Avec Peta, Pamela Anderson est vegan sans l’être?!

Pour compléter un peu notre article d’hier concernant notre avis sur PETA (mais de fait c’est un certain esprit associatif qui est à critiquer), il n’est pas négligeable de souligner de nouveau des faits importants justement au niveau de la définition du véganisme.

Nous parlions déjà de ce que nous pensions des démarches sexistes utilisées par PETA, mais là c’est donc un autre aspect: la question de qui est vegan, et de qui ne l’est pas. Et de savoir si oui ou non le veganisme est le seul mode de vie correct dans le rapport aux animaux.

L’actrice « bimbo », égérie de PETA, Pamela Anderson vient ainsi de lancer un lait vegan à base de soja aromatisé à la vanille, à l’ananas et à la noix de coco.

On peut voir ici une vidéo de présentation de ce lait vegan, avec de très nombreux journalistes, lors d’une sorte de petit show organisé pour l’occasion.

Et on y voit également Pamela Anderson répondant à la question: « Depuis quand êtes-vous vegan? » Ce qui est une question logique, puisqu’elle fait la promotion d’un milk shake vegan.

Elle répond alors (un peu avant 2:40 dans la vidéo), mais de manière très symptomatique: « Depuis quinze ans, à peu près. » La journaliste demande alors: « Qu’est-ce qui a fait que vous l’êtes devenu? »

Pamela Anderson dit alors: « Depuis que je sais à propos de cela, depuis que je sais ce qu’il y a dans la viande, dans les produits avec de la viande, cela m’a dégoûté, et il a été facile de devenir végétarienne. »

Car Pamela Anderson n’est pas vegan! Il y a ici une véritable escroquerie intellectuelle et morale. Tant dans la réponse fausse, que dans la question fausse, que dans tout le cinéma organisé autour d’un milkshake vegan concocté par une personne qui ne l’est pas.

Et cela, c’est inévitable quand on a une démarche opportuniste.

Le fait d’utiliser des « stars » pour faire connaître une cause est une démarche qui décrédibilise la cause, qui la met au niveau des anecdotes.

Et ces « stars » utilisent la cause animale pour se donner une bonne image, ce qui est honteux. Il n’y a pas à tirer de profit matériel personnel du fait de servir la cause animale!

Servir la cause animale, la cause de la libération animale, est un devoir! Ce n’est que justice!

Il n’y pas à mettre sa personnalité en avant, il faut s’effacer devant la grandeur de la cause!

Et évidemment les personnes ne cherchant qu’à acquérir une image positive en abusant de la cause animale sont incapables d’assumer le véganisme, comme Pamela Anderson, ou pire n’assument même pas le fait de ne pas porter de fourrure.

Résultat ces personnes superficielles, qui ne jurent que par les apparences, font parler d’elles pour leur retournement de veste, faisant passer la cause animale pour une mode forcément passagère : Cindy Crawford, qui milita dans les années 90 contre la fourure chez PETA, s’est vue porter de la fourure il y a quelques années.

Les militantEs de PETA n’ont rien trouvé de mieux à faire que…. d’organiser une manifestation contre la « vilaine » Cindy Crawford !

Une situation totalement absurde, dans un énorme gâchis contre-productif. PETA n’a-t-elle vraiment rien de mieux à faire que de faire constamment du show-biz avec des personnes absolument pas crédibles, non ou trop peu engagées et qui ne se servent des animaux que comme prétexte pour faire leur propre pub ?

C’est une question de principes, et comme nous l’avons déjà dit, PETA joue sur les apparences et les coups marketing.

Justement d’ailleurs, il y a quelques semaines, une publicité australienne avec Pamela Anderson fut censurée pour son caractère sexuel ou plutôt son côté provocateur sur le mode pornographique.

Voici cette vidéo d’une vulgarité ridicule (et ne visant évidemment que les hommes), qui met en scène l’égérie de PETA s’aspergeant allègrement de lait. Faire ce spot avec du lait pour ensuite lancer quelques mois plus tard des milkshake vegan, le tout dans une ambiance ultra médiatisée, tout cela est lamentable.

Mais, sans nul doute, cela rapporte bien de l’argent. On reconnaît bien le sens des priorités.

Même n’importe quel magazine lambda ne peut que se moquer de ce manque de crédibilité, et d’ailleurs cela ne rate pas : ici le magazine-télé « TéléStar » qualifie le lancement de son lait végétal de « drôle d’idée » alors qu’au même moment il y a eu cette pub provocatrice remplie de lait animal.

Il faut savoir, pour comprendre à quel point la cause animale est abîmée par ce genre de choses, que Télé Star tire à plus d’1 300 000 exemplaires…

Au final, comme nous l’avons dit hier, PETA est pour appliquer des réformes douces, quitte à faire parler de son association grâce à des filles nues et/ou ultra vulgaires.

Tant que PETA se servira du sexisme et le mettra en scène, rien ne changera pour nos amiEs exploitéEs, et les femmes continueront d’être vues et considérées comme des objets ridicule de divertissement.

L’oppression appelle l’oppression, la hiérarchie appelle la hiérarchie, l’opportunisme appelle l’opportunisme.

Ce dont ont besoin les animaux comme la planète, c’est d’une morale sans faille, d’un engagement complet.

Et sans compromis: pour la libération animale, et non pas pour les « droits des animaux », sorte d’abstraction juridique intellectuelle s’opposant au gigantesque élan moral dont nous avons besoin.

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