• Les gilets verts d'Extinction Rébellion

“On a étudié tous les profils, on a creusé”

On peut très bien ne pas être d’accord avec l’ALF, tout en considérant que c’est un mode d’action qui a sa dignité. Aux Etats-Unis, l’association PETA est réformiste, mais se refuse de condamner l’ALF, qu’elle considère comme menant simplement une forme de lutte différente.

Bon, il est vrai que dans sa prise de position, PETA fait pratiquement l’éloge de l’ALF et de ses actions, concluant même sur le fait que “n’importe qui peut être un activiste”.

Mais, dans tous les cas, ne pas être d’accord est possible sans pour autant se dissocier et condamner, sans parler de soutenir la police.

On se souvient qu’il y a eu au moment de Noël un incendie volontaire à la « ferme des mille veaux ».

Eh bien Le Figaro révèle une chose particulièrement odieuse dans son article Défense de l’environnement: la violence pour mieux se faire entendre ?, qui traite de cet incendie, ainsi que d’une tentative d’incendie contre une usine d’incinération en Haute-Savoie (en rapport avec la pollution dans la vallée de l’Arve).

L-PEA / Lumière sur les Pratiques d’Elevage et d’Abattage explique en effet au Figaro la chose suivante :

La présidente confesse qu’«au départ, on a tous eu un doute, on s’est demandé si les auteurs faisaient partie de nos militants.

Puis on a étudié tous les profils, on a creusé, et on est arrivé à la conclusion qu’aucun de nous n’était capable d’aller si loin.»

Or, naturellement, posons la question : que se serait-il passé si la conclusion avait été différente?

Quand on “creuse” afin de savoir qui est capable de faire quoi, qui est susceptible de faire quoi, c’est qu’on a une idée derrière la tête une fois qu’on a trouvé quelque chose…

Et, surtout, cela montre ici qu’il y a eu une étude approfondie de “tous les profils”, selon les critères, en gros, de sympathie avec l’ALF…

Cela, c’est un travail de policier, c’est une méthode de répression. Dit dans Le Figaro, c’est même un appel à la délation.

Et rappelons que le contexte est celui où le groupement de la gendarmerie de la Creuse a mis en place une cellule d’enquêteurs spécifique pour répondre à la « gravité de la situation » selon les termes du Parquet…

Que le Président de la République de passage en Corrèze il y a quelques jours a rencontré les éleveurs de la ferme des mille veaux, pour leur assurer leur soutien…

Concluons par la prise de position de L-PEA / Lumière sur les Pratiques d’Elevage et d’Abattage suite à l’incendie. On a droit à un éloge de L214 et de 269 Life : le réformisme, cela marcherait, la violence oui mais sur soi-même (269 Life organise des happenings avec des marquages au fer), l’esclavage aurait été aboli grâce à des “campagnes”…

C’est une vision chrétienne, qui voit en l’anti-spécisme un “mal” ayant corrompu les esprits. C’est une vision qui nie la réalité de l’exploitation animale dans ses rapports économiques, qui nie la nature de l’Etat d’être au service du capitalisme en général.

C’est un déni complet de la réalité, une lecture angélique de la société, de l’Etat, de l’économie. Et qui prétend que les choses peuvent changer sans révolution…

§ Mise au point concernant les objectifs de L-PEA §

SVP Prenez le temps de lire jusqu’au bout. Ce message est destiné à répondre aux interrogations et à apporter aux militants et citoyens qui rejoignent L-PEA la certitude que nous nous regroupons tous autour des mêmes idées.

Suite à l’incendie de l’Usine des 1000 Veaux, une mise au point s’impose. Cet évènement a soulevé plusieurs questions fondamentales.

L-PEA condamne cet acte criminel dans le sens où il aurait pu porter atteinte à la vie d’animaux (peu importe le nombre), voire d’humains, il a provoqué de la souffrance supplémentaire pour ces animaux parqués et n’a eu pour résultat que de nuire à tous les efforts de l’association pour montrer la réalité de ce projet et l’affaiblir jusqu’à son abandon. Contrairement à ce qui a été dit par les actionnaires, nous sommes loin d’être à court d’arguments et la bataille est tout aussi loin d’être perdue.

Ce type d’action est longue, laborieuse, souvent décourageante mais c’est, selon nous, la seule voie pour une réelle évolution à grande échelle.

Car être en colère et « tout casser » ne fait que renforcer nos adversaires qui bénéficient d’assurances et, si l’on s’y prend de cette manière, de la faveur du grand public.
Que nous soyons en colère, ne va pas changer le monde, ne va pas toucher les millions de personnes dont dépendent les souffrances que nous condamnons.

Aller dans cette voie c’est se rendre compte que la terreur ne changent pas les habitudes, c’est aller toujours plus loin, toujours assujettis à cette même colère, puis finir par ressembler aux bourreaux que nous condamnons.
L’évolution est longue, les victimes et les souffrances innombrables et insupportables, mais taper des poings contre les murs ou taper du pied, ne les arrêtera pas.

Si les militants pour l’abolition de l’esclavage s’étaient contentés de mettre le feu à quelques plantations, cela aurait soulagé leur colère, leur besoin de voir changer les choses (de manière illusoire) mais n’aurait amené aucune évolution. En revanche, le travail de fond réalisé auprès de tous les citoyens, de pression sur les politiques et sur le plan juridique, ont permis l’abolition.

Cela ne veut pas dire qu’L-PEA condamne toute forme d’action directe mais seulement celles qui mettent en péril des vies et ne sont pas réalisées avec un état d’esprit pacifique.

Nous soutenons les actions de L214, comme celles de 269Life Libération Animale car elles permettent de jeter la réalité en place publique sans aucune violence ni mise en danger d’aucune vie, si ce n’est celle des militants qui ont choisi de se sacrifier, en toute conscience des risques et des séquelles psychologiques qui en découlent, pour le bien-être de tous (humains et non humains).

Dans le même état d’esprit, si nous nous fermons au grand public, ce sera condamner les animaux à un holocauste perpétuel. Si nous n’avons pas la patience et la détermination suffisantes pour porter la réalité devant chaque porte, devant chaque conscience, les consommateurs continueront de consommer, les animaux, comme les humains de souffrir et les militants d’être en colère.

Nos adversaires ont installé cette rupture entre la chair présentée sur les étals et sa provenance, à grand renfort de conditionnement par la publicité, le matraquage et le « lavage de cerveaux » à grande échelle. Nous avons tous mis, plus ou moins longtemps, à nous séparer de ce conditionnement.

Aussi, plutôt que d’accuser et d’insulter (ce qui ne soulage que notre impuissance immédiate), il faut s’ouvrir, accompagner et reconstruire en chacun la compassion envers les êtres vivants qu’ils soient ou non humains. Ce sera avancer vers l’abolition des souffrances que nous combattons.

L-PEA a pour objectif d’offrir un accueil aux animaux exploités, même si cela demeure « une goutte d’eau » au sein de l’océan d’êtres en souffrance. Ces rescapés deviennent les ambassadeurs de leurs congénères en souffrance, en plus de nous apporter réconfort, joie et apaisement de notre colère. Ils sont notre force, notre énergie vitale pour mener à bien la libération de leurs congénères.

L-PEA a pour objectif de combattre tout projet agricole nuisible au bien-être animal, à la santé humaine et à l’environnement car chaque projet de ce type qui s’effondre, chaque campagne qui porte cette lutte, supposent une sensibilisation efficace avec un exemple concret, un précédent qui précipite la chute des autres projets.

L-PEA a pour objectif de montrer la réalité de la production de viande, de lait… d’une manière globale, de tous produits provenant d’un animal à destination de la consommation ou de l’utilisation humaine. Montrer la réalité c’est inscrire dans chaque inconscient, dans chaque esprit le lien entre «le steak, l’exploitation et la mort de l’animal ».

L-PEA revendique le fait que l’arrêt de la consommation de viande, de lait et de tous produits issus de l’exploitation d’animaux est une nécessité pour l’arrêt de souffrances intolérables.

L-PEA revendique le fait que l’arrêt de la consommation de viande, de lait et de tous produits issus de l’exploitation d’animaux est une nécessité environnementale pour mettre un terme aux famines, pour conserver notre planète avec une population grandissante qui devra devenir consciente individuellement des dégâts qu’elle fait ou disparaitre.

L-PEA revendique le fait que l’arrêt de la consommation de viande, de lait et de tous produits issus de l’exploitation d’animaux est une nécessité pour construire un avenir meilleur, pour mettre un terme à la violence des hommes entre eux et envers les autres espèces.

On ne peut espérer un changement des mentalités en supportant l’idée de la théorisation d’un rendement lié à l’exploitation et la mise à mort d’êtres vivants.

On ne peut espérer un changement des mentalités en laissant défiler aux 4 coins de notre pays mais également du monde, des chaines de cadavres issus d’êtres tués dans l’indifférence et du bourreau et du consommateur. Cette violence, cette injustice, cette immoralité profondes s’inscrivent dans les esprits, dans les fondements de nos sociétés et les pourrissent de l’intérieur.

Tant que nous nous donnerons le droit de tuer et de torturer au nom d’une infériorité, d’une utilité, d’une nécessité… nous ne pourrons espérer rendre l’humain et le monde meilleurs et nous assisterons à des holocaustes (Massacre, grande destruction de personnes, de choses, inspirés par une idéologie, source : Larousse).

L-PEA est donc abolitionniste mais ouverte à tous, quelque soit le chemin parcouru vers une prise de conscience, prône le pacifisme et le sacrifice de sa colère au profit de la patience pour une communication efficace et à grande échelle, pour espérer, un jour, ne plus avoir à combattre que l’immoralité d’une poignée et non plus l’indifférence et le déni d’une majorité.

Le secteur agroalimentaire se détourne-t-il vraiment massivement de l’élevage des poules en cage?

Le quotidien Le Monde publie régulièrement des éloges de l’association L214, comme il y a quelques jours l’article sobrement intitulé “L214, les croisés de la cause animale“.

Le problème est évidemment qu’il faut plus que de la mise en valeur virtuelle, il faut prétendre qu’il y a des résultats. Hier, Le Monde a donc publié un article avec un titre tout aussi sobre : “L’industrie alimentaire se détourne en masse des œufs de poules en cage“.

A lire ce titre, on se dit : grande victoire, l’ennemi recule, c’est un pas énorme. La première phrase de l’article est d’ailleurs grandiloquente en ce sens :

Le temps des poules en cage pourrait bientôt être révolu en France.

L214 ne se prive pas de célébrer sa victoire, légitimée par Le Monde.

Maintenant soyons sérieux et regardons ce qu’il en est. Car l’industrie alimentaire ne se détourne nullement des oeufs de poule en cage, même si, comme l’article du Monde l’explique, le groupe de grande distribution Les Mousquetaires (Intermarché, Netto, etc) va arrêter de les distribuer, tout comme Carrefour, Lidl, Aldi, Norma, Super U (sur sa seule marque), Monoprix.

Relativisons tout de suite : Les Mousquetaires va procéder de manière lente, d’ici à 2020 sous sa marque propre et d’ici à 2025 pour l’ensemble des fournisseurs de ses rayons.

Mais la question de fond n’est pas là, même si le temps est important : il faut faire vite.

Car ce n’est pas une victoire, mais une tendance de fond, comme l’article du Monde est obligé lui-même d’en convenir :

Un changement majeur car la France est le premier producteur européen d’œufs, avec 14,7 milliards d’unités en 2015, selon les données de la filière avicole.

Or 68 % des 47 millions de poules pondeuses sont aujourd’hui élevées en cage, contre 25 % en bâtiments avec accès au plein air et 7 % au sol sans accès au plein air.

L’Hexagone reste à la traîne de ses voisins européens, qui enregistrent une moyenne de 56 % d’élevages en batterie. En Belgique, aux Pays-Bas ou en Allemagne, tous les supermarchés ont déjà banni de leurs rayons cette production.

Il apparaît que la France est à la traîne : elle ne fait que rattraper une tendance existant déjà. Celle, bien entendu, à proposer des produits plus chers, plus élaborés, avec plus de profit à la clef…

Notons également que l’article du Monde reconnaît lui-même qu’il faut relativiser ce qui se passe :

“Les marques ne se rabattront pas exclusivement sur les poules élevées en agriculture biologique ou en plein air. Elles vendront également des œufs issus d’élevages au sol, dans lesquels les poules sont neuf par mètre carré (soit un cercle de 38 cm de diamètre chacune), sans accès à l’extérieur ni à la lumière naturelle.”

Mais ce n’est pas tout et là est un aspect peut-être central. Les statistiques officielles donnent les chiffres suivants pour la manière dont l’exploitation animale organise l’exploitation des poules :

En 2010, 70 % des élevages disposaient de 1 000 à 20 000 poules (21 % des effectifs nationaux), 15 % des élevages disposaient de 20 000 à 100 000 poules (37 % des effectifs) et 5 % disposaient de plus de 100 000 poules (41 % des effectifs)

La tendance est, comme toujours dans le capitalisme, à du plus gros, du plus lourd.

En effet, 40 % de la production française d’œufs est destinée aux industries alimentaires (pâtisserie, biscuiterie, pâtes alimentaires, industries laitières, etc.) et à la restauration hors domicile.

Ici, ce sont les oeufs de poule élevées en cage qui vont être utilisés.

C’est cela la vraie raison pour laquelle l’industrie alimentaire se “détourne” des oeufs en cage.

Car ici on est dans la production de masse sans “qualité”, alors qu’inversement lorsque le consommateur va au supermarché, on peut élever les prix sous des prétextes divers afin de davantage faire de profit.

La raison de l’agrandissement des cages des poules, c’est de pouvoir tuer la petite concurrence à coups de règlements, c’est de trouver des prétextes pour arracher plus de profits au consommateur.

Il faut être bien naïf pour y voir une ouverture des entreprises au bien-être animal !

D’autant plus que les poules de l’industrie alimentaire connaissent des cadences toujours plus grandes, des modifications génétiques terribles….

On a bien une accentuation de l’exploitation animale et ceux qui prétendent le contraire confondent une tendance particulière avec la tendance générale…

Campagne forcenée pro-cannabis à Marseille

Cette tribune rendu publique hier dans le Journal du Dimanche est une énième provocation de plus en faveur du cannabis. Elle a cela d’on ne peut plus hypocrite, cependant, qu’elle vient… de Marseille.

Une ville gangrenée par la mafia, et certainement pas uniquement par la mafia du cannabis ! Prétendre donc pacifier Marseille au moyen de la légalisation “contrôlée” du cannabis est donc ridicule.

Il est vrai que les actions spectaculaires des mafieux ces derniers temps à Marseille ont marqué les esprits. Mais pense-t-on réellement que ces pratiques et la culture qui va avec vont disparaître aussi simplement?

C’est le profit facile qui est l’objectif des mafieux, qui est le moteur des mafias. Qu’il y ait une répercussion sociale pour le petit dealer tentant de gagner sa vie, c’est relativement vrai mais ce n’est nullement le moteur réel de la mafia.

Quel rapport alors avec “l’ordre moral” et l’exclusion des personnes dépendantes dénoncés dans le texte?

