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« Cause Animale Nord » et de prétendus conseils pour les cochons d’Inde

C’est peut-être là la clef qui permet de comprendre « Cause Animale Nord ». C’est un exemple anecdotique dans la forme, mais pas du tout dans son contenu.

Parce que nous savons que si des gens peuvent se prétendre plein de choses, sans le prouver, à tort ou à raison : il y a des gens qui se disent révolutionnaires, par exemple, mais c’est bien difficile à prouver, et forcément dans le tas il y en a qui ne le sont pas du tout.

Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas des gens qui le soient vraiment et qu’ils aient tort, mais le prouver n’est pas facile.

La question animale, elle, est d’ailleurs révolutionnaire mais elle a, pour ainsi dire, un avantage : la dimension concrète immédiate. On ne peut pas faire semblant.

Et voici un exemple montrant bien que « Cause Animale Nord » a une démarche déséquilibrée. Sur son facebook, cette association poste tout le temps : le matin en souhaitant un bon réveil, le midi pour souhaiter bon appétit, etc. A côté de cela il y a des appels à l’adoption et des copiés-collés d’informations sur les animaux.

Or, on en trouve un sur les cochons d’Inde particulièrement significatif. Tout dans son contenu est faux et inacceptable.

C’est là que la nature de « Cause Animale Nord » se révèle : son fond est velléitaire et anti-démocratique. Au lieu de travailler à développer un mouvement en général, à la base, au lieu de faire confiance aux gens luttant réellement, « Cause Animale Nord » pratique le rentre-dedans totalement idéaliste, sans considération pour le réel.

Est-ce pour cela que leurs positions fachos suintent régulièrement, ou parce qu’ils sont justement fachos à la base que cela se passe ainsi, c’est une grande discussion, sans doute est-ce des deux.

En tout cas, le maniement du copié-collé est significatif : personne ne s’occupant des animaux en général et des cochons d’Inde en particulier n’aurait laissé passer un tel texte, truffé de fautes intolérables :

Cause Animale Nord
3 h ·
Conseil du jour : Savoir s’occuper d’un Cochon d’Inde
Le cochon d’Inde est un rongeur de la famille des Caviidés. Il doit son nom à sa silhouette dodue et cylindrique qui ressemble à celle d’un petit cochon. On l’appelle aussi le Cobaye. Il est un de nos plus anciens N.A.C. (Nouveaux Animaux de Compagnie), pour le plus grand plaisir des petits comme des grands. Il en existe de toutes les couleurs (blanc, marron, beige, noir, parfois gris ou tout ça mélangé) et son poil peut être court, long (on dit qu’il est angora) ou mi-long. L’adulte pèse en général entre 800g et 1,4 kg pour les plus costauds, et son espérance de vie est de 8 ans.

Ces quelques conseils t’aideront à t’occuper au mieux de ton petit compagnon, car ton Cochon d’Inde est un être sensible et fragile dont le bien être, la santé et le confort dépendent de toi : c’est une vraie responsabilité

Comment aménager sa maison ?
Il faudra au minimum une cage de 40 cm de haut, 60 cm de long et 40 cm de large pour faire le bonheur de ton petit animal. Les barreaux de la cage seront disposés horizontalement pour qu’il puisse s’accrocher avec ses petites pattes avant et se redresser sur ses pattes arrière. Tu peux aussi lui fabriquer une petite maison en bois où il pourra se reposer et se cacher.

Le sol de sa cage sera tapissé d’une litière végétale ou de copeaux de bois. Par-dessus, tu peux ajouter une couche de paille, ou mieux, du foin qui lui servira à la fois de litière et de repas !

Il faudra changer et nettoyer sa cage au moins 2 fois par semaine.
Le Cobaye apprécie la compagnie de ses maîtres, c’est pourquoi il vaut mieux placer sa cage en hauteur, ce qui facilitera les contacts en le faisant assister plus facilement à la vie de la maison. Tu éviteras de la mettre devant une fenêtre car l’exposition directe et prolongée aux rayons du soleil à travers une vitre peut provoquer ce que l’on appelle l’effet de serre : la chaleur devient vite très forte et peut rendre malade ton petit ami.

Comme pour les rongeurs, tu feras particulièrement attention à éviter tout courant d’air : un rhume est très vite arrivé.

Qui sont ses copains ?
C’est un animal qui aime la compagnie de ses congénères, mais qui supporte très bien de vivre seul, s’il reçoit l’attention et l’affection de ses maîtres.

Il est possible, voire recommandé, de faire cohabiter plusieurs femelles, éventuellement avec un mâle. Mais plusieurs mâles risqueraient de se battre entre eux. Tu peux choisir d’avoir un couple, mais attention : si tu choisis cette solution, attends-toi très vite à être à la tête d’une famille nombreuse et il faudrait quand même que tes parents soient d’accord !

Le cobaye peut également cohabiter sans trop de difficultés avec le lapin, mais à condition qu’ils aient été habitués l’un à l’autre dès le plus jeune âge.

Quelles sont ses activités favorites ?

Il est très important que ton cochon d’Inde puisse se dégourdir les pattes tous les jours. Mais évite de le laisser gambader sans surveillance dans la maison car il risquerait de ronger tout ce qui lui passe entre les dents, y compris les fils électriques ou les pieds des chaises. En effet, c’est un animal qui adore se faire les dents sur tout et n’importe quoi !

Des bouts de bois (arbre fruitier, noisetier, saule) disposés dans sa cage pourront l’aider à faire ses dents.

De plus, s’il décide de se cacher derrière une armoire ou le réfrigérateur, tu auras beaucoup de mal à le retrouver.

Qu’est ce qu’il mange ?
Ton Cobaye est un herbivore : c’est-à-dire qu’il se nourrit de végétaux comme des graines, des légumes ou même des fruits. ( Les carnivores, eux, mangent de la viande).

Le foin sera distribué à volonté. Les repas seront essentiellement composés de graines et granulés « spécial cobaye ».

Tu pourras également lui donner quelques friandises (en petite quantité), des légumes frais (feuille de chêne, endive, carottes, pissenlit) et des fruits (pomme, kiwi, banane, agrumes) ainsi que du pain sec ou une biscotte. Il faudra être vigilant quant aux quantités, car c’est un gourmand et sa ligne lui importe peu ! Si tu ne fais pas attention, il peut rapidement ressembler à un tonneau, et ça peut facilement le rendre malade. Chaque jour, pas plus de 20g à 25g de graines par adulte et un seul aliment comme quelques feuilles d’endive ou de salade.

Le Cobaye est la seule espèce de mammifère à ne pouvoir fabriquer seul sa propre vitamine C: il faut donc lui en apporter dans son alimentation (les kiwis, les agrumes, les graines spéciales cobaye en contiennent) mais également sous forme de compléments vitaminiques.

Pense également à lui laisser à disposition une pierre à lécher, pratique pour les apports en sels minéraux complémentaires.

Bien sûr, n’oublie surtout pas de lui laisser de l’eau claire et propre à volonté, de préférence à l’aide d’un biberon pour éviter les souillures.

Dans tous les cas, n’oublie jamais que ton vétérinaire est le meilleur ami de ton cobaye après toi, et que sa formation fait de lui son seul médecin : écoute et suis ses conseils !

Source : Clinique Vétérinaire Elysée

Lydie*

« Cause Animale Nord » avait déjà publié des copiés-collés délirants, du type totalement mystique sur l’énergie planétaire qu’on connaîtrait en tant que végan, etc. C’est délirant, mais secondaire pour nous : la question animale est primordiale.

Et ce texte est un scandale pour les raisons suivantes. Il ne s’agit pas des descriptions insupportables du type mécanique comme « silhouette dodue et cylindrique », faussement amusant comme  » il peut rapidement ressembler à un tonneau », ou des affirmations erronées comme quoi l’espérance de vie serait de huit ans. Il s’agit des informations concernant la vie même des cochons d’Inde.

* il est dit qu’il faut « au minimum une cage de 40 cm de haut, 60 cm de long et 40 cm de large pour faire le bonheur de ton petit animal » : c’est faux, il faut une cage bien plus grande, d’au moins un mètre de long.

* le texte parle aux enfants et dit : « Tu peux aussi lui fabriquer une petite maison en bois où il pourra se reposer et se cacher« , mais c’est erroné, car la maison est un impératif.

* la promotion du cochon d’Inde comme « animal de compagnie » est déjà par ailleurs scandaleuse, encore plus quand on voit le ton régressif du texte issu d’un cabinet vétérinaire, prônant cela pour les enfants.

* il est donné comme conseil : « Le sol de sa cage sera tapissé d’une litière végétale ou de copeaux de bois« , or c’est totalement déconseillé, car il est bien connu que les copeaux de bois sont toxiques pour les voies respiratoires (de tous les rongeurs), dégageant des phénols avec l’urine (alors qu’en plus on trouve des sacs de litières de chanvre à bas prix par exemple sur Zooplus).

* il est également dit : « Par-dessus, tu peux ajouter une couche de paille, ou mieux, du foin qui lui servira à la fois de litière et de repas !« , ce qui est totalement absurde et inconséquent, puisque la nourriture serait souillée, il faut justement un rack à foin afin de conserver sa propreté.

* il est expliqué, ce qui est un scandale véritable, que « C’est un animal qui aime la compagnie de ses congénères, mais qui supporte très bien de vivre seul, s’il reçoit l’attention et l’affection de ses maîtres. » Rien qu’en Suisse c’est interdit, il faut au moins deux cochons d’Inde, car le cochon d’Inde est grégaire, seul il s’ennuie à mourir! Alors qu’à plusieurs, on les retrouve en train de popcorner.

* le passage suivant est d’une irresponsabilité complète, comment peut-on être vétérinaire et proposer cela?

Il est possible, voire recommandé, de faire cohabiter plusieurs femelles, éventuellement avec un mâle. Mais plusieurs mâles risqueraient de se battre entre eux. Tu peux choisir d’avoir un couple, mais attention : si tu choisis cette solution, attends-toi très vite à être à la tête d’une famille nombreuse et il faudrait quand même que tes parents soient d’accord !

Ainsi un enfant devrait choisir pour les animaux, il devrait être en mesure d’avoir le « droit » de gérer la vie, tout cela donc dans le déni de toute responsabilité et de l’oubli des adoptions à faire?

* on lit aussi que « le cobaye peut également cohabiter sans trop de difficultés avec le lapin« , alors qu’il est bien connu que c’est faux, car il y a un risque de blessure grave de par la puissance des pattes arrières des lapins.

On ne peut donc que rire jaune quand on lit à la fin :

« Dans tous les cas, n’oublie jamais que ton vétérinaire est le meilleur ami de ton cobaye après toi, et que sa formation fait de lui son seul médecin : écoute et suis ses conseils! »

Il est tout à fait vrai qu’il faut écouter absolument l’avis des gens qui s’y connaissent, que le culte de son ego est un danger terrible pour les animaux dont on est responsable. Mais là avec une telle médecine on en revient à Molière et sa dénonciation d’une caste ayant perdu pied avec la réalité.

Que « Cause Animale Nord » poste un tel article rempli d’erreurs très graves est vraiment significatif. C’est de la rébellion contre le monde qui part de bons sentiments mais compense son manque de connaissance par des copiés-collés et par le rentre-dedans.

Sur les chiffres de la SPA sur la hausse des abandons d’animaux

C’est une information très problématique qui a été diffusée par l’AFP, qui est allé directement consulté la « SPA ». Cela a donné des titres comme « La SPA s’inquiète de la hausse des abandons d’animaux cet été », mais aussi des informations comme :

« CHIENS ET CHATS – Rien qu’en juillet, l’association de protection animale a recensé 2623 animaux abandonnés. Soit une hausse de 22% par rapport à 2014. »

Or, le problème est très facile à comprendre : il n’y a pas de SPA centralisée. La SPA dont on parle ici, c’est celle de Paris, qui regroupe de nombreuses structures, qui a été au coeur de multiples scandales ces dernières années en raison de sa gestion financière.

Mais donc ce n’est pas toute la SPA, ou plutôt les SPA, ni même les multiples associations locales.

