Les delphinariums n’ont plus le droit de se procurer de nouveaux animaux ni de pratiquer l’élevage

Le nouvel arrêté sur les delphinariums a connu  un ajout de dernière minute totalement imprévu, surprenant tant les associations que les delphinariums.

Toute reproduction est en effet désormais interdite ; voici ce qui est dit :

Cet arrêté abroge l’arrêté du 24 août 1981 relatif aux règles de fonctionnement, au contrôle et aux caractéristiques auxquels doivent satisfaire les installations abritant des cétacés vivants.

Il renforce les conditions d’hébergement, d’entretien et de présentation au public des orques et dauphins détenus en captivité exclusivement au sein d’établissements fixes.

La reproduction des orques et des dauphins actuellement détenus en France est désormais interdite. Ainsi, seuls les orques et les dauphins actuellement régulièrement détenus peuvent continuer à l’être, sans ouvrir à de nouvelles naissances.

Cela, les médias et les associations l’ont largement diffusé comme information, expliquant que c’était donc la fin des delphinariums.

Ce qui est vrai sauf  que cela ne suffit pas,  car les delphinariums pourraient se procurer d’autres animaux. Ce serait donc bien insuffisant et il est dommage qu’il y ait ici une fausse interprétation.

Il y a  cependant un article qui précise donc la chose suivante et qui, elle, affirme que la détention en captivité est désormais interdite, sauf pour les animaux détenus jusqu’à présent.

Pour assurer la protection des espèces, améliorer le bien-être et supprimer la souffrance animale, la détention en captivité de spécimens de cétacés est interdite, à l’exception des spécimens de l’espèce Orcinus orca et de l’espèce Tursiops truncatus régulièrement détenus à la date d’entrée en vigueur du présent arrêté au sein d’établissements dûment autorisés sur le territoire national.

C’est là, à moyen terme, effectivement, mettre fin aux delphinariums. Le collectif c’est assez résume de la manière suivante les autres  modifications du nouvel arrêté.

Sont en effet interdits désormais :

✔️ Les contacts directs avec les cétacés (caresses, baignades) – pouvant engendrer du stress chez les animaux.

✔️ L’usage de produits chlorés dans les bassins – les cétacés auront pourront enfin ouvrir les yeux et n’auront plus les poumons brûlés par le chlore. Pour rappel, de nombreux décès en captivité sont provoqués par des maladies pulmonaires.

✔️ Les échouages – qui exercent de fortes pressions sur les organes internes des cétacés et sont dangereux chez les femelles gestantes.

Toujours dans un délai de 6 mois, les parcs devront :
✔️ Instaurer des zones d’ombre – pour éviter que les dauphins aient la peau brûlée par le soleil

✔️ Dans un délai raccourci à 3 ans, les parcs devront procéder à des travaux d’agrandissement des bassins selon les nouvelles normes adoptées.

✔️Autre avancée majeure : la fin de la reproduction des orques. La France n’aura plus d’orques captives, une fois les 4 orques de Marineland disparues.

Rappelons que des rassemblements sont prévus le 13 mai devant tous les delphinariums de France à l’occasion de la journée mondiale « Empty The Tanks » (ainsi que chaque mois devant les delphinariums métropolitains).

Normalement, c’est une victoire, mais il y a toujours lieu d’être prudent. Car deux articles de l’arrêté sont assez étranges, au point de poser deux vrais problèmes.

Premier problème : il y a une mission envers le public ainsi qu’un rôle scientifique qui est attribué aux delphinariums. Étrange pour quelque chose censé fermer en raison de la « souffrance animale ».

Second problème : il est explicitement parlé de l’élevage et du caractère scientifique utile pour la biodiversité.

Or, cela rentre en contradiction avec la cessation de l’élevage du même arrêté…

Voici les deux articles.

Article 25

I. – Les établissements hébergeant des cétacés doivent promouvoir l’information et la sensibilisation du public et doivent disposer d’une stratégie éducative écrite, définissant leurs choix éducatifs en fonction du public accueilli. Ce document est validé par le comité scientifique et technique de l’établissement mis en place conformément à l’article 21 [c’est-à-dire des membres de l’entreprise ainsi que deux scientifiques extérieurs].

II. – Chaque présentation au public doit inclure des messages pédagogiques oraux clairs et adaptés au public. Elle précise notamment l’origine des animaux présentés, la composition du groupe présenté, l’effectif de la population sauvage, la biologie, l’habitat naturel, la conservation de la diversité biologique, les actions de conservation et de recherche telles que précisées à l’article 26 et mises en œuvre par l’établissement pour cette espèce.
Chaque présentation au public a également un message de sensibilisation sur la promotion des valeurs environnementales, écologiques et culturelles de la biodiversité.

Elle informe notamment le public sur l’impact de nos habitudes quotidiennes sur le respect de l’environnement marin et sur la conservation de la biodiversité. Elle apporte des recommandations sur les comportements à respecter par toute personne pour ne pas nuire à l’espèce présentée et à son milieu et le renseigne sur les gestes du quotidien qui préservent l’environnement et contribuent à la conservation de la nature et au développement durable.

III. – Afin de s’assurer de la qualité du contenu des messages pédagogiques diffusés lors des présentations au public, ceux-ci seront au préalable validés par le comité scientifique et technique tel que défini à l’article 21 du présent arrêté .

IV. – Des installations dédiées sont disponibles dans l’établissement pour permettre la réalisation des activités éducatives.

V. – Lorsque l’établissement accueille des groupes scolaires, le responsable de l’établissement établit, le cas échéant en collaboration avec des enseignants, des programmes d’activité et des documents pédagogiques à l’intention des élèves, adaptés à leur niveau scolaire.

Article 26

I. – Au sens du présent arrêté, on entend par « conservation » toutes les mesures qui contribuent à la préservation des cétacés, aussi bien en milieu naturel qu’en parc zoologique.

II. – Les établissements hébergeant des cétacés doivent contribuer à la conservation des cétacés par la mise en œuvre de programmes de conservation mais également par leur participation à ceux gérés par d’autres institutions. Ils s’assurent de la qualité génétique des populations hébergées à travers des échanges d’animaux dans le cadre des programmes d’élevage auxquels ils participent. Le personnel participe aux séminaires et programmes de conservation des cétacés dans la nature.

III. – Les établissements hébergeant des cétacés doivent participer activement à des programmes de recherche dont les résultats contribuent à une meilleure connaissance de ces espèces. Ils accueillent autant que possible des chercheurs ou stagiaires au sein de leur établissement. La présence de cétacés en parcs zoologiques doit contribuer au développement de programmes de recherche essentiels pour l’acquisition de données et une meilleure connaissance de leur biologie, physiologie, éthologie et cognition.

IV. – Les établissements hébergeant des cétacés doivent participer à l’échange d’informations sur la conservation et la recherche sur les cétacés, à travers la participation à des colloques nationaux ou internationaux et la publication d’articles scientifiques ou de divulgation générale.

V. – Les établissements hébergeant des cétacés doivent annuellement quantifier les ressources qui sont allouées aux activités de conservation et de recherche et doivent notamment présenter au comité technique et scientifique de l’établissement mis en place conformément à l’article 21 :
– tout changement dans leur population de cétacés ;
– leur implication financière et technique dans les activités de conservation des cétacés en milieu naturel ;
– la liste des programmes de conservation en milieu naturel auxquels ils ont participé ou qu’ils ont dirigé ;
– la liste des programmes de recherche auxquels ils ont participé ou dirigé ;
– la liste des actions de formation sur la conservation et la recherche sur les cétacés, y compris le nombre d’ateliers organisés par l’établissement lui-même, le nombre de stagiaires reçus et la liste de colloques, conférences ou actions de formation auxquels le personnel a participé.

Espérons que les delphinariums fermeront réellement rapidement leurs portes. Mais ne nous étonnons pas s’il y a un revirement, surtout que là il y a un grand espace pour cela, l’arrêté soulignant leur prétendu caractère « scientifique » et de « sensibilisation »…

Discours de Severn Cullis-Suzuki au sommet de la Terre en 1992

Nous sommes en 1992, au sommet de la Terre à Rio de Janeiro, au Brésil. Le dernier jour, la parole est donnée de manière inopinée à une jeune fille de douze ans, Severn Cullis-Suzuki.

Elle tint alors un discours au nom de l’Environmental Children’s Organisation, que voici.

Je suis Severn Suzuki et je représente l’E.C.O ; L’organisation des Enfants en défense de l’Environnement.

Nous sommes un groupe d’enfants canadiens, de l’âge de 12 à 13 ans essayant de faire des efforts, Vanessa Suttie, Morgan Geisler, Michelle Quigg et moi.

Nous avons réunis tout l’argent pour venir par nous-mêmes pour faire 5000 miles afin de vous montrer que vous devez changer votre façon de faire. En venant ici aujourd’hui, je n’ai pas besoin de déguiser mon objectif.

Je me bats pour le futur. Perdre mon futur n’est pas pareil que de perdre des élections… ou quelques points de la Bourse.
Je suis ici pour parler au nom de toutes les générations à venir.
Je suis ici pour parler au nom des enfants affamés de partout dans le monde, dont les cris ne sont pas entendus.

