Des taureaux OGM pour satisfaire l’industrie de la “viande”

Faut-il rappeler que les vaches ont des cornes ?

Cette question peut paraître stupide mais quand on regarde les bovins victimes des élevages, ils et elles sont sans cornes car celles-ci sont retirées par cautérisation ou en les sciant…

Les prétextes étant le refus qu’elles se blessent lors des repas ou bien pour des raisons d’ordre pratique pour les éleveurs. Les éleveurs veulent tous des vaches sans cornes car les cornes abîment le muscle. Et un muscle abîmé fait baisser le prix de vente de la « viande »…

Au début des années 2000, le taureau « Palladin SC » (sans cornes) fut créé par “France Embryons” au bout de 10 ans de recherches génétiques, d’accouplements, de manipulations de toutes sortes.

Depuis cette « réussite », ce taureau, né pour pour passer sa triste vie à donner son sperme à des éleveurs en quête d’insémination pour avoir des veaux sans cornes, passa ses journées enfermé dans une étable…

Ce qui était présenté par Libération de la manière suivante: « vivre dans une étable comme un prince, dans la campagne près de Saint-Etienne, pour donner très régulièrement son sperme.”

En 2005, plus de 80 000 doses de sperme charolais, sous forme de paillettes, ont été vendues dans 36 pays différents. Grand étaient les espoirs des industriels, comme le formulait alors le directeur technique de la section charolaise de Gènes Diffusion Optimal:

“On peut penser qu´à la prochaine génération, les résultats seront supérieurs, car on a utilisé des taureaux encore meilleurs au niveau des aptitudes bouchères, mais aussi des qualités maternelles.”

En effet, la création de ce taureau n’avait pas pour seul but une absence de cornes, et la folie ne s’arrêta pas en si bon chemin. En effet, faire des inséminations artificielles avec ce taureau permettrait de donner naissance à des vaches au bassin élargi qui «vêleront facilement», comme ils disent!

Et comme si ces 2 manipulations génétiques n’étaient pas pas déjà suffisantes, le taureau « Palladin SC » fut aussi inventé pour avoir un corps musclé à souhait afin de combler l’industrie l’industrie de la viande. Ce taureau a “un «rendement en carcasse» exceptionnel, couplé à de grandes «aptitudes bouchères» ».

Depuis cette première barbarie, la folie et les « progrès » de la science qui vont avec ont permis à Créavia « créateur de génétique » de créer de nouveaux animaux « de boucherie » sans cornes…

Selon Créavia, ces bovins sans cornes furent aussi inventés pour des raisons de bien être animal! Evoqué vite fait en 3 mots, on se doute bien de leur sincérité !

Certes l’écornage est un acte barbare et douloureux mais faire naître des animaux dans le but de les manger, et prendre le prétexte du stress des animaux pour inventer de nouveaux êtres vivants, est absurde, logiquement inconcevable.

En fait, le stress invoqué lors de l’écornage ne s’applique pas du tout au bien être des animaux, comme déclaré par ce manipulateur de vie qu’est Créavia. Car le stress de l’écornage réduirait sensiblement la prise de poids des animaux !

D’où la création de ces animaux sans cornes, véritable motivation des barbares…

Le ressenti des animaux ne les intéresse absolument pas, prendre l’excuse du stress n’est encore qu’une façade pour se donner bonne conscience et pour satisfaire le consommateur. Car lorsqu’on refuse de stresser un animal, on le laisse vivre sa vie et on ne le tue pas pour satisfaire ses égoïstes papilles gustatives selon un goût inventé par l’industrie.

Alors, contrairement au ton hautain et « humoristique »  adopté par cet encart issu du journal Le canard enchaîné (du 23 juin), les bovins ne sont pas des produits, qui seraient issus d’une nouvelle « gamme ».

D’un côté cet article schizophrène nous parle de « bêtes », terme hautement péjoratif pour désigner les animaux, et plus particulièrement ceux qui caractérisent le bétail, et de l’autre côté… l’article se veut critique, avec un ton nostalgique et méfiant par rapport à l’industrie.

Mais c’est une critique version “soft”, en râlant pour râler, avec la conclusion censée être rigolote et pas sérieuse : “Et viendra enfin le jour radieux où les vaches auront oublié que leurs ancêtres portaient des cornes !”

Un tel humour permet bien de comprendre comment, en réalité, lorsqu’on ne saisit pas la portée de la libération animale, on est dépassé par l’évolution des sociétés humaines…

Les OGM, cette science sans conscience qui n’est que ruine de l’âme, représentent un pouvoir terrible pour l’industrie, un pouvoir destructeur: seules la libération animale et la libération de la Terre montrent l’importance de cet enjeu.