Donc, quand la SPA parle et donne un chiffre d’abandon, cela concerne ses propres structures, ce n’est pas un aperçu général. La SPA joue très certainement sur l’ambiguïté ici, elle répondrait certainement qu’elle n’a fait parler que de ses structures à elles.

Cependant, l’AFP ne le sait pas et d’ailleurs s’en moque, sinon elle n’aborderait pas les choses ainsi. Le résultat est que les informations diffusées ne sont pas celles qu’il faudrait.

Cela rappelle la triste situation de la défense des animaux en France. Si nous ne sommes évidemment pas pour un rassemblement militant fourre-tout sans aucune base réelle (comme le voulait feu « Droit des animaux » avec une fédération animaliste) ou bien sur une base réformiste institutionnelle (comme le veut L214), la question des refuges est un autre aspect, qui par contre demande l’unité.

On dépasse ici très largement la question des vegans, malheureusement, car le refus de la souffrance animale ne va pas, ce qui est absurde pour nous, pour certains avec le soutien aux refuges ou l’amour de la Nature…

En tout cas, il est évident pour tout le monde qu’un petit refuge isolé gagnerait bien plus en visibilité et en soutien s’il existait une sorte de fédération, de diffusion centralisée des informations.

Il faut bien comprendre que les raisons pour lesquelles cela ne se produit pas sont très concrètes : trop de malversations, trop de trahisons, trop de compromissions, trop d’égos, trop d’égo-trips.

On peut toutefois penser qu’il est possible de contourner cela, au moins sur le plan des informations, et celui des discussions nécessaires. Le site Seconde chance centralise des adoptions, ce qui est incontournable. Pourquoi alors ne pas penser que les refuges pourraient se fédérer et discuter ?

Car la centralisation est inéluctable ; sans cela, on sait bien comment un refuge affronte la société toute entière et ne peut que perdre. Toujours plus d’abandons, toujours moins de moyens, le fonctionnement n’existant que par l’abnégation absolument complète d’une poignée d’individus…

Telle est la réalité. Mais les gens ne le savent pas, la plupart du temps ; ils pensent qu’il y a une seule SPA. Quand ils déposent un animal dans un refuge local, ils ne voient pas ce qu’il y a derrière, l’ampleur du travail fait.

C’est un problème énorme, qui demande, au-delà de la réflexion, un changement radical, sans quoi l’intervention en défense des animaux va se retrouver débordée à un moment. La situation digne du tiers-monde pour les animaux est, en France, clairement possible. L’effondrement est plus que possible, il est inéluctable à terme sans des moyens réellement plus grands.

Car on se doute qu’avec l’individualisme des nouvelles générations cuisinées par le capitalisme et ses valeurs, ce n’est pas l’engagement et l’altruisme qui priment. Il y a bien entendu des soutiens, ce qui rassure, mais ce n’est rien comparé à ce qui est nécessaire.

C’est une problématique terrible pour les prochaines années, et il faut que toutes les personnes véganes assument la bataille sur ce plan !

La SPA lance un appel urgent à l’adoption

La SPA (Société Protectrice des Animaux) vient de lancer un appel urgent à l’adoption, car depuis mi-juillet les refuges SPA ont atteint leur capacité d’accueil maximale. Ce qui signifie que les refuges sont saturés et croulent sous les abandons, et que les adoptions ne sont pas suffisantes.

Adopter un animal demande du temps, de l’argent, de l’organisation, de la stabilité. C’est un engagement qu’il faut pouvoir tenir sur plusieurs années. A défaut de pouvoir adopter, il est tout aussi important de donner un peu de son temps en faisant du bénévolat pour une association, en faisant un don (matériel ou financier), en devenant famille d’accueil. S’impliquer d’une manière ou d’une autre est très important pour tous les êtres vivants qui se retrouvent abandonnés et désemparés dans les refuges-prisons, ils n’ont pas choisi cette situation, mais nous, nous pouvons choisir de les aider autant que possible.

Voici donc l’appel de la SPA :

La capacité d’accueil maximale d’animaux est atteinte :

LA SPA LANCE UN APPEL URGENT A L’ADOPTION !

Contact Presse: Muriel Chrisostome – 01 43 80 97 10 / 06 73 23 63 16 – m.chrisostome@spa.asso.fr

Abandons en hausse, mais adoptions plus rares : mi-juillet 2015, les refuges de la SPA ont atteint leur capacité d’accueil maximale.

Cette situation préoccupante empêche aujourd’hui la SPA de poursuivre sa mission en recueillant des animaux en sortie de fourrière ou victimes de maltraitances. Les listes d’attente pour les abandons programmés en refuge s’allongent, faisant courir le risque aux animaux d’être laissés à la rue ou déposés sauvagement devant la porte des structures SPA.

La SPA a besoin dès aujourd’hui de la solidarité de tous ceux qui ont en projet d’accueillir un animal et lance un appel urgent à l’adoption.

«Adopter un compagnon maintenant, c’est lui offrir une nouvelle vie et c’est aussi permettre à la SPA de donner une chance à d’autres animaux d’être accueillis et de trouver eux aussi un foyer aimant», souligne Natacha Harry, Présidente de la SPA.

En été, toutes les conditions sont réunies pour accueillir sereinement un animal : la famille peut prendre le temps pour apprendre à vivre ensemble et poser les bases d’une bonne éducation. Il n’y a donc aucune raison objective de repousser un projet d’adoption : à cette heure, près de 9 000 chiens et chats attendent leur futur maître dans nos 60 refuges et Maisons SPA.

Vaillant, la pigeonne blessée de Nantes

C’est une information qui circule depuis quelques jours sur le web : l’histoire d’un pigeon de Nantes qui survit avec une flèche plantée dans le cou. Il semblerait que l’oiseau a cette flèche depuis plusieurs mois dans le corps. Vu l’importance de la situation, ce n’est qu’un détail, mais il est à noter que « Vaillant » est une femelle, donc une pigeonne.

Les commentaires niais vont bon train : il s’agit d’un «pigeon touché mais pas coulé qui hante les quais de l’Erdre en plein centre-ville», un « pigeon au piercing », « le pigeon percé en passe de devenir une mascotte nantaise ».

La situation de ce pigeon est terrible et n’a absolument rien de cocasse ou d' »insolite » ! En effet, il risque à tout moment de se retrouver coincé entre des branches d’un arbre ou de se blesser si l’aiguille bouge ou encore de blesser un autre pigeon. Cette situation est tellement risquée pour lui qu’il ne faut pas essayer de l’attraper au risque de bouger la flèche et de le blesser mortellement.

L’état de ce pigeon n’a absolument rien de « mystérieux » comme on prétend le faire croire. En effet, si il s’est retrouvé dans cet état c’est bien parce qu’une personne a tenté de le tuer. Faire une sarbacane pour tuer un pigeon est malheureusement on ne peut plus facile, il existe des tas de vidéos pour fabriquer une sarbacane artisanalement. Le summum de la barbarie est atteint avec une vidéo sur la manière de procéder pour tuer spécifiquement les pigeons.

L’information s’est diffusée sur les réseaux sociaux, des personnes ont tentés de prévenir la LPO et leur réponse n’est pas étonnante car cette association est connue pour son désintérêt envers les pigeons. La LPO s’est tout simplement débarrassée du problème prétextant qu’ils étaient « débordés » et qu’ils ne bougeraient pas pour récupérer le pigeon.

Les personnes qui ne se rendent pas compte que ce pigeon est un oiseau en danger, l’ont baptisé Vaillant (prénommé ainsi en référence au film  d’animation Vaillant, pigeon de combat !) et sont en passe de le faire devenir la mascotte de Nantes. On pourrait se dire que c’est une belle chose, une belle preuve de la volonté de vivre, mais ce n’est pas du tout le cas, c’est juste que Vaillant a eu beaucoup de chance parce que la flèche n’a pas touché de points internes hautement sensibles.

La situation des pigeons des villes est dramatique à cause d’actes d’incivilité et de maltraitances qu’il est indispensable de rappeler : fils et cheveux lâchés dans la rue venant s’enrouler aux pattes et causant la perte des membres (ici et ), perte des lieux de nidification, nourriture restreinte, stress constant (enfants courant après), pigeons écrasés sur les routes, interdiction de les nourrir etc.

Il est donc primordial d’avoir en tête que ce qu’il arrive à Vaillant n’est pas le fruit du hasard, que cela n’a rien d’insolite, que les pigeons bisets vivent un enfer quotidien et que nous devons de changer les mentalités afin de donner aux pigeons une image aussi poétique que celle des lotus : à nous de les faire sortir du néant afin qu’ils puissent s’épanouir de toute leur beauté.

Pépins de melon pour les oiseaux

L’été est la saison idéale pour manger des melons, fruits de saison par excellence.

Seulement, il serait dommage de jeter les pépins de melon à la poubelle!

Ils font, en effet, le festin des oiseaux en hiver (comme les mésanges qui en raffolent, ou les poules, ou encore les pigeons) qui ont besoin d’une aide en cette saison particulièrement difficile où la nourriture se fait rare.

Voici donc ce que vous pouvez faire…

Pour récupérer les graines de melon pour les oiseaux, il suffit de retirer les pépins, de les mettre dans une passoire et de les passer sous l’eau, afin de retirer le côté collant de la chair du melon.

Il faut ensuite les mettre à sécher plusieurs heures du papier absorbant. Et attention à ce point : les graines doivent être parfaitement sèches! Sinon elles moisiront et seront inconsommables pour les oiseaux.

Voici les pépins séchés.

Une fois les graines donc sèches et débarrassées de tout reste de pulpe de melon, elles pourront être stockées dans une boite hermétique en attendant la saison froide.

Avec la diminution galopante de la perte des habitats naturels des oiseaux et la destruction croissante de toute forme de végétation et donc de Nature, les oiseaux souffrent du manque de nourriture en hiver, il est donc bienvenue et très facile de les aider !

Témoignage pour un raton laveur mort à Toronto

Nous avons comme tradition de ne pas publier de photographies d’animaux morts, par souci de dignité. Il est vrai qu’il faut informer des horreurs, cependant il faut éviter l’irrationnel et également l’absence de dignité, qui ramène les animaux au statut d’objet qu’on veut justement éviter.

Voici une exception avec ce qui s’est passé à Toronto, au Canada. La région de l’Ontario héberge beaucoup de ratons laveurs, qui n’hésitent pas à s’intégrer dans les villes. La mairie de Toronto a même installé à grands frais un nouveau système de poubelles pour bloquer les ratons laveurs, ces « chapardeurs » très habiles!

Il faut savoir ici que l’empoisonnement est interdit là-bas, et même la capture car il faut que les petits puissent manger, la loi est très stricte. Le conseil de la mairie c’est: se barricader, appeler des spécialistes (il y a toute une industrie dédiée à cela), mettre de la sauce piquante tabsco sur les fruits et légumes pensant bien à les laver avant de les manger soi-même…

On l’aura compris, on est ici au coeur de la question de l’architecture, du rapport entre les humains et les autres êtres vivants.

Il y a quelques jours, à Toronto, un raton laveur mort au bout d’une rouge a été pris en photo et cela a eu beaucoup d’impact sur les réseaux sociaux. Il n’a pas été « ramassé » par la mairie immédiatement et voici les photos montrant le phénomène qui a eu lieu.

Mi-sérieux, mi-blague, cela dépend des gens, mais en tout cas quand les « ramasseurs » sont arrivés, l’atmosphère était pesante et l’un d’eux a dit : « eh ce n’est qu’un raton laveur ». Le silence de la petite foule fut complet…

















« In memoriam
Conrad
? – 2015
Ami – Voisin – Raton laveur »

Cinq photos qui font réfléchir et ressentir

Voici cinq photos qui font réfléchir et ressentir. Elles sont particulièrement fortes, et mêmes brutales. Impossible de ne pas vouloir changer le monde.

Cette photographie est tirée du blog Biji Kurdistan, qui informe des combats entre les forces kurdes et les islamistes au Moyen-Orient. Elle montre une combattante kurde s’occupant d’un pigeon blessé lors de la bataille où la ville de Tell Abyad / Girê Spî a été libérée. Nous avions déjà parlé des actions des islamistes contre les pigeons.