Je suis ici pour parler au nom des innombrables animaux qui meurent parce qu’ils n’ont pas d’autre endroit où aller

J’ai peur d’aller au soleil dehors maintenant à cause du trou dans la couche d’ozone.

J’ai peur de respirer l’air car je ne sais pas quelle substance chimique il contient.

J’avais l’habitude d’aller pêcher à Vancouver, mon lieu de naissance, avec mon père, il y a juste quelques années en arrière jusqu’à ce qu’on trouve un poisson atteint du cancer

Et désormais nous entendons parler d’animaux et de plantes qui s’éteignent tous les jours, perdus à jamais.

Dans ma vie, j’ai rêvé de voir de grands troupeaux sauvages, des jungles, des forêts tropicales pleines d’oiseaux et de papillons.

Mais aujourd’hui je me demande si ces forêts existeront toujours pour que mes enfants puissent les voir. Vous préoccupiez-vous de ces choses lorsque vous aviez mon âge ?

Toutes ces choses passent devant nos yeux et pourtant nous continuons à agir comme si nous avions tout le temps souhaité et toutes les solutions.

Je suis seulement une enfant et je n’ai pas toutes les solutions mais j’aimerais que vous réalisiez que vous non plus !
Vous ne savez pas comment réparer la couche d’ozone
Vous ne savez pas comment ramener le saumon dans les eaux polluées.

Vous ne savez pas comment ramener à la vie les animaux désormais éteints et vous ne pouvez pas ramener les arbres des zones qui sont maintenant dans les déserts.

Si vous ne savez pas comment réparer tout ça, s’il vous plaît, arrêtez la casse !

Ici, il y a des délégués, des gouvernements, des businessmen, des PDG, des journalistes et des politiciens mais réellement, vous êtes pères et mères, frères et soeurs, oncles et tantes et vous êtes TOUS certainement des enfants.

Je suis seulement un enfant. Pourtant je sais que nous faisons tous partie d’une famille forte de 5 milliards de personnes, en fait 30 millions d’espèces… et les gouvernements ne changeront jamais cela.

Je suis seulement un enfant et pourtant je sais que le problème nous concerne tous, et nous devrions agir comme un seul monde vers un seul but.

Malgré ma colère, je ne suis pas aveugle. Et malgré ma peur, je n’ai pas peur de changer le monde comme je le sens.

Dans mon pays, nous faisons tant de gaspillage, achetant et jetant, achetant et jetant et pourtant les pays du Nord ne partagent pas.

Même quand nous avons plus que suffisamment, nous avons peur de partager, nous avons peur de perdre un petit peu de notre richesse.

Au Canada, nous menons une vie privilégiée avec de la nourriture, de l’eau et un abri. Nous avons des montres, des vélos, des ordinateurs et des télés.

Il y a deux jours, ici au Brésil, nous avons été choqués en passant du temps avec les enfants qui habitent dans la rue.

Voici ce qu’un de ces enfants nous a dit : J’aimerai être riche et si je l’étais, je donnerai à tous ces enfants de la nourriture, des vêtements, des médicaments, un abri, de l’amour et de l’affection.

Si un enfant dans la rue qui n’a rien est partant pour partager, pourquoi nous qui avons tout sommes si avares ?

Je ne peux pas m’empêcher de penser qu’il est un enfant de mon âge et que ça fait une immense différence où on naît, que je pourrai être un de ces enfants vivant dans les favelas de Rio
Je pourrai être un enfant mourant de faim en Somalie ou victime de la guerre au Moyen-Orient ou un mendiant en Inde.

Je suis seulement un enfant, pourtant je sais… que si tout l’argent dépensé en guerres était utilisé pour trouver des réponses aux problèmes d’environnement, à en finir avec la pauvreté,

Quel endroit merveilleux cette Terre serait !

A l’école, même dans un jardin d’enfant, on apprend comment se comporter dans le monde, vous nous apprenez à ne pas nous battre entre nous, à travailler dur, à respecter les autres, à faire son lit, à ne pas blesser d’autres créatures, à partager sans avarice.

Alors, pourquoi sortez-vous et faites-vous les choses que vous nous dites de ne pas faire ? !

N’oubliez pas pourquoi vous assistez à ces conférences, pour qui vous le faites.

Nous sommes vos propres enfants.

Vous décidez dans quel genre de monde nous allons grandir.
Les parents doivent être capables de consoler leurs enfants en disant : « Tout ira bien », « Ce n’est pas la fin du monde, et nous faisons du mieux que nous pouvons ».

Mais je ne pense pas que vous pouvez encore nous dire ça.
Sommes-nous seulement dans vos listes de priorités ?

Mon père disait : « tu es ce que tu fais pas ce que tu dis »

Bien, ce que vous faites me fait pleurer la nuit. Vous continuez à nous dire que vous nous aimez

Mais je vous mets au défi, s’il vous plaît, Faites que vos actions reflètent vos mots. Merci

Le Monde fait l’éloge de l’expérimentation animale avec la « greffe de tête »

Le Monde est coutumier de la valorisation de l’expérimentation animale, de manière régulière d’ailleurs.

Hier on a eu droit à un exemple particulièrement noble du genre, dans une sorte de mélange de racolage sordide et de scientisme : « Un pas de plus vers la greffe de tête« , publié sur le blog interne au Monde « Passeur de sciences ».

Rien que la photographie au coeur de l’article est inacceptable et ne peut que provoquer un terrible haut-le-coeur. Quelle barbarie!

L’auteur de l’article, Pierre Barthélémy, a une approche traditionnelle dans ce genre d’ignominie : la pseudo-objectivité.

Il s’agit seulement de « faire passer la science », alors que bien entendu il s’agit ici de barbarie pure et simple.

C’est comme si on donnait à un charcutier des moyens techniques élevés, afin qu’il fasse comme le professeur Frankenstein.

Mais c’est de la « science » et donc cela serait « acceptable », telle est la logique sans coeur, sans âme.

Voici même un passage où l’auteur essaie d’aborder la question de la morale, témoignant simplement de sa propre position pseudo-neutre, en réalité complice de la barbarie.

A aucun moment [le neurologue italien] Sergio Canavero et ses collègues n’abordent les préoccupations éthiques si ce n’est pour signaler que le protocole expérimental (et donc l’euthanasie de plusieurs dizaines de rats) a été approuvé par l’hôpital universitaire de Harbin.

On ignore pour l’instant quelle sera la prochaine grande étape mais la logique voudrait que l’on passe à la greffe véritable en remplaçant la tête du receveur – pour reprendre la terminologie utilisée dans l’étude – par celle du donneur sur des animaux de plus en plus proches d’Homo sapiens.

Non seulement la question morale n’est pas abordée – elle est simplement liquidée en disant que tout est légal – mais la future expérimentation animale est déjà justifiée.

Notons au passage que l’article parle d’euthanasie, ce qui est encore une fois pas du tout le cas : c’est un classique des barbares de maquiller le meurtre derrière le principe d’euthanasie, qui n’a strictement rien à voir.

Quand on torture et qu’on tue, on ne prétend pas « euthanasier » alors qu’on se comporte comme un boucher.

Le fait de valoriser une telle photographie horrible comme celle plus haut sous prétexte de « science » est le témoignage que rien ne change dans l’idéologie dominante.

Et pour cause : l’expérimentation animale ne peut pas être « réformée », seulement abolie. Il ne peut pas y avoir de hiérarchie dans ce qui relève de la barbarie, du massacre où des scientifiques bornés pratiquent la torture pour essayer de « découvrir » des choses.

On retombe même, avec les moyens techniques davantage perfectionnés, dans une logique toujours plus grande qui est celle du docteur Frankenstein!

Nouvel arrêté sur les delphinariums

Un nouvel arrêté a été mis en place par l’Etat concernant les delphinariums et c’est un exemple de modernisation effectuée dans le but de maintenir l’exploitation animale.

Accepter cet arrêté comme « garantissant le bien-être des dauphins » est inacceptable : même si l’on considère qu’il doit y avoir un progrès de manière réformiste (ce que nous ne faisons pas), rien que la formulation va déjà avec une acceptation de l’exploitation animale.

C’est évidemment un piège!

Ségolène Royal signe l’arrêté qui réglemente strictement les delphinariums et impose des règles garantissant le bien-être des dauphins

Publié le Mercredi 3 mai 2017

Ce nouvel arrêté abroge et remplace l’arrêté du 24 août 1981. Il a été mis au point avec les associations de protection de la nature et des animaux (Fondation Brigitte Bardot, Fondation 30 Millions d’Amis, Fondation Assistance aux Animaux, La Fondation Droit Animal, Ethique et Sciences, Robin des Bois, Réseau Cétacés, SPA, FNE, FNH, LPO), après une année de discussion et d’expertise associant le Muséum national d’Histoire naturelle.

