• 15 364 scientifiques de 184 pays avertissent l'humanité

Contre l’abattage massif de cervidés dans le Cher

Voici une pétition qu’on peut signer en ligne afin de s’opposer contre le meurtre de cervidés sur le terrain d’une agricultrice qui fait 125 hectares en bordure de l’autoroute A71 Paris-Clermont-Ferrand.

L’Etat considère que celle-ci doit procéder elle-même à la mise à mort d’animaux sauvages, sous peine d’amendes, l’Etat envoyant par ailleurs sinon quelqu’un effectuer le « travail »…

Agissons contre l’abattage massif de ses cervidés!

Nous sommes contre l’abattage qui suscite polémique sur la propriété de Mme Kaak Antoinette. En effet celle-ci est contrainte de faire abattre 60 cervidés car ils causent trop d’accidents de la route.

Or celle-ci a déjà procédé à un prélèvement à la demande du préfet il y a quelques années en échange d’une construction d’une passerelle promise par ce dernier.

Mais il n’a pas tenu promesse, aujourd’hui cette femme est dans la détresse et engage des procédures qui sont rejetées: trois cervidés ont déjà été abattu dans la nuit de mercredi à jeudi illégalement!

en voici les liens de presse
http://www.leberry.fr/epineuil-le-fleuriel/faits-divers/2016/12/24/nouveau-litige-autour-des-cervides-trois-ont-ete-abattus_12221125.html
http://www.leberry.fr/epineuil-le-fleuriel/environnement/2016/12/21/la-requete-contre-l-abattage-des-cervides-a-ete-rejetee_12218552.html

Tant de solutions existent pour éviter cette boucherie: transférer les cervidés dans d’autres milieux et la CONSTRUCTION D’UNE PASSERELLE qui avait pourtant été promise par Le préfet! Or elle n’existe que sur plan!

Mme Le préfet, cette propriétaire s’est déjà pliée à vos exigences avec pour promesse cet aménagement que vous n’avez pas respecté! Nous vous demandons de revenir sur votre décision de jugement et d’aboutir la construction de cette passerelle pour solutionner la circulation du gibier.

Merci pour votre considération

Un chien enterré vivant à Turquant

On se souvient de l’affaire du chien retrouvé enterré vivant, l’année dernière à Carrières-sur-Seine.

Le coupable ayant par la suite été retrouvé, le verdict avait été le suivant lors du procès : 8 mois d’emprisonnement avec sursis, 1 000 euros à sept organisations de défense des animaux (voir Dénouement heureux à un crime odieux à Carrières-sur-Seine et Le sens du verdict de l’affaire de la chienne enterrée de Carrières-sur-Seine).

On a désormais une affaire similaire à Turquant, petit village près de Saumur et d’Angers. Un pauvre chien a été retrouvé, sous cinq centimètres de terre, avec encore au-dessus deux tôles sur lesquelles étaient posées trois grosses bûches!

Il n’a malheureusement pas survécu. Voici le texte d’une pétition présentant les faits et appelant à une « peine maximum », des « dommages et intérêts ».

Quel sens cela a, lorsqu’on voit l’affaire précédente de Carrières-sur-Seine, nous ne le savons pas trop : il faut être réaliste et ne pas semer des illusions sur ce qu’il est possible de faire dans le cadre des institutions, sur ce qu’il n’est pas possible de faire sans révolution permettant la libération animale!

Justice pour Aslan: enterré vivant

Dimanche 11 décembre matin vers 7h, quelle fut la surprise d’un habitant de Turquant promenant son chien en entendant un jappement de détresse d’un chien dans un terrain à proximité de la rue des Ducs d’Anjou. Après un instant pour localiser le bruit, celui ci compris vite ce qu’il se passait.

Une fois le maire arrivé en renfort sur les lieux après l’appel de cet habitant, le sauvetage a pu commencer. L’habitant pour sauver ce chien à du retire 3 grosses bûches d’arbre posées sur 2 tôles.

En dessous de cette tombe, de la terre fraîchement remuée, qui un fois creusée a fait apparaître un Epagneul Breton en mauvais état général, enterré vivant.

« Quand je l’ai sorti j’avais l’impression qu’il ne respirait plus, je l’ai prit contre moi et je l’ai stimulé. Il a pu reprendre un souffle ».

Entre temps l’association Droits de Vivre prévenu par le villageois avait prévenu le vétérinaire de garde de Saumur. Le chien a été emmené dans un état comateux par cette personne chez le vétérinaire en urgence.

Le chien a reçu les premiers soins, été mis sous perfusion, puis sur une plaque chauffante car il était en hypothermie et en état de déshydratation avancée.

Le pronostic vital étant engagé. Au vue de son état général, l’association en collaboration avec la vétérinaire a décidées de pratiquer une euthanasie sur le chien (que l’on a appelé Aslan) après 2 jours et demi de soins afin d’abréger les souffrances de celui-ci.

Aslan est donc parti pour son dernier voyage mardi soir en compagnie des membres Saumurois de l’association.

L’association Droits de Vivre à déposée une plainte pour acte de cruauté envers un animal au nom d’Aslan. Des dommages et intérêts seront demandés pour payer les frais vétérinaire.

L’association ce porte partie civile dans cette affaire accompagnée par une autre association : l’association Stéphane Lamart. Aslan n’étant pas identifié, peut-être le propriétaire pensait-il échapper à d’éventuelles poursuites.

Une peine maximum et exemplaire sera demandée pour rendre justice à Aslan. Cette pétition à été lancée afin d’apporter son soutient aux associations pour régler cette triste affaire.

Genève : deux initiatives populaires cantonales anti-vivisection

«Le système de financement de la recherche est tel qu’un scientifique qui veut travailler sur autre chose que des souris ne le peut pas» constate la Ligue suisse contre la vivisection, qui lance une initiative à ce niveau à Genève.

L’approche est très intéressante dans la mesure où elle part d’une étude très détaillée de la situation. En voici le principe :

Genève – Lancement de deux initiatives populaires cantonales

Une meilleure recherche médicale et un réel contrôle de l’expérimentation animale, sans coût supplémentaire pour les contribuables ?

C’est ce que proposent les deux initiatives lancées par la LSCV le 20 décembre 2016 dans le canton de Genève.