Cette photographie de Yongzhi Chu vient de gagner un prix au concours World press photo. La scène se déroule à Suzhou en Chine, ville traditionnelle du cirque utilisant des animaux (il y existe 300 troupes). L’utilisation des animaux dans les cirques est censée être désormais interdite.

Cette photographie de Paolo Marchetti a également gagné un prix au concours de World press photo. On y voit le « hall du sacrifice » d’un « élevage » de caïmans en Colombie.

Cette photographie de l’agence Keystone illustre un article (publié hier) de la Tribune de Genève expliquant qu’il y a eu en Suisse une « légère augmentation des tests sur les animaux l’an dernier ».

La première phrase de l’article est assez intéressante, parlant de… détention!

« Les expérimentations animales ont augmenté de 2,8% en 2014. 606’505 bêtes ont été utilisées à des fins de recherche. La hausse est liée à des tests sans contrainte sur quelques milliers de poissons ou de volailles pour améliorer leur détention et leur affouragement. »

Cette photographie vient d’un article, également publié hier, dans Ouest France et intitulé « Cirque Ritz à Trouville. Animaux parqués, des internautes scandalisés« .

La situation, absolument honteuse et une terrible illustration, est présentée dans l’article comme suit:

« En guise d’enclos, des grilles de 2 m sur 2 en plein soleil. Avec pour tout paillage le bitume du quai agrémenté de trois fois rien de foin. Voilà les conditions de vie de deux lamas, d’un zèbre, de deux chameaux ou encore d’un cheval. »

Ces cinq photos sont très parlantes et bien d’autres ont été prises… ou restent à prendre. L’appareil photo (ou le smartphone) doit être une arme à laquelle on pense systématiquement quand on veut défendre les animaux! Informer, non pas en ciblant simplement quelques situations, mais en présentant tous les aspects de la vie quotidienne, voilà ce qui permet de faire avancer réellement les consciences.

Darwin sur les pigeons

Dans De l’origine des espèces, Darwin fournit un long passage au sujet des pigeons. On ne confondra par ailleurs pas ce que raconte Darwin avec le néo-darwinisme, qui a généralisé et systématisé de manière barbare le principe d’adaptation individuelle.

Voici un extrait de ce que raconte Darwin:

RACES DU PIGEON DOMESTIQUE, LEURS DIFFÉRENCES ET LEUR ORIGINE.

Persuadé qu’il vaut toujours mieux étudier un groupe spécial, je me suis décidé, après mûre réflexion, pour les pigeons domestiques. J’ai élevé toutes les races que j’ai pu me procurer par achat ou autrement ; on a bien voulu, en outre, m’envoyer des peaux provenant de presque toutes les parties du monde ; je suis principalement redevable de ces envois à l’honorable W. Elliot, qui m’a fait parvenir des spécimens de l’Inde, et à l’honorable C. Murray, qui m’a expédié des spécimens de la Perse.

On a publié, dans toutes les langues, des traités sur les pigeons ; quelques-uns de ces ouvrages sont fort importants, en ce sens qu’ils remontent à une haute antiquité. Je me suis associé à plusieurs éleveurs importants et je fais partie de deux Pigeons-clubs de Londres.

La diversité des races de pigeons est vraiment étonnante. Si l’on compare le Messager anglais avec le Culbutant courte-face, on est frappé de l’énorme différence de leur bec, entraînant des différences correspondantes dans le crâne. Le Messager, et plus particulièrement le mâle, présente un remarquable développement de la membrane caronculeuse de la tête, accompagné d’un grand allongement des paupières, de larges orifices nasaux et d’une grande ouverture du bec. Le bec du Culbutant courte-face ressemble à celui d’un passereau ; le Culbutant ordinaire hérite de la singulière habitude de s’élever à une grande hauteur en troupe serrée, puis de faire en l’air une culbute complète. (…)

Le développement des os de la face diffère énormément, tant par la longueur que par la largeur et la courbure, dans le squelette des différentes races. La forme ainsi que les dimensions de la mâchoire inférieure varient d’une manière très remarquable. Le nombre des vertèbres caudales et des vertèbres sacrées varie aussi, de même que le nombre des côtes et des apophyses, ainsi que leur largeur relative. La forme et la grandeur des ouvertures du sternum, le degré de divergence et les dimensions des branches de la fourchette, sont également très variables.

La largeur proportionnelle de l’ouverture du bec ; la longueur relative des paupières ; les dimensions de l’orifice des narines et celles de la langue, qui n’est pas toujours en corrélation absolument exacte avec la longueur du bec ; le développement du jabot et de la partie supérieure de l’œsophage ; le développement ou l’atrophie de la glande oléifère ; le nombre des plumes primaires de l’aile et de la queue ; la longueur relative des ailes et de la queue, soit entre elles, soit par rapport au corps ; la longueur relative des pattes et des pieds ; le nombre des écailles des doigts ; le développement de la membrane interdigitale, sont autant de parties essentiellement variables.

L’époque à laquelle les jeunes acquièrent leur plumage parfait, ainsi que la nature du duvet dont les pigeonneaux sont revêtus à leur éclosion, varient aussi ; il en est de même de la forme et de la grosseur des œufs. Le vol et, chez certaines races, la voix et les instincts, présentent des diversités remarquables. Enfin, chez certaines variétés, les mâles et les femelles en sont arrivés à différer quelque peu les uns des autres.

On pourrait aisément rassembler une vingtaine de pigeons tels que, si on les montrait à un ornithologiste, et qu’on les lui donnât pour des oiseaux sauvages, il les classerait certainement comme autant d’espèces bien distinctes. Je ne crois même pas qu’aucun ornithologiste consentît à placer dans un même genre le Messager anglais, le Culbutant courte-face, le Runt, le Barbe, le Grosse-gorge et le Paon ; il le ferait d’autant moins qu’on pourrait lui montrer, pour chacune de ces races, plusieurs sous-variétés de descendance pure, c’est-à-dire d’espèces, comme il les appellerait certainement.

Quelque considérable que soit la différence qu’on observe entre les diverses races de pigeons, je me range pleinement à l’opinion commune des naturalistes qui les font toutes descendre du Biset (Columba livia), en comprenant sous ce terme plusieurs races géographiques, ou sous-espèces, qui ne diffèrent les unes des autres que par des points insignifiants. (…)

Le document le plus ancien que l’on trouve dans l’histoire relativement aux pigeons remonte à la cinquième dynastie égyptienne, environ trois mille ans avant notre ère ; ce document m’a été indiqué par le professeur Lepsius ; d’autre part, M. Birch m’apprend que le pigeon est mentionné dans un menu de repas de la dynastie précédente.

Pline nous dit que les Romains payaient les pigeons un prix considérable : « On en est venu, dit le naturaliste latin, à tenir compte de leur généalogie et de leur race. » Dans l’Inde, vers l’an 1600, Akber-Khan faisait grand cas des pigeons ; la cour n’en emportait jamais avec elle moins de vingt mille. « Les monarques de l’Iran et du Touran lui envoyaient des oiseaux très rares ; » puis le chroniqueur royal ajoute : « Sa Majesté, en croisant les races, ce qui n’avait jamais été fait jusque-là, les améliora étonnamment. »

Vers cette même époque, les Hollandais se montrèrent aussi amateurs des pigeons qu’avaient pu l’être les anciens Romains. Quand nous traiterons de la sélection, on comprendra l’immense importance de ces considérations pour expliquer la somme énorme des variations que les pigeons ont subies. Nous verrons alors, aussi, comment il se fait que les différentes races offrent si souvent des caractères en quelque sorte monstrueux. Il faut enfin signaler une circonstance extrêmement favorable pour la production de races distinctes, c’est que les pigeons mâles et femelles s’apparient d’ordinaire pour la vie, et qu’on peut ainsi élever plusieurs races différentes dans une même volière. (…)

Je n’ai jamais rencontré un éleveur de pigeons, de volailles, de canards ou de lapins qui ne fût intimement convaincu que chaque race principale descend d’une espèce distincte. Van Mons, dans son traité sur les poires et sur les pommes, se refuse catégoriquement à croire que différentes sortes, un pippin Ribston et une pomme Codlin, par exemple, puissent descendre des graines d’un même arbre.

On pourrait citer une infinité d’autres exemples. L’explication de ce fait me paraît simple : fortement impressionnés, en raison de leurs longues études, par les différences qui existent entre les diverses races, et quoique sachant bien que chacune d’elles varie légèrement, puisqu’ils ne gagnent des prix dans les concours qu’en choisissant avec soin ces légères différences, les éleveurs ignorent cependant les principes généraux, et se refusent à évaluer les légères différences qui se sont accumulées pendant un grand nombre de générations successives.

Les naturalistes, qui en savent bien moins que les éleveurs sur les lois de l’hérédité, qui n’en savent pas plus sur les chaînons intermédiaires qui relient les unes aux autres de longues lignées généalogiques, et qui, cependant, admettent que la plupart de nos races domestiques descendent d’un même type, ne pourraient-ils pas devenir un peu plus prudents et cesser de tourner en dérision l’opinion qu’une espèce, à l’état de nature, puisse être la postérité directe d’autres espèces ?

Allo animal perdu – été 2015

Il y a quelques jours, nous parlions de l’application smartphone et du site « Filalapat » pour les animaux pucés perdus.

La SPA (de Paris) lance une opération similaire dans l’esprit, pour la période estivale qui est assez critique car ce ne sont pas moins de 40000 animaux qui sont abandonnés à ce moment de l’année…

Du 15 juin au 31 août, de 8h30 à 20h la SPA lance un numéro gratuit si un animal perdu (ou abandonné!) est trouvé. Ce numéro, en relation avec un professionnel de la SPA, sert à conseiller, rassurer les personnes si un animal vient d’être trouvé et l’I-CAD (Fichier National d’Identification des Carnivores Domestiques) sera avertie par la SPA dès qu’une disparition a lieu.

Voici un court spot de présentation  de cette très bonne initiative qui aurait dû voir le jour il y a bien longtemps et devrait être disponible tout au long de l’année.

Mais pour se faire, il faut des personnes prêtes à donner de leur temps et à s’engager pour les animaux, des personnes prêtes à se mobiliser, à informer contre l’abandon des animaux et pour la responsabilisation de chaque personne qui choisit d’adopter un être vivant.

C’est à nous tous et toutes d’aller dans ce sens, pour les animaux !

Voici le texte de l’appel par la SPA.

ALLO ANIMAL PERDU – 0 800 300 400 Contact Presse : Muriel Chrisostome – 01 43 80 97 10 / 06 73 23 63 16 – m.chrisostome@spa.asso.fr

Chaque année, 40 000 animaux sont perdus ou abandonnés pendant la période estivale. Brutalement séparés de leur famille et envoyés en fourrière, ils vivent alors un véritable traumatisme. C’est également un moment de confusion pour les propriétaires d’animaux, qui ne savent pas toujours vers qui se tourner, notamment lorsque l’animal a disparu sur leur lieu de vacances.

Eviter qu’une perte ne se transforme en abandon est au coeur des missions de la SPA. Aussi, du 15 juin au 31 août 2015, la SPA met en place Allo Animal Perdu, un numéro vert accessible du lundi au samedi, de 8h30 à 20h. L’objectif est d’aider maîtres et animaux perdus à se retrouver, rapidement et simplement.

« Notre service Allo Animal Perdu aide ceux qui ont perdu ou trouvé un animal en les mettant en relation
avec un professionnel de la SPA qui saura les conseiller et les rassurer dans ces moments d’angoisse et de
détresse », souligne Natacha Harry, Présidente de la SPA.

Qu’il s’agisse d’un maître à la recherche de son fidèle compagnon ou d’une personne ayant trouvé un animal
errant sur la voie publique, Allo Animal Perdu dispensera des conseils nécessaires sur les démarches à
accomplir, les contacts utiles, l’identification de l’animal…

Pour cela, la SPA a noué un partenariat avec I-CAD qui lance une application pour Smartphone,
Filalapat*. Dédiée notamment aux animaux perdus/trouvés, elle permet de déclarer une disparition et donne
accès aux informations de son animal pour les mettre à jour afin qu’il soit toujours identifiable. De son côté, la
SPA informera I-CAD dès qu’une disparition aura été signalée.

Eviter qu’une perte ne se transforme en abandon est au coeur des missions de la SPA.