Les nouvelles règles sont les suivantes :

1. Augmentation d’au moins 150 % de la surface des bassins afin de permettre aux animaux de se soustraire à la proximité des visiteurs et à celle des autres animaux ;

2. Interdiction du chlore dans le traitement de l’eau ;

3. Mise en place d’équipes de soigneurs spécialisés, dont le nombre est en proportion du nombre de dauphins ;

4. Interdiction des contacts directs entre le public et les animaux ainsi que les immersions du public dans les bassins hébergeant des cétacés ;

5. Contrôle étroit de la reproduction des dauphins, par un avis de la Commission nationale consultative pour la faune sauvage captive instituée à l’article R.413-2 de Code de l’Environnement. Cette reproduction ne devient possible que si la configuration et la taille des bassins le permettent.

Les établissements existants devront faire les travaux de mise en conformité des bassins dans un délai de 3 ans. Toutes les nouvelles règles s’appliquent dans un délai de 6 mois.

En clair : on supprime l’ignominie flagrante, on prétend ainsi avoir rétabli des choses « normales », et ainsi tout est censé devenir acceptable.

Les associations qui participent à cette mascarade se trompent totalement et d’ailleurs leur positionnement est tellement absurde qu’on voit que la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO) fait partie de la liste largement mise en avant par le ministère de l’Environnement pour valider son positionnement.

Mais quel rapport y a-t-il entre la LPO et les delphinariums? Aucun, bien sûr. Il s’agit simplement d’une opération de communication réciproque, chacun se voyant valorisé dans la démarche.

C’est à un tel détail qu’on voit bien qu’il y a un gros souci avec les associations institutionnelles, qui cherchent à s’inscrire dans les institutions pour bien faire, mais ne s’appuient pas sur des principes.

Au lieu de se préoccuper d’un delphinarium qui sort de son projet initial – même si c’est une cause juste que de les combattre totalement – la LPO ferait bien de comprendre sa propre matrice et de se remettre en cause sur le fait de ne pas défendre les pigeons.

Au lieu de déborder dans un autre domaine, que le domaine choisi soit déjà correctement pris en compte.

Toutefois, cela veut dire chercher à avoir un point de vue universel, ce que les associations institutionnelles ne veulent pas. Elles ne veulent pas de la libération animale, alors elles sont obligées de se serrer les coudes et de s’auto-valoriser les unes les autres, afin d’échapper à la critique de ne pas être systématique.

Et c’est à cause de cela qu’un arrêté comme celui sur les delphinariums est valorisé, alors qu’il est inique : les delphinariums doivent fermer et aucun compromis n’est acceptable!

Brigitte Bardot : « Si Macron passe, les animaux trépassent! »

Marine Le Pen, dont nous présentions hier l’hypocrisie concernant l’écologie, peut se frotter les mains.

Elle qui veut qu’on vote pour elle, elle peut profiter des anarchistes antispécistes qui font campagne contre Emmanuel Macron, ce qui est anecdotique, mais surtout de Brigitte Bardot.

C’est une alliée de poids dans la bataille électorale et cela n’a aucune originalité, puisqu’on connaît bien les opinions de Brigitte Bardot. Cependant, cette fois il y a davantage de subtilité, puisqu’elle ne défend pas Marine Le Pen, mais dénonce Emmanuel Macron.

Cela revient au même, mais la méthode « indirecte » a fait ses preuves…

Il est vrai qu’Emmanuel Macron s’est sacrément lâché dans le genre (voir Emmanuel Macron : » je continuerai à manger l’agneau des Pyrénées » ainsi que Emmanuel Macron et l’éleveur « qui pleure quand un animal meurt »  et Emmanuel Macron veut développer le « tourisme cynégétique »).

Sauf qu’il ne fait qu’appuyer des choses qui sont portées par le Front National à la base : le culte du terroir, la soumission aux traditions passéistes, le soutien unilatéral aux éleveurs, etc.

Si l’on a des principes et qu’on regarde concrètement, Marine Le Pen n’est en rien favorable au véganisme…

Alors faire inversement d’Emmanuel Macron le grand ennemi des animaux, comme dans son communiqué, c’est plus que « forcé » comme tentative de surfer sur la « bonne image » que tente de s’approprier Marine Le Pen depuis quelques mois sur le plan de la question du rapport aux animaux…

Voici donc le message de Brigitte Bardot.

 

Quel lyrisme!

« Si Macron passe, les animaux trépassent! »

Et que dire devant les propos suivants :

« Le mépris qu’il affiche devant la souffrance animale résume son manque total d’empathie que prouve la froideur de son regard bleu acier. »

C’est là une dramatisation irrationnelle, comme malheureusement on les connaît si bien dans la protection animale en général.

Entre les photos chocs des uns, les rassemblements où des gens tiennent des animaux morts dans les mains (comme L214), les brûlures au fer rouge de l’association 269, on est sacrément servi.

Et le résultat est un décalage complet par rapport à la réalité de l’exploitation animale, des postures moralistes individuelles faisant office de témoignage, un infantilisme sur le plan des idées dont tentent de profiter les pires démagogues.

L’écologie « véritable » de Marine Le Pen

« Une grande absente de cette campagne, c’est l’écologie » : c’est tout à fait vrai, ces élections sont en total décalage avec ce qui est nécessaire. Le paradoxe, c’est que c’est Marine Le Pen qui le dit, dans un long article intitulé « Pour une véritable écologie« , alors qu’elle-même a une démarche étroite d’esprit opposé à l’écologie.

Car l’écologie véritable, ce n’est pas retourner en arrière, idéaliser le terroir comme c’était largement le cas dans les années 1930, avec sa horde de penseurs et de philosophes exprimant une nostalgie pour un passé supposé merveilleux.

Marine Le Pen se rattache de manière résolue à cet esprit des années 1930, quand elle affirme :

« Face à moi, le banquier Macron se désintéresse totalement de l’environnement, lui pour qui la nature est un outil au service de la production mondialisée.

Pour lui, l’animal n’est qu’un instrument à exploiter. La terre n’est qu’une matière première qui doit cracher du profit. »

Avant, tout était différent ! Soit disant différent, bien sûr, parce que là on a le même discours que celui des zadistes, ou même que Jean-Luc Mélenchon.

Avant tout était mieux, les choses allaient moins vite… L’exploitation animale était « humaine », la paysannerie une force tranquille…

On remarquera que ce discours nostalgique peut aller de pair avec un esprit de modernisation forcenée. Jean-Luc Mélenchon veut ainsi développer l’aquaculture, et regardons ces quelques photos de Marine Le Pen ces derniers jours pour voir ce qu’il en est de son rapport à l’écologie…

C’est une écologie dans le sens d’une défense nationaliste de la France, l’écologie n’est ici qu’un prétexte et voici justement comment Marine Le Pen définit celle-ci :

« Je suis la candidate des circuits courts et de la relocalisation de la production. C’est cela la vraie écologie. »

Non, cela c’est du passéisme, tout comme le prétendu retour en arrière souhaité :

« Je veux soutenir les exploitations familiales plutôt que les usines à bestiaux. « 

Et, ultime précision, Marine Le Pen conclut son article en soulignant ce qu’elle ne veut pas, et que nous, précisément, nous voulons :

« Il est temps de mettre la protection de l’environnement et de notre santé au cœur de nos décisions politiques. Je ne suis pas la candidate de l’écologie intégriste, c’est à dire excessive et idéologique, mais de la véritable écologie, c’est-à-dire l’écologie complète et cohérente. »

Il faut bien reconnaître qu’aujourd’hui, malheureusement, la population française est d’ailleurs avec ce refus de « l’excessif », c’est-à-dire du systématique, du refus de la demi-mesure, tout comme de l’idéologique, c’est-à-dire de l’écologie autour de grands principes.

Toutefois, cela sera inévitable : l’anthropocentrisme devra s’effondrer, il faudra qu’il cède la place à la reconnaissance de la Nature. Il faudra considérer la Terre comme un équivalent de notre mère, comme un ensemble à préserver, dans le respect de toute vie.

Portes ouvertes des refuges SPA les 20 et 21 mai 2017

Rien n’est possible pour les refuges s’il n’y a pas un engagement local approfondi et de longue durée en leur faveur.

Aussi, il y a lieu de diffuser localement l’information de l’initiative suivante de la SPA de Paris (quoi qu’on puisse penser de celle-ci, cela étant entièrement secondaire ici).

Bien sûr, il faut le faire en général, mais d’autant plus lorsqu’il y a une petite campagne comme ici. De manière générale, il faut essayer de proposer des initiatives pour ramener des fonds, pour faire en sorte que des gens fiables donnent des coups de main.

Le moindre détail compte, la moindre aide est précieuse. Les refuges ne fonctionnent qu’avec l’abnégation de peu de personnes, faisant pratiquement don de leur vie, ayant conscience de la détresse qu’elles tentent de soulager.

Si on a conscience de la condition animale, alors on doit nécessairement encourager le soutien aux animaux, aider matériellement et moralement les refuges, participer autant qu’on le peut – la moindre minute a du sens, aussi infime que cela puisse paraître.

PORTES OUVERTES LES 20 ET 21 MAI DANS LES 63 REFUGES ET MAISONS SPA !