La première initiative, constitutionnelle, intitulée « Pour une meilleure recherche médicale », vise à contraindre l’Etat à soutenir financièrement le développement de nouvelles méthodes de recherche sans animaux, par l’ajout de l’article 197A dans la constitution genevoise.

Les fonds publics alloués à ces méthodes devront être au moins aussi importants que ceux alloués à l’expérimentation animale.

Actuellement, les contribuables genevois financent chaque année, à hauteur de plusieurs dizaines de millions, la détention des animaux et les recherches in vivo menées par l’Université, contre seulement quelques centaines de milliers de francs pour les méthodes de remplacement.

Malgré le peu de moyens qui leur sont alloués, ces méthodes sont en plein essor et démontrent leur efficacité dans un grand nombre de recherches. Alors on peut rêver à ce qu’il serait possible de faire si ce n’était plus quelques centaines de milliers de francs mais des dizaines de millions qui leur étaient consacrées !

Le manque d’efficacité de ces multiples études menées sur des cohortes d’animaux en sera plus flagrant encore. Peut-être qu’à ce moment, la majorité de la population prendra conscience que l’avenir de la recherche n’est pas le modèle animal, mais la modélisation de l’organisme humain, qu’elle soit informatique ou in vitro.

La mise en œuvre de l’art. 197A Cst sera sans coût pour la collectivité car le soutien aux nouvelles méthodes de recherche sera assuré par les financements publics déjà alloués à la recherche.

La seconde initiative, législative, intitulée « Pour un meilleur contrôle de l’expérimentation animale » vise à donner de nouvelles prérogatives à l’actuelle commission sur l’expérimentation animale et à renforcer son indépendance vis-à-vis de l’autorité.

Pour quelles raisons ces commissions cantonales fonctionnent-elles aussi mal ? Parce que les cantons rivalisent d’ingéniosité pour les rendre inefficaces. En y plaçant majoritairement des représentants des milieux de la recherche.

Mais aussi en y faisant nommer des représentants d’organisations de protection des animaux mous ou désintéressés par le sujet. Et parmi les refuges SPA, il n’y a que l’embarras du choix.

La première disposition prévue dans cette nouvelle loi, vise à contraindre le Conseil d’Etat à faire nommer dans la commission des représentants de protection des animaux issus d’organisations actives dans le domaine de l’expérimentation animale, et ouvrir une possibilité de recours en cas de violation de cette disposition.

La loi permettra également à chacun des membres de la commission de contrôler en tout temps et sans préavis les expériences, de recourir contre une autorisation abusive délivrée par l’autorité, ainsi qu’à solliciter des experts pour l’évaluation d’un projet.

La proposition de loi reprend les dispositions de l’actuel règlement M 3 50.02 du 23 juin 2011.
La mise en œuvre des deux nouvelles dispositions ajoutées (droit de recours et possibilité de solliciter une expertise) sera sans coût pour la collectivité car à la charge du membre de la commission qui décide d’y faire appel.

Nous avons 4 mois pour récolter 10’000 signatures pour chacune des deux initiatives, afin de pouvoir les déposer en avril prochain.

Merci de signer les listes de signatures et de nous les retourner dès que possible. Vous pouvez également nous commander d’autres listes. Nous vous les enverrons dans les meilleurs délais. Vous pouvez également participer à la récolte de signatures sur la voie publique. Contactez-nous pour vous joindre à un groupe existant.

»» Liste de signatures à télécharger

Faites connaître ces initiatives autour de vous ! Si nous réussissons à obtenir ces 10’000 signatures, les initiatives seront par la suite soumises à une votation populaire. Et en ce cas, tout est possible !

attention : Seul-e-s les électrices et électeurs de nationalité suisse ayant leur droit de vote sur le canton de Genève peuvent signer ces initiatives cantonales

Infos plus détaillées sur www.recherche-sans-animaux.ch

Est-il juste de se fonder sur la « démocratie locale » et non pas sur le principe d’une campagne à l’échelle nationale, au nom d’un mot d’ordre universel ?

On peut en discuter, mais force est de constater que les affiches parlent d’un « contrôle » de l’expérimentation animale, et non de son abolition ou de son « dépassement » scientifique.

Les employés de l’abattoir du Vigan sont-ils les vrais coupables ?

Qu’est-ce que la justice ? A-t-elle une nature universelle et concerne-t-elle les causes, ou bien est-elle particulariste et traite-t-elle des effets ?

C’est une question cruciale, qui détermine la nature de la bataille en faveur des animaux. Et un « cas de conscience » flagrant arrive avec la mise en examen de trois employés d’un abattoir, pour maltraitance animale.

Or, qu’est-ce qu’un employé d’un abattoir ? C’est un prolétaire, qui mène un travail harassant, entièrement aliénant, totalement répétitif. Un travail que personne ne choisit de faire, mais qu’on fait parce qu’on n’a pas le choix : quand on est pauvre, c’est ainsi !

Et cela se passe dans les Cévennes, dans un village de 4000 habitants, avec sa foire de la pomme et de l’oignon, son grand marché des potiers !

On voudrait nous faire croire que ce sont ces employés les salauds, les responsables « spécistes » des crimes commis envers les animaux ?

La réponse est non. Le combat doit viser les rentiers de l’exploitation animale, les profiteurs du meurtre, les spéculateurs de la souffrance, les boursicoteurs de l’horreur.

Trois pauvres employés qui portent le chapeau, alors qu’ils sont eux-mêmes aliénés, exploités ? C’est vraiment là couvrir les assassins, masquer le rôle des véritables criminels, qui pendant ce temps-là continuent de jouer au golf.

Voici d’ailleurs comment paris-normandie.fr présente la mise en examen.

« Trois employés de l’abattoir du Vigan (Gard) ainsi que la communauté de communes du Pays viganais sont renvoyés les 23 et 24 mars 2017 devant le tribunal correctionnel d’Alès notamment pour maltraitance à animaux, dans le cadre de l’enquête ouverte après la diffusion d’une vidéo montrant ces mauvais traitements, a-t-on appris jeudi auprès du parquet.

Un employé de l’abattoir est renvoyé pour les délits « d’actes de cruauté et sévices graves sur animaux », tandis que deux autres salariés « seront jugés pour des faits de mauvais traitements sur animaux », a précisé dans un communiqué le procureur de la République à Alès, Nicolas Hennebelle.