Notons au passage que Patrick Mennucci a signé également cette tribune. Aux élections municipales marseillaises de 2014, il a terminé derrière l’UMP et le FN. S’il croit que c’est avec ce genre de choses qu’il va revenir dans la course, c’est raté…

Quant à une autre signataire marseillaise, Marie-Arlette Carlotti, député dans les Bouches du Rhône, citons au passage un de ses propos pro-corrida :

“Au début j’avais peur. Mes amis m’y ont amenée. Quand ça vous prend, ça ne vous lâche plus. Maintenant, c’est sans culpabilité.”

Pas de rapport avec le cannabis, mais il y a tout de même un fond commun : l’incapacité à proposer une utopie positive, des valeurs morales, des principes universels, le tout en adéquation avec une vie naturelle.

Voici la tribune.

“Depuis près d’un demi-siècle, la loi qui s’applique à la consommation du cannabis est prohibitionniste, répressive et punitive. Pourtant la dangerosité du cannabis est sans commune mesure avec celle du tabac (60.000 morts par an) et de l’alcool (40.000 morts par an), qui sont des drogues licites.

La prohibition du cannabis est un échec :

• Elle est directement responsable, chez nous, de réseaux, de trafics très organisés, qui brassent des sommes considérables et gangrènent de nombreux quartiers. Les règlements de comptes (2014 : 15 faits, 10 décès, 2015 : 13 faits, 14 décès, 2016 : 34 décès) sont très majoritairement liés au trafic de cannabis. 20% de l’activité policière concerne le trafic de cannabis (9.095 procédures pour infraction à la législation sur les stupéfiants en 2015, à 90% pour le cannabis, contre 6.808 en 2012, soit une augmentation de 25%).

• La répression a un coût important (santé, police, justice, prison) qui ne va pas aux investissements nécessaires et productifs (santé, logement, école, travaux publics, sécurité).

• Elle est dommageable pour la santé, car la clandestinité des pratiques éloigne les consommateurs de la prévention, de la réduction des risques et des soins. Le rajeunissement constaté des premières consommations impose des mesures innovantes auprès des jeunes ; mais aucun dispositif spécifique opérant n’existe dans les établissements scolaires, des points accueil écoute jeunes ferment, et les consultations jeunes consommateurs peinent, du fait de la prohibition, à attirer de jeunes usagers inquiets d’exposer leurs questionnements.

• La prohibition génère de l’exclusion puisque des personnes présentant un mode de vie particulier ou une pathologie addictive sont stigmatisées, rejetées, punies, rendues responsables de méfaits dont elles sont souvent les victimes. Et ce, au nom d’un ordre moral qui ne repose sur aucun élément prouvé par la science.

«C’est pourquoi nous lançons de Marseille cet appel à la France, pour que le débat sur la légalisation du cannabis soit ouvert»
Nous, Marseillais, conscients du désastre que cause le trafic dans notre ville, appelons aujourd’hui à une légalisation contrôlée de la production, de la vente et de la consommation, telle qu’elle existe déjà dans plusieurs pays, comme la solution raisonnée que nous devons choisir.

La fin de la prohibition aurait de nombreux effets positifs : la fin des réseaux mafieux qui prospèrent sur l’interdit, et qui tuent ; les économies substantielles qui bénéficieront à notre économie ; une taxation légitime sur la vente qui ferait rentrer de l’argent dans les caisses de l’État ; la réorientation de l’activité de la police et de la justice vers d’autres actions de sécurité ; l’amélioration de la santé des jeunes consommateurs parfois piégés dans un usage nocif ou une dépendance, et une vraie politique de prévention qui serait connexe à la légalisation ; la sortie de l’exclusion et une amélioration de la citoyenneté des personnes qui consomment et que la criminalisation de leur comportement rejette dans l’illégalité ; une organisation nouvelle de la production qui créera des emplois dans l’agriculture.

Il est temps d’agir. Marseille souffre des dommages causés par la prohibition du cannabis. Nous voulons porter le changement et appeler à une politique plus efficace et plus humaine. C’est pourquoi nous lançons de Marseille cet appel à la France, pour que, dans la période électorale qui arrive, le débat sur la légalisation du cannabis soit ouvert.”

La liste des signataires :

Menucci Patrick, Député
Stambul Béatrice, Psychiatre. Présidente d’honneur de l’Association Française de Réduction des Risques
Granger Yann, Coordinateur du CAARUD du Bus 31/32
Pérez Fabien, Avocat

Adloff Céline, Éducatrice spécialisée
Appia Brigitte, Retraitée
Apostolidis Thémis, Professeur de psychologie sociale
Battesti Emma, Comédienne
Bagnis Olivier, Médecin référent CSAPA des Baumettes
Barles Sébastien, Enseignant, Chargé de Mission au Parlement Européen
Bartolo Karine, Psychiatre addictologue
Bartolomei Christine, Magistrat retraitée
Bartolomei Louis, Magistrat retraité
Bayet Guillaume, PH Unité Sanitaire des Baumettes APHM
Beau Sophie, Directrice d’association humanitaire
Beaucamp Aurélien, Président AIDES
Beetlestone Emma, Psychiatre
Beitone Alain, Professeur retraité
Benmaria Nassera, Conseillère d’arrondissement, députée suppléante
Benmohammed Djamel, Coordinateur ASUD
Bennahmias Jean-Luc, Président du Front Démocrate UDE
Bensussan Agnès, Sociologue
Billy Pierre, Chef de service Foyer d’Accueil Médicalisé
Blaine Julien, Poète
Blanc Dominique, Médecin généraliste UCSA Baumettes
Bonnemain Tristan, Graphiste
Bonnet Didier, Association ADRETS
Boulanger Sylvie, Psychologue clinicienne Réseau Marseille Santé Sud
Bourelly Michel, Militant associatif, Moniteur d’études en sciences sociales ANRS
Bourlière Marc, Chef de service Hépatogastroentérologie Hôpital Saint-Joseph
Bret Robert, Retraité, ancien parlementaire, militant associatif (OIP)
Breton Christine, Conservateur honoraire du Patrimoine
Brollo Sylvie, Psychologue CSAPA Prisons de Marseille
Brun François, Médecin généraliste
Bruschi Christian, Professeur émérite des facultés de droit, avocat honoraire
Bruschi Myrtho, Avocat Honoraire
Camil Silvie, Directrice ASUD Mars Say Yeah
Cano Lucia, Architecte
Carlotti Marie-Arlette, Députée
Carouge Clément, Fondateur de la Nuit Magazine
Carrieri Patrizia, Chercheure INSERM
Chabannes Jean-Marc, Psychiatre APHM
Chapiro Claude Renard, Intervenant culturel
Chappe Cécile, Technicienne d’études cliniques Hôpital St Joseph
Chevalier Marielle, Éducatrice spécialisée
Chuzeville Marie-Claude, Ancienne Principale de collège
Clarte Florian, Moniteur d’escalade
Clarte Renaud, Psychiatre APHM
Condro Salvatore, Sociologue
Correard Régis, Salarié
Corsini Lionel, Dj Oil
Cottereau Joris, Moniteur éducateur
De Boissezon Bruno, Chef d’entreprise
Decamps Yann, Comédien
De Cerou Jean-Baptiste, Haut fonctionnaire
De Leusse Christian, Responsable associatif
Denambride Alix, Metteure en scène
De Severac Marie-Laure, Médecin
Desgranges Béatrice, Directrice de festival
Marie Dijon, Chef de cuisine
Dinard Michel, Auteur Compositeur Interprète
Diakhaté Lamine, Responsable PS sénégalais à Marseille
Djaffri Abdelghani, Intervenant de proximité
Doumenc Camille, Éducatrice spécialisée, coordinatrice CSAPA
Duport Claire, Sociologue
Febvrel Didier, Médecin de Santé Publique
Félius Stéphane, Chef de service structure Médico Sociale
Fieulaine Matthieu, Coordinateur Association SANTé!
Fourest Alain, Responsable associatif
Frappas Mylène, Cadre de Santé Publique – Marseille
Freschel Agnès, Journaliste
Gadelius Hans, Médecin addictologue
Galinier Anne, Coordinateur Espace Santé APHM
Gasiglia Caroline, Présidente CAARUD Le Tipi
Gaudion Lucien, Artiste
Girard Vincent, Psychiatre APHM
Goldet Hélène, Présidente du CIQ
Granjon Bernard, Président d’Honneur de Médecins du Monde
Hadj-Chick Haouaria, Conseillere départementale
Hariton Bernard, Médecin généraliste
Hazer Bénédicte, PH Médecin urgentiste
Hispa Dorian, Responsable EELV
Hoareau Emmanuelle, Sociologue InCITTA et GVRS
Hourrier Ketty, Éducatrice spécialisée
Iivanez Philippe, Artiste & Cuisinier
Jordan Claude, Directeur CSAPA/CAARUD
Kerdudo Olivier, L’Amateur (Artiste et programmateur)
Kerimel Eric, Directeur général d’Habitat alternatif et Social
Kilidjian Dro, Programmateur musique
Laberthe Sandra, Infirmière
Lacoste Patrick, Responsable associatif
Lagati Nadia, Artiste & Cuisinière
Lancon Christophe, Psychiatre APHM
Lardillier Dominique, Médecin
Lasolle Claire, Citoyenne – Trésorière de l’association SOLARIS / Videodrome 2
Laurent-Crippa Dominique, Infirmière de secteur psychiatrique
Lebrun Maela, Infirmière Cheffe de service
Le Flour Marine, Artiste Plasticienne et Dj Pé Pé, Régisseuse
Lenoir Sylvia, Chef de service CHRS et CAARUD
Levi Joachim, Association Nouvelle Aube
Longère Serge, Directeur d’établissements médico-sociaux
Lyon Delphine, Policière
Mahachi Osman, Militant associatif
Malaval Isabelle, Coordinatrice générale PACA Médecins du Monde
Martel Frédéric, Journaliste/ Ecrivain
Martin Victor, Intervenant de réduction des risques
Matenot Nicolas, Psychologue Social de la Santé
Mélère Julie, Professeur de lettres modernes
Mélia Corinne, Coordinatrice Réseau Santé OEB
Merbah Nasser, Professeur d’EPS
Mikowsky Sonia, Scénographe
Mokhtari Saadia, APHM Médecin maladies tropicales
Monge Axelle, Chef de projet culture
Moukomel Marianne, Orthophoniste retraitée
Musso Sandrine, Antropologue
Nave Constance, Présidente SOS Hépatites PACA
Naudin Jean, PUPH Psychiatre, Docteur en philosophie
Noël Benoît, Chef de service établissement médico-social
Nugoli Hélène, Policière
Ohanessian Yannick, Elu CESER PACA
Olenine Alexandre, Animateur de prévention
Paraponaris Hervé, Artiste, Enseignant chercheur
Pendaries Jean-René, Citoyen
Pétrot Jean-Philippe, Infirmier psychiatrique
Pigamio Marion, Cheffe d’entreprise
Pigamo Nathalie, Conseillère Métropolitaine
Policard Yael, Etudiant
Poitevin Christian, Adjoint à la culture Marseille 89-95
Putzschel Dirk, Médecin addictologue APHM
Richez-Battesti Nadine, Enseignante – chercheur AMU
Rooijackers Jean-Régis, Coordinateur de structure médico-sociale
Roux Perrine, Chercheure INSERM
Saint-Girons Nicolas, Enseignant
Santucci Jean-Jacques, Directeur Addictions Méditerranée
Scheidt Bertrand, Producteur de spectacles
Scotto Eric, Commerçant
Simon Nicolas, Psychiatre APHM
Spire Bruno, Ancien Président de AIDES
Sportis Cécile, Ancienne diplomate
Stambul Édouard, Professeur
Stambul Pierre, Professeur retraité
Stambul Samuel, Architecte
Tagawa Anne-Marie, Éducatrice de Prévention Quartiers Nord retraitée
Tiran Emma, Fonctionnaire Territoriale
Toubiana Pierre, Médecin de Santé Publique retraité
Trignac Cyrille, Militant associatif, politique, syndical
Tur Vera, Directrice d’école maternelle
Vassas Stéphanie, Directrice ANPAA
Vercey Renaud, Réalisateur multimédia
Viard Jean, Chercheur
Vidal Anne, Psychologue clinicienne
Vigier Emmanuel, Réalisateur
Zurbach Etienne, Coordinateur TREND SINTES

113 : Demain j’arrête

Si le groupe de hip hop 113 avait déjà perdu la source de son énergie, sa chanson “demain j’arrête”  de 2010 est un assez bon témoignage de la fascination / répulsion que produit le cannabis.

D’un côté, il y a tout l’esprit propre à la fuite, au paradis artificiel, à l’esprit mafieux, de l’autre il y a une vraie prise de conscience des dangers, de la dépendance et de la nécessité d’arrêter… même si cela s’avère un voeu pieux : “J’pense à arrêter, c’est c’que j’me dis chaque année”, “Je roule un dernier pét’, c’est sûr qu’demain j’arrête”…

Il est très important de voir cette dimension, car si les religions ont du succès c’est notamment parce qu’elles se proposent comme vecteur d’une capacité à dire non aux drogues, aux comportements irrationnels, etc.