Comme les très célèbres Philaé, Sumo et Baltique, les animaux en attente d’adoption à la SPA ont toutes les qualités requises pour entrer à l’Elysée… ou, mieux, dans le foyer de français aimants et attentifs !

Pour permettre à tous de faire la rencontre de leur « élu », la Société Protectrice des Animaux (SPA) lance son opération Portes Ouvertes le week-end des 20 et 21 mai.

Au total, ce sont près de 9 000 animaux (chiens, chats, NAC – mais aussi chevaux, poneys et ânes) qui seront présentés à l’adoption dans les 63 refuges et Maisons SPA.

Pour Natacha Harry, Présidente bénévole de la SPA : «Nous continuons à rester vigilant sur les principes de l’adoption responsable : il est impératif de mener une réflexion approfondie avant d’intégrer un animal à sa vie quotidienne.

Cette responsabilité n’est pas une option, elle est une obligation pour tous ceux qui ont conscience de l’importance du bien-être animal ».

Cette opération du printemps, à la veille d’une période estivale qui apportera son lot d’abandons, est l’occasion pour les équipes de la SPA de se mobiliser sur toute la France pour sensibiliser le public à l’engagement que représente l’accueil d’un animal.

Pour trouver le refuge le plus proche : http://www.la-spa.fr/refuges

Les refuges, dispensaires, maisons ouverts se trouvent dans toute la France.

L’ALF hacke le site du parc animalier de Branféré

L’ALF a hacké le site internet du parc de Branféré, qui combine un parc animalier, un parc botanique et un centre d’éducation à l’environnement, l’École Nicolas Hulot.

A noter que nous avions déjà parlé de ce parc en liaison avec une campagne de partenariat avec Duracell.

Parmi les deux images placées de manière illégale par l’ALF sur le site du parc, on peut reconnaître le girafon Marius du zoo de Copenhague, non pas euthanasié  mais tué en 2014, car considéré comme « en trop »  et disséqué en public, devant des enfants notamment.

xelegyx : Crimson dawn

Voici les paroles d’une nouvelle chanson du groupe américain xelegyx, dont nous avons déjà parlé : « Crimson dawn » (Aube cramoisie).

– He said : « These Violent Delights Have Violent Ends »
– Does it means anything to you ?
– No, I don’t think so.
– Il a dit : « Ces plaisirs violents ont des fins violentes » [Shakespeare, Roméo et Juliette]
– Cela te dit quelque chose ?
– Non, je ne crois pas.

Skin dripping with the crimson of the innocent
The last flutter of air escapes as the light dims in the eyes of our brethren
Viewed as nothing more than a replaceable possession
Born into a world of suffering solely to please self appointed gods
La peau goutte avec le cramoisi de l’innocent
Le dernier flottement de l’air s’échappe lorsque la lumière diminue aux yeux de nos frères
Vus comme rien de plus qu’une possession remplaçable
Né dans un monde de souffrance uniquement pour satisfaire des dieux auto-nommés

Lessons of sharing taught to children
Over the corpses of our Mothers offspring
Des leçons de partage enseignées aux enfants
Sur les cadavres de la progéniture de notre mère

Greed shadowing the malicious acts of our parasitic species
Whispered lies to remain ignorant to the massacre in our wake
La cupidité qui masque les actes malveillants de notre espèce parasite
Des mensonges chuchotés pour rester ignorants du massacre dans notre sillage

Obedience in exchange for acceptance
An unmerited hierarchy a self righteous claim to a dying world
Only to be cherished for the body that they can give
Sacrifice purely for the appetite of man
Obéissance en échange de l’acceptation
Une hiérarchie imméritée une prétention auto justifiée à l’égard d’un monde agonisant
Seulement chéris pour le corps qu’ils peuvent donner
Le sacrifice purement pour l’appétit de l’homme

Given no claim on the life they have been granted
we are the ones that make them suffer
Tongues salivate for the taste of murder
No longer will I sit in silence in the wake of the animal holocaust
Ne donnant aucune créance à la vie qu’ils ont reçu,
nous sommes ceux qui les font souffrir
Les langues salivent pour le goût du meurtre
Plus jamais je ne resterai assis en silence dans le sillage de l’holocauste animal

Procès de l’abattoir du Vigan : le lampiste paie pour l’exploitation animale

Il existe de nombreux termes en français pour qualifier quelqu’un désigné comme victime expiatoire : lampiste, bouc-émissaire, peccata.

Et dans l’affaire du procès de l’abattoir du Vigan, c’est donc Marc, un simple ouvrier, fils d’éleveur, qui fait office de lampiste, de bouc-émissaire, de peccata.

Lui qui a commencé dans le métier à 15 ans et demi, comme il l’a expliqué au procès, et on lui a tout de suite dit :

« Dans le métier, « il te faut tuer »»

Et c’est donc lui et lui seul qui a été condamné suite à la révélation de « maltraitances » dans l’abattoir du Vigan, dans le Gard, montrées par l’association L214 qui avait installé une caméra.

Nous mettons « maltraitances » entre guillemets, car naturellement, un abattoir est en soi déjà une maltraitance. Relativiser est une mauvaise chose.

Tout comme d’ailleurs ne pas prendre en compte la réalité sociale, économique, culturelle…

Car l’ouvrier en question, Marc, lui, pourtant, n’a rien choisi : il lui fallait un travail, on lui en a donné un et on a exigé des choses de lui.

Lui qui a fait une formation de protection animale, mais qu’on lui a imposé, car comme il l’a expliqué au procès, personne n’avait voulu la faire.

Lui, donc, qui s’est retrouvé jeune dans un universel grotesque et criminel, où règne la mort et son odeur. De quoi devenir fou !

Et donc, forcément… les actes sont cruels, aisément barbares. Nul « spécisme » à cela, juste des conditions concrètes !

Cela ne le dédouane pas d’avoir frappé des moutons et jeté des brebis par-delà des barrières, comme le montre des vidéos. D’avoir éprouvé du plaisir à électrocuter des moutons.

Mais cela l’explique. Car l’ouvrier en question est lui aussi une victime d’un système qui broie la vie.

Le procureur, méprisant la condition ouvrière, a par exemple souligné que « les rires accréditent le caractère sadique », déshumanisant ainsi l’ouvrier. Mais qui ne sait pas à quel point les humains tentent, en situation extrême comme ici, de jouer avec la mort et la souffrance ?

Qui ne deviendrait pas fou dans un tel environnement où la souffrance et la mort sont, par définition, banalisés ?

Ce n’est, encore une fois, pas justifier, mais expliquer. Et il ne faut par conséquent pas non plus se tromper d’ennemi.

Justement, le directeur de l’abattoir a-t-il été invité à la barre ? Non. Et les services vétérinaires, censés surveiller l’abattoir ? Non plus.

Est-ce l’exploitation animale qui a été en fin de compte dénoncée, alors ? Non, ce sont de simples ouvriers, dans un procès ridicule de bout en bout, car relevant de la figuration pour faire payer des boucs-émissaires.

Deux personnes étaient visées par des peines de 150 et 600 euros d’amende : elles ont été relaxé, car il y avait prescription…

Le gestionnaire de l’abattoir, à savoir la communauté de communes du Pays viganais, a été condamnée à 3500 euros d’amende, contre 6000 euros requis par le procureur. Une peine symbolique, administrative, pour condamner ce qui n’est, aux yeux des institutions, qu’un dysfonctionnement.

Quant à l’ouvrier, Marc, il a été condamné à huit mois de prison avec sursis et 2000 € d’amende, le procureur ayant initialement demandé un an de prison avec sursis et 3400 euros d’amende. A cela s’ajoute une interdiction d’exercer pour cinq ans au sein d’un abattoir.

Qu’en tirera-t-il ? Que tout le monde, au final, se sera bien moqué de lui et de sa condition. Que son parcours humain n’aura intéressé personne. Que sa réalité, avec toutes les implications, n’aura interpellé personne.

Il a, dans les faits, servi de bouc-émissaire : l’exploitation animale ne serait pas le problème, seulement des individus « ratés », coupables de « dysfonctionnements »…

L’avocat de la communauté des communes, Yvon Goutal, s’est d’ailleurs réjoui que les choses aient été claires à ce sujet, étant « satisfait qu’il n’y ait pas de condamnation de l’abattage dans son ensemble ».

L’association L214, à la source des images filmées, est satisfaite à ce titre également, estimant que le procès est un grand pas en avant :

« La reconnaissance, pour la première fois, de la commission d’actes de cruauté et de sévices graves dans un abattoir par un employé, et de la violation des règles de protection des animaux par l’exploitant d’un abattoir est une avancée de la prise en compte par la justice des souffrances subies par les animaux dans ces lieux si hostiles, ces animaux oubliés de tous et laissés à l’abri des regards. »

En ce sens, l’une des deux avocates de L214, Hélène Thouy, a expliqué :

« C’est une réponse pénale ferme, qui envoie un message clair à l’ensemble des exploitants d’abattoirs : “Vous devez faire respecter les règles”.»