La communauté de communes du Pays viganais, « personne morale responsable de l’abattoir, devra répondre de plusieurs infractions à la réglementation des animaux », est-il indiqué dans le communiqué.

Une enquête avait été ouverte par le parquet après la diffusion, le 22 février, d’une vidéo par l’association L214 montrant, pendant 4 minutes 30, des animaux mal étourdis, égorgés ou recevant des coups répétés à la matraque électrique, ainsi que des moutons lancés violemment contre des barrières dans cet abattoir intercommunal, certifié bio.

Dès la diffusion des images, le président de la communauté de communes du pays viganais, Roland Canayer, avait annoncé la fermeture de l’établissement « à titre conservatoire », la suspension de son personnel « jusqu’à nouvel ordre » et l’ouverture d’une procédure disciplinaire.

L’abattoir, auquel se rendaient une centaine de petits éleveurs des Causses et des Cévennes, a rouvert partiellement un mois après, le 23 mars, avec la mise en place de « mesures techniques et humaines nécessaires », et notamment « une réintégration partielle du personnel sur qui il ne pèse aucune faute grave », avait alors précisé M.Canayer. »

Tant de la part de l’employé de l’abattoir renvoyé pour les délits « d’actes de cruauté et sévices graves sur animaux », que des deux autres salariés jugés « pour des faits de mauvais traitements sur animaux », il va falloir de l’intelligence, beaucoup d’intelligence pour ne pas servir de « bouc-émissaire » à l’exploitation animale.

La réalité criminelle de leurs actes était une conséquence inévitable de l’aliénation du travail à la chaîne, des ordres correspondant à ce type de production immorale. La seule défense qu’ils ont de leur dignité – car il en va de la dignité humaine – est de prendre une posture offensive contre toute cette réalité du monde salarié au service du profit toujours plus exigeant, toujours plus pressurisant les travailleurs.

On voit ici tout de suite le caractère illusoire de l’antispécisme, sa nature idéaliste, qui refusant d’assumer la lutte contre l’exploitation animale, aboutit à porter l’offensive sur les pauvres, aliénés et prisonniers du salariat pour vivre, au lieu de viser ceux qui exercent une véritable tyrannie sur les animaux.

« Et, quoi qu’il arrive demain… »

Le témoignage que l’on va trouver ici est celui d’un végétarien devenu éleveur, un peu le contraire de celui d’avant-hier, avec un ancien chasseur devenu vegan.

Il s’agit des extraits les plus intéressants d’un article publié par Le Monde, avec comme titre racoleur :

« Je suis éleveur de cochons et j’ai longtemps été végétarien »

Ce qui est réellement intéressant ici, c’est que ce témoignage a été donné à Camille Labro, dans le cadre de la réalisation de son ouvrage « Fourche et fourchette » où elle fait l’éloge du savoir-faire culinaire des « petits paysans ».

Une vision totalement romantique, totalement réactionnaire et ce qui est formidable, c’est que cette journaliste indépendante a écrit pour les publications suivantes : Vogue Paris, Vogue Hommes, Beaux Arts Magazine, Air France Madame, M le magazine du Monde, Le Monde!

Comme quoi l’éloge du terroir est vraiment quelque chose qui vient d’en haut, des grands bourgeois, prêt à proposer un romantisme pour empêcher une remise en cause de la situation!

Je  n’ai pas mangé de viande pendant près de vingt-cinq ans, et aujourd’hui cela m’arrive de manière très occasionnelle, notamment quand mes parents viennent dîner à la maison. Mes parents et moi, nous nous entendons bien, mais mon système agricole [bio et polyculture] est à l’opposé du leur.

Je suis paysan, fils de paysans. J’ai grandi à Coron, dans le Maine-et-Loire. Mon père a repris la ferme familiale avec ses frères dans les années 1970. Les ateliers d’élevage hors sol, c’est-à-dire les bâtiments d’engraissement des porcs, avaient été mis en place avant lui : 800 porcs et 250 veaux à viande. (…)

J’ai commencé à chercher du boulot, mais je n’avais aucune envie de travailler dans des bureaux d’études. Pendant un temps, j’ai été animateur ­Civam [Centres d’initiatives pour valoriser l’agriculture et le milieu rural], pour mettre les petits agriculteurs en réseau et développer avec eux des systèmes agricoles cohérents.

La plupart de ceux qui se sont convertis au bio sont passés par là : on se réunit pour apprendre les uns des autres – l’un qui fait du système « tout-herbe », l’autre du pâturage tournant, du non-labour, de la permaculture… On ­explore ensemble et on se consolide.

Peu à peu, j’ai commencé à faire un potager, un poulailler, à aller sur les marchés. Et l’évidence s’est imposée à moi : il me fallait être paysan, cultiver, vendre et en vivre, tout ça au même ­endroit.

J’ai d’abord fait des légumes, un peu de pain, mais très vite je me suis rendu compte que, sans animaux, il n’y avait pas de fumure, ça ne marchait pas, et qu’il fallait pratiquer la polyculture. De fil en aiguille, je suis revenu aux cochons. Je fais ce que j’ai toujours connu, mais aux antipodes de la manière dont je l’ai vu faire.

En 2008, je me suis installé, avec ma compagne Lucie, à la ferme du Bois-Landelle, à Hudimesnil, dans la Manche. Nous nous sommes construit une yourte – un vrai palace, avec grand salon et poêle à bois, cuisine aménagée, chambres… Sur la ferme, nous cohabitons avec d’autres paysans : un éleveur laitier fromager, des paysans-boulangers, un maraîcher.

Nous sommes complémentaires, à la fois indépendants, interdépendants et autonomes. Nous n’achetons rien à l’extérieur.

J’élève, en plein air, des ­cochons de Bayeux, une race locale en voie de disparition, qui a une croissance deux ou trois fois plus lente que le ­cochon rose classique.Il faut être un peu fou pour faire ça. Comme le bayeux est rare, c’est difficile de trouver des animaux génétiquement compatibles.

Je cultive en bio toutes les céréales qui alimentent mes bêtes. J’essaie de faire au mieux, mais l’élevage de monogastriques, ce n’est pas très cohérent avec l’environnement, car il faut cultiver beaucoup d’hectares pour les nourrir. Alors je fais un petit système : j’ai six truies, qui font quarante cochons par an.