Aussi, du 15 juin au 31 août 2015, la SPA met en place Allo Animal Perdu, un numéro vert accessible du lundi au
samedi, de 8h30 à 20h. L’objectif est d’aider maîtres et animaux perdus à se retrouver, rapidement et simplement.
Bon à savoir :
– les fourrières ne gardent les animaux égarés que 8 jours ouvrés avant de les transférer à un refuge ;
– l’abandon est un crime, puni de 2 ans de prison et de 30 000 € d’amende.

« Filalapat » : un site et une appli pour animaux pucés perdus ou trouvés

L’Etat a – enfin – pris une initiative en faveur des animaux disposant d’une puce électronique et qui sont perdus (ou trouvés): « Filalapat », qui existe sous la forme d’un site et d’une application pour smartphone.

Voici la présentation officielle.

I-CAD déploie son service des animaux perdus-trouvés à travers une nouvelle application smartphone

Née d’une volonté de répondre à une attente majeure des français sur le service des animaux perdus-trouvés, I-CAD imagine Filalapat, une application smartphone intégralement gratuite qui simplifie les démarches des propriétaires d’animaux et du public en cas de perte d’un animal ou de recherche des propriétaires de l’animal égaré.

Filalapat a été conçue pour s’adapter à  tous les terminaux mobiles et tablettes.

L’application est désormais disponible sur Apple Store ,Google Play et Windows Phone Store.

Répondre à une attente forte des français sur le service des animaux perdus-trouvés

Chaque jour de nombreux animaux échappent à la vigilance de leurs maîtres.

En 2013 près de 45 000 animaux perdus et plus de 65 000 animaux trouvés ont été enregistrés par nos services dans le Fichier National d’Identification des Carnivores Domestiques qu’I-CAD, organisme agréé par le Ministère de l’Agriculture, est le seul à gérer.

« En nous confiant la gestion du Fichier National d’Identification, le Ministère Français de l’Agriculture a souhaité s’assurer une qualité de service au bénéfice des animaux et de leurs propriétaires. Après deux ans de déploiement de nos services, nous avons souhaité promouvoir d’une façon simple et moderne le service des animaux perdus-trouvés auprès du public » souligne M. Rémi Gellé, président d’I-CAD.

Le Fichier national d’I-CAD centralise à ce jour plus de 20 millions de chiens, chats et furets et les coordonnées de leurs propriétaires.

Ainsi, avec Filalapat, si l’animal est identifié, entamer des recherches pour le retrouver ou alerter ses propriétaires sera possible en tout temps et en tout lieu.
L’application prévoit de nombreuses fonctionnalités et les utilisateurs auront la possibilité de :

  • Créer des espaces dédiés à leurs animaux en renseignant leurs identifiants inscrits sur leurs cartes d’identification;
  • Déclarer la perte de leurs animaux directement depuis les fiches des animaux correspondantes;
  • Diffuser une affichette auprès des mobinautes dans l’espace « Filalannonces des animaux perdus »
  • Déclarer un animal trouvé en renseignant le numéro d’identification (puce ou tatouage) de l’animal égaré;
  • Diffuser une affichette auprès des mobinautes dans l’espace «Fialalannonces des animaux trouvés »;
  • Contacter le propriétaire si celui-ci a préalablement accepté de communiquer ses coordonnées.

A chaque déclaration « trouvé », une alerte est automatiquement envoyée sur le Fichier National I-CAD qui contacte systématiquement les propriétaires de l’animal égaré.

Filalapat ce sont aussi des services associés comme la déclaration de décès ou le changement d’adresse lors des départs en vacances.

L’identification, une mesure simple et importante

I-CAD rappelle que l’identification des animaux de compagnie,devenue obligatoire, représente un moyen efficace de protéger son animal et de lui éviter l’euthanasie en cas de fugue ou de perte et permet de faciliter vos démarches pour le retrouver rapidement. Deux moyens d’identification existent : le tatouage et la puce électronique.

Aider les pigeons à Nice

Il y a des gens qui aident nos amis les pigeons à Nice! Il s’agit du collectif animalier du 06 (le site & le facebook).

Une initiative tout à fait juste qu’il y a tout à fait lieu de soutenir!

Rappelez-vous: si vous voyez des ficelles par terre, comme celles au bout des sacs poubelles (et visant à les fermer), il faut systématiquement les ramasser et les jeter!

Les fils aux pattes des pigeons s’emmêlent toujours plus et cela aboutit à d’intenses douleurs, la perte des membres!

Nous rappelons également qu’il ne faut pas amener les pigeons blessés à la Ligue de Protection des Oiseaux: ceux-ci ne s’en occupent pas, et ce même s’ils acceptent en apparence.


Nous arpentons toujours le centre ville de Nice, à la recherche des pigeons entravés. Ça n’est malheureusement pas ce qui manque, nous ne savons plus où donner de la tête…

Dans le meilleur des cas, nous les désentravons sur place et les libérons de suite.

Pour d’autres, avec des blessures plus importantes, nous les récupérons chez nous pour les soigner (antibiotiques pour les infections des pattes, anti-inflammatoire pendant quelques jours pour atténuer les douleurs, pommade et pansement).

Certains ont les doigts cassés, du fait de leurs entraves et certains doigts sont irrécupérables. Pour ceux-là nous faisons procéder à l’amputation chez le vétérinaire de un ou parfois plusieurs doigts, pour les soulager.

Nous en sommes à plus de 700 en 2 ans ! Qui aurait cru que la tâche serait aussi immense ? Même pas nous…

Mais chaque pigeon libéré est un pigeon qui ne souffre plus.

Imaginons-nous, avoir les jambes et les pieds liés avec des cordes qui nous scient les membres. S’ensuivent les infections et les douleurs qui vont avec, jusqu’à ce que la corde finisse par nous faire tomber les jambes.

Et malgré toutes ces douleurs, il faut marcher et marcher, avec des membres devenus une torture, à la recherche de nourriture.

Voila ce que subissent ces pauvres animaux, en plus d’être détestés de tous. Et tout ça à cause de la saleté des villes, saleté provoquée par l’humain qui prend de plus en plus les trottoirs pour des poubelles.

Voici une photo de notre dernier, capturé aujourd’hui. Quelques jours de soins devront faire dégonfler ses 2 pattes et le soulager.

Une photo aussi de Grim, récupéré il y a 10 jours. Sa patte est cassée, complètement disloquée et part à 90°. Impossible de le laisser galérer dehors en ville.

Il était affamé à mes pieds. La volière est donc d’autant plus d’actualité pour lui qui ne pourra plus être relâché.

Nous allons presque une fois par semaine chez le vétérinaire pour des amputations. Il nous prend 20 euros par pigeon et nous payons de notre poche.

Si vous voulez nous aider, tout don, même minime est le bienvenu. Vous pouvez faire un chèque à l’ordre du Dr Boube et les adresser à Yolande Olivain 73 chemin de Terron Bat. 3 06200 Nice

Merci pour eux

Attention au muguet qui est une plante toxique

Avec le 1er mai et sa tradition du muguet qui approche à grands pas, voici une information qu’il est indispensable de connaître.

Le muguet est une plante toxique, il est hautement vital de garder toujours à l’esprit ce point que peu de personne connaisse, lorsque l’on vit avec un animal, et plus particulièrement avec un chat.

Car en effet, les chats ont besoin de se purger régulièrement en mangeant de l’herbe, et si ils n’ont pas d’herbe à disposition , ils peuvent se tourner par défaut sur n’importe quel autre végétal afin de satisfaire ce besoin vital de purge.

Sauf que beaucoup de plantes sont toxiques pour les chats, et c’est le cas du muguet!

Il faut donc s’occuper de l’herbe à chat, qui s’achète toute prête en jardinerie, ou il est possible de faire simplement pousser des grains d’orge ou de blé, ce qui est plus économique.

Que ce soit avec n’importe quel animal et avec n’importe quelle plante, il faut absolument mettre tout végétal dont la dangeroisité n’est pas vérifiée hors de portée de nos amis et amies « de compagnie » pour leur sécurité.

Voici d’ailleurs une liste de plantes toxiques pour les chiens et les chats, fourmi par Wamiz comme l’article ci-dessous qui est une bonne initiative et quelque chose à faire partager.

On notera au passage, c’est facile à voir, que la vente de muguet relève d’un esprit commercial effréné, dans une tradition installée véritablement par Pétain et auparavant par certains commerces plus ou moins chics. Le muguet s’est imposé en fait pour contrer l’églantine rouge, traditionnellement utilisé dans le mouvement ouvrier à l’initial.

Le muguet, une plante aussi jolie que dangereuse pour vos animaux

Le 1er mai approche et avec lui la jolie tradition du brin de muguet que l’on offre à ses proches. Mais les propriétaires de chats et de chiens doivent rester très prudents.

Car si l’on dit qu’elle porte bonheur, cette plante, de sa tige à ses fleurs en passant par ses feuilles, est très dangereuse pour les animaux. Le muguet est si toxique que même l’eau dans laquelle il repose peut empoisonner un animal.

Vos brins de muguet devront donc rester hors de la portée de vos compagnons à 4 pattes, tout comme des jeunes enfants d’ailleurs. Car cette liliacée est aussi toxique pour les humains.

Quels sont les symptômes d’une intoxication ?

Cette ravissante plante printanière contient des substances irritantes et cardiotoxiques qui peuvent ralentir le rythme cardiaque, augmenter la pression artérielle et engendrer des diarrhées et des vomissements associées à une salivation excessive.

L’animal peut dans les pires cas être pris de tremblements et convulsions.

Ces troubles peuvent se manifester entre 15 minutes et 6h après l’ingestion, les signes cardiaques étant les derniers à apparaître précise le centre antipoison animal, qui reçoit chaque année aux alentours du 1er mai de nombreux appels concernant cette intoxication.

Mon animal a ingéré du muguet, que dois-je faire ?

Si elle n’est pas traitée au plus vite, une intoxication au muguet peut être mortelle. Vous devez donc conduire de toute urgence votre animal chez le vétérinaire qui le fera vomir si la quantité ingérée est faible, ou l’hospitalisera et le placera sous monitoring cardiaque si l’intoxication est plus grave.

Pas touche au refuge de la Mare Auzou!

Voici un appel lancé par la Fondation Brigitte Bardot pour signer une pétition visant à empêcher la fermeture de son principal refuge. On peut signer la pétition sur cette page; nous vous déconseillons de mettre des commentaires militants, par sécurité, bien entendu.

Il va de soi que le soutien à la lutte contre la fermeture du refuge est une nécessité absolue. On peut et on doit critiquer la Fondation Brigitte Bardot, pour son personnalisme, ses t-shirts « FBB Vegan » fait par des gens non végans, ses liens avec une agence de publicité d’extrême-droite.

Cela ne change rien au fait, bien sûr, qu’il y a un aspect positif consistant en le développement d’énergie en faveur des animaux. On notera ici le paradoxe: Brigitte Bardot est très connue et appréciée par l’opinion publique, et pourtant il y a le risque d’une fermeture…

On peut imaginer les risques qui existeront alors dans quelques années, après le décès de Brigitte Bardot. C’est tout le problème de la lutte pour une base démocratique forte, et là Brigitte Bardot a raté un virage essentiel, au profit d’une posture protestataire.

Il faut soutenir les refuges, tous les refuges, et ne pas attendre que les problèmes se posent de manière grave: il faut prendre les devants dans le soutien absolument nécessaire, impérativement nécessaire, formant une cause morale absolue!

Adressée à PREFECTURE DE L EURE
NON A UNE FERMETURE ADMINISTRATIVE DU REFUGE DE LA MARE AUZOU (Fondation Brigitte Bardot)

Le 2 décembre 1992, grâce à la générosité de ses donateurs, la Fondation fait l’acquisition, dans l’Eure (27), d’un grand domaine entouré de forêts, composé d’une maison, d’une ancienne écurie, d’un pigeonnier, de deux bâtiments à l’abandon, le tout sur 8 hectares de terrain : « la Mare Auzou ».

La Fondation Brigitte Bardot trouve alors le lieu idéal pour créer son premier refuge et offrir à ses futurs pensionnaires un cadre de vie convenable.

