisir » (en offrant des fleurs, des paniers garnis bourrés de viande et d’alcool).

Ici, les fleurs des rosiers coupées sont donc vouées à mourir très rapidement.

Cette “culture” de mort est inacceptable.

Données dans un vulgaire et minuscule récipient en plastique, les roses devraient donc finir le reste de leurs tristes jours dans un petit vase rempli d’eau, au lieu de faire ce qu’elles ont à faire: vivre?

Considérer Gaïa comme un être vivant c’est avant-tout devenir vegan, mais aussi lutter contre les formes d’exploitation qui touchent aussi le monde végétal.

C’est une question de choix et de volonté que de refuser de participer à ce massacre des vies végétales et animales.

Et ô combien cela est vrai quand on compare le culte de la végétation taillée de manière géométrique en France, avec le respect envers le vivant tel qu’il est si bien illustré dans ces vers du poète (et soufi) Saadi, dans le poème Gulistan (jardin de roses) écrit en 1278:

Un Soufi était plongé dans une profonde méditation sur l’être divin ; au sortir de sa rêverie ses compagnons lui demandèrent quels dons miraculeux il avait rapportés du jardin de la contemplation où il s’était transporté : j’avais l’intention de cueillir pour vous des roses plein ma robe, mais quand je me suis trouvé devant le rosier, le parfum des fleurs m’a enivré à tel point que je n’ai pu faire un geste.

Voilà une émotion qui devrait être celle de toute l’humanité! Car “Ce n’est pas seulement sur des roses, mais encore sur les épines que le rossignol se plaît à lui rendre hommage…”