Mes huit vaches allaitantes permettent de valoriser les prairies temporaires, qui rentrent dans mes rotations de cultures. La paille sert pour les étables en hiver, le fumier pour amender les cultures. C’est un système agro-écologique circulaire. (…).

J’ai une vision assez sombre de l’avenir, je vois les centrales nucléaires qui pètent, une révolution civile, le système libéral qui se casse la gueule. Et pourtant je continue, je fais des enfants, parce que j’espère que je me trompe.

Je continue, parce que j’ai encore foi en l’humain, en sa capacité à s’entraider, à modifier son comportement. Et, quoi qu’il arrive demain, il fera toujours meilleur vivre en campagne qu’à la ville, sur un petit lopin de terre que l’on traite bien.

C’est tout à fait la démarche correspondant au pétainisme. C’est le retour à la terre, à la petite production, avec une critique du « monde moderne », avec la mise en place d’un mode de vie pseudo-alternatif (la yourte, etc.).

Faire la révolution et changer le monde ? Assumer la morale, combattre la cruauté, défendre la Nature ? Trop compliqué, la petite propriété et la petite production, c’est bien mieux !

Aïcko, dauphin mort en captivité après une vie de souffrance

Aïcko est mort. C’était un dauphin du parc animalier «Planète Sauvage», situé à Port-Saint-Père, à côté de Nantes.

Ses conditions de vie ont été terrifiantes et sa souffrance atroce, en raison de la captivité empêchant des rapports naturels entre les dauphins.

Voici le communiqué de l’association One Voice, qui a défendu ce pauvre dauphin, expliquant quelle a été la situation.

AÏCKO, LE « PETIT AMOUR » OUBLIÉ

À Planète Sauvage, Aïcko dépérit. « Jamais je n’ai vu un jeune dauphin aussi mal en point » écrit la Dre Naomi Rose [Docteure en biologie animale de l’University of California] dans son rapport sur le delphinarium, après sa visite du 29 octobre, à l’invitation de One Voice qui va déposer un complément de plainte pour petit Aïcko.

La petite crevette que tout le monde aimait

« C’est un dauphin qui ressemble à une crevette, tellement il paraît petit et chétif entouré de sa maman et de sa marraine. Aïcko est né samedi et déploie depuis ses nageoires dans les bassins du Parc Astérix. Le bébé pèse 12 kg, contre 180 kg pour ses parents, la jolie Aya, 14 ans, et le séducteur Guama. »

Guama, qui est aussi le papa de Galéo. Pour éviter les dangers, Aïcko peut compter sur sa mère poule Aya et sur sa vieille marraine de 35 ans, Beauty : « Elles le suivent à la trace. Beauty se met sur le côté pour éviter qu’il se cogne au bord et, dès qu’il y a de l’agressivité dans le bassin, Aya accourt et prend en sandwich Aïcko pour qu’il ne reçoive pas de coups des autres dauphins », nous raconte Christel, sa soigneuse » (1).

C’est ainsi que la naissance d’Aïcko, « petit amour » en japonais, était annoncée en août 2010.

Pour dégager de la place et éviter que « ces jeunes mâles ne se reproduisent pas avec leur mère et/ou leurs sœurs », comme l’avoue le Parc Astérix (alors qu’en mer, aucun dauphin ne songerait à violer ses parents !), Aïcko a pourtant été vendu, avec son demi-frère Galéo, à Planète Sauvage en janvier 2015.

Ici, plus de jolie maman Aya, plus de marraine pour le protéger : il est livré à l’arbitraire de Péos à la gueule cassée, un grand mâle qui lui aussi a subi de graves traumatismes durant son enfance et qui agit comme un caïd, victime de sa propre histoire.

Aïcko s’enfonce dans le désespoir

C’est ainsi que l’a trouvé la Dre Rose, qui s’est rendue à la Cité Marine le 29 octobre dernier avec One Voice. Elle y a découvert un petit Aïcko maigre à faire peur. « Jamais durant toute ma carrière, je n’ai vu un jeune dauphin captif aussi chétif ».

Comme Galéo il y a quelques mois, Aïcko présente des signes de malnutrition graves et son corps de profondes morsures en râteau, toujours à vif.

À l’exception des deux nouveau-nés, Aïcko est le plus jeune dauphin du parc. Ce n’est encore qu’un delphineau de six ans, placé tout en bas de la hiérarchie féroce qui règne à Planète Sauvage.

En liberté, les dauphins subalternes peuvent aisément fuir les interactions agressives avec des individus plus âgés. Rien de tout cela en captivité, où règne un ordre démentiel dans un huis clos infiniment trop petit.

Pendant le spectacle bruyant et si peu naturel, Aïcko n’obéit pas ou bien se lance à corps perdu à la rencontre de son demi-frère qui nage avec un dresseur.

Tout indique chez lui une grande confusion et un stress immense. Peut-être y survivra-t-il, mais il est affligeant de devoir traîner un delphinarium en justice pour qu’il s’occupe correctement de ses détenus à vie.

La visite de la Dre Ingrid Visser semble pourtant avoir eu cet effet. Galéo va un peu mieux, il a repris du poids et ses blessures cicatrisent.

Mais quelle vie atroce ! Il n’est pas normal, assène Naomi Rose, que le parc laisse ainsi ses dauphins subadultes à la merci d’adultes agressifs.

Arrêtez les bébés !

La Dre Rose s’inquiète aussi de l’avenir d’Amani et Nouma, les deux petits mâles nés à la fin de l’été.

Quelle vision du monde vont-ils pouvoir se faire, enfermés jour après jour avec leurs mères terrifiées, tandis que Péos vient claquer rageusement des mâchoires devant la porte qui les sépare du bassin principal ?

Les parois du bassin de maternité où ils grandiront se couvrent d’une algue noire, qu’on laisse croître sur le substrat d’excréments pour diminuer la réflexion solaire. Pourquoi ne pas leur donner de l’ombre à tous avec un simple auvent, alors que les dauphins captifs, toujours en surface, souffrent gravement des rayons UV ?

Les deux delphineaux ne pourront se développer normalement dans ce bassin, conclut Naomi Rose, et Planète Sauvage devrait renoncer une fois pour toutes à la reproduction. Mais voilà ! Un bébé qui naît, c’est tant de clients en plus !

