• Chasse : l'exil forcé de Luc Alphand

Afflux d’animaux dans les refuges anglais en raison de la crise



"Mon chien ne va pas avec le canapé", prétend quelqu’un venant abandonner son compagnon. "Mon chien noir jure avec la nouvelle moquette blanche, puis-je l’échanger avec un chien blanc", demande un autre maître indigne…

Mais on a pas seulement ces délires: la crise économique et financière frappe aussi indirectement les animaux domestiques; ne s’estimant plus en mesure de les entretenir, leurs maîtres ont tendance à s’en débarrasser.

Le Foyer pour chiens et chats de Battersea, dans le sud de Londres, a fait savoir mardi qu’il ne pouvait plus gérer l’afflux d’animaux qui lui étaient confiés: ainsi a-t-il dû recueillir cette année 6.430 chiens errants, soit 1.000 de plus que l’an dernier.

Une nouvelle réglementation transférant de la police aux autorités municipales la responsabilité des animaux errants est partiellement responsable du phénomène, mais la crise aussi, a estimé le Foyer, le plus réputé d’outre-Manche.

"Nous croyons que certains abandonnent leurs chiens parce qu’ils n’ont plus les moyens de s’en occuper", a-t-il ajouté, dans un communiqué.

La pierre d’Alun



La pierre d’Alun est un déodorant corporel 100% naturel qui régule la transpiration en resserrant les pores de la peau et lutte contre les odeurs. Au niveau scientifique, c’est du sulfate double d’aluminium et de potassium, au niveau pratique c’est disponible dans tout magasin bio ou encore sur internet (mais alors attention à bien prendre la version naturelle et non synthétique), ça coûte une dizaine d’euros au maximum, c’est vegan, bio, efficace et dure bien plus longtemps qu’un déo « standard. »

 

Chasse à la baleine

Le Japon commence sa campagne australe qui vise à capturer neuf cents baleines à des fins officiellement scientifiques. Six navires japonais, dont le

Nisshin Maru

, le navire-amiral de la flotte japonaise, se confrontent donc au

Sea Shepherd,

dont le fondateur Paul Watson a déjà éperonné volontairement des navires-baleiniers.

Vendredi soir, le Steve Irwin, le navire conduit par Paul Watson, a tenté une première attaque en envoyant une vedette s’approcher d’un navire japonais pour y jeter des bombes puantes. Devant le durcissement des conditions météorologiques (vents de 50 nœuds, soit 90 km/h), les militants ont renoncé.

L’an dernier, deux d’entre eux avaient été capturés par les chasseurs japonais après être montés à bord de l’un de leurs navires. Ils avaient été relâchés deux jours plus tard. De son côté, Paul Watson avait essuyé un tir d’arme à feu, sans dommages parce qu’il portait un gilet pare-balles.

Début décembre, deux ministres canadiens ont très officiellement demandé que Watson soit remplacé à la tête de la Sea Shepherd, l’organisation qu’il a lui-même fondée en 1977. Le Canada lui reproche ses propos très durs sur l’abattage de plusieurs centaines de narvals emprisonnés par les glaces dans l’Etat canadien de Nunavut. Selon les autorités canadiennes, les chasseurs inuits, qualifiés par Watson de «bouchers», les ont tués pour éviter l’agonie tandis que l’écologiste critique l’absence de tentative de sauvetage des animaux avant ce qu’il qualifie de massacre.

Au printemps dernier, le Farley Mowat, l’un des navires de Watson a été arraisonné et saisi au large des côtes canadiennes, pour s’être approché trop près de navires pratiquant la chasse au phoque. Quelques jours plus tôt, le bateau sous pavillon néerlandais avait été attaqué par une trentaine de chasseurs en colère. Le Japon a demandé à plusieurs reprises que les navires de la Sea Shepherd soient considérés et pourchassés comme des pirates, et que leur pavillon leur soit retiré.

Connaître et protéger les animaux



L’ASPAS (Association pour la protection des animaux sauvages) édite de nombreux guides et brochures pour sensibiliser le grand public à la nécessité de protéger les milieux et les espèces, dont Le loup a sa place parmi nous, Connaître et aider les hérissons, Observer et aider les animaux en hiver, etc.

Chasse à courre… jusqu’à quand la loi des saigneurs ?