Les règles ? Les règles de la mort industrielle, de la souffrance planifiée. Qui ont été passées sous silence, avec un lampiste payant pour masquer la réalité de l’exploitation animale, parce que c’est un ouvrier.

Emmanuel Macron et l’écologie

Voici une tribune publiée dans le Journal du Dimanche et qui tente de faire passer Emmanuel Macron pour un grand écologiste !

Bon, que ce soit moins catastrophique que Marine Le Pen, ce n’est pas dur à deviner… Elle, présidente, l’écologie serait pratiquement criminalisée et toute critique disqualifiée au nom des intérêts supérieurs de la nation.

Mais tout de même, ce n’est pas parce que Marine Le Pen est une sorte d’équivalent de Donald Trump que cela pare Emmanuel Macron de toutes les vertus.

A moins de résumer l’écologie à une sorte de vague gestion de la pollution et du réchauffement climatique, ce que font d’ailleurs les signataires qui ne parlent ni des animaux ni de la Nature, mais pensent très certainement déjà à des postes ministériels possibles…

Non, l’écologie n’est pas absente du second tour de la présidentielle!

Un candidat,Emmanuel Macron, en fait le cœur de son programme de transformation économique et sociale.

Son adversaire, Marine Le Pen, tente de promouvoir une sinistre « écologie patriotique » tout en multipliant impasses et choix dangereux pour notre présent et notre futur. Il y a d’abord les évidences.

Macron veut doubler la part des renouvelables en 5 ans, quand Le Pen promet un moratoire sur l’éolien. Macron veut plus d’Europe -car c’est aussi la bonne échelle pour plus d’écologie-, quand Le Pen veut en sortir.

Macron veut faire de notre pays le leader de l’agriculture écologique, quand Le Pen se contente de prôner « la préférence nationale », ignorant les risques des pesticides pour la nature et la santé.

Macron s’engage à ramener la part du nucléaire à 50% en 2025, quand Le Pen veut la maintenir à 75% et refuse de fermer Fessenheim.

Macron est conscient de l’urgence climatique, de ses conséquences humanitaires (250 millions de « réfugiés climatiques » d’ici 2050) et de notre obligation d’être à la hauteur, tandis que Le Pen flirte avec le négationnisme climatique, n’a pas voté pour la ratification de l’accord de Paris au Parlement européen, et déclare parfois n’être « pas sûre que l’activité humaine soit l’origine principale » du changement climatique.

Mais l’analyse détaillée des programmes révèle que, sur l’écologie, la fracture entre les candidats d’En Marche! et du Front National est encore plus profonde.

D’un côté, l’ambition d’améliorer vraiment la vie des Français-es et de l’autre le choix d’un sur-place dangereux pour notre planète, notre économie et notre santé.

Prenons quelques exemples. Sur la lutte contre la précarité énergétique qui touche 11 millions de citoyen-es, Macron propose une nouvelle prime dès la réalisation des travaux, un audit énergétique gratuit, la fin de la location des logements les plus énergivores, 4 milliards d’euros pour aider les propriétaires les moins aisés à faire les travaux ; Marine Le Pen se contente quant à elle de citer l’isolation des logements comme une priorité, sans préciser comment elle compte s’y prendre.

Sur la santé environnementale, Macron trace la voie d’une sortie du diesel avec des mesures concrètes (nouvelle prime de 1000 euros pour changer de véhicule, alignement fiscalité gazole sur celle de l’essence etc…) que Le Pen refuse en bloc, niant ainsi les 50.000 décès prématurés dus chaque année à la pollution atmosphérique et le fait que 40 millions de Français respirent un air pollué.

Sur l’agriculture et l’alimentation, Macron développe un ensemble de mesures tant attendues (5 Milliards d’investissement pour des projets en faveur de l’environnement et du bien-être animal, sortie des pesticides, Etats généraux de l’Alimentation, 50% bio, autres labels de qualité ou local dans toute la restauration collective…) quand Le Pen préfère un protectionnisme dangereux pour nos agriculteurs et nos territoires, instrumentalise la souffrance animale au nom de son combat contre l’islam plutôt que de lutter contre les pratiques de l’élevage intensif, sans même parler du refus des députés FN de mettre fin aux pesticides néonicotinoïdes tueurs d’abeilles.

Economie circulaire, santé-environnement, biodiversité, basculement vers la fiscalité écologique, plan d’investissements… Sur bien d’autres thèmes, l’analyse comparée est implacable tant, sur l’écologie, tout oppose Emmanuel Macron à Marine Le Pen!

Nous entendons et respectons celles et ceux qui voudraient qu’Emmanuel Macron s’engage encore plus pour l’environnement.

Mais que toutes celles et tous ceux qui prétendent défendre l’écologie, en aient bien conscience : chaque voix qui manquera le 7 mai 2017 à Macron contre Le Pen sera une voix qui manquera à l’écologie, au futur, à la solidarité.

Chaque abstention sera une forfaiture devant de tels enjeux, un manque cruel de responsabilité envers les générations futures et une partie du Monde déjà aux prises avec les changements climatiques. »

Liste des signataires

Matthieu Orphelin, ex-porte-parole de Nicolas Hulot
Daniel Cohn-Bendit, ex-député européen
Corinne Lepage, présidente de son mouvement, Le Rassemblement citoyen-Cap21
François de Rugy, président du Parti écologiste
Barbara Pompili, secrétaire d’Etat chargée de la biodiversité
Arnaud Leroy, député de la 5e circonscription des Français de l’étranger
Jean-Paul Besset, ex-député européen
Sébastien Mabile, avocat, chargé des questions Environnement à En Marche!

Les « merguez » de Whirlpool : « 1 euro, c’est ultra compétitif »

Les médias ont longuement parlé hier de la visite d’Emmanuel Macron et de Marine Le Pen à l’usine Whirlpool d’Amiens, qui doit être délocalisé.

A priori, rien qui ne concerne directement les animaux, mais il y a un petit détail très révélateur : la présence de « merguez ».

Cette saucisse fait en effet partie du « patrimoine » historique des manifestations syndicales, aux côtés du pastis ou de la bière.

Et donc il ne faut pas s’étonner que Marine Le Pen fasse les scores qu’elle fait avec une telle tradition beauf. Celle-ci a d’ailleurs pu faire son show, jouant à « être populo », comme le raconte l’Usine nouvelle :

« Elle est resté là 35 minutes avec les employés et les ouvriers, le temps de prendre un verre et des merguez dans un sandwich »

De manière significative, on retrouve dans une même apologie du sandwich un autre représentant de la « gauche » beauf, François Ruffin, rédacteur en chef du journal amiennois très connu dans la région, Fakir.

Celui-ci a également réalisé Merci Patron !, qui traite des délocalisations, et il sera candidat du mouvement de Jean-Luc Mélenchon aux prochaines élections.

Alors qu’il est en Picardie, il évite soigneusement de parler de la chasse, thème pourtant forcément clivant et qu’il faut forcément refuser quand on se prétend opposé aux « réacs »…

Seulement voilà, c’est la culture beauf qui prédomine et on n’échappe pas aux merguez.

Nous sommes en 2017, l’exploitation animale est en expansion à l’échelle mondiale, les pauvres sont toujours plus gros avec l’alimentation qu’on leur impose, et on a pourtant encore la culture « merguez » chez les ouvriers !

Voici ce qu’on apprend par 20 minutes :

« Avec les ouvriers, François Ruffin attend de pied ferme Macron

Selon un journaliste de RTL, le réalisateur de Merci Patron regrette : « Aller bouffer une merguez sur le parking avec les Whirlpool c’est pas un truc qu’il a eu l’occasion de faire. C’est dommage qu’il rate ce moment.

C’est moins difficile d’aller à la chambre de commerce que dans une usine qui ferme. J’ai l’impression de voir un pingouin qui découvre le sable du désert. » »

Pire encore, voici ce qu’on apprend dans L’Obs (l’ex Nouvel Observateur) :

« 14h30 sur le parking de l’usine. Emmanuel Macron n’est pas encore là. Mais c’est déjà le grand barnum. A l’entrée, le réalisateur François Ruffin est venu manger sa merguez « comme tous les jours », s’amuse-t-il. « 1 euro, c’est ultra compétitif »… »

Et c’est là qu’on comprend tout. François Ruffin prétend combattre les délocalisations, mais est très content de manger des « merguez » à un euro, tous les jours !

Alors qu’évidemment, cette « merguez », pour être à ce prix là, signifie une terrible souffrance animale, à quoi s’ajoutent les terribles cadences des gens travaillant dans l’abattoir, environnement aliénant s’il en est…

Il est pourtant évident qu’on ne peut pas dénoncer les délocalisations d’un côté, et saluer des « merguez » à un euro de l’autre !

Mais c’est que le seul horizon intellectuel et culturel, sans parler de morale, reste encore celui de la beauferie…

Et après on s’étonne que tout va mal !