Alors, tant pis si les « petites crevettes » si populaires à la naissance deviennent ensuite les souffre-douleur de dauphins rendus fous par la captivité et l’ennui ! Ici, la compassion n’a pas sa place.

Signez et diffusez notre pétition [pour fermer les delphinariums] !

Aïcko est mort, blessé, affamé, torturé, pendant des mois dans les bassins de Planète Sauvage !

Maltraitance : le crime reste impuni

C’est une chronique sordide, mais qu’il est nécessaire malheureusement de reprendre régulièrement, afin de souligner une chose simple : rien n’a changé dans le panorama juridique français concernant les animaux.

On connaît le discours des partisans du « bien-être animal » : l’animal serait reconnu comme un « être sensible » par le droit, donc un progrès est inévitable, etc.

Or, que voit-on ? Que le meurtre, la torture, même dans les cas où c’est interdit, ne sont pas condamnés.

Hier avait lieu un procès dans l’Aisne : une personne a tué son chien à coups de marteaux, pour soi-disant arrêter la souffrance provoquée par son eczéma.

Verdict : six mois… avec sursis, ainsi que 500 euros de dommages et intérêts pour préjudice moral à chacune des neuf associations de défense des animaux qui s’étaient portées parties civiles.

Autre procès, il y a deux jours, à Caen. Un homme laisse mourir de faim et de soif un poney,  au milieu de détritus, immobilisé par un fil.

Voici son explication :

« Je ne sais pas ce qui m’a pris. Je ne me l’explique pas moi-même. J’allais la voir tous les jours, mais un jour il a plu, ça m’a découragé et je ne suis pas allé la voir puis un jour repoussant l’autre… J’avais ensuite peur d’aller la voir et de la découvrir comme les gendarmes l’ont retrouvée. Je dormais mal à cette idée. »

« Il est mort dans des souffrances atroces ! », a expliqué le parquet.

Verdict :  deux mois de prison… avec sursis, ainsi que 100 euros pour défaut de puce électronique sur le poney, 150 euros pour privation de soins, 1 800 euros à verser à la Fondation d’assistance aux animaux.

Autre procès, à Nantes, hier. « Deux chiens très affaiblis, attachés, sans eau ni nourriture. Un autre blessé. Des cadavres de lapins, chats, poules et coqs. Trois chiots à l’agonie… »

Verdict : 6 mois de prison… avec sursis, interdiction de détenir un animal pendant cinq ans,  3 400 euros à verser à des associations.

Autre procès, à la fin du mois dernier, dans le Morbihan : celui de « l’élevage de l’horreur », dixit les services vétérinaires.

« Malnutrition, retard de croissance, bâtiments inadaptés, environnements souillés, les 200 vaches laitières, génisses, taurillons et autres animaux vivaient dans une très grande souffrance, privé d’eau, de fourrage, vivant entourés d’excréments, et souvent couverts de blessures et d’infections. »

Le verdict :

48 bêtes avaient été placées, et le parquet avait réclamé la confiscation du reste du troupeau« pour les mettre à l’abri ».

Le tribunal a maintenu la confiscation des 48 animaux, mais l’éleveur peut conserver le reste de son cheptel. Sa société est condamnée à verser 11 176 € à l’association protectrice des animaux, et devra s’acquitter de plusieurs amendes pour un montant total de 4 850 €.

Il y a deux jours, procès  à Marmande de l’asphyxie de 24 chiens ayant eu lien en 2014, lors d’un transport de la SPA de Tarbes à Paris (nous présentions ce drame ici).

L’entreprise de transport est condamnée à 7 500 euros d’amende, dont 2 500 avec sursis, pour « transport d’animaux à but lucratif sans agrément et sans autorisation ».

Le chauffeur du véhicule est condamné à deux mois de prison avec sursis, la SPA n’a rien.

L’information explique donc que l’amende est donnée en raison de l’absence d’autorisation, sans plus…

Et comme on le voit avec les exemples cités plus hauts, seules les amendes sont données, et encore existent-elles en raison surtout d’associations.

Cela montre bien que rien n’a changé, que les partisans du « bien-être animal » mentent, que les associations se fourvoient dans une posture juridique utile mais qui devient une fin en soi, une obsession, bloquant l’émergence d’une conscience générale du problème.

Il faut être à la hauteur de notre époque, à la hauteur morale, en confrontation avec l’exploitation animale !

Un exemple d’horreur : aperçu sur les fermes de poules sans cages

Voici un article absolument terrible donnant un aperçu sur les fermes de poules sans cages. L’approche est à la fois réformiste et radicale, tentant de prendre en compte la dimension économique tout en essayant d’amener à changer les choses de l’intérieur du système.

Une contradiction en soi, bien sûr, mais cela ne nuit pas aux informations fournies par ce texte publié sur le Huffington post canadien.

«Elles se font dévorer vivantes»: ce que j’ai vu dans une ferme de poules sans cages

Wayne Hsiung

Avocat, ancien professeur de droit à l’Université Northwestern et enquêteur en chef de l’Open Rescue Network du Direct Action Everywhere

La première chose que j’ai entendue, dans la noirceur, c’est un cri. Je me suis demandé s’il y avait des enfants. Ça sonnait comme un bébé qui pleure.

Mais, avec un peu de lumière, j’ai compris d’où venait ce cri. À l’autre bout du bâtiment, des poules hurlaient parce qu’elles se faisaient attaquer. Plusieurs d’entre elles – une douzaine, selon les données de la ferme – n’allaient pas passer la nuit. Dans cette ferme de Costco, où il n’y a pas de cages et les poules sont «en liberté», elles s’étaient fait dévorer vivantes.

Des centaines de grandes bannières se mettent à l’élevage sans cages, croyant offrir aux animaux un cadre de vie plus humain. Mais en tant qu’enquêteur en chef de l’Open Rescue Network du Direct Action Everywhere, je vois les choses autrement. Je suis habité par l’horreur. Parce qu’en allant au-delà de l’aspect marketing de l’opération, on se rend compte que l’élevage sans cages est loin d’être inoffensif pour les poules.

Mise en garde : la vidéo ci-dessous montre des images crues de poules blessées et tuées. Certains passages pourraient choquer.