La recette c’est 2 feuilles, une clope, un briquet
Spliff allumé
Big fumée
Big-big fumée
Big fumée
Big fumée
J’bloque la pochette avec ma patte de grizzly
Avant la saisie, avant l’amnésie, envoie la Cheesy
Envoie l’paquet d’feuilles comme un frisbee
Téléphone, shit, maison, j’parle comme E.T
J’rappe au ralenti, je fume un lo-ki
J’fume 2-3 taffes pour couler un bronze, hachek, c’est les lentilles
Sur la tête de ma skunk que j’suis pas un yencli
J’suis un Yankee, j’enquille

Mes spliff font 3 mètres, j’les allume au feu d’bois
Tu m’as pas vu quand j’bois, comme un rot’ j’mords et j’abois
La verdure c’est d’la drogue dure
Tu la planques dans tes ieup, ton froc, c’est la cannabis cup
J’fume, j’fume, j’pense, j’suis dans aucune branche
Donc j’pose une plaquette sur la planche
La pochette est pleine donc la Playstation j’la branche, j’l’enclenche

J’suis dans un délire étrange, c’est nuit blanche

Elle te frappe à la tête, elle te cogne les pec’
Je roule un dernier pét’, c’est sûr qu’demain j’arrête
Tu lui mets de l’engrais et elle prend la grosse tête
Y’a des boulettes sur tous les sièges de ma charrette
J’ai semer le shérif, j’mets la beuh chimique dans une cigarette
C’est sûr demain j’arrête

J’ai semer le shérif, j’mets la beuh chimique
En un tour de magie, elle disparaît

J’attends une cargaison sur les docks
Mon shit c’est d’la dope, j’mets à l’amende Snoop Dogg
Le plus souvent, j’suis dans un délire, les yeux qui pétillent
Mon p’tit tour du ghetto sur un vélib’, essaye c’est terrible

J’pense à arrêter, c’est c’que j’me dis chaque année
Fais fumer bess et vite on va s’enfumer
Hey fumier, j’ai pas fini fais fais fais fumer
Que j’monte en orbite j’rallume la fé-fé-fé fusée
En pénurie on lève l’ancre

On met l’cap sur Meda, voiture de loc’, un stock de Rizzla
Ma skunk t’agresse comme au free fight
2-3 taffes et t’es en phase finale, défiguré comme un pirate
Les prix flambent, il est à plus d’cinq le kilo
J’veux être entrepreneur, un sac de graines, un ventilo
Hummm elle est trop bonne
Plus je “ffff” “ffff”, plus j’déconne

Elle te frappe à la tête, elle te cogne les pec’
Je roule un dernier pét’, c’est sûr qu’demain j’arrête
Tu lui mets de l’engrais et elle prend la grosse tête
Y’a des boulettes sur tous les sièges de ma charrette
J’ai semer le shérif, j’mets la beuh chimique dans une cigarette
C’est sûr demain j’arrête

J’ai semer le shérif, j’mets la beuh chimique
En un tour de magie, elle disparaît

Tu t’sens mal, t’as des gouttes de sueur sur l’front
Le mélange explosif skunk/shit te rend fou
T’es parano, tu bloques, tu dis pas un mot
Quand elle t’monte à la tête, là tu ris comme un môme

J’ai tout planquer comme Musulin dans un box
Approche ton oreille qu’on enlève tout le Miel Pops
Demain j’arrête, info ou intox?
Quand je m’réveille à la skunk j’ai la gueule gonflée au botox
J’vois en 3D, THX, c’est la Gaumont
Les bolosses s’baladent dans l’tièks comme une olivette dans un colon

J’vote pour les verts, j’ai une plantation solaire
Notre équipe on l’a formé sur les bancs scolaires
1-1 pour la résine, 3 pour la résine, Yes Side
Frénésiques, amnésiques, accros à l’Amnésia
J’aime la zik, la zion et le zit de shit
Quand j’hallucine, j’vole au-d’ssus du Grand Canyon

Elle te frappe à la tête, elle te cogne les pec’
Je roule un dernier pét’, c’est sûr qu’demain j’arrête
Tu lui mets de l’engrais et elle prend la grosse tête
Y’a des boulettes sur tous les sièges de ma charrette
J’ai semer le shérif, j’mets la beuh chimique dans une cigarette
C’est sûr demain j’arrête

J’ai semer le shérif, j’mets la beuh chimique
En un tour de magie, elle disparaît

J’ai mis d’la Bubble et d’la Haze dans ma pipe à eau
Je sors du Baba coffee shop, j’ai mon plan d’Caramelo
Demain j’arrête, demain j’arrête
J’te jure demain j’arrête, demain j’arrête, demain j’arrête
J’ai mis d’la Bubble et d’la Haze dans ma pipe à eau
Je sors du Baba coffee shop, j’ai mon plan d’Caramelo
Demain j’arrête, demain j’arrête
J’te jure demain j’arrête, demain j’arrête, demain j’arrête

Sylvia Pinel et la légalisation du cannabis comme “extension du champ des libertés individuelles”

Sylvia Pinel est la présidente du parti radical de gauche, qui va participer aux primaires organisées par le parti socialiste. Au début, elle comptait se présenter directement, mais les sondages lui accordaient 0 % donc elle a décidé d’accepter les primaires rejetées ouvertement auparavant.

Sa ligne est libérale-libertaire mais, naturellement, difficile encore de le dire tel quel. Aussi y a-t-il le thème de la sécurité qui a été saupoudré sur la justification de la légalisation du cannabis…

Voici à quel point c’est mal fait et révélateur d’une sacrée hypocrisie, au moyen de son « projet présidentiel ».

Cela commence donc de la manière suivante :

« Une République forte pour assurer la sécurité de tous.
Notre sécurité est un devoir. Je dégagerai tous les moyens pour lutter contre le terrorisme et la radicalisation. J’engagerai par ailleurs un combat déterminé contre les réseaux mafieux liés à la drogue par la légalisation encadrée du cannabis. C’est aussi une exigence de santé publique. »

Quand on lit cela, on comprend donc que la légalisation du cannabis est motivée par la lutte contre les mafias.

Cependant, que lit-on un peu plus loin ?

Qu’en fait, la consommation du cannabis serait un « droit ». Pour bien le souligner, c’est mis côte à côte avec d’autres « droits » considérés comme « nouveaux » à obtenir…

« INSTITUER DE NOUVEAUX DROITS

Le droit de mourir dans la dignité
La possibilité pour toutes les femmes de recourir à la PMA sans conditions
Le droit de vote pour les étrangers résidents en situation régulière
La légalisation de l’usage du cannabis, sous contrôle de l’État »

La contradiction est ici totalement évidente. Et comme le « projet présidentiel » fait 54 pages, il a fallu bien aborder cela.

Voici comment Sylvia Pinel tente de s’en sortir, au prix de multiples contorsions :

« La légalisation du cannabis, que je propose, ne doit pas être seulement regardée comme un élément d’extension du champ des libertés individuelles. Elle doit également s’analyser comme un moyen efficace de lutte contre les réseaux de trafic et la délinquance organisée.

La légalisation du cannabis devra s’accompagner de mesures destinées à prévenir les usages nuisibles à la santé, comme à la sécurité : Les ventes seront contrôlées par l’État sur le modèle de la commercialisation d’alcool.

Le cannabis sera en accès libre dans les pharmacies. Le prix d’achat sera calibré. Il devra être suffisamment élevé pour ne pas encourager les ventes, mais suffisamment bas pour prévenir le développement de réseaux souterrains.

Les sanctions contre l’usage de cannabis au volant seront fortes et les contrôles plus fréquents. Les tests salivaires pourraient être systématiquement effectués lors des contrôles. Des contrôles stricts seront effectués sur la qualité de ces produits pour répondre à la problématique de santé publique que posent les substances actuelles. Les risques en seront atténués.

J’ajoute que l’intervention de l’Etat dans le dispositif de production, de commercialisation et de contrôle du cannabis génèrera de nouvelles recettes publiques, de l’ordre de 2 milliards d’euros. »

On l’aura compris : l’argument des recettes publiques est censé justifier le tout.

La lutte contre les mafias est bien ce qui est secondaire par rapport à ce qui est bien défini comme une « extension du champ des libertés individuelles ».

Un peu plus loin, on trouve toutefois ce petit rappel :

« Légaliser l’usage du cannabis Pour être pleinement comprise, cette mesure de libéralisation doit être mise en rapport avec la politique de sécurité intérieure (voir ci-dessus). »

C’est là que toute l’hypocrisie se révèle : l’argument anti-mafias est juste censé rassurer, donner un justificatif social positif à quelque chose qui doit être considéré pour ce que c’est, à savoir une véritable régression !

La question des simili-carnés et de leur dénomination

La Coordination rurale est un syndicat d’agriculteurs et d’éleveurs, c’est même le second derrière la FNSEA, qui est critiquée pour représenter les intérêts des plus gros industriels.

Elle représente les petites entreprises qui veulent encore être grandes, et elles viennent de se lancer dans une opération qui est déjà très forte en Allemagne : empêcher que les produits simili-carnés utilisent les mêmes termes pour se définir que les produits carnés.

Voici leur tout nouveau communiqué de presse à ce sujet :

La mention « steak » doit être réservée à la viande. Un steak ne peut pas être vegan !

A l’instar de son homologue allemand, Christian Schmidt, la section Viande de la Coordination Rurale demande au ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll d’interdire l’utilisation des dénominations associées aux produits carnés (steak, saucisse, jambon…) pour la commercialisation des produits ne contenant pas de viande, ou pour les lieux de leurs ventes (boucherie…).

Les plats tentant d’imiter la viande n’en sont pas pour autant. Il faut mettre fin à ces pratiques trompeuses pour les consommateurs.

Les éleveurs de la CR rappellent que les récentes enquêtes de 60 millions de consommateurs à ce sujet ont encore montré que les apports nutritionnels des produits élaborés uniquement à base de protéines végétales ne sont pas équivalents à ceux des produits carnés.

Il serait donc également souhaitable que, dans la restauration collective, en particulier scolaire, des menus végétariens uniques ne soient pas imposés certains jours comme cela arrive de plus en plus fréquemment.

En effet, il revient à chaque adulte responsable de faire ses propres choix alimentaires pour ce qui le concerne, et l’Éducation nationale ne peut contribuer à les formater de manière abusive, au risque de nuire au développement physique et psychique de l’enfant et de l’adolescent ; c’est une question de santé publique.

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Tout cela est totalement logique. A partir du moment où le véganisme ne se pose pas comme moral, comme culture, que c’est l’industrie qui prédomine, alors la question de fond devient celle de la concurrence économique.

A partir du moment où l’on ne met pas en avant la Nature, mais le fait de ne pas tuer, c’est-à-dire non pas la vie mais la mort, on aboutit à l’existentialisme, à une passivité consommatrice.

Tout cela est bien philosophique et pour faire plus simple : réduire le véganisme au remplacement de la viande par du simili-carné, c’est réduire l’alimentation végétalienne à des substituts de viande.

La conséquence en est déjà une base morale insuffisante : nous ne croyons pas qu’à terme il restera grand-chose de la vague L214 – Aymeric Caron, plein de superficialité et d’esprit bobo individualiste.

Une autre conséquence est que le véganisme devient une question capitaliste, avec capitalisme contre capitalisme. Le summum du militantisme semble d’ailleurs être chez certains d’ouvrir son épicerie ou son restaurant dans le centre-ville, ce qui peut être utile, mais si le but est le profit et si les produits vendus sont du simili-carné, le véganisme n’est qu’un prétexte à du business…

Et qui dit business dit concurrence. Il n’est nullement étonnant que les producteurs de « viande » tentent de préserver leurs parts de marché, leur monopole. Et partant de là, qu’ils comptent empêcher l’utilisation de définitions relevant de leur production.

Cela ne nous étonne pas et nous trouvons absurde les gens qui ont envie de retrouver le goût du cadavre dans leur bouche, même si cela n’en est pas un.

Nous considérons le véganisme comme une véritable culture, pas comme une variante de cette société où tout est à changer.

L’autre interprétation du véganisme se donne comme objectif de véganiser la société, en affirmant que c’est possible, qu’on peut faire confiance aux institutions.

Rien que cette question des noms employés pour le simili-carné reflète déjà l’impossibilité de cela : le système veut bien des niches, il n’a rien contre 1 ou 2 % de gens se « perdant dans le décor ». Mais il ne faut pas que cela déborde, cela ne doit pas dépasser du cadre, chaque chose doit rester à sa place…

“Foie gras” : plus d’un million de canards massacrés en raison d’une grippe aviaire

C’est une catastrophe de plus, d’une ampleur terrifiante, surtout si l’on prend en compte que cela est considéré comme “normal”.

Plus d’un million de canards vont être assassinés par l’exploitation animale, ceux-ci ne correspondant plus à la forme de marchandise dont elle a besoin.

La concentration d’êtres vivants à haut degré est, effectivement, anti-naturelle et par conséquent vecteur de maladies. En l’occurrence, c’est la grippe aviaire H5N8 qui est en cause.

Le sud-ouest, avec ses multiples élevages, est concerné avec pas moins de 89 foyers de cette forme de grippe!

Rien que le département du Gers contient 45 foyers…

Voici, à titre d’illustration, la liste officielle de ces foyers du Gers présentés par le ministre de l’agriculture.

Le 2 janvier 2017,  un foyer a été détecté à Sauviac dans une exploitation de 16800 canards.
Le 2 janvier 2017, un foyer a été détecté à Manciet dans une exploitation de 7000 canards.
Le 31 décembre 2016, un foyer a été confirmé à Bars dans une exploitation de 5800 canards.
Le 31 décembre 2016, un foyer a été confirmé à Mirannes.
Le 30 décembre 2016, un foyer a été confirmé à Monlezun d’Armagnac dans  une exploitation de 11500 canards.
Le 30 décembre 2016, un foyer a été confirmé à Saint-Michel dans une exploitation de10500 canards.Le 29 décembre 2016, un foyer a été confirmé à Eauze dans une exploitation de 8000 canards.
Le 29 décembre 2016, un foyer a été confirmé à  Ségos une exploitation de 10900 canards.
Le 29 décembre 2016, un foyer a été confirmé à Manciet dans une exploitation de 12000 canards.
Le 29 décembre 2016, un foyer a été confirmé à Duffort dans une exploitation de 1000 canards.
Le 28 décembre 2016, un foyer a été confirmé à Tillac dans une exploitation de 9000 canards.
Le 28 décembre 2016, un foyer a été confirmé à Caupenne d’Armagnac dans une exploitation de 9500 canards.
Le 28 décembre 2016, un foyer a été confirmé à Barcugnan dans une exploitation de 8000 canards.
Le 28 décembre 2016, un foyer a été confirmé à Monguihem dans une exploitation de 5200 canards.
Le 28 décembre 2016, un foyer a été confirmé à Barcelone du Gers dans une exploitation de 4400 canards.
Le 28 décembre 2016, un foyer a été confirmé à Eauze dans une exploitation de 9200 canards.
Le 28 décembre 2016, un foyer a été confirmé à Monguihem dans une exploitation de 4000 canards.
Le 24 décembre 2016, un foyer a été confirmé à Ste-Christie-d’Armagnac dans une exploitation de 8000 canards ; un autre foyer a été confirmé le même jour à Duffort dans un élevage de 9 000 canards.
Le 23 décembre 2016, un foyer a été détecté à Montesquiou dans une exploitation de 390 canards.
Le 23 décembre 2016, un foyer a été détecté à Lannux dans une exploitation de 900 canards.
Le 23 décembre 2016, un foyer a été détecté à Sainte Christie d’Armagnac dans une exploitation de 10 600 poulets et 1 900 pintades.
Le 19 décembre 2016, un foyer a été détecté à Castex d’Armagnac dans une exploitation de 8 100 canards.
Le 19 décembre 2016, un foyer a été détecté à Segos dans une exploitation de 1 469 canards.
Le 19 décembre 2016, un foyer a été détecté à Bernede dans une exploitation de 1 144 canards.
Le 18 décembre 2016, un foyer a été détecté à Laujuzan dans une exploitation de canards.
Le 18 décembre 2016, un foyer a été détecté à Bars dans une exploitation de 5 900 canards.
Le 17 décembre 2016, un foyer a été détecté à Laujuzan dans une exploitation de 1 640 canards.
Le 17 décembre 2016, un foyer a été détecté à Barcelone du Gers dans une exploitation de canards.
Le 16 décembre 2016, un foyer a été détecté à Saint Medard dans une exploitation de 8 800 volailles.
Le 16 décembre 2016, un foyer a été détecté à Tillac dans une exploitation de 7 000 canards.
Le 16 décembre 2016, un foyer a été détecté à Monlezun d’Armagnac dans une exploitation de 900 canards.
Le 16 décembre 2016, un foyer a été détecté à Saint Médard dans une exploitation de 2 000 volailles.
Le 15 décembre 2016, un foyer a été détecté à Laujuzan dans une exploitation de 7000 canards.
Le 13 décembre 2016, un foyer a été détecté à Mauléon d’Armagnac dans une exploitation de 650 canards.
Le 13 décembre 2016, un foyer a été détecté à Mansempuy dans une exploitation de canards.
Le 11 décembre 2016, un foyer a été détecté à Avéron-Bergelle dans une exploitation de 800 canards.
Le 11 décembre 2016, un second foyer a été détecté à Segos dans une exploitation de 8 800 poulets et 3 000 canards.
Le 11 décembre 2016, un foyer a été détecté à Eauze dans une exploitation de 900 canards.
Le 10 décembre 2016, un foyer a été détecté à Caupenne d’Armagnac dans une exploitation de 19 000 canards.
Le 8 décembre, un foyer a été détecté à Segos dans une exploitation de 1 200 canards.
Le 8 décembre 2016, un foyer a été détecté à Ricourt dans une exploitation de 7 600 canards et 17 600 poulets.
Le 2 décembre 2016, des foyers en lien épidémiologique avec le foyer du Tarn (du 1er décembre) ont été détectés dans les communes de :

Monlezun, dans un élevage de 15 600 canards
Eauze dans un élevage de 1 640 canards
Beaumont sur l’Osse dans un élevage de 690 canards

Comme on le voit, il n’y a ici ni malchance ni hasard, c’est le résultat direct de la nature même de cette “production”.