Samedi 13 décembre dans le département de l’Aisne, en forêt de Prémontré, une chasse à courre s’est encore une fois terminée chez un particulier, devant une population horrifiée, notamment des enfants, qui a dû assister au massacre d’un cerf achevé à la dague. Cette situation est récurrente puisque cette année, plusieurs cerfs ont été poursuivis pour être poignardés jusque dans des domiciles ou des jardins privés, des parkings de supermarché, des terrains de football, des places de village.

À quoi faudra-t-il en venir avant que soit mis un terme à cette barbarie d’un autre âge ? Jusqu’à quand va-t-on mépriser l’opinion de la majorité des citoyens, massivement opposés à la chasse à courre (73 % des Français condamnent la chasse à courre, sondage SOFRES).

L‘aménagement des espaces, une sensibilité nouvelle, les valeurs d’une république ne sont pas compatibles avec l’arrogance d’une caste archaïque ou la puissance d’un lobby au-dessus des lois. La chasse à courre doit cesser.

http://www.abolitionchasseacourre.org/

La maison des chats dans l’Oise

Face à l’exploitation des animaux, les refuges sont une aide précieuse. Située dans l’Oise, à Pont Sainte-Maxence, la maison des chats est comme son nom l’indique un refuge créée il y a trois ans pour venir en aide aux chats des rues, des chats en détresse, abandonnés, livrés à eux-mêmes, souvent malades et affamés…

Inde : Après le tigre, les braconniers traquent le léopard

Une association de défense de la faune sauvage basée à New Delhi a fait un constat inquiétant sur la recrudescence du braconnage de léopards en Inde.

Pour l’année 2008, 24 tigres ont été braconnés ainsi que 141 léopards. Au cours des tous deniers mois, 27 peaux ont été saisies par les autorités indiennes. Chaque année, ce sont entre 150 et 200 peaux de léopards qui sont confisqués. Le braconnage des léopards est fluctuant mais il est en augmentation depuis 2007, notamment en raison de la raréfaction du tigre. Les braconniers se rabattent donc sur un autre félin.
Les ONG sont d’autant plus inquiètes qu’elles savent fort bien que la plupart des léopards tués ne sont pas retrouvés et seule une partie des peaux sont saisies. Les chiffres annoncés plus haut sont donc en deçà de la réalité. Pour l’Administration de gestion de la faune sauvage, l’augmentation du nombre de peaux saisies prouve seulement l’efficacité des contrôles.

Il n’y a pas d’estimation officielle de la population de léopards en Inde. Les ONG pensent qu’il y aurait entre 10 000 et 20 000 félins, et un recensement doit avoir lieu au cours des trois prochaines années.

Le léopard s’adapte plus facilement que le tigre à un environnement modifié, c’est pourquoi il est également plus exposé. Une partie des léopards tués est imputable aux braconniers, mais les fermiers sont également responsables. En 2008, 38 léopards ont été retrouvés empoisonnés aux abords des villages. Accusés de s’en prendre au bétail, ils sont tués puis vendus à des trafiquants qui récupèrent fourrure et os pour le marché chinois. Les paysans indiens sont normalement indemnisés pour les pertes subies mais les procédures de remboursement sont longues, et les fermiers, las d’attendre, règlent le problème eux-mêmes en abattant les félins.

Les ONG préconisent de raccourcir les délais d’indemnisation, de mettre en place d’autres sources de revenus pour les braconniers et de ne pas étendre davantage les terres agricoles sur le territoire des léopards. Si ces mesures sont mises en place, le félin devrait pouvoir survivre à ce siècle en Inde…

Omnivore, végétarien, végétalien ?

Connaître l’ennemi et sa propagande est très important. Ici un article très très fort de Léon Guéguen, Directeur de recherche honoraire de l’Inra, ancien directeur du Laboratoire de nutrition et sécurité alimentaire du Centre de recherches de Jouy-en-Josas, membre de l’Académie d’agriculture de France, administrateur de l’Institut Français pour la Nutrition et rapporteur à l’Afssa.

Rien que cela! Dont l’article à lire ici est un monument anti-vegan: le vegetalisme et le végétarisme amènent des carences, la défense des animaux n’est pas quelque chose de rationnelle, etc. etc.

