La NASA découvre une nouvelle forme de vie

La NASA a annoncé il y a quelques jours avoir découvert une bactérie capable non seulement de pas mourir dans une eau où est présente de l’arsenic, mais en plus d’utiliser celle-ci au cas où il n’y aurait pas de phosphore. On peut voir ici la vidéo de la conférence de la NASA.

Normalement ce n’est pas possible, car les êtres vivants n’utilisent que le phosphore pour s’occuper de l’ADN, de la gestion des protéines, des lipides… Inversement, l’arsenic est un poison mortel, pour tous les êtres vivants…

Tout au moins, c’est ce qui était pensé jusqu’à présent.  C’est donc une découverte d’importance, qui montre comment la vie sait s’adapter, toujours. Ce que fait cette bactérie – baptisée « GFAJ-1 » – d’autres formes de vie pourraient le faire… sur notre planète, comme sur d’autres.

Cela montre que la vie est pleine de ressources, que la tendance à la vie l’emporte. Comment ne pas devenir vegan, quand on voit cela ? Et comment ne pas comprendre que Gaïa est le lieu du règne de la vie, et que donc si on aime la vie, alors il faut avoir Gaïa au coeur de ses propres préoccupations ?

Car finalement, il n’y a que deux manières de voir le monde : soit on considère l’être humain comme unique, totalement à part, totalement indépendant de Gaïa. C’est la vision religieuse. Ou bien on considère que Gaïa est un lieu où la vie s’est développée, tout en étant relié dans un équilibre plus ou moins fragile.

D’un côté, le « miracle », de l’autre la vie et l’être humain faisant partie de la vie, en tant qu’animal ! Une fois n’est pas coutume, citons ici le journal 20 minutes qui donne la parole à un savant :

La prochaine étape? « Ce serait de trouver un organisme, sur Terre, fonctionnant par défaut sur l’arsenic » [NDLR – la découverte de la NASA a eu lieu en laboratoire], explique à 20minutes.fr l’astrobiologiste Paul Davis.

« Ce serait alors la preuve qu’il existe une biosphère de l’ombre, ici-même, sur notre planète, qui nous aurait échappé jusqu’ici pour une simple raison: on ne la cherchait pas. »

Selon lui, « si l’on montre que la vie a pu éclore d’au moins deux manières différentes sur Terre, cela prouverait qu’il ne s’agit pas d’un événement unique et miraculeux. »

Ce qui est intéressant en plus, c’est qu’on s’intéresse enfin à la vie sur Terre dans ce qu’elle a de formidable ; quel dommage que ce soit en même temps que de terribles destructions qui meurtrissent Gaïa !

Et l’endroit où a été trouvé la bactérie qui sait s’adapter à l’arsenic est un symbole de cela, en quelque sorte. Il s’agit d’un lac californien, le lac Mono.

Il a failli disparaître en raison de la ville de Los Angeles, qui pour son expansion ultra rapide (50.000 personnes en 1890, 1,5 millions début 1940, presque 4 millions aujourd’hui, plus 14 millions en banlieue) a dû s’approprier des cours d’eau, dont celui alimentant ce lac. Résultat en 1982, le niveau du lac avait perdu 14 mètres.

Et ce lac Mono, avec 25 km de berges et 180 km² de surface, est un lieu vital pour les presque deux millions d’oiseaux migrateurs passant par cette zone, oiseaux qui se nourrissent de l’Artémie, proche de la crevette et au nombre de plusieurs milliards.

Il a fallu une campagne pour le sauver, à la fin des années 1970.

On ne trouve par contre dans ce lac aucun poisson, en raison de la présence massive de sel, on a même là l’une des plus grandes concentrations au monde (78 g/l en 2002). Il y a par contre de très nombreuses mouches alkali, et le peuple amérindien historiquement présent dans la région de ce lac avait pris comme nom pour ses membres le terme de Kucadikadi, ceux qui mangent les kutsavi, nom de ces mouches dans leur langue.

On peut consulter ici un site consacré à ce lac.

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