Aujourd’hui, transformé, aménagé, agrandi, le domaine accueille près de 1 000 animaux : chiens, chats, chevaux, ânes, moutons, vaches…

Les chiens (près de 200) sont répartis, selon leur caractère et leur état de santé, dans 60 parcs aménagés. Une cinquantaine de privilégiés, plutôt âgés et sociables, sont en totale liberté.

Grâce aux soins quotidiens que nous, employés, soigneurs, vétérinaires, leur prodiguons, ces animaux ont l’opportunité de se reconstruire, de réapprendre à vivre dans un environnement sain, et certains ont la chance de trouver une famille aimante qui leur donne enfin l’amour qu’ils méritaient.

Ici ils réapprennent à vivre dans un environnement serein, sécurisant, où nous pouvons leur donner l’amour qu’ils n’avaient probablement jamais eu, en attendant leur prochaine famille…….

Mais NOTRE havre de paix est aujourd’hui menacé et va peut-être prochainement disparaître !

Depuis plusieurs années, nous sommes assaillis de plaintes et de menaces infondées de la part d’un petit nombre de personnes (des riverains) qui souhaitent que nous fermions nos portes. Les chiens soi-disant aboient (???) alors que nous avons tout mis en oeuvre pour qu’il n’y ait plus d’aboiements : les chiens sont dans leurs chalets de 18h à 8h30 le matin.

Toute une organisation pour essayer d’apaiser tout le monde. Malgré ça, nous recevons toujours des menaces téléphoniques, des insultes et même des diffamations de la part d’une riveraine (hautaine dans son comportement !) et ne rêvant que d’une chose la fermeture du refuge ou du moins le silence complet de nos 200 chiens jour et nuit (afin d’ouvrir son gîte se trouvant prés du refuge?).

Nous, famille de cœur, dévoués à la cause animale, ne comprenons pas cet acharnement. Que vont devenir nos protégés si le refuge ferme ses portes ?

Qu’adviendra-t-il de nos emplois, et des emplois qu’offre le refuge aux entreprises externes et à tous les sous-traitants qui vivent grâce à au refuge ?

Montrons à tous que nous n’avons pas peur et que nous sommes plus que jamais motivés et déterminés à protéger nos animaux et à préserver nos emplois, car la société dans laquelle nous vivons a besoin, malheureusement, de refuges animaliers.

Luttons ensemble, aidez-nous à sauver le Refuge de la Mare Auzou en signant cette pétition !

« Ne ramassons pas les oisillons »?!

Voici un article publié par Ouest-France qui est extrêmement discutable, pour ne pas dire même franchement faux, au moins dans la présentation qui est faite.

Le thème est d’une très grande importance, il y a lieu de s’y attarder avec discernement.

Animaux. Ne ramassons pas les oisillons

Quoi de plus attendrissant qu’un petit oiseau tombé du nid, tout seul, qui piaille. Difficile de l’abandonner. Et pourtant…

« Souvent, mieux vaut le laisser sur place, prévient Anne-Laure Dugué, de la ligue de Protection des oiseaux (LPO). Ils sont rarement orphelins. Les parents ne sont pas très loin. »

Souvent, ils sont aux alentours, en train de chercher de la nourriture. « Pour en être sûr, mieux vaut s’éloigner et regarder. Si vous restez à côté, les parents ne viendront pas. » Pourtant, ils sont les plus à même d’élever leur couvée.

« Dans les centres de sauvegarde, ces oisillons tombés du nid constituent 40 % des effectifs. Et cela mobilise énormément de bénévoles. »

Une mésange doit recevoir la becquée toutes les deux heures.

Si un danger menace l’oisillon, comme un chat errant, une route fréquentée, mieux vaut le placer en hauteur sur une branche, un muret, le replacer dans son nid ou le cacher sous un buisson.

Ses parents ne seront pas gênés par votre odeur.

Si l’oiseau est blessé, il faut contacter la LPO ou un centre de sauvegarde.

Le fait de dire que les parents ne seront pas gênés par l’odeur humaine est tout à fait discutable. Il n’y a pas de point de vue scientifique clair à ce sujet.

Et quand nous parlons de scientifique, nous ne parlons pas ici des gens pratiquant la vivisection, mais des gens s’y connaissant dans la solidarité avec les oiseaux.

Ce qui est par contre indiscutable, c’est que prétendre qu’il ne faut pas ramasser les oisillons est criminel. Exception faite pour les bébés chouettes qui quittent leur nid en étant incapables de voler et en ayant encore du duvet. L’article sous-tend d’ailleurs clairement que les oisillons sont une grande charge pour l’association… C’est particulièrement glauque.

C’est carrément un appel, dans un esprit cynique, au dédain pour les oisillons. Le coup de cacher l’oisillon sous un buisson non seulement est d’une stupidité sans bornes, mais c’est même pratiquement de la bonne conscience catholique à l’extrême…

Ne sont pas rares les témoignages de personnes ayant trouvés des oisillons au sol, qui expliquent que la LPO conseille de les laisser sur place, malgré le danger des « prédateurs » et la survie impossible de l’oisillon tombé au sol. Le tout sous prétexte que ce serait « la nature »…

On peut même constater que derrière tout cela, il y a une approche masquée : celle du néo-darwinisme qui dit que seuls les plus aptes doivent survivre car telle serait le mouvement de l’évolution, etc. Ce n’est ni plus ni moins que du capitalisme appliqué à la Nature.

Là où c’est également honteux, c’est que la Ligue de Protection des Oiseaux nie les pigeons. A ses yeux, ils n’existent pas. Or, il est évident que les oisillons qu’on trouve le plus, ce sont justement des petits pigeons…

Dans les villes, il est impossible de ne pas tomber parfois (u régulièrement) sur un pigeon blessé, voire sur un oisillon tombé du nid.

Sans compter les gens faisant des travaux et se débarrassant des pigeons en les mettant dans un carton à côté d’une poubelle, au mieux !

Dans les campagnes, un incident peut arriver et l’oisillon peut tomber, et on devrait l’abandonner ?! On ne devrait pas s’attendrir, éprouver de la compassion, et l’aider ?!

On a là une idéologie terrible. Que des gens osent écrire et dire cela, c’est révoltant. Sacrée époque que la nôtre où le chacun pour soi l’emporte, où le repli nationaliste se développe, où on massacre sous prétexte de religion.

L’humanité est gorgée d’anthropocentrisme, d’égoïsme, d’individualisme, d’esprit du type « malheur aux vaincus », « seuls les forts survivent », etc.

On enseigne aux jeunes le scepticisme, le relativisme, le cynisme. C’est intolérable.

Au services des amphibiens: les 20 ans de la Route des Salamandres

Lorsque l’on voyage en voiture, le nombre de petits animaux écrasés sur les routes est catastrophique.

A défaut d’avoir les moyens économiques pour installer des barrages et des tunnels sur toutes les routes, l’information à son entourage et la responsabilisation des automobilistes sont les bases élémentaires pour commencer un processus de sauvegarde et de protection de la Nature et de ses habitants et habitantes.

Les amphibiens (grenouilles, crapauds, tritons et salamandres) vivent dans les lieux boisés avec des points d’eau, au printemps ils migrent vers les étangs, les marais, leurs lieux de reproduction.

Seulement, pour rejoindre cet endroit, les amphibiens doivent traverser les routes, et bon nombre d’entre eux succombent sous les roues des automobilistes bien peu attentifs à la Nature qui l’entoure.

Depuis 20 ans, en Champagne-Ardennes, un dispositif est mis en place, tous les ans, au sortir de l’hiver afin d’aider les grenouilles à rejoindre leur lieu de reproduction, et à les empêcher de se faire écraser sur la route.

Cette démarche est à l’initiative du Parc naturel régional de la forêt d’Orient, un court reportage est visionnable ici.

Ceci est bien évidemment une démarche utile qui bénéficie aux amphibiens, il faudrait développer ces corridors écologiques sur toutes les routes, toute l’année et que tous les animaux soient concernés par cette protection.

De nombreux départements et associations sont sensibilisés à ce problème que rencontrent les amphibiens chaque année, il n’est jamais trop tard pour sensibiliser à cette cause ni pour aider à installer ces barrages temporaires.

Les 20 ans de la Route des Salamandres,
Installation du dispositif

Comme chaque année, les grenouilles, crapauds, salamandres et tritons entament leur course aux amours dès les premiers redoux. Pour cela, ils convergent pour regagner les mares et autres dépressions humides situées près du Lac d’Orient.

Hélas, pour accomplir cette marche nuptiale, ils devront franchir un obstacle au péril de leur vie : une route départementale.

Afin d’éviter que des centaines d’amphibiens terminent leur vie sous les roues des automobilistes un dispositif de protection de la migration des amphibiens, baptisé « Route des Salamandres » est installé chaque année depuis 20 ans.

Ce dispositif est situé sur la route départementale au lieu-dit de la Fontaine Colette (queue du Lac d’Orient) entre Mesnil-Saint-Père et la Maison du Parc.

Le 27 janvier 2015 et le 29 janvier 2015, les équipes du Parc naturel régional de la Forêt d’Orient et de la Ligue de l’Enseignement ont mis en place ce projet avec l’aide d’une classe de terminale S de la Sarthe, une classe de seconde et une de terminale du lycée agricole de Sainte Maure.

Après quelques heures avec les pioches, les pelles et divers outils, la Route des Salamandres a été mise en place. Elle est composée d’une longue bâche noire de 30 cm de haut et a été installée sur 450 mètres de chaque côté de la route.

Ainsi, les nombreux amphibiens souhaitant traverser la route, sont bloqués par ce rempart et ils tombent dans les seaux enterrés le long de la bâche pour les recueillir.

Chaque matin, de février à mai, les bénévoles se relaient pour identifier chaque individu (espèce, sexe, âge), les comptabiliser et relâcher de l’autre côté de la route chaque animal ainsi collecté.

En 2014, le nombre d’individus a été de 35 000.

Cette collaboration entre étudiants et les deux structures lors de la mise en place de ce projet est un moment d’échanges apprécié par chacun.

Les lycéens apprécient de participer à un projet d’envergure sur un site migratoire d’importance nationale et européenne. Et sont ainsi sensibilisés à la protection de la nature.

Urgent appel à l’aide pour les animaux de la SPA du Béarn

D’ici moins de 3 mois (le 30 juin), les 110 chiens et 7 chats de la SPA du Béarn devront quitter le refuge car celui ci est en état de délabrement et doit subir une rénovation totale.

D’ici là, et pendant le temps des travaux, les animaux doivent trouver un lieu de vie, qui serait idéalement un prêt de bâtiment ou de local; la SPA du Béarn (liée à la SPA dite de Lyon et non de Paris) se veut éthique et refuse toute euthanasie.

Afin de faciliter cette future rénovation, la SPA du Béarn lance aussi évidemment un appel à l’adoption, afin que des animaux trouvent avant le déménagement une famille et qu’ainsi ils ne subissent pas encore un stress supplémentaire avec un changement de locaux.

On notera que sur internet, on trouve beaucoup d’accusations au sujet des pouvoirs publics, et notamment de François Bayrou, le maire de Pau, qui sont présentés comme des partisans des solutions expéditives et meurtrières en ce qui concerne les animaux du refuge.

Voici le groupe Facebook en soutien à la SPA du Béarn et le communiqué de la SPA :

Quelques animaux du refuge en attente d’une famille :

Doutchka, 12 ans.

Dorha, 12 ans.

Mirza, 8 ans.

Chetan, 7 ans.

Bingo, 4 ans.

Il va de soi qu’il faut relayer cet appel, qui témoigne encore une fois des besoins pratiques des refuges. Il faut parvenir à mobiliser l’opinion publique en faveur des refuges, refuges qui rappelons le n’existent que par une grande abnégation, une volonté sans faille des bénévoles.

Il y a donc lieu de faire en sorte de soutenir les refuges, de permettre aux dons d’aider matériellement les animaux. C’est une bataille culturelle de fond, dont l’importance vitale saute aux yeux. Renseignez-vous sur les refuges dans votre département, soutenez les, faites en sorte qu’un soutien se développe !

Lorsqu’un animal appuie sa tête contre un mur

Avec internet, la diffusion des connaissances est rendue incroyablement plus facile, ainsi que la manière dont on pourrait partager nos connaissances et nos émotions pour les animaux et la planète!

