La Veggie Pride, supercherie religieuse

Pas de Veggie Pride à Paris cette année! Elle se déplace à Lyon? N’y aurait-il donc plus de raisons de la faire à Paris? Si, mais la Veggie Pride c’est comme le pape, c’est comme l’Eglise, cela se déplace, cela s’internationalise (Milan et Prague en l’occurence).

Le contenu concret, local, la Veggie Pride n’en a pas et n’en veut pas. Les animaux restent une abstraction, et encore plus l’écologie. Paris, Lyon… Peu importe. Le bobo sait voyager.

Du moment qu’on est dans l’affirmation de soi et le refus de la violence – ou alors sur l’espace d’un T-shirt, et encore.

Car la Veggie Pride est un concept bobo, sans intelligence ni contenu. Ou alors plutôt si: un contenu ultra libéral. Pour les raisons suivantes:

a) Les animaux sont massacrés, la planète défigurée, mais plutôt que de comprendre l’ampleur du désastre et de la radicalité nécessaire, la Veggie Pride prône l’individualisme et la mentalité chrétienne du « je m’en lave les mains. »

Car parler de végéphobie, c’est exactement cela. Cela n’existe pas, la végéphobie. Il y a le capitalisme, l’industrie, le profit, et en face les animaux victimes. Placer l’être humain « idéal » comme une victime au milieu de tout cela n’a aucun sens, à part un sens chrétien.

Et c’est même le contraire de ce que la Veggie Pride est censée montrer! A la Veggie Pride, même quand on parle des animaux, c’est pour mettre en avant le caractère martyr du pauvre « végéta*ien »!

b) Justement, on est tellement chrétien et mystique à la Veggie Pride que celle-ci a inventé un nouveau concept: les « végéta*iens. » Vous savez ce qu’est un végéta*ien, vous?

Là est le summum de l’anti-matérialisme de la Veggie Pride: mettre sur le même plan, oui sur le même plan, les personnes végétariennes et les vegans.

Qu’on soit une personne végétarienne de manière temporaire, comme transition organisée au véganisme, soit. Mais que les deux identités se chevauchent, se galvaudent, se mélangent, là il faut dire: halte, là, c’est non.

Quand la Veggie Pride dit qu’on peut être une personne végétarienne et en même temps s’affirmer contre l’exploitation animale, il y a purement et simplement arnaque.

Là encore c’est du religieux, de l’anti-matérialiste, de l’opportunisme le plus éhonté. Du libéralisme! Et si certaines personnes disent que c’est du purisme et de sectarisme, eh bien c’est qu’elles sont opportunistes et trop égoïstes pour être vegan…

Vegan jusqu’au bout, jusqu’à assumer la bataille pour Gaïa!

Car il y a une hiérarchie dans la démarche, il y a des valeurs pratiques supérieures à d’autres. Ce n’est pas une question d’être individuellement supérieur, c’est une question d’être en adéquation avec Gaïa.

c) La Veggie Pride est une connerie apolitique. Aucune critique du capitalisme. On peut être nazi et venir, pas de souci, du moment que c’est pour la communion.

Communion…. Car une des hypocrisies centrales de la Veggie Pride est que celle-ci se veut « dédiée » aux animaux.

La prétention suprême, christique: en étant « végéta*iens » je suis dédié aux animaux. C’est tout bonnement pitoyable de religiosité.

La planète peut sauter à tout moment, les animaux ne plus avoir d’écosystème, la grippe porcine se développer, peu importe, le petit-bourgeois trop libéral pour être vegan peut aller à la Veggie Pride! Halleluja!

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