Marine Le Pen et Emmanuel Macron au sujet du nucléaire

Le réseau Sortir du nucléaire a compilé les positions de Marine Le Pen et d’Emmanuel Macron au sujet du nucléaire, et cela donne la chose suivante :

Emmanuel MACRON

– Désire abaisser la part du nucléaire de 75% à 50% à l’horizon 2025 conformément aux objectifs de la loi de transition énergétique… mais ne propose aucun scénario de fermetures de réacteurs. Par ailleurs, ses objectifs pour le développement des énergies renouvelables ne permettent pas d’atteindre ceux fixés par la loi de transition.

– Accepte la fermeture de Fessenheim (aux conditions prévues par EDF, c’est-à-dire quand l’EPR de Flamanville ouvrira) mais n’envisage pas, à ce jour, l’arrêt d’une autre centrale en fin de vie.

– Favorable au centre d’enfouissement de déchets radioactifs à Bure

– Favorable aux projets de réacteurs EPR à Hinkley Point, appelle à finir la construction de l’EPR de Flamanville

– Veut consolider la filière du nucléaire dit de « 4ème génération »

– Soutien le « Grand Carénage » (vaste chantier de rafistolage et de maintenance prévu sur l’ensemble des centrales françaises)

– En février 2017 et à moins d’un mois de l’anniversaire de la catastrophe de Fukushima, il a déclaré : « le nucléaire reste la capacité à produire de l’électricité décarbonée la plus sûre. »

– En matière de nucléaire militaire, il veut conserver et moderniser les deux composantes de la force de frappe

Marine LE PEN

– Extrêmement favorable au nucléaire de manière générale

– Souhaite poursuivre l’exploitation du parc nucléaire en poursuivant le Grand Carénage

– S’oppose à la fermeture de Fessenheim

– Favorable au centre d’enfouissement de déchets radioactifs à Bure

– Soutien le nucléaire dit de quatrième génération et entend investir dans la recherche sur le rendement des nouveaux réacteurs destinés à remplacer ceux en fin de vie

– Souhaite conserver et moderniser les deux composantes (aérienne et navale) de la force de frappe française.

Alors comme l’une des questions qui se pose est de savoir si les deux sont aussi « mauvais » l’un que l’autre, on peut dire que non.

Les deux sont des pro-nucléaire forcenés, il n’y a aucun doute à ce niveau.

Mais chez Marine Le Pen, comme toujours, du moment que quelque chose est français, alors ce n’est plus critiquable.

Une même chose peut être chez elle bonne ou mauvaise, selon que ce soit français ou pas.

Cela veut dire qu’autant si c’est Emmanuel Macron le président, cela sera mauvais, si c’est Marine Le Pen cela sera totalement différent, puisque toute critique sera considérée comme une attaque injustifiée et injustifiable contre la nation.

On aurait alors une terrible régression : rappelons-nous qu’il y a quelques années, critiquer le nucléaire était encore impossible de par la chape de plomb institutionnelle et médiatique…

Et ce qui est vrai pour le nucléaire serait naturellement vrai pour d’autres thèmes d’une part, et également vrai pour le développement du nucléaire, d’autre part !

Car non seulement toute critique du nucléaire sera devenue impossible, mais son développement sera présenté comme impérativement nécessaire pour la nation…

Aisne : un bébé renard a besoin de soutien

Voici encore un exemple de la capacité de la presse régionale – quand elle n’est pas au service de l’idéologie dominante – à constater ce qui se passe réellement, à pointer des doigts des questions essentielles.

Car cette mésaventure contée par le Courrier Picard – un animal sauvage trouvé, mais aucune structure n’existe et l’Etat veut le tuer – se produit quotidiennement, par de très nombreuses personnes.

Combien? Nul ne le sait, c’est cela qui est fou. Et tout dépend ici d’une poignée de gens combatifs, qui ne lâchent pas, dans les refuges, d’individus (comme ici) qui font un choix et qui l’assument, sans abandonner l’être en détresse!

Aisne : elles se mobilisent pour sauver un bébé renard de l’euthanasie [c’est un abus de langage extrêmement courant : en réalité, il ne s’agit nullement d’une « euthanasie », mais d’une mise à mort]

Dans le sud de l’Aisne, l’animal, espèce nuisible, devait être euthanasié. Deux jeunes femmes se sont mobilisées.

Lucie et Magali (ce sont des prénoms d’emprunt, les jeunes femmes craignent de voir les demandes d’aide se multiplier et de plus recueillir des animaux sauvages est illégal et amendable) travaillent toutes les deux dans le secteur des animaux domestiques.

Elles ne s’attendaient pas à se trouver devant tant de difficultés quand elles ont accepté de s’occuper d’un petit animal sauvage trouvé sur les bords de la route. «  La petite bête a été trouvée pendant la nuit de lundi à mardi 18 avril sur une route près d’Essises.

Elle ressemblait à un chiot. C’est en regardant sur internet que nous avons compris que c’était un renardeau. la couleur noire et le bout de queue blanc sont caractéristiques  », raconte Lucie. Biberons de lait pour animaux, bouillotte, Lucie et Magali vont s’occuper de la petite bête toute la journée puis la nuit pour la maintenir en vie.
Mais que faire d’un bébé renard ?

Lucie et Magali vont entamer un marathon téléphonique.

Pas moins de dix interlocuteurs.

Tout d’abord auprès d’une connaissance, garde forestier. Il les renvoie vers la fédération du centre de sauvegarde sauvage.

Mais là, un répondeur est au bout du fil. Elles appellent ensuite la communauté de communes de Château-Thierry qui les renvoie vers la sous-préfecture puis vers les services vétérinaires et la Direction départementale de protection des populations (DDPP).

Cette fois-ci, on leur demande leurs coordonnées, on leur signifie que le renard est classé espèce nuisible, qu’il faut l’euthanasier et qu’on les recontactera. «  Nous nous sommes attachées à cette petite renarde, nous ne pouvions accepter cette fin  »

Alors les deux jeunes femmes vont contacter la fondation « 30 millions d’amis » et puis aussi Picardie Nature et la presse pour essayer de sauver la petite bête.

Une course contre la montre : le lieutenant de louveterie du secteur a été mandaté par la préfecture. l’homme assermenté appelle : il passera jeudi à 19 heures prendre en charge l’animal.

Effectivement, à l’heure dite le lieutenant de louveterie, un corps fondé en 812 par Charlemagne, sonne à la porte.

Des tractations commencent. Peur de la réaction des associations ou du public, l’homme promet : le petit renard sera emmené à Hirson au centre de sauvegarde de la faune sauvage et des oiseaux.

Il emmène la petite renarde. Vendredi, Magali a le responsable du centre au téléphone. Il confirme avoir réceptionné la petite renarde.

Est-elle sauvée ou est-ce simplement un sursis ?

De notre côté, nos appels au centre se sont, pour l’instant, heurtés à un répondeur.

Des élections qui ne sont pas à la hauteur des exigences de notre époque

Avec Marine Le Pen et Emmanuel Macron en tête du premier tour des présidentielles, c’en est totalement fini de l’écologie dans ces élections. On en a quasiment pas parlé, d’ailleurs, mais Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon ont prétendu la représenter.

Beaucoup de gens, notamment chez les jeunes, y ont cru à ce niveau, même si cela n’allait pas bien loin. Par exemple, lors de son passage il y a quelques jours chez Jean-Jacques Bourdin sur RMC et BFMTV, Jean-Luc Mélenchon s’est totalement dégonflé quant à sa proposition d’un repas végétalien dans les cantines… (voir ici à 20:40).

Hier encore, après sa défaite (et sa quatrième place), il a évidemment parlé de la nécessité de l’écologie, mais que propose-t-il ? Simplement de vagues réformes, sur cinquante ans… et sans brusquer les mentalités.

Alors qu’on vit une époque qui est un tournant et qui demande au contraire d’être à la hauteur !

Alors, il y a bien sûr le fait que Marine Le Pen prétend se tourner vers les animaux, mais c’est simplement pour avoir une bonne image puisqu’il n’y a aucun contenu. Elle tient beaucoup à son image sur ce plan par contre ; annulée au dernier moment, sa dernière initiative du premier tour devait être même la visite d’un refuge.

Mais elle est proche des chasseurs et elle ne fait que jouer sur la corde sensible, cherchant à tout prix à éviter d’aborder la question du contenu.

Dans tous les cas, la France est sous l’hégémonie des beaufs, dont Emmanuel Macron fait d’ailleurs partie, et il ne s’en cache pas.

Tout est donc vide, dramatiquement vide, alors que la défense de la Nature devrait être une préoccupation constante et générale. La seule question posée par tous est de savoir comment renforcer la France, comment avoir des entreprises plus compétitives, comment faire en sorte que les riches ne partent pas ailleurs, etc. etc.

C’est la contradiction profonde et complète entre l’esprit de concurrence économique et le besoin d’une perspective unifiée à l’échelle mondiale pour sauver la Nature.

On ne peut plus raisonner à petite échelle, et cela ne veut pas dire que s’il faut refuser le nationalisme de Marine Le Pen, il faille apprécier l’Europe des profits dont rêve Emmanuel Macron.