A la concentration énorme s’ajoute d’ailleurs une division du travail tout à fait moderne, malgré la présentation imaginaire d’un “terroir” ancestral.

En l’occurrence – on parle ici d’animaux destinés à faire du “foie gras” – il y a les naissances chez des éleveurs, ensuite le transport jusqu’aux “gaveurs”, et enfin le parcours jusqu’à l’abattoir.

Ce processus, nullement artisanal, mais obéissant à des lois précises – celles du marché – fait que les décisions sont unilatérales, sans arrière-pensées.

Juste avant Noël, il y a déjà eu 600 000 canards abattus, là ce sont 800 000 qui vont l’être d’ici le 20 janvier. Si cela ne suffit pas pour enrayer la grippe, 500 000 autres canards présents dans la zone seront assassinés eux aussi.

Des chiffres énormes, qui ne font que pourtant environ 9% du “cheptel” des canards liés à l’industrie du foie gras… En sachant que, l’année dernière, c’est 25% du “cheptel” qui a été assassiné!

Une simple mesure “économique”, supervisée par une industrie énorme en France : chaque année, il y a 37 millions de canards et 700.000 oies qui sont gavées pour satisfaire cette industrie…

Rappelons aussi deux points très importants :

– c’est l’Etat qui paie les “opérations de dépeuplement” (il s’agit de l’expression officielle) ;

– l’Etat indemnisera les entreprises pour leur arrêt de production.

Comme on le voit, l’Etat est clairement dans le camp de l’exploitation animale (et du capitalisme en général).

Et pour l’anecdote, le document du ministère annonçant l’abattage a trois mots-clefs : “INFLUENZA AVIAIRE”, “SÉCURITÉ SANITAIRE” et… “PROTECTION DES ANIMAUX”.

MOB 47 : Animal Liberation

Nous sommes en 1983 et le véganisme existe déjà, comme affirmation révolutionnaire et ayant conscience de l’adversité…

Pour cette raison, la critique vegan de la condition animale est alors capable de critiquer l’aliénation sociale. On n’est pas ici dans le véganisme bobo qui a débarqué trente années après, en se prétendant nouveau…

Voici un exemple avec la chanson « Animal Liberation » du groupe suédois MOB 47, dont la musique sombre relève de tout ce courant punk – hardcore – squatt, en particulier dans sa version nordique, où le conformisme est historiquement extrêmement puissant.

L’album où était présente cette chanson a été d’ailleurs tiré initialement à 466 exemplaires, puis à 1200 seulement.

Il ne s’agit pas ici d’éprouver de la nostalgie pour une période où le véganisme était underground et radical, mais d’avoir un aperçu historique sur ce que représente la libération animale comme concept historiquement…

Fastspänd på en bänk ingenstans att fly
Elektriciteten går genom hjärnan
Skalpellen skär genom nervsystemet
Kroppen skakar till och allt är slut
Sanglé sur un banc sans endroit où s’enfuir
L’électricité va dans le cerveau
Le scalpel coupe à travers le système nerveux
Le corps est secoué de spasmes et tout est fini

Vem har gett dom rätten att ta deras liv
Använda deras liv till sin forskning
Fylla dom med skit för att bota vår cancer
Hur kan vi se på när dom mördar djuren
Qui leur a donné le droit d’arracher leurs vies
D’utiliser leurs vies pour leurs recherches
De les remplir de saloperies pour guérir notre cancer
Comment pouvons-nous rester passif quand ils tuent des animaux

Animal liberation
Alla djurförsök är mord
Libération animale
Tous les essais sur les animaux sont un meurtre

Det finns alternativ till djurförsök
Man kan använda cellbyggnader istället för djur
Inga jävla sminkföretag ska få mörda fler djur
För att folk ska kunna använda deras skit
Il existe des alternatives à l’expérimentation animale
Vous pouvez utiliser des cellules au lieu d’animaux
Aucune saleté d’entreprise de maquillage ne doit plus tuer d’animaux
Pour que des gens puissent utiliser leurs merdes

La “Confédération pour l’Homme, l’animal, la planète : Tous unis pour le vivant”

Voici un aperçu de ce qui se  passe dans la mouvance  écologiste issue d’Europe écologie les verts, mais sous la forme d’un aperçu seulement car les informations sont rares, uniquement destinées aux médias, les structures sont multiples, les programmes divers sont vides, les sites internet à l’abandon, affreux ou tout aussi vides.

Ce qu’il faut retenir, apparemment, est la formation passée  entièrement inaperçue de la “Confédération pour l’Homme, l’animal, la planète : Tous unis pour le vivant”.

Si ces  gens publiaient  un communiqué, nous tenaient  au courant, nous l’aurions publié, seulement voilà on est ici dans une mouvance dont  les intérêts  et  les contours sont  plus que flous.

Cette “confédération” unifie plusieurs structures.

On a tout  d’abord le Mouvement écologiste indépendant (MEI) d’Antoine Waechter, qui ces dernières années portait un regard critique sur EELV, tout  de même soutenue électoralement, voire même au sein d’alliances (en partie  pour  les régionales de 2010,  soutien à Eva Joly pour la présidentielle de 2012,  alliance avec EELV dans plusieurs endroits  pour  les élections législatives de 2012, alliance aux élections européennes de 2014, etc.).

Cette fois, c’est donc terminé.

On a ensuite deux autres  structures, plus petites : Le Trèfle – Les nouveaux écologistes, présidé par Albert Lapeyre et le Mouvement Hommes, Animaux, Nature (MHAN), présidé par Jacques Leboucher.

Le Trèfle trouve son origine à l’extrême-droite,  avec l’avocat de cette mouvance Bernard Manovelli, qui avait fondé au début de la décennie 1990  pas moins de trois “partis” d’un coup: les nouveaux écologistes du rassemblement nature et animaux, le Parti pour la défense des animaux et l’Union nationale écologiste.

Le dirigeant actuel provient pareillement de la droite dure, tout comme Jacques Leboucher, président du Mouvement Hommes, Animaux, Nature.

Ces structures appellent d’ailleurs régulièrement à soutenir tel ou tel candidat de droite.

D’ailleurs, il n’y aura pas de candidature à la présidentielle, ce qui risquerait de nuire à la droite au premier tour, mais seulement  aux législatives, comme l’explique ce communiqué absolument vide sur le  plan du contenu :

A l’initiative de trois partis politiques ; le MEI (Les écologistes-Mouvement Ecologiste Indépendant), le Trèfle et le MHAN (le Mouvement Hommes, Animaux, Nature) , a été constituée samedi 3 décembre 2016 à Lyon une Confédération dénommée :

CONFEDERATION POUR L’HOMME, L’ANIMAL ET LA PLANETE
« Tous unis pour le vivant »

Cette initiative unitaire répond aux souhaits de nos concitoyens d’une prise en compte de l’écologie dans toutes ses dimensions.

Cette confédération a vocation à accueillir les partis qui défendent les valeurs de l’écologie, du respect de la dignité humaine et de la sensibilité des autres êtres vivants. Elle entend promouvoir un modèle adapté à la finitude et à la diversité du Monde.

Les programmes seront soumis à l’approbation de nos concitoyens lors des élections législatives de juin 2017. Pour cela, la confédération est en mesure, à ce jour, de présenter plus de 250 candidat(e)s dans les différentes circonscriptions. D’autres organisations demandent à en faire partie. Le nombre de candidats pourrait alors rapidement atteindre les 350.

Chacune des organisations fondatrices assumera à tour de rôle les fonctions de présidence et de trésorier. Le tour a été tiré au sort. Ce sera le MHAN en 2017, le Trèfle en 2018 et le MEI en 2019.

On l’aura compris : c’est un parti politique fourre-tout sous la forme d’une pseudo-confédération, visant à avoir des élus dans le cadre d’un positionnement comme outil à la droite  pour les  élections.

C’est  un de ces multiples exemples d’attrape-nigauds électoraux… dont  l’équivalent à gauche est François de Rugy avec son “parti écologiste”.

Actions de l’ALF dans le sud de la France

Dans la nuit du 29 au 30 décembre 2016, “ALF”  et “meurtriers” ont été tagués sur des boucheries place Canteloup et rue Gaspard-Philippe dans le quartier Saint-Michel, à Bordeaux.

Dans le sud de la France, sans précisions géographiques (on imagine par principe de sécurité), des miradors servant aux chasseurs ont été sabotés, avec le communiqué suivant en date du premier  janvier 2017 :

“Vive le vand’, vive le vand’, vive le vandalisme !

Bonne année! Bon sabotage!

01/01/2017 – South of France

VA.”

La mort atroce lors des incendies des fermes-usines

Ce qui s’est passé à Ploubalay, village de 3000 habitants au nord de Dinan dans les Côtes-d’Armor, en dit long sur la manière dont les animaux sont considérés comme des marchandises, et rien d’autre.

Hier, un ouvrier agricole arrive à neuf heures du matin sur son lieu de travail et s’aperçoit que ce lieu, une ferme industrielle, est en feu.

2 200 porcelets meurent dans la destruction par les flammes d’un hangar de 700 m², ainsi que 220 truies dans un second bâtiment.

C’est un chiffre énorme et on imagine à quel point leur mort a été atroce.

Car il faut prendre en compte le résultat de ce calcul sordide : 700 m² divisé par 2 200, cela donne comme résultat 0,32.

Cela fait 30 centimètres carré par porcelet, dans une ferme-usine où les 2 200 porcelets étaient « élevés sur caillebotis », comme la quasi totalité des cochons dans l’industrie de l’exploitation animale.

C’est terrifiant !

Nous avions considéré qu’il était erroné de parler de manière unilatérale de camp de concentration pour les élevages industriels, comme cela a été fait récemment (“non aux camps de concentration” écrit comme slogan lors de l’incendie volontaire à la « ferme des mille veaux »).

Cependant, là, on doit bien reconnaître qu’un feu ravageant 2 200 être vivants collés les uns contre les autres, des êtres vivants jeunes, terrorisés, cela a dû correspondre à ce qu’on appelle l’enfer.

On doit penser bien sûr qu’il en a été de même pour les truies, qui étaient sans doute bloquées chacune par tout un appareillage métallique, dans l’incapacité de bouger.

Et on en déduit, puisque l’ouvrier découvre cela à 9 heures du matin, qu’il n’y a aucune surveillance. Quant à l’efficacité d’alarmes ou de quelque chose de ce genre, sans doute qu’il y a bien peu à espérer ici : on est dans une industrie qui, comme toutes les industries, associe pression commerciale et pragmatisme d’entreprise.

Pourtant, la loi est formelle et citons ici un arrêté préfectoral concernant une ferme-usine de Ploubalay. Nous ne savons pas si c’est celle-ci qui est concernée, il y en a plusieurs là-bas.

Néanmoins, on se doute que le principe est le même partout :

« 2.4. – Sécurité

2.4.1 – L’installation électrique doit être conforme aux normes en vigueur ainsi que les installations de chauffage et de stockage de combustibles, s’il en existe.

2.4.2 – L’établissement doit être doté de moyens de lutte contre l’incendie appropriés aux risques à défendre (extincteurs pour feu d’origine électrique).

2.4.3. – L’installation classée dispose à 200 mètres au plus de l’établissement, en un emplacement facilement accessible par les sapeurs-pompiers et visiblement signalé, d’un poteau d’incendie de 100 m / m conforme à la norme NFS 61 213 capable de fournir en permanence un débit de 1000 litres / minute sous une pression dynamique de 1 bar minimum, ou d’une réserve d’eau d’une capacité utile de 120 m3 équipée d’une aire de mise en aspiration viabilisée, d’une surface de 32 m2 au moins, accessible en tous temps et en toutes circonstances.

2.4.4. – A défaut de disposer de moyens suffisants de lutte contre l’incendie implantés à moins de 200m au plus du risque ou d’un avis favorable des services d’incendie et de secours sur les moyens alternatifs de lutte contre l’incendie proposés par l’exploitant, celui-ci devra mettre en oeuvre une réserve d’au moins 120m3 destinée à l’extinction d’un sinistre dans un délai de 6 mois. »

Passons sur le fait qu’il n’y ait pas une surveillance 24 heures sur 24, des alarmes… Alors qu’en toute conscience cela devrait être le cas.

Si l’on se contente de ces lignes, alors le propriétaire de la ferme-usine est coupable de négligence… et de ce fait de maltraitance (c’est le moins qu’on puisse dire).

Or, on peut partir du principe qu’il n’y aura rien et que les assurances paieront.

Or, ce n’est pas la première fois que cela arrive, ces fermes-usines, en temps de crise économique massive, ont une bien étrange habitude de flamber…

Comme par exemple ici, en mai 2016, dans la Manche :

« Un incendie a entièrement décimé un élevage de porcs appartenant à la SARL Dorenlor, au lieu-dit “Le Chemin”, à Barenton (Manche), ce vendredi 27 mai. Le bâtiment, construit en 1994 et rénové en 2001, abritait trois lots de 300 porcs (300 porcs de 30 kg, 300 porcs de 80 kg et 300 porcs de 115 kg). »

En août 2016, dans la Vienne, deux fermes ont connu un incendie au même moment à Coulonges-les-Hérolles et Coussay-les-Bois, pourtant distants de 65 km…

Même localement, il y a eu plusieurs départs simultanés, et la nouvelle République rapporte à ce sujet l’hypothèse selon laquelle

« Un rat enflammé aurait pu propager l’incendie sur les différents lieux. »

Pour résumer : des bâtiments contrôlés et même modernes brûlent, les animaux meurent d’une mort atroce, personne n’est responsable.

Et cela ne relève pas de la stupidité, ni de la méchanceté : c’est ici un système économique parfaitement rôdé et protégeant ses intérêts.