Voici un exemple, extrêmement utile, relevant d’un phénomène peu connu, avec une information permise par le Nouvel Observateur.


LE PLUS. « Si votre animal appuie sa tête contre un mur, rendez-vous chez le vétérinaire dans les plus brefs délais ». C’est ce qu’a déclaré une association néerlandaise de protection des animaux sur sa page Facebook. Partagée près de 18.000 fois, cette mise en garde inquiète les internautes. Que signifie ce phénomène ? Éclairage de Valérie Dramard, vétérinaire comportementaliste.

Lorsqu’un animal appuie sa tête contre un mur, on appelle cela une « poussée au mur ». C’est un symptôme clinique, que les vétérinaires connaissent bien.

Ce comportement, que l’on observe plus souvent chez les chiens que chez les chats, démontre dans tous les cas une souffrance de l’animal. Il s’agit vraisemblablement de maux de tête très douloureux.

Des maux de tête intenses

Un animal qui appuie sa tête contre un mur est forcément en danger, car il peut avoir un problème neurologique ou nerveux. Et quelle que soit la pathologie dont il est atteint, cela se manifeste par des maux de tête intenses.

En appuyant sa tête contre le mur, l’animal essaye probablement de se soulager.

Quand un être humain a une migraine, il se masse les tempes pour calmer sa douleur. En appuyant sa tête contre un mur, l’animal tente sans doute de faire la même chose.

Ce n’est pas le seul comportement de ce type connu chez les animaux : quand ils ont de l’arthrose aux pattes, par exemple, ils ont tendance à lécher cette zone, pour tenter de calmer la douleur.

Il faut se rendre d’urgence chez le vétérinaire

Ces migraines peuvent être le signe que l’animal est atteint d’une encéphalopathie hépatique ou d’une tumeur cérébrale.

Si l’on voit un jeune animal faire une poussée au mur, cela est sûrement lié à une atteinte du foie. Par contre, si un animal plus âgé fait la même chose, cela est plus probablement lié à une atteinte du cerveau.

Dans tous les cas, quand on observe un chien ou un chat faire une poussée au mur, il faut l’amener directement chez un vétérinaire. Il faut également se poser les bonnes questions, pour pouvoir guider le spécialiste. Qu’a mangé l’animal ? À quelle heure était-ce ? À quel moment a-t-il fait une poussée au mur ?

Des toxines peuvent provoquer une migraine

Ces éléments permettront au vétérinaire de mener son enquête. Même si la poussée au mur est d’abord un signe neurologique, le spécialiste prendra en compte toutes ces informations et pourra éventuellement réaliser une prise de sang, pour voir si le foie est atteint.

Cet organe, censé purifier l’organisme de ses toxines, ne peux plus assumer sa fonction s’il est malade. La présence de toxines dans l’organisme peut alors entraîner des maux de tête et une poussée au mur.

Un phénomène étrange

Si certaines personnes trouvent ce comportement drôle et que cette information fait le tour des réseaux sociaux, c’est parce que la poussée au mur est quelque chose d’étrange. Peu de personnes y ont déjà été confrontées.

Pour autant, il ne faut pas prendre ce phénomène à la légère, car il est forcément synonyme de danger : un animal n’a effectivement aucune raison d’appuyer sa tête contre un mur. Cela n’a pas de sens. Il faut donc rester vigilant.


« Cela risque de poser quelques problèmes aux conducteurs de véhicules »

Ce qui devait arriver arriva. Après les discours ridiculement glorieux de certaines associations sur la modification des codes juridiques, faisant que l’animal change de « statut » sans que rien ne change en pratique, voilà que les animaux « sauvages » se font expulser du droit, à l’occasion du débat sur la loi sur la biodiversité.

C’est la conséquence inévitable, dramatique, des campagnes en faveur de certains animaux et pas d’autres. Les animaux dits de compagnie et les animaux intégrés directement dans l’exploitation animale ont un « statut » afin de neutraliser leur existence juridiquement, quant aux autres… ils sont précipités dans l’enfer de la destruction.

Avec la complicité des fanatiques du « droit », prisonniers de l’esprit institutionnel, incapables de comprendre qu’il faut radicalement tout changer, non seulement les mentalités, mais également la société!

Voici le compte-rendu du débat à l’Assemblée nationale… Qui est édifiant. C’est véritablement un morceau d’histoire, entre partisans purs et durs de l’exploitation animale, et une « amie » des animaux qui reconnaît ouvertement que l’amendement en question ne changerait rien s’il était adopté, à part pour la symbolique!

M. le président. Je suis saisi de deux amendements identiques, nos 39 rectifié et 956 rectifié, portant article additionnel après l’article 4.

La parole est à Mme Geneviève Gaillard, rapporteure, pour soutenir l’amendement no 39 rectifié.

Mme Geneviève Gaillard, rapporteure. Cet amendement vise à donner à l’animal sauvage une place dans notre droit. Dans le code de l’environnement, l’animal sauvage n’existe qu’à travers divers titres, comme la préservation, la chasse, la pêche et la destruction. Mais il n’est jamais fait référence à sa nature propre.

Alors que personne ne nie le caractère sensible de l’animal, inscrit depuis 1976 dans le code rural et de la pêche maritime, et réaffirmé récemment à l’Assemblée nationale par un amendement défendu par M. Glavany visant à l’inscrire dans le code civil, il apparaît illogique que le caractère sensible de l’animal sauvage ne soit pas inscrit dans le code de l’environnement.

Les animaux sauvages qui ne sont classés ni chassables, ni nuisibles, ni protégés, sont relégués à l’état de « biens qui n’ont pas de maître » ou de « choses qui n’appartiennent à personne et dont l’usage est commun à tous ». L’animal sauvage est ainsi doté d’un statut « res nullius ». Il peut donc être blessé, capturé, maltraité ou tué en toute impunité.

M. le président. La parole est à Mme Laurence Abeille, pour soutenir l’amendement no 956 rectifié.

Mme Laurence Abeille. Effectivement, l’animal sauvage ne bénéficie à l’heure actuelle d’aucun statut. Même en cas d’actes de cruauté, il ne bénéficie pas de la même protection qu’un animal domestique. Un lièvre, par exemple, peut être torturé ; pas un lapin.

M. Gérard Bapt. Vous avez déjà essayé d’attraper un lièvre, vous ?

Mme Laurence Abeille. C’est vraiment un non-sens. L’article 4 ter de ce projet de loi, introduit en commission, vise à y remédier en partie.

Cet amendement vise à aller plus loin dans ce sens, en donnant à l’animal sauvage un statut, en reconnaissant son caractère sensible dans le code de l’environnement. L’adoption des amendements identiques que nous défendons ensemble, Geneviève Gaillard et moi-même, représenterait vraiment une avancée remarquable.

M. le président. Quel est l’avis du Gouvernement ?

Mme Ségolène Royal, ministre. Madame la rapporteure, madame Abeille, vos amendements identiques visent notamment à introduire un nouvel article dans le code de l’environnement. Celui-ci contient des dispositions relatives à la faune et à la flore sauvage qui ont pour objectif de garantir la conservation des espèces : nous sommes bien d’accord sur ce point. Ces amendements sont bancals sur le plan juridique, car ils ne correspondent pas à ce principe : ils tendent à protéger non des espèces mais des animaux isolés.

Je comprends bien qu’il s’agit, précisément, d’assurer un support juridique aux animaux isolés, mais vous ne pouvez pas régler cette question en rattachant ces animaux à la catégorie d’espèce protégée : cela n’a rien à voir. Votre amendement est motivé par des considérations liées à la protection animale – ce qui est tout à fait respectable en soi – et non par des raisons tenant à la conservation de la nature. Il ne relève donc pas de la logique de ce texte, car il n’a rien à voir avec la question de la biodiversité.

Geneviève Gaillard est très engagée sur ce sujet : elle combat depuis des années les mauvais traitements infligés aux animaux. Mais il ne s’agit pas de cela : nous ne sommes pas du tout dans cette configuration. Il serait tout à fait légitime que l’Assemblée nationale examine un dispositif concernant la condition animale, en débatte et en vote, mais sous la forme d’une proposition de loi, pas dans le cadre de ce projet de loi relatif à la biodiversité. L’engagement, le militantisme de Mme la rapporteure sont très respectables, car la condition animale pose de vrais problèmes. Vous avez saisi l’occasion que représentait ce projet de loi pour déposer des amendements touchant à cette question. Ils sont plus précisément relatifs à la souffrance animale.

Je suis cependant obligée de les refuser, car ce projet de loi n’est pas le bon support juridique pour leurs dispositions. Vous ne pouvez pas utiliser ce projet pour faire avancer votre cause : je suis donc défavorable à ces amendements. Bien évidemment, le Gouvernement examinera par la suite avec beaucoup d’attention toute proposition de loi sur la question de la souffrance animale. Cette question est fondée, mais elle ne relève pas de ce projet de loi relatif à la biodiversité.

M. le président. La parole est à Mme la rapporteure.

Mme Geneviève Gaillard, rapporteure. J’ai bien compris ce qu’a dit Mme la ministre. Je ne retire cependant pas cet amendement. Je souligne que beaucoup d’espèces d’animaux non classés parmi celles que j’ai énumérées sont en voie de disparition. Des études scientifiques ont montré qu’à l’avenir, les petites espèces de mustélidés risquent de disparaître, voire d’autres espèces. Or l’on sait que ces animaux ont un système nerveux : elles sont donc sensibles.

Très peu d’espèces sont classées dans le code de l’environnement : vous ne pouvez donc refuser cet amendement sur cette base.

Vous ne pouvez pas non plus le repousser au motif qu’il serait un cavalier. L’amendement de Jean Glavany, grâce auquel le code civil reconnaît tous les animaux comme sensibles, était lui aussi un cavalier ! Il s’agit donc simplement de mettre en cohérence le code civil et le code de l’environnement.

M. le président. La parole est à Mme Laurence Abeille.

Mme Laurence Abeille. J’insiste, moi aussi, sur ces amendements identiques. Je ne crois pas qu’il s’agisse de cavaliers. Ce projet de loi touche à la biodiversité, à la protection de la nature ; il concerne donc nécessairement aussi la protection animale. Certes, c’est une question connexe, mais vous savez très bien qu’il est difficile de trouver le temps nécessaire pour faire aboutir une proposition de loi. Il y a eu plusieurs propositions de loi sur la question de la protection animale, sans effet. Aujourd’hui, nous avons la possibilité de faire réellement avancer le droit, et de mieux reconnaître les animaux sauvages. Ceux-ci font partie intégrante de la biodiversité, et comme l’a fait remarquer Geneviève Gaillard, un certain nombre d’entre eux sont déjà protégés.

Malgré cela, de très nombreuses espèces d’animaux sauvages n’ont pas, à l’heure actuelle, de statut juridique. Nous pourrions leur en donner un ; nous devrions donc le faire : je vous invite donc à voter pour ces amendements, qui ont le soutien de la commission du développement durable. Je remercie Geneviève Gaillard, et toute la commission, de s’être emparé de ce sujet, d’en avoir débattu. Je crois que ces amendements représentent vraiment une chance pour la nature, pour les animaux. Ils nous donnent l’occasion de reconsidérer le monde autour de nous.

Cette évolution est, de plus, attendue par de très nombreuses personnes dans notre pays. Je la crois très populaire. Je maintiens donc, évidemment, mon amendement no 956 rectifié : j’espère que nous serons nombreux à le voter.

M. le président. La parole est à M. le président de la commission du développement durable et de l’aménagement du territoire.

M. Jean-Paul Chanteguet, président de la commission du développement durable et de l’aménagement du territoire. Je sollicite une suspension de séance de cinq minutes, monsieur le président.
Suspension et reprise de la séance

M. le président. La suspension est de droit. La séance est suspendue.

(La séance, suspendue à vingt-deux heures vingt, est reprise à vingt-deux heures trente.)

M. le président. La séance est reprise.

La parole est à Mme Laurence Abeille.