Burger King sort une eau de cologne parfumée à la viande

Les fast food Burger King ont sorti un spray pour homme, parfumé à la viande, appelé "Flame" et dont voici le site: fire meets desire (le feu rencontre le désir).

Le parfum est vendu comme "l’odeur de la séduction, avec une pointe de viande grillée", à un prix d’environ 2 euros.

« A un moment où il peut plus, nous, on envoie et c’est ça le choc du gavage ! »

M. Philippe Lapaque, ex-gaveur indépendant sous contrat avec Grimaud-Montfort, filiale d’Euralis, a créé son blog pour raconter ce qu’il ne supportait plus: http://canardupe.blogspot.com/

Il constate surtout à quel point l’industrialisation dominée par les grandes entreprises atteint des proportions terrifiantes.

On trouvera également ici, sur le site stop gavage, toute une série de vidéos où il explique ce qu’il a vu.

"Un employé du lieu dirige les caisses vers la chaîne d’abattage où là, se trouvent des accrocheurs qui ouvrent les caisses les unes après les autres, sortent et jettent par terre les oiseaux morts en cour de transport et accrochent les autres par les pattes, dans une sorte de petits cadres en inox où se dessine dans chacun d’eux une sorte de deux V espacés, permettant l’écartement des pattes qui se coincent grâce au propre poids de l’animal.

Ce dernier se retrouve alors tête en bas, les ailes entrebaillées, et le bec semi ouvert avec des restes de pâté de gavage qui en sortent. Le plus grand nombre de ces oiseaux ne réagissent même plus à l’étouffement que provoque la pâtée qu’ils régurgitent tant ils sont à bout."

Massacre dans une animalerie

Rongeurs écrasés à coups de cage, poissons dévorés par un piranha changé de bocal : des cambrioleurs se sont livrés à des jeux macabres dans une animalerie de Saint-Quentin.

Un témoignage de la barbarie, où il faut bien voir que l’animalerie de par son existence est tout autant responsable: c’est elle qui fait de l’animal un objet, une marchandise!

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Les ibis sacrés massacrés en France

Les agents de l’Office national de la chasse sont en train de réaliser des tirs de destruction contre les ibis sacrés.

Echappés de réserves ornithologiques (ils ont été installé dans le Morbihan dans les années 1970 au parc zoologique de Branféré et dans l’Aude en mars 1982 au parc zoologique de Sigean), les ibis sacrés se sont acclimatés dans l’ouest de la France (du Morbihan à la Charente-Maritime).

Ce grand n’importe quoi de l’introduction d’animaux, sans aucun respect pour leur écosystème d’origine, amène en fait quelques conflits locaux et les "spécialistes" ont notamment peur de l’aggravation de la situation, qui serait préjudiciable notamment aux sternes, aux Guifettes et aux Ardéidés.

Mais les gestionnaires ne se soucient pas de la liberté des animaux ni de leurs droits, et ne se posent pas la question de la responsabilité humaine dans cette situation.

Il s’agit de gérer le bon fonctionnement de la société et de son économie, et le reste ne compte pas. Environ 3 000 de ces oiseaux, la moitié de l’effectif, ont  donc été éliminés, principalement dans des décharges en Loire-Atlantique et Vendée.

« On n’avait pas de recensement très précis en sortie d’hiver, explique Pierre Yésou, ingénieur à l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS). Les dernières estimations, autour de cinq mille oiseaux, remontent à l’été 2007. Il en a été tiré environ trois mille, entre mars et novembre, soit à peu près la moitié de l’effectif. »

« La plupart des tirs ont été réalisés dans des décharges d’ordures contrôlées en coordination avec les personnels y travaillant (deux en Loire-Atlantique et une en Vendée surtout). Certaines opérations se sont déroulées aux abords des colonies de reproduction. ».

Parlant de la réserve nationale du Lac de Grand, ce responsable explique encore:
« On a là un noyau de fixation. Il sera nécessaire de mener une réflexion sur les actions à entreprendre, au plus vite, pour éviter que Grand Lieu devienne un réservoir permanent à ibis sacrés. »

Et finalement: « On s’attend à plus de difficultés car les oiseaux sont plus dispersés, plus méfiants. »

Mais tout cela ne compte guère aux yeux du gestionnaire, qui gère la mort comme d’autres l’économie.