Nouvelle exploitation des moutons de l’île de Soay

Quand l’on porte un regard critique sur le mouvement “écologique”, l’on constate très facilement, et très rapidement, que l’exploitation animale fait partie du côté « écolo-naturel.” Ainsi, les chevaux de trait ou la viande bio font partie de la démarche des « écolos.”

La nouvelle lubie de l’écologie, pour protéger la planète, est d’utiliser des moutons pour tondre les pelouses. Et tout comme le précise cet article, l’écologie n’a effectivement “pas fini de surprendre”…

Sauf que le ton de l’article est complaisant et absolument pas critique envers cette nouvelle pratique. Le mouton étant tout de même assimilé à un objet :

Son poids peut varier de 12 à 25 kilos, sa hauteur atteindre 50 cm. Elle ne nécessite aucun entretien harassant, ni de faire le plein d’essence ou d’être branchée sur une prise électrique. Cette solution miracle est… le mouton !

L’association à l’origine du projet Naturama ne fait pas beaucoup mieux en parlant de « location de mouton Soay.”

Comme d’habitude, la crise climatique est un très bon alibi pour prendre encore les animaux en otage. Exploitant les côtés écologique et économique de cette méthode, les moutons ne servent qu’à se donner une bonne conscience « d’activiste écolo » afin de soi-même ne surtout pas agir directement pour protéger Gaïa.

L’aspect naturel prôné à tout va par les écolos n’est qu’une bonne excuse pour asservir les animaux. En outre, il ne reste qu’un millier de ce type de moutons dans leur zone d’origine, au Royaume-Uni. La volonté de vouloir sauver ces moutons est donc mise en avant.

Le site belge du mouton de l’île de Soay propose une présentation intéressante et complète de l’animal, mais malheureusement l’aspect exploitation est bien présent pour ces moutons présentés comme “peu exigents en soins et en besoins alimentaires.”

On notera que le directeur du projet Christophe Darpheuil, qui envisage d’embaucher un berger pour faire face à l’afflut de « commandes », explique que « C’est vraiment une espèce difficile à apprivoiser car elle redevient facilement sauvage et très difficile à attraper en fin de tonte. C’est un vrai rodéo auquel seul un berger professionnel pourra remédier.”

On se demande donc bien où est le côté « naturel » dans le fait d’exploiter des moutons qui restent sauvages s’ils ne sont pas dominés par l’espèce humaine ! La contradiction est très nette!

Comme avec tous les phénomènes de mode, de nouvelles pratiques apparaissent. Vouloir lutter contre le réchauffement climatique et protéger notre Terre est quelque chose de sérieux et important. Cela ne doit certainement pas se faire aux dépens des animaux. Les animaux sont les enfants de Gaïa, les exploiter au nom de l’écologie est irrespectueux. Et des animaux, et de Gaïa!