Il s’agit de raisonner à l’échelle planétaire, en reconnaissant la vie à l’échelle de celle-ci. Cela veut dire admettre l’existence de la Nature, chose qu’en France on ne fait toujours pas.

L’anthropocentrisme prédomine totalement, on oppose culture et nature, on pense que l’être humain est qualitativement différent des animaux, qu’il n’est « plus » un animal.

La Nature est alors une ennemie, les animaux sauvages considérés comme des intrus. En France, on peut par exemple organiser impunément une battue aux pigeons avec des chasseurs tirant dans tous les sens en pleine ville, comme à Villeréal.

Le changement ne viendra pas donc pas d’autre chose que l’affirmation d’une nouvelle culture. Il ne suffit pas de dire que telle chose est mauvaise, tel acte immoral, il faut proposer une démarche générale, touchant tous les aspects de la vie.

Car une personne devenant végane qui n’aime pas les animaux ne le restera pas longtemps, ratant la dimension essentielle qu’il faut porter : l’harmonie avec la Nature.

xelegyx : Solitary Resolution

XelegyX est un petit bijou musical tout récent du sud de la Floride ; voici les paroles et la musique de la chanson « Solitary Resolution » (Résolution solitaire).

On a ici le prolongement de toute la culture musicale vegan straight edge underground ayant cherché à exprimer la dimension tourmentée et la nécessité de l’engagement.

Cela donne une rencontre très sombre entre metalcore et death metal, avec un texte le plus souvent tourné vers un certain esprit assez apocalyptique réclamant l’établissement de la justice.

Lack of conviction you know what must be done
Yet you stand in defiance for the sake of your comfort
Un manque de conviction tu sais ce qui doit être fait
Mais tu te bloques dans ta défiance pour souci de ton confort

You’ve looked into the eyes of the oppressed and you’ve closed them
Domesticated by lies you adopt the traits of those who’ve come before
Tu as regardé dans les yeux de l’opprimé et tu les as fermés
Domestiqué par les mensonges tu adoptes les traits de ceux venus avant

You would sacrifice accountability
just so you can pretend everything you do is right
Tu sacrifierais ton sens des responsabilités
Juste pour prétendre que tout ce que tu fais est correct

Just so you can sleep better at night
I won’t let you ignore the truth
Juste pour ce que tu dors mieux la nuit
je ne vais pas pour autant te laisser ignorer la vérité

so you can remain bliss keep your eyes shut while mine align
juste pour que tu puisses rester béat, les yeux fermés, quand les miens restent fixés

Polluting my air with an abundance of your ignorance
No effect on me you grieve for your impotence
But not for your contribution to our extinction
Polluant mon air avec l’abondance de ton ignorance
Aucun effet sur moi, tu affliges par ton impuissance
Mais pas par ta contribution à notre extinction

Forced ignorance of the suffering that you inflict
Faced with reproach you continue only to destroy
Selfish claim to a throne built on misconceptions
Topple bodies high you engulf the world in ruin
L’ignorance forcée de la souffrance que tu infliges
Face aux reproches tu continues seulement à détruire
Revendiquant égoïstement un trône fondé sur des conceptions fausses
Des corps renversés, tu engloutis le monde dans la ruine

This brand I bear
A vow of absolution
Branded by my convictions
Vegan Straight Edge
Cette marque que je porte
Un vœu d’absolution
Marqué par mes convictions
Vegan Straight Edge

Abraham Poincheval : un « artiste » dénaturé prétendant couver

Une nouvelle installation « artistique » pathétique vient de se terminer.

Abraham Poincheval, dans un grand élan entièrement dénaturé, contribue à la barbarie de notre monde avec une installation où il « couve » des oeufs.

Voici son justificatif délirant :

« Qu’un homme couve des œufs m’intéresse parce que cela pose la question de la métamorphose et du genre.

Ce sont des énonciations très précises qui peuvent tout à coup devenir poreuses, s’éroder, se transformer. »

C’est un classique de la « modernité » : toute définition est instable, il n’y a pas de Nature on peut faire ce qu’on veut…

Voici des images de sa « performance ».

Voici le justificatif délirant du Palais de Tokyo à Paris, qui a hébergé cette expérience d’un « performer » habitué  des délires pseudos artistiques comme seul l’art contemporain sait les inventer (descendre le Rhône dans une bouteille géante, marcher en entière ligne droite de Nantes à Caen, rester six jours sur une étroite plate-forme à vingt mètres du sol,passer une semaine sous terre dans un trou de 60 cm de diamètre, etc.).

Pour la première fois dans ses recherches, Abraham Poincheval se confronte au monde vivant : installé dans les espaces du Palais de Tokyo, il tente de couver des œufs de poule jusqu’à leur éclosion.

En se substituant à l’animal, il éprouve le temps de la gestation pouvant aller de 21 à 26 jours. Abraham Poincheval est assis ou allongé dans un espace clos, un vivarium qui ressemble à une vitrine d’exposition.

Il se couvre d’un manteau traditionnel coréen réalisé par l’artiste Seulgi Lee et s’entoure de provisions. Limité dans ses mouvements, face aux visiteurs, l’artiste semble inactif.

Il devient comme Toine, l’anti-héros de la nouvelle de Guy de Maupassant du même nom (1885), immobilisé par une attaque cardiaque et forcé par sa femme à couver des œufs.

Neuf poussins sont nés des onze oeufs et ils doivent rester au musée avec « l’artiste » pendant 72 heures avant d’aller dans une ferme.

De bout en bout, c’est l’agression contre le vivant, c’est une insulte aux animaux et à la Nature.

L’Association Végétarienne de France et sa campagne Veggie2017 anti-vegan

Nous avons toujours eu une position absolument stricte sur le végétarisme : c’est une pratique totalement dépassée et les personnes la mettant en avant sont des personnes au mieux sous-informées, au pire des alliés objectifs de l’exploitation animale.

L’Association Végétarienne de France (AVF) vient rappeler pourquoi cela est vrai. Elle a lancé une campagne veggie2017, afin de promouvoir, en apparence, un changement de situation.

Le mot d’ordre est le suivant :

#Veggie2017 pour montrer aux candidats que la question de la transition alimentaire vers un modèle végétal est un sujet capital !

En réalité, c’est une campagne typique de ce genre d’associations : racoleuse à fond, pour gagner des contacts et des adhérents.

La contradiction est de notre point vue flagrante par ailleurs : le modèle végétal, c’est le véganisme, certainement pas le végétarisme !

L’AVF a eu les réponses de Philippe Poutou et de Jean-Luc Mélenchon. Et qu’y apprend-t-on ? Que Philippe Poutou serait favorable au véganisme ! Quelle blague ! C’est bien entendu totalement faux. Et pourtant voici ce que dit l’AVF à son sujet :

Il partage notre constat sur la nécessité de réduire globalement la consommation de viande, se dit favorable au développement du végétarisme et du véganisme, et soutient globalement notre démarche.

Qu’il est terrible d’en arriver à déformer la réalité à ce point là !  L’AVF ment de manière honteuse. Rien dans la réponse de Philippe Poutou à l’AVF ne peut laisser penser cela.

Alors pourquoi un mensonge aussi grossier ? Eh bien l’AVF est obligée de mentir, parce que sinon cela montrerait que sa propre existence est absurde. A l’ère du véganisme, le végétarisme est absurde et ne pourrait avoir qu’un sens que comme pseudo-transition…

D’où la déformation de ce que dit Philippe Poutou, qui de son côté explique seulement qu’il faut moins de « viande », pas qu’il faut aller vers le véganisme…

Citons un passage où il résume sa vision des choses, pour que tout soit clair à ce niveau :

« Des actions de formation du personnel soignant doivent être
menées pour leur permettre d’appréhender la diététique et l’alimentation autrement que par le prisme de l’équilibre alimentaire qui ne veut rien dire dans le cadre d’une agriculture mitée par la chimie et les habitudes alimentaires contaminées par une surcharge de protéines animale. »

Il y a une « surcharge de protéines animales », cela s’arrête là.

Voici un autre exemple, avec la réponse de Jean-Luc Mélenchon à l’AVF. Nous expliquions hier que Jean-Luc Mélenchon est pour développer massivement l’aquaculture : naturellement, l’AVF n’en parle pas.

Dans sa réponse à l’AVF sur une « alimentation plus végétale », les choses sont flagrantes : Jean-Luc Mélenchon ne parle pas des animaux, sa réponse est totalement anthopocentriste… Et donc à l’opposé du véganisme. Mais l’AVF peut subtilement mettre cela en avant comme quoi cela va dans le bon sens…

Mesure 10 Organiser une vaste campagne de santé publique en faveur d’une alimentation plus végétale

Oui. Un grand plan de santé publique sera mis en place. De manière générale, nous agirons au niveau des maladies chroniques liées à l’alimentation (lutte contre l’obésité et contre les abus de l’industrie agroalimentaire, lutte contre la résistance microbienne liée à l’agriculture productiviste…).

Un des axes de notre programme de santé consiste à mener une véritable politique de prévention : il s’agit d’abord de lutter drastiquement contre l’obésité et la malbouffe en interdisant à l’industrie agro-alimentaire d’abuser du sel, du sucre et des graisses.