Le cannibalisme est le premier côté sombre de l’élevage de poules sans cages

Une étude démontre que le taux de cannibalisme augmente de 3 000 % dans ces conditions. C’est une façon horrible de mourir. Le cloaque de la poule (l’équivalent du vagin) est pris pour cible parce qu’il est mou, charnu et couvert de fluides de l’œuf. Rendues un peu folles par la surpopulation, les volailles attaquent cette partie et, ce faisant, tirent des organes internes hors de la poule. Les victimes de ces attaques meurent à petit feu. À la ferme de Costco, j’ai regardé un oiseau – en sang et incapable de marcher – traîner son corps dans un tas de fumier pour tenter de s’enfuir. Malgré les efforts de notre équipe, cette poule n’a pu être sauvée.

Le cannibalisme n’est que la pointe de l’iceberg. Sur presque tous les points de vue, de la qualité de l’air jusqu’aux fractures, les poules se portent moins bien dans un système sans cages. Trois fois plus de poules meurent prématurément. Si de telles statistiques pesaient sur une prison, ses directeurs seraient poursuivis en justice.

Voici le principal problème auquel les poules font face : dans les fermes sans cage – comme dans celles avec cages – les oiseaux sont entassés dans un espace pas plus grand qu’une feuille 8,5 x 11. Imaginez passer toute votre vie dans votre douche. Maintenant, imaginez passer toute votre vie dans votre douche… avec une foule d’étrangers! Cage ou non, les conditions sont atroces.

Les fermes sans cages ne sont pas bonnes pour les animaux, mais elles profitent à l’industrie

Bloomberg a démontré que le consommateur moyen était prêt à payer plus du double pour une douzaine d’œufs venant de poules élevées dans une ferme sans cages. Une prime de 2 $ par douzaine d’œufs. Mais les coûts reliés à cet élevage n’augmentent que de 0,15 $ par douzaine. Si tous les œufs étaient produits dans des fermes sans cages, l’industrie verrait ses profits augmenter de 7 milliards de dollars!

Ces chiffres ne sont pas que spéculatifs. Après une année marquée par plusieurs passages au système sans cages, l’American Egg Board projette un accroissement de 5 % de la consommation d’œufs par habitant. Les investissements dans la production d’œufs ne cessent d’augmenter. Ce qui veut dire que des millions de poules vivront dans des conditions horribles sur des fermes d’œufs dites modernes. La ferme de Costco, où nous avons enquêté, vient de recevoir une aide d’un million de dollars pour agrandir ses installations.

La solution à ce problème n’est pas de changer les pratiques des entreprises, mais bien les systèmes à la prime qui se cachent sous ces pratiques.

Les entreprises vivent dans un monde où les actionnaires veulent des profits, où les animaux sont des «choses» qui aident à atteindre ces profits et où les réglementations sur le fait de transformer ces animaux en profits sont inexistantes. Ce n’est donc pas une surprise si –contrairement au monde financier – les réformes volontaires sont sans cesse sapées. Avec le système actuel, les entreprises ont les mains liées. Celles qui tentent de faire les choses correctement sont punies par le marché pour avoir mis leur argent au mauvais endroit.

C’est exactement ce qui se produit avec les productions sans cages. Les sociétés trouvent des moyens ingénieux pour entasser plus d’oiseaux dans des espaces déjà trop exigus. Tant que le système ne changera pas – en donnant un semblant de droit légal aux animaux – ces abus vont se poursuivre.

Le vrai changement ne peut dépendre d’entreprises comme Costco. Le changement viendra, comme de grands mouvements nous l’ont prouvé par le passé, en changeant les règles politiques. L’idée d’avoir une Déclaration des droits animaux semble utopique, mais c’était le cas aussi, il n’y a qu’une génération, du mariage entre conjoints de même sexe ou du droit de vote pour les femmes, au tournant du 20e siècle. Pourtant, nous avons fait du progrès.

En résumé, nous devons «libérer les poules», comme l’a si bien dit Bill Maher à Costco l’an dernier. Mais cette liberté ne viendra pas en faisant la promotion de l’élevage sans cages. Elle viendra quand nous reconnaîtrons la liberté, la dignité et même la personnalité des animauxsur des bases légales.

Cette situation vous choque? Demandez à Costco de prendre des mesures pour cesser ces pratiques.

« La situation des éléphants dans les cirques est gravement préoccupante »

Voici un appel de scientifiques, consistant en une tribune dans Le Monde, en défense des éléphants emprisonnés dans les cirques.

Le ton se veut mesuré et réformiste, alors que le texte explique clairement que les éléphants subissent un véritable terrorisme dans les cirques.

Certains diront que c’est pour que le message passe mieux… On est libre de penser que c’est une mise en conformité avec un réformisme apparent, masquant l’explosion de l’exploitation animale à l’échelle mondiale.

Nous avons besoin d’une insurrection morale et il n’y a pas de raison de séparer la cause des éléphants de celle de tous les animaux.

« La situation des éléphants dans les cirques est gravement préoccupante »

A la lumière des connaissances scientifiques actuelles, nous, éthologues, zoologistes et vétérinaires, lançons un appel d’urgence sur la situation, gravement préoccupante, des éléphants dans les cirques et demandons l’arrêt immédiat de leurs représentations.

Tout d’abord, ces éléphants ont tous, sans exception, été arrachés à leur pays d’origine, ainsi qu’à leur famille lorsqu’ils n’étaient que des bébés.

C’est ainsi qu’un animal sauvage se dresse : très jeune, isolé des siens pour le briser psychologiquement, alors que, de surcroît, les éléphants sont des animaux extrêmement sociaux. C’est un premier traumatisme qu’ils n’oublieront jamais.

Ensuite, ces individus, isolés, subissent au quotidien des souffrances physiques et psychologiques, dans des structures itinérantes non conformes à leurs impératifs biologiques et sociaux.

L’histoire de l’éléphante Samba illustre cruellement ce tragique destin. Elle est capturée à l’âge d’un an, au Kenya, après que sa famille a été tuée par des braconniers.

Samba est alors vendue à un dresseur. Commence un intense dressage au moyen de piques métalliques qui, créant un climat de peur, permettent de dominer et de forcer les animaux, par la violence, à prendre des positions humaines (se tenirdebout par exemple).