Mme Laurence Abeille. Permettez-moi, pour plus de clarté avant le vote, de relire précisément le contenu de l’amendement : « I. L’article 713 du code civil est complété par deux alinéas ainsi rédigés : Les animaux domestiques, ou d’espèces sauvages apprivoisés ou tenus en captivité, trouvés errants, sont exclus du champ d’application de cet article et relèvent des dispositions spécifiques du code rural et de la pêche maritime. La faune sauvage relève du code de l’environnement.

II. Le code de l’environnement est ainsi modifié : Après l’article L. 411-1, il est inséré un article L. 411-1-1 ainsi rédigé : « Les animaux sauvages dotés de sensibilité vivant à l’état de liberté et n’appartenant pas aux espèces protégées visées par le premier alinéa du I de l’article L. 411-1 ne peuvent être intentionnellement blessés, tués, capturés, ou, qu’ils soient vivants ou morts, transportés, colportés, vendus, ou achetés, sauf lors des activités régies par les règlements propres à la chasse, aux pêches, à la recherche scientifique ainsi qu’à la protection de la santé publique ou vétérinaire et de la sécurité publique ».

Il me semble que cette lecture éclaire largement la portée de cet amendement et devrait rassurer ceux qui s’inquiétaient.

M. le président. Sur les amendements identiques nos 39 rectifié et 956 rectifié, je suis saisi par le groupe écologiste d’une demande de scrutin public.

Le scrutin est annoncé dans l’enceinte de l’Assemblée nationale.

La parole est à M. Jean-Marie Sermier.

M. Jean-Marie Sermier. À mon sens, il est dommage de présenter cet amendement dans un tel texte. Il va de soi que chacun défend la cause animale et se scandalise des tortures et sévices infligés à tout animal. Notre humanité même nous fait prendre conscience de ces problèmes.

Cela étant dit, vous nous proposez un texte qui n’est pas préparé et qui est sorti de son contexte. Mme la ministre a en effet rappelé que nous examinons un texte relatif à la biodiversité : nous ne sommes pas ici pour soutenir telle ou telle cause. Sinon, il faudrait y ajouter un certain nombre de causes humaines puisque, comme cela a longuement été dit, les êtres humains font eux aussi partie du cycle du vivant. Nous n’avons donc pas à isoler le cas des animaux sauvages.

En outre, l’adoption d’un tel amendement handicaperait de nombreuses activités sans pour autant donner une dimension particulière à l’animal sauvage, dont nous ne connaissons d’ailleurs pas la définition exacte.

Mme Geneviève Gaillard, rapporteure. Si !

M. Jean-Marie Sermier. S’agit-il des vertébrés ou des invertébrés ? Quels sont les animaux concernés ? Que signifie la notion de blessure intentionnelle ?

Je suis convaincu que l’adoption de cet amendement provoquerait une multitude de contentieux juridiques. Ce n’est pas servir la cause des animaux que de présenter ainsi un amendement qui s’apparente à un cavalier.

M. le président. La parole est à M. Philippe Meunier.

M. Philippe Meunier. Compte tenu de l’importance de cet amendement, il est nécessaire de définir ce qu’est un animal sauvage. Peut-on en connaître la définition ?

Mme Geneviève Gaillard, rapporteure. Oui, bien sûr ! Ne savez-vous pas ce que c’est ?

M. Philippe Meunier. Une mouche est-elle un animal sauvage ? Je voudrais le savoir avant de me prononcer sur ce type d’amendements.

M. le président. La parole est à M. André Chassaigne.

M. André Chassaigne. Je fais sans doute partie de ceux qui, dans cet hémicycle, sont très embêtés par cet amendement, car le vote auquel il donnera lieu, une fois analysé, pourrait laisser accroire que les uns sont très sensibles à la souffrance et à la cause animales et s’opposent à tel et tel acte de cruauté tandis que les autres, qui auraient voté contre, seraient eux-mêmes des êtres non « dotés de sensibilité ».

En somme, tout cela ne colle guère, madame la rapporteure. Nous sommes saisis d’un beau texte qui comporte des avancées pour la biodiversité, et autour duquel nous nous sommes retrouvés par-delà nos sensibilités. Il s’agit d’une étape cruciale. Ce texte peut sembler banal mais il est assez important pour contenir des avancées qui sont autant de marqueurs pour notre société en matière de biodiversité, et ce en lien avec les productions humaines et l’agriculture.

Or, voici que surgit cet amendement clivant. Chacun sait bien quelles en seraient les conséquences : il est ce que l’on retiendra pour l’essentiel et déclenchera des réactions chez certaines personnes et associations. Je l’ai lu et relu : selon moi, même si l’on exclut les « activités régies par les règlements propres à la chasse, aux pêches, à la recherche scientifique », il demeurera toujours une fenêtre ouverte pour des procédures qui risque de créer d’innombrables difficultés.

M. Jean-Marie Sermier. Bien sûr !

M. André Chassaigne. C’est pourquoi pour ma part, je dis sans être tranquille – ce n’est en effet pas une décision facile – que je suivrai l’avis de Mme la ministre car je préfère que l’on retienne de ce texte ce qui va dans le bon sens et non ce qui est susceptible de produire des clivages.

M. le président. La parole est à Mme Martine Lignières-Cassou.

Mme Martine Lignières-Cassou. Il serait bon, madame la rapporteure, que vous leviez toute crainte concernant certaines pratiques qui ont cours dans notre pays et qui font débat. Je pense aux combats de coqs et aux corridas : l’amendement porte-t-il sur ces pratiques ? Si vous éclaircissiez ce point, madame la rapporteure, nous serions nombreux à être plus à l’aise avec ce débat.

M. le président. La parole est à Mme Geneviève Gaillard, rapporteure.

Mme Geneviève Gaillard, rapporteure. Je répète que cet amendement ne vise qu’à reconnaître dans le code de l’environnement le caractère sensible des animaux qui ne sont pas actuellement classés, quelle que soit leur espèce.

Je rappelle à M. Meunier qu’un animal sauvage est un animal qui n’est pas domestique ; sans doute avez-vous appris cela à l’école.

M. Philippe Meunier. La mouche est-elle donc un animal sauvage ?

M. Jean-Marie Sermier. Et le lombric ?

Mme Geneviève Gaillard, rapporteure. Ensuite, je rappelle à Mme Lignières-Cassou que le coq est un animal domestique, de même que le taureau.

M. Philippe Meunier. Et la mouche ?

Mme Geneviève Gaillard, rapporteure. Oui, la mouche et l’abeille sont des animaux qui peuvent être classés sensibles. Cela vous gêne-t-il ?

M. Philippe Meunier. Cela risque de poser quelques problèmes aux conducteurs de véhicules…

M. Jean-Marie Sermier. Et aux jardiniers qui, de leur bêche, couperaient des lombrics !

Mme Geneviève Gaillard, rapporteure. Il ne s’agit pas de tuer ou de ne pas tuer. Permettez-moi de vous rappeler pour faire avancer le débat qu’en 1976, M. Nungesser a fait adopter une loi prévoyant que l’animal domestique ou tenu en captivité – cas que nous examinerons à l’amendement suivant – est un animal sensible. Je le répète : l’animal domestique ou tenu en captivité est un animal sensible. Cela vous a-t-il pour autant empêché de manger de la viande d’agneau ou de bœuf, ou de tuer des animaux même lorsqu’ils sont reconnus sensibles ? Non. Ce n’est pas pour autant que vous pourrez tirer gloire d’arracher les ailes d’une mouche, mais passons, puisque personne ne le verra.

En tout état de cause, cet amendement ne changera rien…

M. Jean-Marie Sermier. À quoi sert-il donc ?

Mme Geneviève Gaillard, rapporteure. …si ce n’est qu’il fera la preuve que nous vivons dans un pays évolué, comme beaucoup d’autres, où le caractère sensible des animaux est reconnu. Cet amendement n’a rien d’épouvantable et nous pouvons parfaitement l’adopter sans qu’il ait la moindre influence ni sur la corrida, ni sur les coqs de combat.

En outre, le groupe de travail sur la protection animale s’est réuni plusieurs fois depuis trois ans, et vos collègues qui y siègent ont participé à ces travaux ; sur ces sujets, ils sont donc d’accord avec nous. Un texte en la matière nous a été promis en avril l’an passé, puis en février dernier, mais il n’est hélas pas encore en discussion. Je maintiens donc mon amendement car il n’entraîne aucune conséquence ni sur notre texte, ni sur des pratiques telles que la corrida ou autres.

M. le président. La parole est à M. Philippe Meunier.

M. Philippe Meunier. Précisons votre pensée, madame la rapporteure : une mouche est-elle un animal sauvage ?

Mme Geneviève Gaillard, rapporteure. Bien sûr !

M. Philippe Meunier. Soit. Ainsi, lorsqu’une mouche se fracasse sur le pare-brise de mon véhicule, puis-je être accusé d’avoir intentionnellement tué un animal sauvage ?

Mme Laurence Abeille. Non, il est rare que ces choses-là se fassent intentionnellement…

M. Philippe Meunier. Je répète ma question : est-ce que je tue des animaux sauvages lorsque d’innombrables mouches viennent s’écraser sur mon pare-brise pendant l’été ?

M. le président. La parole est à Mme la ministre.

Mme Ségolène Royal, ministre. Le sujet est certes important mais, comme le disait M. Chassaigne, il est dommage qu’il interfère avec un texte qui n’a rien à voir avec la condition animale. Le texte que nous examinons concerne la biodiversité ; il concerne des valeurs fondamentales dont nous venons de débattre à l’article premier, et il est attendu dans la perspective de la Conférence de Paris sur le climat. Il fixe des principes nouveaux et essentiels au regard des services que nous rend la nature et du développement des filières technologiques liées au génie écologique.

Je répète une fois de plus que nous comprenons parfaitement les préoccupations de Mme Gaillard, qui se bat depuis de nombreuses années en faveur du bien-être animal. Toutefois, ce n’est pas dans un texte de cette importance que nous pouvons régler les problèmes d’arbitrage internes à un groupe parlementaire qui doit décider en toute liberté d’inscrire à l’ordre du jour des travaux de l’Assemblée une proposition de loi tout à fait respectable et fondée sur un sujet qui, dans le présent texte, est néanmoins un cavalier législatif.

Allons plus loin et parlons vrai : je respecte les positions idéologiques défendues dans ces amendements, mais ce ne sont pas celles que défend le Gouvernement, ni la ministre de l’écologie qui a la tutelle sur les questions de chasse et de pêche. Disons donc les choses clairement : il s’agit par ces amendements de remettre en cause les activités de chasse et de pêche…

Mme Geneviève Gaillard, rapporteure. Non !

Mme Ségolène Royal, ministre. …qui sont des activités réglementées auxquelles nous ne porterons pas atteinte au détour d’un texte législatif pour soulever des polémiques dans notre pays, alors même que le présent projet de loi relatif à la biodiversité est consensuel et attendu, et qu’il est déjà assez compliqué à élaborer.

M. Jean-Claude Buisine. Absolument !

Mme Ségolène Royal, ministre. Ce texte suscite une attente en termes de créations d’activité et emplois ; j’ai expliqué ce qu’il en était en matière de croissance verte et de croissance bleue. Autant je respecte vos préoccupations et votre point de vue, autant je ne saurais émettre un avis favorable à la remise en cause des activités de chasse et de pêche. Il va néanmoins de soi que je condamne tout autant que vous le caractère absolument odieux de la maltraitance animale, mais où celle-ci s’arrête-t-elle ? Je vous rappelle par exemple que la protection des animaux errants relève à juste titre du code rural et du code pénal, car il faut que les sanctions soient sévères en cas de maltraitance, mais elle ne relève pas du code de l’environnement qui traite de la question des animaux en tant que représentants d’une espèce constitutive de la biodiversité.

Ces amendements présentent donc deux inconvénients graves : parce qu’ils traitent des animaux errants, ils permettront demain de poursuivre ceux d’entre nous qui piégeons les ragondins pour protéger les rives du Marais poitevin. De même, les particuliers qui piègent des souris pourront eux aussi être poursuivis.

Mme Laurence Abeille. Mais non !

Mme Ségolène Royal, ministre. Mais si, puisque les souris sont des animaux sauvages errants ! Il pourra donc se produire des contentieux sur ces sujets.

Mme Geneviève Gaillard, rapporteure. Mais non !