Entrée dans le second mois de pollution massive dans la vallée de l’Arve

Hier, nous parlions de la neige polluée formée à partir des particules fines : voici un aperçu sur une autre situation aberrante, et en même temps conséquence inévitable d’un mode de vie insupportable.

En Haute-Savoie, dans la vallée de l’Arve, entre Annemasse et Chamonix, on entre dans le second mois d’alerte pollution…

C’est la montagne, on pourrait s’imaginer l’air pur, et en fait pas du tout. L’humanité saccage la Nature et cet exemple de la vallée la plus polluée de France est terrible.

Ce n’est pas seulement une crise sanitaire, qui se répète déjà à de très nombreuses reprises : cela correspond à la destruction générale de la Nature.

C’est un exemple particulier symbole d’une tendance universelle.

Localement, les notables et les élus tentent de déminer la situation en relativisant, cherchant à empêcher une prise de conscience nécessaire… et rapide !

Il faut agir vite, chaque jour qui passe la destruction va plus loin ! Il faut remettre tout à plat et partir du mot d’ordre : la Terre d’abord !

La Terre doit redevenir bleue et verte !

Voici deux vidéos édifiantes, présentant bien la situation, et devant motiver pour commencer l’année de manière militante !

Cette première vidéo présente le panorama : les montagnes avec leur pollution…

Voici un documentaire présentant l’arrière-plan de la situation.

Concluons sur une vidéo un peu engagée.

Pas de compromis en défense de notre mère la Terre !

Pollution : la neige qui n’en était pas

Pour terminer l’année 2016, voici une information digne d’un cauchemar. Voici en effet deux photos.

La première a été prise à Nantes, la seconde en Lorraine.

Si l’on se fie aux apparences, on a de la neige et d’une certaine manière c’en est.

Cela a la texture de la neige, cela recouvre tout comme la neige, c’est la même couleur, etc.

Sauf que scientifiquement, ce n’en est pas et Météo France a donc sobrement expliqué qu’il n’y avait pas d’épisode neigeux…

Comment se fait-il alors qu’il y ait de la neige, s’il n’y en a pas?

On sait qu’on vit une drôle d’époque, mais tout de même ! A moins qu’on sous-estime encore le caractère dramatique de la situation actuelle…

Presse-Océane, conscient de la contradiction de la situation, a cherché à se renseigner.

L’explication de la technicienne de Météo France a été que “Le brouillard est si épais que cela peut faire illusion”.

Ce qui est une sacrée manière de prendre les gens pour des idiots…

On sait que le peuple est méprisé, mais au point de considérer qu’il confonde la neige et le brouillard, quand même…

Alors de quoi s’agit-il ?

De pollution : la neige est le produit des particules fines et de l’humidité qui se condense autour d’elles. Au lieu d’avoir une particule de glace, on a une particule fine comme noyau du flocon.

Ce sont donc des flocons de neige, mais de neige de pollution, ou encore de “neige industrielle”, “neige urbaine”.

C’est une catastrophe environnementale, un véritable cauchemar.

Mais nous savons que les accompagnateurs de la destruction de la planète savent voir les choses positivement à leur manière !

Loractu nous apprend ainsi que Yves Grégoris, directeur interrégional de Météo-France à Strasbourg, considère que ce n’est pas dangereux : “Ce serait même plutôt le contraire : il vaut mieux fouler aux pieds la pollution que la respirer”.

Évidemment, vu comme cela…

Le Figaro ne dit pas autre chose dans un article du début du mois : “mieux vaut avoir les microparticules sous les pieds, plutôt que dans les bronches”.

C’est que l’idéologie dominante n’a pas le choix, elle est obligée de dédramatiser, de relativiser, d’accompagner les phénomènes de destruction dont, de toutes façons, elle ne comprend pas le sens véritable.

C’est la fin d’une époque et chaque jour on comprend que la demi-mesure est absurde. Il suffit d’ailleurs d’imaginer qu’on dise aux gens il y a 30 ou 40 ans que la neige qui va tomber sera de la pollution : ils auraient dit que c’est inacceptable, que c’est intolérable, que cette évolution doit être combattue.

Aujourd’hui, c’est l’indifférence, ou bien des pseudos étonnements, des manières passives d’être surpris ou choqués.

Alors qu’il est très facile de comprendre en quoi tient cette tendance à la pollution, à l’exploitation animale qui se généralise à l’échelle mondiale, à l’écocide…

Polémique stérile et egotrip : Rémi Gaillard, la SPA de Montpellier, la SPA de Paris

Quand on soutient un refuge, on se doit d’être discipliné et de mettre son ego de côté. Le refuge a une histoire, les gens un savoir-faire.

Si on n’est pas d’accord, on en parle en interne, de manière posée. Si, enfin, cela ne nous plaît pas, on part faire mieux, en restant constructif.

C’est une loi élémentaire du travail en refuge, que tout le monde de ce milieu connaît (et applique… plus ou moins).

Rémi Gaillard ne nous avait déjà pas convaincu, c’est le moins qu’on puisse dire (Les 86 heures de Rémi Gaillard dans une cage de la SPA de Montpellier), mais là son outrancière polémique avec la SPA de Montpellier est honteuse et participe à une décrédibilisation des refuges.

“Règlement de comptes entre Rémi Gaillard et la SPA de Montpellier” titre par exemple l’article du Figaro.fr (qui est en pratique le premier site d’information sur le net).

Nous publions ici la position de la SPA de Montpellier et la réponse de Rémi Gaillard. La question n’est pas de savoir si ce dernier a tort dans la polémique : à partir du moment où il lance cette polémique, il a tort.

De plus, il n’est lui-même pas un refuge à lui tout seul et dans sa réponse il flatte son ego de se voir décerner un prix par PeTA (cette association participant de ce fait elle-même honteusement à la polémique). C’est lamentable !

Et à ce cinéma s’ajoute la SPA de Paris, qui en profite pour en rajouter une couche en expliquant que la SPA de Montpellier ne serait pas une vraie SPA… Sans expliquer qu’il y a deux réseaux de SPA (dites de Paris et de Lyon, cette dernière étant une confédération de 260 refuges).

Une attitude vraiment ignoble de la part de la SPA de Paris qui tente de torpiller un “concurrent” par un coup bas…

Toutes ces querelles d’egos, en dehors de tout contenu moral strict – la libération animale sans compromis – est pathétique et contre-productive.

Voici la position de la SPA de Montpellier.

LA SPA DE MONTPELLIER MÉDITERRANÉE MÉTROPOLE S’EXPRIME APRÈS L’ACTION DE RÉMI GAILLARD.

Le 11 novembre 2016, Rémi Gaillard s’enfermait dans une cage, sollicitant du public des dons en désignant la SPA comme bénéficiaire, ne s’autorisant à sortir que pour un montant minimum de 50.000€ (réévalué par lui-même à 150.000€) ou lorsque les 300 chiens présents seraient adoptés. Toute liberté lui a été laissée par la SPA, acteur et partenaire dans l’organisation matérielle de l’événement.

Durant ces jours d’enfermement volontaire, 19 chiens et 38 chats ont été adoptés. Les dons versés directement au compte de la SPA ont été de 37.744€ et sur le site www.leetchi.com de 154.005€. Aucune nouvelle du sponsor Bravoloto, qui devait reverser à la SPA 0.01€ par grille téléchargée.

Le bénéficiaire initial (la SPA) a été requalifié après la fin de l’opération en “association désignée par Rémi Gaillard”, pratique qui ne pourra qu’interpeller ceux qui pensaient aider la SPA.
Sans concertation avec la SPA, le 17 novembre 2016, Rémi Gaillard rencontre le Président de la Métropole et le Vice-président en charge de la protection animale pour leur exposer un projet dont la SPA n’avait aucune connaissance : la construction de grands espaces où les chiens évolueraient en
meute.

La SPA œuvre quotidiennement pour la protection animale au sens large :
– maltraitance y compris des animaux d’élevage,
– contrôle démographique des populations animales,
– lutte contre les abandons et promotion de l’adoption,
– médicalisation des animaux des personnes démunies, protection de la faune sauvage,
Les champs d’action sont vastes !

Sans opposition dogmatique mais découvrant fortuitement ce projet “espaces de liberté”, la SPA tente d’engager une discussion avec son concepteur : Il est de la responsabilité du Conseil
d’administration d’étudier la mise en œuvre et d’évaluer les conséquences :

– Sur le plan financier : la somme récoltée ne représenterait qu’une petite partie des fonds nécessaires ; c’est la métropole et donc le contribuable, qui devrait en assumer la plus grande partie
– Sur le plan des coûts d’entretien et de gestion pour lesquels aucune étude n’existe
– Sur le plan de l’intérêt des animaux : au plan éthologique, les chiens vivant en meute entrent en compétition hiérarchique avec agressions entraînant souvent des morsures. Le risque de
désocialisation vis à vis de l’homme est réel, et peut rendre problématique l’adoption qui reste, rappelons-le, notre but 1er.
– Sur le plan sanitaire car la surveillance individuelle deviendrait illusoire

Enfin, améliorer le confort des animaux (isolation des box, chauffage pour les animaux à risques : jeunes, vieux, malades) n’est en rien incompatible avec les “espaces de libertés”
Et qu’en est-il des chats, totalement exclus de ce projet???

Autant de questions qu’un Conseil d’administration responsable se devait d’aborder, notamment au cours d’une réunion en présence de Rémi Gaillard qui n’entend ni les avis du personnel ni des bénévoles, se bornant d’exiger la démission du Conseil d’administration, d’invectiver le Président en termes peu avenants.

Comportement qui a choqué l’assistance par son agressivité et le refus de soumettre à la discussion son projet pour lequel il exige maintenant de disposer de l’argent versé par les donateurs au profit de la SPA pour financer sa propre association avec menaces si la SPA ne s’exécute pas :

Extrait du mail de Rémi Gaillard le 19 décembre 2016
“… c’est sous réserve que je ne dévoile rien à la presse, à mes fans et surtout aux donateurs…. j’ai proposé une dernière solution à la Métropole qui est séduite ( ?? ) …La SPA s’engage à reverser
l’intégralité de la cagnotte à une association que je vais créer… Les espaces de liberté et les bureaux de l’association seraient à Villeneuve-lès-Maguelone également, mais ça n’aura rien à voir avec la SPA. En contrepartie, je ne révèle rien, je la ferme. Vous continuez de faire votre vie et je m’en fous…”

Discours qui pourrait relever de faits réprimés par la section II du Code pénal en ses articles 312-10, 312-11 et 312-12.
Soutenue par ses salariés et ses bénévoles, respectueuse du droit et animée par l’honnêteté, la SPA, ne craint aucune mystérieuse révélation et ne cédera pas à des manœuvres d’intimidation relevant du chantage.

La SPA affectera les sommes collectées grâce à la générosité de nombreux donateurs qui ont mis leur confiance dans l’association, à des projets réfléchis et raisonnés pour l’amélioration de la condition des pensionnaires du refuge (chiens ET chats), qui ne compromettent ni leur avenir, ni leurs chances d’adoption et pour le soutien d’autres associations de protection animale et de refuges, souvent en situation difficile voire précaire.

Cette politique est génératrice de résultats tant au regard de la dynamique des adoptions (près de 1800 animaux adoptés en 2016) qu’au regard du taux d’euthanasies qui n’a jamais été aussi bas : 1.61% de chiens en fourrière, 3.09% au refuge ! (chiffre cumulé des chiens malades sans espoir de survie et des chiens dangereux à l’adoption impossible).

La générosité n’a pas besoin d’événements tapageurs pour s’exprimer, tel le legs récent de cette vieille dame qui s’est éteinte , sans bruit. “Tel donne à pleines mains qui n’oblige personne : la
façon de donner vaut mieux que ce qu’on donne”. Pierre Corneille
Il est regrettable que cette belle action qui a mis en lumière notre SPA et la cause animale en général s’achève de cette façon. Quoiqu’il en soit, la SPA continuera son action avec détermination
et constance.

Merci de votre soutien à tous, de votre générosité et de votre présence à nos côtés depuis et pour de nombreuses années.

La réponse de Rémi Gaillard :

La SPA de Montpellier vient de s’exprimer suite à mon action en cage.
Mon projet pour utiliser l’argent récolté avec vous, ne les a pas vraiment convaincus : marqué par mon expérience, j’ai proposé que les 200.000€ servent avant tout à créer des espaces ouverts pour les animaux.
Je trouve dommage pour tous les animaux et pour toutes les associations qui les défendent d’en arriver là, mais je dois répondre au communiqué de presse de ce refuge.

La SPA : “Le 11 novembre 2016, Rémi Gaillard s’enfermait dans une cage, sollicitant du public des dons en désignant la SPA comme bénéficiaire, ne s’autorisant à sortir que pour un montant minimum de 50.000€ (réévalué par lui-même à 150.000€) ou lorsque les 300 chiens présents seraient adoptés. Toute liberté lui a été laissée par la SPA, acteur et partenaire dans l’organisation matérielle de l’événement.”

Rémi Gaillard : “L’opération a été très médiatisée et je crois que tout le monde se souvient de mes engagements. Moi, je ne considère pas les donateurs comme des distributeurs automatiques de billets et je veux me porter caution pour eux. Durant mon enfermement, j’ai constaté d’importants dysfonctionnements au sein de ce refuge. Depuis ma sortie, je n’ai plus confiance et je préfère le dire.

Concernant l’organisation, je tiens à préciser que c’est le partenaire BRAVOLOTO qui a intégralement produit l’événement.”

La SPA : “Durant ces jours d’enfermement volontaire, 19 chiens et 38 chats ont été adoptés. Les dons versés directement au compte de la SPA ont été de 37.744€ et sur le site leetchi de 154.005€. Aucune nouvelle du sponsor Bravoloto, qui devait reverser à la SPA 0.01€ par grille téléchargée.”

Rémi Gaillard : “BRAVOLOTO a récolté via son application 20.000€ environ, ce qui arrondie la cagnotte à 210.000€. La directrice de la SPA a le numéro de téléphone des gérants, je l’invite à les contacter si elle est inquiète. J’en profite pour rappeler que c’est ce même sponsor qui m’a permis d’offrir 10.000€ à la SPA de Montpellier au mois d’octobre dans une vidéo qui a fait le buzz.”

La SPA : “Le bénéficiaire initial (la SPA) a été requalifié après la fin de l’opération en “association désignée par Rémi Gaillard”, pratique qui ne pourra qu’interpeller ceux qui pensaient aider la SPA.”

Rémi Gaillard : “Le bénéficiaire initial, la SPA, a appuyé l’idée du Vice-président en charge de la protection animale, après ma sortie : “Rémi Gaillard doit avoir un rôle de décision dans l’utilisation de la somme récoltée.” Il se trouve que depuis ma sortie, c’est très compliqué de défendre des projets qui sont uniquement destinés à améliorer la vie des animaux du refuge.”

La SPA : “Sans concertation avec la SPA, le 17 novembre 2016, Rémi Gaillard rencontre le Président de la Métropole et le Vice-président en charge de la protection animale pour leur exposer un projet dont la SPA n’avait aucune connaissance : la construction de grands espaces où les chiens évolueraient en meute.”