Au début des années 2000, Samba commence ses représentations dans les cirques. Le 20 mai 2003, à Rochefort-du-Gard (Gard), elle refuse de faire son numéro : mimer sa propre mort.

Après le spectacle, son dresseur la roue de coups. Des enfants assistent à cette scène d’une rare violence et, en pleurs, le supplient d’arrêter.

Malgré une plainte de l’association de défense animale One Voice, elle continue à subir la captivité et le dressage. Samba passe la majorité de son temps dans un enclos de 100 m2.

A cela s’ajoute la promiscuité avec d’autres espèces comme les tigres ou les primates, l’interaction forcée avec le public, le transport routier régulier, la musique et les applaudissements bruyants et des lumières agressives lors des représentations.

Cette situation est d’autant plus inquiétante que les éléphants sont des animaux d’une grande sensibilité sensorielle et émotionnelle, comparable aux orques.

En 2004, le cirque qui la détient change de nom et Samba aussi. Désormais, ses dresseurs l’appellent Tania. Le 8 septembre 2013, à Lizy-sur-Ourcq (Seine-et-Marne), la détresse de Samba est telle que l’éléphante jette une bâche sur le fil électrique de sa clôture et s’échappe en tuant accidentellement un homme dans sa course folle.

Malgré un procès, la justice ne modifiera en rien cette situation : Samba continuera à être exploitée et vivre sa vie d’éléphant martyr dans le Cirque d’Europe.

Le cas de Samba n’est pas sans nous rappeler celui de Tyke qui, en pleine représentation, à Honolulu (Hawaï), s’était évadée d’un cirque en tuant son dresseur et blessant un employé du cirque.

L’éléphante s’était alors retrouvée en pleine rue et la police l’avait criblée de balles sous le regard terrifié des passants.

Les numéros de cirque exigés des éléphants les poussent au désespoir.

Des acrobaties non adaptées à leur morphologie : la douleur physique

Les numéros exécutés régulièrement sont une source de blessures aux articulations (principalement du coude et du genou), aux disques intervertébraux et peuvent causer des fissures dans les ongles. Faireasseoir un éléphant fait partie des numéros classiques.

Pourtant, cette position humaine conduit à une pression excessive sur le diaphragme pouvant causer une hernie. C’est un état grave qui peut entraîner la mort.

C’est la raison pour laquelle, afin d’éviter cette pression interne, les dresseurs imposent par la violence à leurs éléphants de déféquer avant d’entrer en piste.

La captivité et l’isolement : la douleur psychologique

Comme tout animal de cirque itinérant, les éléphants passent leur vie attachés et enfermés dans des remorques pendant les transports.

Un cirque sillonne jusqu’à 10 villes par mois, ce qui représente des milliers de kilomètres chaque année et de longues heures durant, sans eau ni nourriture.

Les éléphants sont des animaux grégaires : à l’état sauvage, ils peuvent former des groupes sociaux de 30 à 40 individus. Il est temps de prendre en compte les besoins fondamentaux des éléphants détenus par les cirques.

Accepter cette situation, c’est cautionner la condamnation de ces animaux si majestueux.

Rappelons que la Fédération des vétérinaires d’Europe, qui regroupe 46 organisations dans 38 pays, recommande l’interdiction de l’utilisation d’animaux sauvages dans les cirques en déclarant dans un communiqué de presse en date du 6 juin 2015 : « Leurs exigences physiologiques, mentales et sociales ne peuvent être atteintes de manière adéquate ».

Aujourd’hui, 23 pays ont interdit les cirques avec animaux (dont 9 pays européens).

Une retraite bien méritée…

Au vu de ces éléments, nous recommandons vivement que les éléphants détenus dans les cirques soient placés dans une structure adaptée à leurs besoins fondamentaux liés à leur espèce, comme Elephant Haven.

Située dans le Limousin et fondée par des spécialistes des éléphants, Elephant Haven est un sanctuaire européen destiné aux éléphants captifs pour leur offrir un havre de paix. Les éléphants n’y seront jamais enchaînés ou contraints par la force.

Ce sanctuaire ouvrira ses portes dès 2017. Il s’agit donc d’une formidable chance de mettre un terme heureux au calvaire de ces « éléphants clowns », enfin !

Les actes de résistance de Samba sont fréquents et préoccupants. Avoir une mémoire d’éléphant n’est pas seulement une expression populaire. Les éléphants n’oublient jamais et encore moins lorsqu’ils ont subi des traumatismes multiples.

Allons-nous attendre que Samba soit la nouvelle Tyke pour que l’Etat agisse ?

Dorothée Aillerie, vétérinaire.

Thierry Bedossa, vétérinaire, comportementaliste et président de l’association AVA (Aide aux vieux animaux).

Norin Chaï, vétérinaire.

Philippe Devienne, vétérinaire et philosophe.

Claire Fournier, vétérinaire.

Yann Huchedé, directeur du refuge animalier de l’Arche.

Julie Lasne, éthologue.

Cyril Leduc, éthologue et président de l’association Les Félins.

Joël Minet, biologiste, Muséum national d’histoire naturelle.

Le point de vue du président de la Commission d’enquête parlementaire

Olivier Falorni, député de Charente-Maritime, est le président de la Commission d’enquête parlementaire sur les abattoirs dont nous avons beaucoup parlé ces derniers temps.

Il vient de remettre ses « propositions de Loi relatif à la protection animale en abattoir » à Stéphane Le Foll, le ministre de l’Agriculture, donnant à cette occasion une interview au Figaro.

Rien que le nom de ces propositions montre, évidemment, que le projet est opposé par définition à la libération animale. L’initiative a pourtant été portée par l’association L214 et toute sa mouvance : il y a ici une césure historique flagrante avec les personnes refusant cela, une césure qui aura des retentissements pour au moins les cinq prochaines années.

En arrière-plan, il y a la question de savoir si non pas simplement le réformisme, mais la participation à l’exploitation animale est acceptable.

Car c’est bien de cela dont il s’agit. Voici par exemple ce qu’explique Olivier Falorni au Figaro :

Pour assurer davantage de transparence sur le fonctionnement des abattoirs nous préconisons la mise en place d’un comité national d’éthique dans les abattoirs qui rassemblera les professionnels de ces entreprises, des représentants des agriculteurs ainsi que des associations des consommateurs et du bien-être animal. (…)

Deux nouveautés supposent un changement de la loi.