Un plan cancer sera intégré à ce grand plan de santé publique. La lutte
contre les maladies liées à l’alimentation passe aussi par une meilleure prévention, qui se fait autant au niveau de l’école par un renforcement de la médecine scolaire et de l’éducation à la santé, qu’au niveau plus global d’une diminution des inégalités sociales.

Nous voulons notamment que l’éducation des enfants au goût puisse jouer un rôle plus important dans le but de diminuer l’habitude systématique des protéines carnées.

 

 

Jean-Luc Mélenchon et l’aquaculture, Marine Le Pen et « l’or bleu »

Jean-Luc Mélenchon a réussi une sorte d’OPA sur la question de l’écologie, à coups de volontarisme et de démagogie tournée vers le végétalisme.

Mais quiconque a porté son attention sur son programme sait non seulement que son programme vise surtout à soutenir les PME, mais qu’en plus il est un farouche partisan de l’aquaculture.

Son objectif n’est pas de mettre fin à un système, mais de le faire perdurer en ouvrant de nouveaux chemins, dont celui de l’océan.

Nous en avions déjà parlé en 2015 par exemple (Mélenchon : « la mer est l’avenir de la France »), mais c’est un de ses leitmotivs.

Voici sa réponse à la question « Pourquoi insister autant sur la mer dans votre projet écologique ? » posée par 20 minutes :

Pour qu’une économie redémarre, il faut trouver le secteur qui permettra la relance, et qui entraînera les autres. Nous avons le deuxième territoire maritime du monde.

L’économie de la mer, qui permettra de créer 300.000 emplois, concerne la pêche, la construction navale, les éoliennes, la culture d’algue, la biologie. Des activités indélocalisables.

Jean-Luc Mélenchon fait partie de ces gens qui disent : après avoir massacré les terres de la planète, allons y encore plus à fond avec l’océan!

Car qu’est-ce que l’aquaculture, si ce n’est l’élevage industriel appliqué aux animaux de l’océan?

Et voici ce qu’on lit effectivement dans le programme de Jean-Luc Mélenchon :

Instaurer un plan quinquennal pour l’aquaculture écologique, notamment marine et littorale, et soutenir l’utilisation des algues pour remplacer les énergies fossiles (plastiques, etc.)

C’est là le cauchemar absolu pour toute personne végane… C’est la dernière frontière, le début de l’asservissement total de la vie sur la planète.

En plus de cela, le programme prévoit également de soutenir la pêche africaine dans son développement. C’est là un pseudo-tiers-mondisme prétexte uniquement au développement économique de la France comme nouvelle puissance maritime…

Tout cela est on ne peut plus en contradiction fondamentale avec le véganisme et il n’est guère étonnant que Marine Le Pen ait la même perspective. Voici comment elle résume sa proposition :

valorisation de la dimension maritime de la France et développement d’un plan stratégique autour de l’économie de l’or bleu

L’or bleu ! Une autre expression est celle de « croissance bleue », employée par exemple par la « Fondation de la Mer » :

La Fondation de la Mer a questionné les candidats à l’élection présidentielle sur la place de la mer dans leurs programmes : elle se réjouit du consensus désormais affiché sur l’importance, pour la France, d’une politique maritime amibitieuse et sur le potentiel de la croissance bleue pour l’économie nationale.

C’est une véritable catastrophe qui se profile et on aurait donc bien tort de s’imaginer que Jean-Luc Mélenchon a une position différente ici ; il rejoint totalement la logique de Marine Le Pen visant à renforcer la France à tout prix.

On a ici une perspective totalement catastrophique et qui tient uniquement à l’égoïsme des gens en France, qui préfèrent leur petit confort personnel, même si ce petit confort s’amenuise pourtant d’ailleurs pour beaucoup.

Le 21ème siècle a besoin d’abnégation pour la planète, d’une bataille acharnée, d’un esprit strict, d’une combativité à toute épreuve… On est encore loin du compte, alors que se profile à l’horizon la lutte pour la défense de l’océan!

Marine Le Pen aime à la fois les chasseurs et les amis des animaux

Voici des images proposées par Marine Le Pen dans le cadre de la campagne présidentielle. C’est intéressant, parce que c’est très révélateur.

Le principe est simple : il y a une catégorie de personnes et une inscription en soutien à la candidate du Front National.

Il va de soi qu’il y a une image destinée aux gens cherchant à protéger les animaux.

Mais, chose absurde, on retrouve également toute une série d’images liées à des activités entièrement opposées aux animaux…

Comme on le voit ici très bien, c’est totalement racoleur, sans aucun souci de cohérence.

C’est de la démagogie pure et simple et Marine Le Pen ne fait même pas l’effort d’être un tant soit peu logique dans sa propagande.

Elle cherche simplement à faire boule de neige. Il est vrai aussi que les personnes amies des animaux, vers qui elle a déjà mené de nombreuses opérations de séduction, tombent très aisément dans n’importe quel panneau.

Il suffit de raconter un peu n’importe quoi en prétendant être en faveur des animaux pour que cela marche !

On le voit bien avec Jean-Luc Mélenchon en ce moment, qui met le paquet à ce niveau, mais c’est vrai en général. Le magazine en ligne Vegactu a même fait récemment l’éloge de l’Arabie Saoudite sous prétexte qu’un prince se serait tourné vers le véganisme…

Marine Le Pen fait quand même très fort : où est-elle allée chercher les écaillers ?

Un écailler est quelqu’un qui ouvre des huîtres pour les vendre. C’est une activité tout ce qu’il y a de plus terrible d’ailleurs : on fait en sorte que des gens puissent manger un être encore vivant en sectionnant un de ses muscles, en restant dehors à attendre que les riches passent pour venir acheter ce qui relève de leur culture…

Vraiment un sale métier, rempli d’obséquiosité, dans la dépendance complète par rapport aux riches. Précisément ce que souhaite Marine Le Pen, sans nul doute !

Le cannabis et le danger pour les logements

Nous parlions il y a quelques jours des kits pour produire du cannabis chez soi : comme au Canada, le cannabis va être légalisé comme dit il y a également quelques jours, c’est la panique chez les syndics de logement.

En effet, les appartements ne sont pas faits pour accueillir une telle production ! Radio Canada a produit un article exhaustif à ce sujet.

Cela souligne encore une fois, d’ailleurs, le danger que représente le cannabis.

Soit il est un retour en arrière, sur un mode ultra-individualiste, du petit propriétaire avec son potager et sa plantation. Soit il est un projet à l’échelle de la société, ce qui fait de l’Etat un narco-Etat et avec la dépendance inscrite au coeur des valeurs…

Quatre-vingt pour cent des propriétaires au Québec se disent «peu capable» ou «aucunement capable» de forcer leurs locataires à respecter des normes de culture proposées la semaine derniere par le gouvernement canadien dans son projet de loi sur la légalisation de la marijuana.

L’Association des propriétaires du Québec (APQ) estime que ce projet de loi autorisant la possession, la consommation et la production de cannabis constitue un danger pour le parc locatif et la vie sociale en logement.

Les trois quarts des propriétaires d’immeubles à logements s’inquiéteraient face à la légalisation du cannabis à des fins récréatives, selon un sondage réalisé par la CORPIQ, la Corporation des propriétaires immobiliers du Québec.

Les principales inquiétudes portent sur les plaintes des autres locataires relativement aux odeurs, sur les dommages au logement liés à la culture et à la consommation, ainsi que sur le comportement des locataires ou de leurs invités.

Martin Messier affirme que les plantations intérieures peuvent causer de sérieux dommages aux immeubles. Il estime « extrêmement inquiétant » que la possibilité de cultiver 4 plants chez soi soit considérée à l’intérieur du projet de loi.

Il rappelle que les propriétaires sont déjà aux prises avec des installations illégales dans leurs logements, amenant une forte consommation d’électricité supplémentaire.

De plus, des modifications dangereuses aux installations électriques causent de l’humidité extrême, de la moisissure et d’autres dégradations aux immeubles.

Selon le président de l’organisme, Martin Messier, le gouvernement Trudeau ne semble pas prendre en considération les impacts d’une telle loi dans les « petites communautés » que sont les immeubles résidentiels.

Il souligne que, de plus en plus, les locataires cherchent des milieux sans fumée, et que les effluves de marijuana constituent une nuisance encore bien plus grande, à l’origine de nombreuses plaintes.

Questionnés sur leur degré de confiance envers la police pour faire respecter une éventuelle limite par résidence de quatre plants, les propriétaires répondent qu’ils ont « peu confiance » ou « aucunement confiance » dans une proportion totalisant 81 %.

La CORPIQ demande au fédéral de renoncer à permettre la production de cannabis lorsque l’occupant de l’habitation n’en est pas le propriétaire.

En ce qui a trait à la consommation, la CORPIQ réclame, pour les propriétaires qui y voient la nécessité, le droit de modifier unilatéralement leurs baux déjà en vigueur pour y inclure une clause interdisant la consommation de marijuana.