Rémi Gaillard : “Avant que je sorte de la cage, la directrice de la SPA a déclaré à la presse qu’elle voulait utiliser la cagnotte pour installer des chauffages dans les boxes. J’ai trouvé l’idée largement insuffisante : améliorer des prisons, c’est les légitimiser, c’est entretenir une souffrance insupportable. Après 85 heures, enfermé comme un chien abandonné, je sais que le plus dur, c’est la privation de liberté.

Lors d’un rendez-vous informel, j’ai donc exposé au Maire de Montpellier et au Vice-président en charge de la protection animale un projet novateur : faire de Montpellier un exemple national pour le bien-être animal. J’ai proposé, notamment, de libérer les animaux qui sont dans l’attente d’une famille, en créant des espaces de liberté. La Métropole a proposé de mettre les terrains autour du refuge gratuitement.
La fondation Brigitte Bardot m’a m’expliqué “qu’il existe des alternatives aux barreaux”. Ils m’invitent à visiter le refuge de la Mare Auzou en Normandie, qui semble à la hauteur de ce que tous les animaux méritent (Lien vidéo en commentaire).
Je suis le parrain des animaux de la SPA de Montpellier. Et simplement je souhaite le meilleur pour eux. Je ne suis pas le parrain des dirigeants de la SPA…”

La SPA : “Sans opposition dogmatique mais découvrant fortuitement ce projet “espaces de liberté”, la SPA tente d’engager une discussion avec son concepteur : Il est de la responsabilité du Conseil d’administration d’étudier la mise en œuvre et d’évaluer les conséquences.”

Rémi Gaillard : “J’ai rencontré le directeur de la SPA pour lui exposer mon idée. Sa réaction dont l’intérêt m’a semblé uniquement politique m’a déçue. Le refuge est basé sur un territoire appartement à la Métropole et ça pose des problèmes : j’ai un SMS de la directrice qui dit qu’elle espère un gros legs pour racheter les terrains. Ce qui est important pour moi, c’est la liberté des animaux et non sa liberté à elle.
Le président de la SPA m’a exposé des projets qui, selon moi, pourraient d’abord servir ses intérêts. J’ai donc bien compris que mon projet n’était pas une priorité.”

La SPA : “Sur le plan financier : la somme récoltée ne représenterait qu’une petite partie des fonds.”

Rémi Gaillard : “Le président de la SPA a dit à France 3 que j’étais “un idéaliste” et que “200.000€, ce n’est pas une grosse somme dès qu’il s’agit de construction”. Si la SPA de Montpellier minimise la somme récoltée, je suis d’accord pour travailler avec des personnes de confiance et relever ce défi : Prouver qu’avec 200.000€, de la volonté et des idées, on peut concrétiser beaucoup de projets.”

La SPA : “Autant de questions qu’un Conseil d’administration responsable se devait d’aborder, notamment au cours d’une réunion en présence de Rémi Gaillard qui n’entend ni les avis du personnel ni des bénévoles, se bornant d’exiger la démission du Conseil d’administration, d’invectiver le Président en termes peu avenants. Comportement qui a choqué l’assistance par son agressivité et le refus de soumettre à la discussion son projet pour lequel il exige maintenant de disposer de l’argent versé par les donateurs au profit de la SPA pour financer sa propre association avec menaces si la SPA ne s’exécute pas.”

Rémi Gaillard : “J’ai en ma possession un enregistrement audio d’une réunion qui s’est déroulée le 13 décembre 2016. J’ai proposé au Président et à la directrice du refuge un vote démocratique projet contre projet, à bulletins secrets, pour que les bénévoles et les salariés puissent s’exprimer. J’ai également proposé que les donateurs puissent suivre concrètement l’avancée de l’opération. Tout cela a été refusé.
Contrairement à ce que la SPA laisse entendre, la direction n’est pas vraiment enchantée à l’idée de créer des espaces de liberté. Voici un court extrait d’un enregistrement audio qui laisse perplexe : (Lien en commentaire)”

La SPA : “Extrait du mail de Rémi Gaillard le 19 décembre 2016 “… c’est sous réserve que je ne dévoile rien à la presse, à mes fans et surtout aux donateurs…. j’ai proposé une dernière solution à la Métropole qui est séduite ( ?? ) …La SPA s’engage à reverser l’intégralité de la cagnotte à une association que je vais créer… Les espaces de liberté et les bureaux de l’association seraient à Villeneuve-lès-Maguelone également, mais ça n’aura rien à voir avec la SPA. En contrepartie, je ne révèle rien, je la ferme. Vous continuez de faire votre vie et je m’en fous…” Discours qui pourrait relever de faits réprimés par la section II du Code pénal en ses articles 312-10, 312-11 et 312-12.”

Rémi Gaillard : “La SPA dévoile l’extrait d’un mail que j’ai écrit, clairement sorti du contexte et je suis disposé à livrer l’intégralité des échanges, ça ne me pose aucun problème. C’est un peu chiant à lire en entier, mais les gens pourront se faire leur propre idée. Dans mes mails, y a aussi des pièces jointes comme un article de presse de 2014 : La SPA (de Montpellier) protectrice de ses dirigeants. En fait, j’ai découvert d’autres faits troublants sur la gestion de ce refuge.”

La SPA : “Soutenue par ses salariés et ses bénévoles, respectueuse du droit et animée par l’honnêteté, la SPA , ne craint aucune mystérieuse révélation et ne cédera pas à des manœuvres d’intimidation relevant du chantage.”

Rémi Gaillard : “Comme je l’ai dit, j’ai proposé aux salariés et aux bénévoles de s’exprimer à bulletins secrets. En terme d’honnêteté, il est difficile de faire mieux. Par ailleurs, j’ai appris que plusieurs bénévoles ont été radiés de la SPA. Ils m’ont fait parvenir un dossier que je suis en train d’étudier.”

La SPA : “La SPA affectera les sommes collectées grâce à la générosité de nombreux donateurs qui ont mis leur confiance dans l’association, à des projets réfléchis et raisonnés pour l’amélioration de la condition des pensionnaires du refuge (chiens ET chats), qui ne compromettent ni leur avenir, ni leurs chances d’adoption et pour le soutien d’autres associations de protection animale et de refuges, souvent en situation difficile voire précaire.”

Rémi Gaillard : “Je rectifie : redistribuer la somme récoltée à des petits refuges est une proposition que j’ai suggéré car personne n’étaient d’accord. Proposition qui a d’ailleurs été appréciée par le président lui même, qui n’a pas attendu pour me faire parvenir par mail une liste d’associations de la région. Etonnamment, l’une d’elles à la même adresse que le siège social de sa propre clinique vétérinaire. Une autre est gérée par un membre du CA de la SPA de Montpellier.
Et j’ai des doutes, sur au moins une autre proposition.”

La SPA : “Cette politique est génératrice de résultats tant au regard de la dynamique des adoptions (près de 1800 animaux adoptés en 2016) qu’au regard du taux d’euthanasies qui n’a jamais été aussi bas : 1.61% de chiens en fourrière, 3.09% au refuge ! (chiffre cumulé des chiens malades sans espoir de survie et des chiens dangereux à l’adoption impossible).”

Rémi Gaillard : “Je suis ravi si 2016 est une année exceptionnelle pour les adoptions. Je pense avoir participé activement à ça, puisque je m’engage régulièrement pour sauver les animaux du refuge. Mais j’aimerai que ceux qui n’ont pas la chance de trouver une famille rapidement, puissent avoir une vie descente. Actuellement, c’est seulement une ou deux balades par semaine.”

La SPA : “La générosité n’a pas besoin d’événements tapageurs pour s’exprimer, tel le legs récent de cette vieille dame qui s’est éteinte, sans bruit. “Tel donne à pleines mains qui n’oblige personne : la façon de donner vaut mieux que ce qu’on donne”. Pierre Corneille”

Rémi Gaillard : “Est-ce que cette vielle dame était au courant de ce qui se passe à la SPA de Montpellier ? On ne le saura jamais… Donc je ne parlerai pas à sa place. Que son don honore sa mémoire.”

La SPA : “Il est regrettable que cette belle action qui a mis en lumière notre SPA et la cause animale en général s’achève de cette façon. Quoiqu’il en soit, la SPA continuera son action avec détermination et constance.”

Rémi Gaillard : “Excusez moi de douter de l’action et de la détermination de la SPA de Montpellier. Une chose est sûre, mon seul intérêt c’est le bien être des animaux et je suis tout aussi déterminé à me battre pour eux.”

PS : Je profite de l’occasion pour remercier PETA, plus grande organisation au monde œuvrant pour les droits des animaux, qui vient de me décerner le titre de la personnalité 2016 de PETA.
Merci, je vais pouvoir me la “peta”.

Rémi Gaillard

Voici la position pathétique de la SPA de Paris, qui joue sur l’ambiguité en n’expliquant pas qu’il y a un autre réseau SPA, apportant ainsi la suspicion sur la SPA de Montpellier…

FLASH INFORMATION – RÉMI GAILLARD ET LE REFUGE DE MONTPELLIER

L’action de Rémi Gaillard, contre l’abandon des animaux domestiques que nous avons soutenue en son temps, ne s’est pas déroulée dans un des refuges de la Société Protectrice des Animaux (la SPA).

La confusion est liée au fait que ce refuge utilise le nom de la SPA, bien que ne faisant pas partie de son réseau. La SPA n’est donc en aucune façon mêlée à la polémique en cours entre ce refuge de Montpellier et Rémi Gaillard.

Légalisation du cannabis aux États-Unis et banalisation

C’est une information intéressante diffusée par La Dépêche :

« La consommation de cannabis des 13-14 ans et 15-16 ans aurait augmenté respectivement de 2% et 4% dans l’État de Washington depuis la loi de 2015 autorisant l’utilisation récréative de la substance, selon des chercheurs de l’université de Californie à Davis (UC Davis) et de l’université de Columbia.

D’après cette étude, menée auprès de 254.000 adolescents dans l’État de Washington et le Colorado, la perception négative du cannabis a chuté de 14% et de 16% depuis la légalisation auprès des mêmes catégories d’âge. »

Dans d’autres médias, on peut trouver des informations expliquant plus moins le contraire.

Cependant, dans tous les cas, on peut partir du principe suivant : un bien de consommation légalement disponible perd de facto toute perception négative.

Nous vivons en effet dans une société de consommation : si le marché le propose, c’est que c’est acceptable. C’est bien pour cela que les gens achètent de la viande. Ils ne sont pas « spécistes », mais simplement consommateurs.

Cela ne veut d’ailleurs pas dire qu’il faille les convaincre de « consommer » différemment, car on ne combat pas l’aliénation en tentant de la dévier. Culturellement, les gens mangeant du simili-carné, selon nous, reviendront au carné (ou bien romprons avec le simili-carné).

Il faut envisager les choses comme producteur, pour un monde entièrement différent. C’est une approche universelle.

Le cannabis, s’il était vraiment quelque chose de positif, serait d’ailleurs mis en avant comme universel, devant être assumé par l’État au service de la société.

Ce n’est pas du tout ce qui arrive : c’est sous la forme du libéralisme le plus mercantile que le cannabis est valorisé.

Et, par définition dans notre société, ce qui est valorisé économiquement est valorisé culturellement. Si le cannabis devient une marchandise, alors il a une valeur en tant que telle.

Il participe à l’ensemble de l’économie, il devient un bien comme un autre.

Donc il devient banal pour les jeunes générations n’ayant pas de recul et partant de là, cette drogue s’installe.

C’est une raison pour laquelle les personnes plus âgées doivent absolument assumer leur responsabilité envers la jeunesse et réfuter toute banalisation du cannabis.

Plus le cannabis aura l’air de pouvoir être légalisé, plus il se banalisera, plus il sera présent dans la vie quotidienne. Ce qui renforcera le mouvement en faveur de la légalisation, formant un cercle vicieux.

A quoi il faut opposer le cercle vertueux : respect de soi même – refus de la dépendance – opposition au cannabis – refus de toutes les drogues.

George Michael : “Monkey”

La mort de George Michael a valu de très nombreux articles dans les médias, mais il est fort regrettable que la question des drogues ait été autant occulté. Il est vrai qu’il n’est pas correct de critiquer un mort, mais c’était un personnage public et la critique des drogues est alors quelque chose d’important, de par sa nature éducative…

George Michael est quand même quelqu’un qui a ruiné sa vie dans les drogues !

Il est difficile de faire la part des choses, car les informations ne sont pas rendues publiques, à part par la presse dite people, et on ne peut faire confiance que quand cela passe le filtre des médias classiques.

Mais il semble bien que George Michael ait été dépendant des drogues, non seulement du cannabis – il avouait avoir fumé à un moment 25 joints par jour et sa dépendance a duré plus de trente ans – mais vraisemblablement du crack et de l’héroïne aussi.

Il est à peu près sûr qu’il a passé pratiquement une année en cure de désintoxication en Suisse au Kusnacht Practice (250 000 euros le mois).

Il semble aussi pratiquement certain qu’il a sauté en mai 2013, en pleine autoroute, de la voiture conduite par son chauffeur, à une vitesse de cent kilomètres heures… A de très nombreuses reprises, George Michael a eu des accidents de voiture en pleine ville ou bien s’est endormi au volant.

Concluons cet aperçu par une note plus positive : une chanson qu’il avait écrite justement sur la drogue.

Bizarrement, un terme anglo-saxon pour désigner la drogue est « monkey », c’est-à-dire « singe ». La chanson « Monkey » de George Michael, qui a été un tube en 1988, notamment dans la scène dance américaine, est donc une critique de la drogue, avec comme métaphore, ce qui est tout à fait absurde et incorrect, un animal.

La chanson reste à part cela une bonne dénonciation de la drogue et dans la vidéo on peut voir George Michael au top de sa forme… Une affreuse démonstration que les drogues détruisent !

Don’t look now, there’s a monkey on your back
Don’t look now there’s a monkey on you
Don’t look now there’s a monkey on your back
Don’t look now there’s a monkey on you
Ne regarde pas, il y a un un singe [la drogue] sur ton dos

Why can’t you do it?
Why can’t you set your monkey free?
Always giving into it
Do you love your monkey or do you love me?
Pourquoi est-ce que tu ne peux pas le faire ?
Pourquoi ne peux-tu pas libérer ton singe [la drogue] ?
Toujours à plonger dedans
Est-ce que tu aimes ton singe [la drogue] ou est-ce que tu m’aimes moi ?

Why can’t you do it?
Why do I have to share my baby with a monkey?
(Monkey, monkey, monkey, yeah, y-yeah)
Pourquoi est-ce que tu ne peux pas le faire ?
Pourquoi est-ce que je dois partager mon bébé avec un singe [la drogue] ?