Mme Ségolène Royal, ministre. Si, et c’est pourquoi cela ne me semble pas raisonnable. D’autre part, remettre en cause les activités de chasse – qui sont réglementées et légales – au détour d’un amendement relatif à la maltraitance animale s’apparente à une manière de faire la loi qui susciterait des polémiques et sur laquelle j’appelle l’attention de la représentation nationale : elle n’est conforme ni à la cohérence du texte, ni à l’équilibre des différents codes, qu’il s’agisse du code rural, du code pénal – lequel vise toutes les maltraitances d’animaux, qu’ils soient domestiques ou sauvages – ou encore du code de l’environnement, ni au débat sur la biodiversité que nous sommes en train d’avoir.

Je propose donc le retrait de ces amendements et suggère au groupe socialiste de faire inscrire une proposition de loi qui serait cohérente et répondrait aux préoccupations soulevées ici, que je respecte pleinement mais qui, je le répète, sont étrangères au texte en discussion.

M. le président. La parole est à Mme Geneviève Gaillard, rapporteure.

Mme Geneviève Gaillard, rapporteure. Il n’y a pas lieu de poursuivre ce débat. Évitons simplement de faire un amalgame entre les animaux sauvages et les animaux domestiques et de définir les activités qui seraient soi-disant impactées par un amendement de cette nature, mais reconnaissons que l’animal sauvage est un animal sensible. Tous les scientifiques le disent et les travaux ont beaucoup avancé au cours des dernières décennies. Il s’agit pour nous ni plus ni moins que de traiter les animaux sauvages dans le code de l’environnement comme Jean Glavany a traité dans le code civil, sans que cela pose problème, l’ensemble des animaux.

M. le président. Je mets aux voix les amendements identiques nos 39 rectifié et 956 rectifié.

(Il est procédé au scrutin.)

Voici le résultat du scrutin :
Nombre de votants 29
Nombre de suffrages exprimés 24
Majorité absolue 13
Pour l’adoption 7
contre 17

(Les amendements identiques nos 39 rectifié et 956 rectifié ne sont pas adoptés.)

Des « répliques » en peluche

Aux Etats-Unis, Cuddlestone est une petite entreprise qui propose de faire des répliques d’un « animal de compagnie » sous la forme d’une peluche. On envoie un maximum de photos et en quatre mois l’entreprise fabrique la peluche, pour 130 ou 200 dollars, selon la taille.

Elle propose également de faire des t-shirts, des mugs, des plaques pour les tombes, des figurines…

Certaines peluches sont plutôt ratées, d’autres assez réussies.

Le problème étant bien sûr de savoir s’il est moral de les faire faire. On connaît par exemple la position de l’Islam qui dit qu’on ne doit pas faire des dessins d’êtres vivants, car on ne peut pas leur donner une âme et que cela revient à se prendre pour Dieu.

C’est là une position religieuse, et franchement fausse qui plus est car justement un grand artiste donne une âme à un portrait : ce dernier est vivant, il correspond à quelque chose, il exprime un contenu.

Par contre le problème de la peluche, c’est qu’on peut très bien la prendre – ce qui est absurde – comme « remplacement » d’un être vivant. On arguera, que c’est vrai de toutes manières pour toute peluche représentant un être vivant.

Sur le ton de la blague, l’entreprise donne par exemple raison de pouvoir prendre dans les bras la peluche en remplacement d’un animal décédé ou bien perdu en raison d’un divorce. Il peut servir de compagnie à quelqu’un devant aller à l’université loin ou à l’armée, ou bien si on veut avoir « son » animal dans des endroits où il n’a pas le droit d’aller : au boulot, dans un magasin, etc.

De manière humoristique, il est également dit que la peluche est un bon remplacement si on voulait cloner « son » animal mais qu’on n’a pas les 50 000 dollars pour cela !

C’est au minimum un peu douteux et il y a sacrément lieu de se méfier du principe. Il y a également le terme « clone » qui est employé, et qui est pour le coup inacceptable.

Rien ne peut remplacer un être vivant avec qui on a partagé quelque chose. Il peut y avoir autre chose, la vie continue, et d’une certaine manière la vie c’est la vie, elle avance toujours, aussi il n’y a pas de raison de faire du fétichisme.

Après, le principe de garder une trace d’un ami, c’est quelque chose de tout à fait compréhensible. C’est ici quelque chose de très compliqué. En tout cas l’entreprise en question se situe plutôt du bon côté dans la mesure où une partie des ventes finance des projets d’aides aux animaux abandonnés, comme par exemple une association resocialisant des chiens abandonnés pour qu’ils puissent être adoptés.

On est ici dans une optique très américaine d’entreprise se voulant au service de la « communauté » ; cependant, il ne faut pas se leurrer c’est fabriqué en Chine, sinon cela serait bien plus cher.

Au final, est-ce que le principe est bien ou pas? Inévitablement, en tout cas, il y a quelque chose qui parle. Cela demande réflexion, une nouvelle fois par rapport à la Nature, il faut combiner la raison et les sens, formant une seule et même chose.

Des bains-douches publics pour les pigeons

Parmi les remarques les plus anthropocentriques qu’on puisse trouver au sujet des animaux, il y a celles au sujet de la propreté. Le pigeon serait, par exemple, « sale », et pareillement de fait tous les animaux, à différents degrés.

C’est une vision extrêmement simpliste, qui correspond aux barrières formelles et illusoires que l’être humain a formé culturellement par rapport à la Nature. Si l’on veut pourtant un véritable exemple de saleté, il faut bien plus se pencher sur les poignées de porte ou les barres d’un métro d’une grande ville.

Voici une publicité de Baccide, un produit anti-bactéries assez connu. On remarquera comment les bras et les mains sales sont présentés… comme relevant de l’animalité.

La semaine dernière, les médias ont d’ailleurs parlé d’une recherche scientifique faite dans le métro à New York, et il ne faudrait pas s’inquiéter d’avoir des bactéries issues de « saucisses » ou de « fromage » entre autres bactéries et virus.

Le chercheur ayant fait cette étude pousse le relativisme jusqu’à dire qu’on peut lécher la barre du métro sans souci, et il dit au sujet des bébés :

« Il faut qu’ils y soient exposés très jeunes pour que leurs défenses immunitaires se renforcent, affirme-t-il. Le mieux que vous ayez à faire, c’est de rouler les bébés comme des sushis sur le sol du métro. »

On s’en passera! Mais justement, si les pigeons sont sales dans les grandes villes, ce n’est pas parce qu’ils sont sales naturellement : c’est parce qu’ils vivent dans un environnement sale… à cause des humains.

Donc, de la même manière qu’on doit enfin laver les poignets de porte (ou les barres du métro!), nos amis les pigeons, pour prendre un exemple, doivent avoir leurs bains publics.

Ils habitent les villes, tout comme nous, ils ont leurs droits en tant qu’habitants, tout naturellement. Ils se débrouillent pour se laver, mais ce n’est pas évident, les endroits avec une petite quantité d’eau ne sont pas évident à trouver.

Donc on les voit souvent dans les caniveaux quand un peu d’eau est accumulée, ce qui est bien sûr dangereux pour eux, avec les voitures qui passent ou tout simplement les piétons, surtout s’il y a des enfants : on connaît la propension affreuse, parfois ignoble, des enfants agressant les pigeons sous l’œil attendri de parents totalement immoraux.

Voici quelques photos captant l’heure de la baignade. C’est un spectacle que l’on peut voir dans toutes les villes, tout comme quand il fait beau on peut voir les pigeons prendre le soleil, en étirant leurs ailes.





Chaque ville devrait installer par conséquent, dans des endroits protégés afin que les pigeons ne soient pas dérangés, des bains-douches publics pour eux.

Bien sûr c’est là quelque chose de totalement utopique dans une société qui fait la guerre à la Nature et pratique un anthropocentrisme meurtrier. Cependant c’est précisément ce genre d’utopie qui montre que ce qui est positif dans la vie, on le trouve dans le véganisme, dans la libération animale, dans le rapport non aliéné à la Nature.

Être vivant, c’est vouloir le bonheur dans la vie, alors pourquoi ne pas vouloir faire le bonheur des pigeons avec qui l’on vit ?

C’est là un spectacle qui nous plaît, et surtout quelque chose que les pigeons vivraient très bien. De plus, cela a l’utilité d’aider à la propreté. Bref, voilà quelque chose de très bien, qui n’est pas réfutable… A moins qu’on soit aliéné par l’anthropocentrisme au point de célébrer la ville comme une chose merveilleuse car bétonnée et uniquement fonctionnelle pour des activités humaines relevant du capitalisme !

Savoir éviter le pire pour nos proches qui dépendent de nous

L’une des questions très importantes de la vie avec les animaux avec qui on vit est la suivante : que vont-ils devenir s’il m’arrive malheur ?

C’est une question angoissante à laquelle il faut réfléchir et surtout répondre. Voici en triste illustration deux photos d’un chien de quatre ans dont le « maître » est décédé il y a peu.


Ce chien vous attend dans le Lot (grosso modo entre Limoges, Bordeaux et Toulouse), au refuge Le Recours Poils et Plumes 46, qui par ailleurs a un grand besoin de soutien dans ses activités.

Comme c’est le cas dans tous les refuges. Car la situation des animaux qui arrivent dans les refuges ne relève pas de la tragédie, du destin, mais bien du drame. Il y a une origine sociale à tout ce malheur.

Il faut d’autant plus responsabiliser sur la question de la responsabilité en cas d’accident ou de décès. Rien n’est pire qu’une mentalité individualiste qui pense : après moi, le déluge. Il faut au contraire prendre les devants.

Nombre de gens le font d’ailleurs pour leurs enfants. Et les animaux qui vivent avec nous sont tout autant dignes de notre responsabilité, de notre sens des responsabilités, de notre engagement à ne pas les placer dans une situation de détresse complète.

Bien sûr, on ne peut pas forcément prévoir toutes les situations, surtout lorsque le capitalisme en crise impose une vie quotidienne difficile, une très grande précarité. Cependant, cela devrait encore plus renforcer le sens de la solidarité.

Il est vrai malheureusement qu’il faut penser ici à la situation très difficile des personnes âgées, qui sont isolées socialement. Comment peuvent-elles prévoir, bien souvent, alors que la société les a mises à l’écart ?

Il est terrible de voir comment, lorsqu’on regarde la situation des animaux qui vivent à nos côtés, on ne peut que voir un nombre incalculable de problèmes, de soucis, de non-dits existant dans la société.

Rien n’est plus faux d’opposer ainsi la solidarité entre humains avec la solidarité avec les animaux : l’un ne va pas sans l’autre, quand on regarde la réalité en face, lorsqu’on a un sens correct, c’est-à-dire élevé de la compassion.

Il est ici trop facile de se moquer des gens qui s’occupent des animaux dans l’urgence et qui, pour cette raison, peuvent avoir certains aspects asociaux. Car il est tellement difficile de ne pas faire « comme tout le monde » et d’oser affronter la détresse !

Comment ne pas être en colère et plein d’émotion lorsqu’on voit une adoption nécessaire ? Prenons l’exemple de Blanco, qui vous attend dans le 62, à Bouvigny-Boyeffles, près d’Arras.

Comment ne pas se dire : je veux être là pour lui ? Bien sûr les gens qui adoptent sans avoir les moyens matériels de gérer ont perdu de vue l’essentiel : le bien-être de chaque être vivant. Toutefois, il faut bien comprendre la dignité du sentiment qu’il y a à la base.

Ce sentiment est-il, par ailleurs, divisible ? Non, il ne l’est pas : il ne peut être qu’universel. C’est pour cela plutôt que des actions visant au « choc visuel » montrant des massacres – même s’il faut savoir que telle est la réalité – ne convient pas. Ce qu’il faut c’est en appeler au meilleur de l’être humain.

Encore faut-il y croire et ne pas avoir basculé dans la misanthropie, le cynisme, prenant les animaux en otage pour une vision du monde morbide, ultra-élitiste, hautaine, arrogante, méprisante (que celle-ci soit d’extrême-droite ou bien « antispéciste »).

En vérité, la compassion est une expression naturelle, et il est donc naturel d’y faire appel, pour un monde meilleur.