Oh, I count to ten
But I don’t know how, and I don’t know when to open my eyes
Baby, if you kiss me again
Like you did just now, like you did just then (then, then, then)
Just, just, just (do it again)
Oh, je compte jusqu’à dix
Mais je ne sais pas comment, et je ne sais pas comment ouvrir mes yeux
Bébé, si tu m’embrasses de nouveau
Comme tu viens de le faire, comme tu l’as fait juste alors (alors, alors, alors)
Juste juste juste (fais le de nouveau)

I’ve had the rest
Now it’s time I had the best
So you tell me that you won’t do anymore
J’ai eu le reste
Maintenant il est temps que j’ai le meilleur
Alors dis moi que tu ne le feras plus

Well, I’d write your heart a letter
But I think you know me better
If I keep on asking baby, maybe I’ll get what I’m asking for
Eh bien, j’écrirais une lettre à ton coeur
Mais je pense que tu me connais mieux
Si je persiste à demander, bébé, peut-être que j’aurai ce que je demande

Why can’t you do it?
Why can’t you set your monkey free?
Always giving in to it
Do you love your monkey or do you love me?
Pourquoi est-ce que tu ne peux pas le faire ?
Pourquoi ne peux-tu pas libérer ton singe [la drogue] ?
Toujours à plonger dedans
Est-ce que tu aimes ton singe [la drogue] ou est-ce que tu m’aimes moi ?

Oh, I hate your friends
But I don’t know how and I don’t know when to open your eyes
Yes, your monkey’s back again
Do you want him now like you did back then?
(back then, back then) (D-do it again)
Oh je hais tes amis
Mais je ne sais pas comment et je ne sais pas quand ouvrir tes yeux
Oui ton singe [la drogue] est de retour
Est-ce que tu le veux maintenant comme tu l’as voulu par le passé ?
(par le passé par le passé) (le refaire)

I tried my best but your head is such a mess
So I guess that I don’t want you anymore
Well you say you care about me, that you just can’t do without me
But you keep on dancin’ baby ’til that monkey has you on the floor
J’ai essayé de mon mieux mais ta tête est un tel chaos
Que je devine que je ne te veux plus du tout
Eh bien tu dis que tu te préoccupes de moi, que tu ne peux pas sans moi
Mais tu continues de danser bébé jusqu’à ce que ce singe [la drogue] t’a mis au sol

Why can’t you do it?
Why can’t you set your monkey free?
Always giving into it
Do you love the monkey or do you love me?
Pourquoi est-ce que tu ne peux pas le faire ?
Pourquoi ne peux-tu pas libérer ton singe [la drogue] ?
Toujours à plonger dedans
Est-ce que tu aimes ton singe [la drogue] ou est-ce que tu m’aimes moi ?

Why can’t you do it?
Why do I have to share my baby with a monkey?
(Monkey, with a monkey, monkey, yeah, y-yeah)
Pourquoi est-ce que tu ne peux pas le faire ?
Pourquoi est-ce que je dois partager mon bébé avec un singe [la drogue] ?
(Un singe [la drogue], avec un singe [la drogue])

Don’t look now, there’s a monkey on your back
Don’t look now there’s a monkey on you
Don’t look now there’s a monkey on your back
Don’t look now there’s a monkey on you
Ne regarde pas maintenant, il y a un un singe [la drogue] sur ton dos

So you tell me that you won’t do anymore
If I keep on askin’ baby, maybe I’ll get what I’m askin’ for
Alors dis moi que tu ne le feras plus jamais
Si je persiste à demander bébé, peut-être que j’aurai ce que je demande

“Le bon, la brute et le truand”

Le site web-agri a publié un éditorial intitulé “Végans : le bon, la brute et le truand”.

Voici les définitions proposées, qui visent bien entendu à diviser les végans, ce qui devrait arriver sans trop de difficultés, puisque sous l’effet d’associations comme L214, il y a un énorme courant réformiste, légaliste, institutionnel, très violemment anti-ALF, etc.

Le bon a ses idées mais reste tolérant. Il a choisi ce mode de vie et ose en parler quand il n’est pas trop critiqué (oui, eux aussi sont montrés du doigt).

Mais il laisse chacun libre de ses choix. Et respecte ceux qui agissent différemment. La moindre des choses est d’ailleurs de lui rendre la pareille. Sinon comment exiger que les végans respectent le monde agricole et surtout l’élevage ?

La brute est sectaire. Militant de “la cause animale”, il veut imposer son opinion coûte que coûte et réclame l’éradication de l’élevage au nom de l’intérêt commun.

Et oui, tout le monde devrait être comme lui puisque sa vision du monde (végane en l’occurrence) est la bonne, l’unique. Quiconque ne pensant pas comme lui est un assassin, un moins que rien, un retardé et j’en passe.

Discuter est inutile, il n’entend rien d’autre que sa vérité. La liberté d’autrui ? Lorsqu’il s’agit des animaux, il y reste sourd. J’appelle ça de l’extrémisme.

Le truand est un végan qui va encore plus loin. En bon troll, il poste des messages anti élevage sur les forums, les pages Facebook et les articles agricoles, et n’hésite pas à “truander” en utilisant plusieurs comptes ou pseudos par exemple, pour donner l’impression d’être plus nombreux.

Certains attendent des nouveaux produits qui représentent pour eux un progrès : la viande sans viande, le lait sans lait… Bref des aliments artificiels. Je suis prêt à parier que ceux-là même se plaindront plus tard de la “bouffe chimique”.

Évidemment, le “truand” n’existe pas : c’est juste pour agresser le véganisme comme utopie technico-scientifique opposé au bon “terroir”.

Ce qui est intéressant, par contre, c’est l’opposition entre le “bon”, qui discute et est relativiste, et la “brute”.

Elle annonce que, profitant de la vague réformiste, l’exploitation animale va tout faire pour oeuvrer en 2017 à l’isolement de ceux et celles exigeant la libération animale sans compromis.

Voici d’ailleurs la fin de l’éditorial :

En tant qu’omnivore, on peut apprécier un bon steak (bien saignant ou bleu dans mon cas) sans dénigrer ceux qui ne veulent pas en manger. Et vice-versa.

Avec humanisme, voire utopie, je rêve que les hommes puissent se respecter les uns les autres dans leur diversité de pensées et de façons de vivre. Un monde plus tolérant. Tel est mon souhait pour 2017. En espérant que ce ne soit pas, une fois encore, un vœu pieux…

Le piège de l’illusion démocratique va se referme en 2017 sur les partisans des réformes institutionnelles en faveur de la “protection animale”.

Contre l’abattage massif de cervidés dans le Cher

Voici une pétition qu’on peut signer en ligne afin de s’opposer contre le meurtre de cervidés sur le terrain d’une agricultrice qui fait 125 hectares en bordure de l’autoroute A71 Paris-Clermont-Ferrand.

L’Etat considère que celle-ci doit procéder elle-même à la mise à mort d’animaux sauvages, sous peine d’amendes, l’Etat envoyant par ailleurs sinon quelqu’un effectuer le “travail”…

Agissons contre l’abattage massif de ses cervidés!

Nous sommes contre l’abattage qui suscite polémique sur la propriété de Mme Kaak Antoinette. En effet celle-ci est contrainte de faire abattre 60 cervidés car ils causent trop d’accidents de la route.

Or celle-ci a déjà procédé à un prélèvement à la demande du préfet il y a quelques années en échange d’une construction d’une passerelle promise par ce dernier.

Mais il n’a pas tenu promesse, aujourd’hui cette femme est dans la détresse et engage des procédures qui sont rejetées: trois cervidés ont déjà été abattu dans la nuit de mercredi à jeudi illégalement!

en voici les liens de presse
http://www.leberry.fr/epineuil-le-fleuriel/faits-divers/2016/12/24/nouveau-litige-autour-des-cervides-trois-ont-ete-abattus_12221125.html
http://www.leberry.fr/epineuil-le-fleuriel/environnement/2016/12/21/la-requete-contre-l-abattage-des-cervides-a-ete-rejetee_12218552.html

Tant de solutions existent pour éviter cette boucherie: transférer les cervidés dans d’autres milieux et la CONSTRUCTION D’UNE PASSERELLE qui avait pourtant été promise par Le préfet! Or elle n’existe que sur plan!

Mme Le préfet, cette propriétaire s’est déjà pliée à vos exigences avec pour promesse cet aménagement que vous n’avez pas respecté! Nous vous demandons de revenir sur votre décision de jugement et d’aboutir la construction de cette passerelle pour solutionner la circulation du gibier.

Merci pour votre considération

Refuser franchement le cannabis

« La légalisation du cannabis, enjeu inattendu de la primaire à gauche » dit l’Express : c’est faux et nos articles ont l’utilité de tracer le parcours de la grande opération qui a lieu depuis plusieurs mois en faveur de cette légalisation.

Car l’affaire est entendue : le cannabis va devenir l’un des grands thèmes « mobilisateurs » à gauche. C’est une catastrophe, parce que cela signifie qu’il ne s’agit plus du tout de changer le monde, mais au mieux de le gérer.

Et c’est vrai pour cinq des sept candidats à la primaire à gauche, à quoi s’ajoute Jean-Luc Mélenchon, ainsi qu’Emmanuel Macron si jamais on le classe à gauche.

On le savait déjà, toutefois, que la gauche était devenue une sorte de gestionnaire social du capitalisme, mais la question du cannabis fait que là les choses sont vraiment visibles : quand on capitule devant la drogue, alors cela veut dire qu’on est prêt à tout accepter, qu’on a plus aucun idéal.

Il appartient aux gens qui ont une conscience sociale de réagir, et de sortir d’un piège.

En effet, il ne s’agit plus ici d’être sympathique individuellement, tolérant ou libéral et de dire qu’une personne qui fume par-ci par-là, après tout cela n’est pas grave. La question va bien plus loin, elle concerne la définition même de ce que peut être une vie heureuse, une vie sans dépendance.

Car le cannabis signifie à la fois la dépendance et la fuite vers un paradis artificiel. Et l’enfer est pavé de bonnes intentions : sous prétexte de dire qu’après tout, fumer du cannabis ne cause pas de préjudice à autrui, que ce n’est pas si toxique, on rentre dans l’engrenage d’accepter le cannabis en tant que tel.

Pourtant, il est évident qu’il faut bien mettre une limite. Et au moins la question de la légalisation du cannabis a le mérité d’apporter de la clarté en ce domaine.

Il faut arrêter la tolérance et le fait d’imaginer qu’on serait un rabat-joie si on se dénonce le cannabis, au lieu de se contenter de se mettre à l’écart. Il faut de l’intervention ! Il faut de la dénonciation !

Cela ne veut pas dire qu’il faille faire cela n’importe comment, mais c’est impératif ! Sans cela, non seulement le cannabis va être légalisé, mais en plus la principale forme d’opposition à cela va consister en les religieux et les conservateurs.

Étant donné que le nombre de personnes qui consomme du cannabis en France est très important, on a ici un thème vraiment essentiel du débat public.

Les gens vont en parler, les gens vont en débattre, il va y avoir beaucoup de discussions et il faut que les gens conscients s’arment d’arguments et d’éléments culturels pour dire non au cannabis, pour refuser sa reconnaissance légale.

L’humanité a besoin d’avoir la tête claire, libre de drogues, en étant joyeuse en profitant de la vie, dans la reconnaissance de la Nature. Pourquoi fuir une réalité qui pourrait être tout à fait différente ?

Comme si d’ailleurs fuir était possible ! La drogue, toute drogue y compris le cannabis, ne signifie rien d’autre que l’auto-destruction, la mise en parenthèse de ses propres exigences.

L’ivresse du cannabis est un abrutissement, un écrasement de sa propre personnalité.

Alors qu’il faut épanouir sa personnalité, ce qui passe déjà par le respect de soi !

Et cela veut dire refuser franchement le cannabis.

Un chien enterré vivant à Turquant

On se souvient de l’affaire du chien retrouvé enterré vivant, l’année dernière à Carrières-sur-Seine.

Le coupable ayant par la suite été retrouvé, le verdict avait été le suivant lors du procès : 8 mois d’emprisonnement avec sursis, 1 000 euros à sept organisations de défense des animaux (voir Dénouement heureux à un crime odieux à Carrières-sur-Seine et Le sens du verdict de l’affaire de la chienne enterrée de Carrières-sur-Seine).

On a désormais une affaire similaire à Turquant, petit village près de Saumur et d’Angers. Un pauvre chien a été retrouvé, sous cinq centimètres de terre, avec encore au-dessus deux tôles sur lesquelles étaient posées trois grosses bûches!

Il n’a malheureusement pas survécu. Voici le texte d’une pétition présentant les faits et appelant à une “peine maximum”, des “dommages et intérêts”.

Quel sens cela a, lorsqu’on voit l’affaire précédente de Carrières-sur-Seine, nous ne le savons pas trop : il faut être réaliste et ne pas semer des illusions sur ce qu’il est possible de faire dans le cadre des institutions, sur ce qu’il n’est pas possible de faire sans révolution permettant la libération animale!

Justice pour Aslan: enterré vivant

Dimanche 11 décembre matin vers 7h, quelle fut la surprise d’un habitant de Turquant promenant son chien en entendant un jappement de détresse d’un chien dans un terrain à proximité de la rue des Ducs d’Anjou. Après un instant pour localiser le bruit, celui ci compris vite ce qu’il se passait.

Une fois le maire arrivé en renfort sur les lieux après l’appel de cet habitant, le sauvetage a pu commencer. L’habitant pour sauver ce chien à du retire 3 grosses bûches d’arbre posées sur 2 tôles.

En dessous de cette tombe, de la terre fraîchement remuée, qui un fois creusée a fait apparaître un Epagneul Breton en mauvais état général, enterré vivant.

“Quand je l’ai sorti j’avais l’impression qu’il ne respirait plus, je l’ai prit contre moi et je l’ai stimulé. Il a pu reprendre un souffle”.

Entre temps l’association Droits de Vivre prévenu par le villageois avait prévenu le vétérinaire de garde de Saumur. Le chien a été emmené dans un état comateux par cette personne chez le vétérinaire en urgence.

Le chien a reçu les premiers soins, été mis sous perfusion, puis sur une plaque chauffante car il était en hypothermie et en état de déshydratation avancée.

Le pronostic vital étant engagé. Au vue de son état général, l’association en collaboration avec la vétérinaire a décidées de pratiquer une euthanasie sur le chien (que l’on a appelé Aslan) après 2 jours et demi de soins afin d’abréger les souffrances de celui-ci.

Aslan est donc parti pour son dernier voyage mardi soir en compagnie des membres Saumurois de l’association.

L’association Droits de Vivre à déposée une plainte pour acte de cruauté envers un animal au nom d’Aslan. Des dommages et intérêts seront demandés pour payer les frais vétérinaire.

L’association ce porte partie civile dans cette affaire accompagnée par une autre association : l’association Stéphane Lamart. Aslan n’étant pas identifié, peut-être le propriétaire pensait-il échapper à d’éventuelles poursuites.

Une peine maximum et exemplaire sera demandée pour rendre justice à Aslan. Cette pétition à été lancée afin d’apporter son soutient aux associations pour régler cette triste affaire.

“La GPA, une liberté fondamentale”

Nous vivons une époque où ce qui compte, ce n’est pas la rationalité, mais une prétention à agrandir une sorte de pseudo “liberté” ou de pseudo “morale” qui ne repose sur rien, rien à part le libéralisme libertaire.

La tribune dont nous parlions hier, publiée dans Libération, relève de cette approche, avec comme d’habitude une figure institutionnelle, un juriste professeur reconnu, intervenant pour “améliorer” la société.

Le fait que les animaux soient défendus n’est en réalité qu’un prétexte pour que le libéralisme-libertaire puisse se donner un masque progressiste. En réalité, les animaux sont l’otage d’une logique juridique libérale.

Celle que nous publions ici relève du même fonctionnement : encore un juriste, encore dans Libération, encore pour “améliorer” la société, en réalité pour renforcer la démarche libérale-libertaire, en l’occurrence ici les “mères porteuses”.

Être mère porteuse serait, selon cette tribune, une activité économique devant s’ajouter aux autres, c’est une “liberté”…

La GPA, une liberté fondamentale

Par Daniel Borrillo, Juriste et maître de conférence à l’université de Paris-Ouest-Nanterre

Si elle devenait un service public remboursé par la Sécurité sociale, et donc contrôlé, la gestation pour autrui constituerait une forme d’émancipation des femmes. Et instaurerait une égalité des filiations.

Un étrange et inquiétant consensus s’est installé dans l’ensemble des forces politiques et institutionnelles françaises contre la gestation pour autrui (GPA).

De l’extrême gauche à l’extrême droite, en passant par le Sénat, le Comité d’éthique ou l’Ordre des médecins, tout le monde s’accorde pour condamner cette nouvelle forme de reproduction. Marchandisation des corps, atteinte à la généalogie de l’enfant, exploitation des femmes, néo-esclavagisme…

La violence de ces arguments entre en correspondance avec le droit français, l’un des plus répressifs au monde.

Outre la sanction civile, comportant la nullité du contrat de GPA, celle-ci constitue une atteinte pénale à la filiation. En effet, attribuer la maternité d’un enfant à une femme qui n’en a pas accouché est puni de trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende. Il a fallu une condamnation de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) en 2014 pour que la France permette la transcription de l’acte de naissance des enfants nés par GPA à l’étranger.

Malgré la volonté du gouvernement de régulariser cette situation, la Cour de cassation s’est acharnée, au nom de l’ordre public et contre l’intérêt de l’enfant, à refuser l’inscription des enfants issus d’une GPA aux Etats-Unis, les privant ainsi de nationalité, de filiation, de droits successoraux et d’allocations sociales.

Après un long combat judiciaire, ces enfants pourront finalement trouver une identité mais uniquement par rapport à la lignée paternelle. Le droit français continue ainsi à faire payer aux enfants la «faute» de leurs parents. La situation est d’autant plus surprenante que la GPA s’inscrit dans la continuité de l’IVG à plusieurs titres.

D’abord, comme manifestation de la liberté reproductive et de la libre disposition de soi. Si «mon corps m’appartient» pour interrompre une grossesse, pourquoi cesserait-il de m’appartenir pour le fait contraire ? C’est-à-dire, aider à faire venir un enfant au monde…

Aussi, comme pour l’IVG autrefois, la légalisation de la GPA serait de nature à limiter les pratiques clandestines. La GPA peut être altruiste, comme au Royaume-Uni depuis 1985, ou conçue comme un service rémunéré.

Souvent les mères porteuses se représentent leurs prestations comme celles d’une nourrice. Il me semble capital de souligner cet aspect de la question car, comme le note l’anthropologue féministe Paola Tabet, pour la première fois, une femme peut être rétribuée pour une tâche qu’elle accomplit gratuitement depuis toujours.

En ce sens, loin de constituer une exploitation, la GPA serait une forme d’émancipation des femmes, non seulement par la désacralisation de la maternité qu’elle opère, mais aussi et surtout par la mise en lumière du travail procréatif, historiquement occulté.

A cet égard, la GPA peut prendre la forme contractuelle ou celle du service public. Comme dans tout contrat, l’intervention du droit permettant d’empêcher les abus et les déséquilibres financiers entre les parties me semble indispensable. De surcroît, dans les pays ayant opté pour cette forme de régulation, l’intervention d’un juge est systématiquement requise.

Selon le politologue Bertrand Guillarme, afin d’éviter la marchandisation, il faudrait organiser la GPA comme un service public remboursé par la Sécurité sociale : des travailleurs – mères porteuses, médecins – seraient employés de manière salariée par une agence nationale de la procréation.

Outre les droits des parents, la GPA doit également être pensée en fonction de l’intérêt de l’enfant in concreto. Intérêt qui prend la forme du droit à l’égalité par rapport aux enfants nés de manière «naturelle», du droit au respect à la diversité des filiations (classique, monoparentale, homoparentale, naturelle ou par techniques procréatives…) et du droit au respect de la vie privée qui exige que chacun puisse établir les détails de son identité d’être humain, ce qui inclut sa filiation, comme ne cesse de le rappeler la CEDH.

Pour sortir de l’impasse dans laquelle se trouve la France, il faut inscrire la GPA dans les principes généraux du droit relatifs à la liberté procréative, à la libre disposition de soi et à l’égalité des filiations.

Incendie volontaire à la “ferme des mille veaux”

La presse s’est faite l’écho d’une action illégale contre la “ferme des mille veaux”. Voici un extrait du Figaro informant quant à cela. Notons au passage que les insultes qui auraient été écrites ne sont pas acceptables.

Un arrière-plan est ici sans doute à connaître : il y a un peu plus d’une semaine, l’Etat avait modifié la loi, faisant en sorte que l’étude d’impact sur l’environnement ne soit plus obligatoire jusqu’à 800 animaux, et non plus 400, permettant ainsi  à la “ferme des mille veaux” d’atteindre ce nombre d’animaux.

Un bâtiment de la ferme dite “des 1000 veaux”, un centre d’engraissement bovin du sud de la Creuse vivement contesté par certains défenseurs des animaux, a été la cible ce matin d’un “incendie criminel”, a-t-on appris auprès de la préfecture du département.

Signalé vers 05h00, l’incendie a en partie détruit un bâtiment de 1500 m2 renfermant notamment de la paille et du matériel électrique et photovoltaïque, situé à l’écart des installations abritant les veaux de ce centre de Saint-Martial-le-Vieux, a indiqué la préfecture de la Creuse, confirmant une information de France Bleu. (…)

Sur le mur du bâtiment incendié étaient inscrits “Jean Rozé enculés” et “Ségolène SS”, tandis qu’au sol étaient peints les mots “non aux camps de concentration”, a précisé la préfecture.

Rats, pigeons, lapins… dans les villes

Voici une tribune publiée hier dans Libération, qui en apparence est formidable, puisqu’elle défend des animaux victimes de politiques urbaines.

Hélas! Nous en reparlerons dans un article, mais l’auteur agit en bon “antispéciste” : il prétend qu’il y aurait une “actualité” afin de répéter des thèses juridiques formant son leitmotiv depuis quelques années.

Le juste combat moral, les multiples références culturelles et le verbiage juridique d’un agrégé forment ici un tout pseudo-cohérent, dont la thèse finale est que les rats, les pigeons et les lapins seraient rejetés comme des envahisseurs, tels les immigrés.

C’est la fameuse thèse du “spécisme”, qui serait parallèle au racisme, en tant qu’oppression, etc.

Rats, pigeons, lapins… Ces animaux dont les villes ne veulent plus

Par Philippe Reigné, agrégé des facultés de droit, professeur du Conservatoire national des arts et métiers (Cnam)

On s’acharne contre ces bêtes, ni domestiques ni sauvages. Mais pourquoi l’espace urbain serait-il réservé aux êtres humains ?

Le 28 septembre, le Conseil de Paris a adopté le vœu qu’«un groupe de travail sur le sujet des animaux en ville soit créé», considérant, notamment, «le souci de notre municipalité pour la condition animale et les actions qu’elle a déjà engagées en ce sens».

Il est cependant difficile, avec la meilleure volonté du monde, de classer, parmi «les actions déjà engagées», les plans de dératisation que, régulièrement, les services municipaux mettent en œuvre afin de lutter contre la «prolifération» des rongeurs dans Paris…

Le plan d’action en cours, lancé le 8 décembre, a été rendu public par un communiqué officiel, annonçant la fermeture de plusieurs squares et invitant à signaler la présence de rats au service parisien de santé environnementale.

Pour la première fois, ce me semble, ces mesures suscitent la polémique ; leur pertinence est contestée par Jean-Paul Richier, psychiatre et praticien hospitalier; une pétition a même été lancée sur l’initiative de Jo Benchetrit, psychologue clinicienne, demandant l’arrêt immédiat des opérations de dératisation, aussi bien à Paris qu’à Marseille et recueillant plus de 20.000 signatures.

Cette polémique n’est pas seulement due à la maladresse du docteur Georges Salines, chef des services parisiens de santé environnementale, qui, interrogé par Le Parisien, affirme : «Les rats sont une menace sanitaire réelle. Il n’y a pas de risque de maladie ou de peste… Que les Parisiens se rassurent.»

Se rendant sans doute compte du caractère contradictoire de ses propos, le docteur Salines ajoute que «ce sont des problèmes de propreté ainsi qu’un réel désagrément visuel et psychologique», formulant une opinion purement subjective étrangère à ses fonctions et à sa qualité de médecin. En réalité, l’acharnement parisien contre les rats, commun à de nombreuses autres municipalités, tient à ce que ceux-ci sont des animaux liminaires.

Nous devons à Sue Donaldson et à Will Kymlicka, connus, l’une pour ses études sur les droits des animaux, l’autre pour ses travaux sur le multiculturalisme, d’avoir remis en cause la distinction binaire entre les animaux domestiques et les animaux sauvages en définissant une troisième catégorie, celle des animaux liminaires.

Dans Zoopolis, dont la traduction française vient de paraître aux éditions Alma, les deux philosophes observent qu’il existe «une grande variété d’espèces non domestiques qui se sont adaptées aux espaces habités par les humains», soit que ces animaux trouvent quelque avantage à vivre parmi nous (nourriture, abri, protection contre les prédateurs, etc.), soit que nous ayons occupé, encerclé ou détruit leur habitat naturel.

Prisonniers de la distinction que nous avons établie entre les animaux domestiques et les animaux sauvages, nous considérons que les animaux sauvages doivent vivre dans la nature sauvage et traitons les animaux liminaires comme des intrus.

«Comme ils ne font pas partie de notre société, nous sommes persuadés de pouvoir éliminer en toute impunité ces prétendus nuisibles par des méthodes semblables à celles du nettoyage ethnique», accusent Donaldson et Kymlicka, dans des pages où le traité de philosophie politique qu’est Zoopolisse sublime en un remarquable plaidoyer.

Les rats ne sont d’ailleurs pas les seuls animaux à subir la violence aveugle des services municipaux; les lapins qui avaient fait garenne sur le terre-plein central aménagé devant le Palais des congrès de Paris ont disparu depuis plusieurs années déjà; leurs congénères, établis à quelques centaines de mètres de là, sur le rond-point de la place du Maréchal-de-Lattre-de-Tassigny, ont connu le même sort. Plus récemment, est venu le tour des lapins ayant élu domicile devant la façade nord de l’Hôtel des Invalides, à quelques pas du tombeau de l’Empereur.

Le docteur Salines rappelle aussi aux lecteurs du Parisien «qu’il ne faut pas donner de nourriture aux pigeons, qui partagent les mêmes terrains de jeu que les rats», illustrant involontairement les travaux du sociologue américain Colin Jerolmack.

Celui-ci, dans un article intitulé «Comment les pigeons sont devenus des rats», montre que la dégradation progressive de l’image des pigeons au cours du XXe siècle aux Etats-Unis et en Angleterre est la conséquence de la redéfinition progressive de l’espace urbain en un domaine réservé aux êtres humains ; encore perçus comme des oiseaux innocents au XIXe siècle, les pigeons finissent par recevoir, dans les années 1960, la qualification de «rats avec des ailes», soulignant leur prétendue saleté au-delà de toute menace de maladie.

Les risques sanitaires, les «problèmes de propreté» et les «désagréments psychologiques», invoqués par le chef du service parisien de santé environnementale, sont autant de mauvais prétextes à l’exclusion des rats, avec ou sans ailes, des parcs et des jardins parisiens, «terrains» de jeu que quelques fonctionnaires municipaux prétendent limiter aux êtres humains que nous sommes.

Le temple de Karni-Mata à Deshnok (Rajasthan) abrite plus de vingt mille rats, manifestations des conteurs et poètes ramenés à la vie sous cette forme par Karni, mystique du XIVe siècle, avec la permission de Yama, dieu de la mort.

La nourriture et les boissons goûtées par les rats sont «bénies» ; aussi les fidèles trempent-ils leurs doigts dans les bols de lait donnés aux rats, avant de les lécher en signe de communion divine. De mémoire humaine, la ville de Deshnok n’a pourtant jamais connu d’épidémie dont le temple de Karni-Mata aurait été le foyer…

Les auteurs de Zoopolis relèvent que les animaux liminaires «n’ont pas la possibilité (en tant qu’individus) de retourner vivre dans la nature sauvage, ils font donc partie de nos sociétés et nous ne pouvons pas légitimement les en exclure». Il est en effet absurde de penser que les lapins des Invalides, par exemple, pourraient, si l’envie leur en prenait, traverser Paris et rejoindre les garennes du Bois de Boulogne ou du Bois de Vincennes qui, peut-être, abritaient leurs ancêtres.

Donaldson et Kymlicka remarquent en outre que les animaux liminaires «sont confrontés à des dynamiques d’exclusion et d’occultation similaires à celles qui affectent les résidents humains». Les uns et les autres sont généralement sommés de choisir entre être «dedans ou dehors», entre le statut de citoyen et celui d’étranger pour les humains, entre la domestication et l’expulsion, voire l’abattage, pour les animaux.

Les clôtures anti-migrants installées par la Hongrie à ses frontières serbe et croate en 2015 font ainsi écho aux barrières à lapins, d’une longueur totale de 3.000 kilomètres, que l’Australie fit élever sur son territoire au début du XXe siècle, afin de protéger, avant tout, les intérêts économiques de ses éleveurs et agriculteurs, établis, pour la plupart, sur des terres confisquées aux aborigènes.

Les lointains descendants des lapins européens introduits sur le continent australien par les colons britanniques, il y a plus d’un siècle et demi, sont d’ailleurs toujours considérés comme des envahisseurs. L’espèce, pour les animaux liminaires, joue donc un rôle semblable à celui de la race, pour les humains immigrés ; elle délégitime la succession des générations sur un même sol.

La Mairie de Paris fait des efforts considérables (et louables) afin d’améliorer l’accueil des migrants humains; elle s’emploie, au contraire, à refouler ou à exterminer les animaux liminaires que son territoire abrite. Un jumelage ou un pacte d’amitié entre Paris et Deshnok permettrait-il de mettre un terme à cette politique incohérente, au bénéfice des animaux liminaires ?

Il est permis de le penser, alors, de surcroît, que les abords du temple de Karni-Mata accueillent… de très nombreux pigeons ! Un jumelage entre Paris et Deshnok, décidément, s’impose.