La première concerne l’obligation de la présence d’un agent des services vétérinaires au poste d’étourdissement et de mise à mort dans les abattoirs de plus de 50 salariés pour éviter les dysfonctionnements.

Par ailleurs on veut systématiser l’installation des caméras dans les abattoirs à toutes les étapes où les animaux sont manipulés: de leur arrivée jusqu’à leur mise à mort.

La finalité exclusive de ces installations est la protection animale. (…)

Les associations de bien-être animal pourront se constituer partie civile pour toutes les infractions relevant du Code rural, et plus particulièrement la maltraitance des animaux dans les transports et dans les abattoirs. Elle constitue un délit pénal depuis un amendement voté dans le cadre de la Loi Sapin.

Cela constituait une forte attente des associations. Il s’agit de convaincre le ministre du chemin que l’on fera ensemble!

Par ailleurs, je souhaite à titre totalement personnel la constitutionnalisation du droit des animaux, le développement de l’enseignement du droit animalier dans les facultés de droit et pourquoi pas la création d’un ministère de l’Agriculture et du Bien être animal.

Quand on voit la teneur de ces propos, on se demande franchement comment ceux qui au nom des animaux ont soutenu une telle chose pourront l’assumer demain.

Ce qui ressort, en effet, c’est la présence de caméras dans les abattoirs (de plus de 50 salariés seulement!), des rencontres entre assassins de l’industrie et des associations, la participation des dites associations à la gestion juridique d’une mise à mort industrielle « moderne », et enfin un appel d’air universitaire en faveur de l’idéologie du « bien-être animal ».

Quel rapport avec un programme de libération animale, même réformiste ? Strictement aucun : on est ici dans une sorte d’auto-intoxication où les avancées sont fictives, virtuelles, ne servant que de faire-valoir.

D’ailleurs, la « veggie pride » qui est une expression de la mouvance L214 n’a eu aucun impact, malgré le côté « festif » rassemblant quelques centaines de personnes. La presse n’en a pas du tout parlé.

La vidéo montrant le cortège a eu simplement 310 vues sur youtube en une semaine, soit plus de moitié moins que la vidéo « Végane ET sans sucre : Galbe ton cul avec conviction » postée un jour après…

Le « café des chats » à Paris sélectionne ses chats et en met à l’adoption

Voici des nouvelles du « café des chats » à Paris où le festival de l’hypocrisie continue. Ce qui se passe est dans le droit fil de la nature même d’un tel projet et ce que nous disions en juin 2013 se voit malheureusement toujours plus vrai (Pour que le premier « bar à chats » de France n’ouvre pas).

En mai 2016, la personne ayant monté le projet comptait passer à autre chose, les deux cafés étaient annoncés comme à vendre et on s’apercevait que les chats  étaient « propriétés » de l’entreprise (La vente des « cafés des chats » parisiens).

Désormais, elle garde un des cafés et afin de se débarrasser des chats, il est expliqué… qu’en fait, certains seraient mieux ailleurs que dans un café !

C’est doublement honteux. Déjà parce que le café des chats du Marais est fermé et que donc les chats attendent dans leur coin avant d’être « sélectionnés » selon leur capacité ou non à se plier aux exigences du second « café des chat ». C’est là la même démarche que de l’élevage, ni plus ni moins.

Ensuite parce qu’on retrouve l’hypocrisie classique de gens cherchant à se dédouaner de toute responsabilité : c’est mieux pour lui, il n’est pas bien là, etc.

On apprend également que certains chats n’ont à la base même pas supporté le café : voilà qui est révélateur. Ce projet était vicié à la base, reposant sur la subjectivité de quelqu’un montant une entreprise avec des êtres vivants comme objets spectaculaires.

Le discours de la personne responsable du café des chats continue d’ailleurs d’être odieux comme précédemment. L’explication officielle censée justifier la décision de faire adopter les chats consiste à affirmer que tout est une question de business, de rentabilité.

Les chats n’ont jamais été rien d’autre, dans ces cafés, que des marchandises, réduites au statut de meubles, servant un projet prenant en otage les bons sentiments en faveur des animaux.

Les gens qui ont soutenu ce projet n’ont fait que valoriser quelque chose desservant ces animaux et la cause animale en général.

Abattoirs : la position de la commission d’enquête parlementaire

C’était une initiative annoncée depuis quelques temps par le milieu de la protection animale et voici comment cela a été présenté hier par un communiqué AFP :

Une commission d’enquête parlementaire a rendu publiques mardi 65 propositions pour augmenter la transparence sur l’abattage des animaux de boucherie en France.

L’association L214, qui a participé à l’enquête de la commission parlementaire, a d’ailleurs rendu hier une nouvelle vidéo – la cinquième cette année déjà – filmée dans un abattoir, en l’occurrence de « maltraitance dans un abattoir de moutons », avec le soutien pour cela du quotidien Le Monde pour la médiatisation.

Sauf qu’en réalité, la commission d’enquête parlementaire n’a pas rendu publique les mesures qu’elle conseille. Elle le fera dans une semaine seulement.

Prôner la transparence dans les abattoirs en diffusant des communiqués sur un rapport, alors qu’on ne peut pas lire celui-ci, c’est une drôle de transparence !

Mais c’est qu’en arrière-plan, il y a tout un commerce. Un commerce universitaire, un commerce de magasins, un commerce associatif, avec un seul but : neutraliser la révolte morale complète qui devrait se produire en raison de la condition animale.

Au lieu de mobiliser pour la révolution, seul moyen de changer une réalité toujours plus ignoble, des voies de garage sont proposées. Comment comprendre autrement la proposition de la commission parlementaire de « création d’un comité national d’éthique des abattoirs » ?

Parler de morale dans les abattoirs,  c’est comme considérer que les camps de la mort nazis ont droit à une inspection de la Croix Rouge.

Nous parlerons la semaine prochaine, en détail, de chacune des mesures proposées par la commission parlementaire, lorsqu’elles seront rendues publiques. Voici déjà le communiqué officiel à ce sujet, qui mentionne dès le début l’association L214.

Adoption du rapport d’enquête

Mardi 20 septembre 2016 matin, la commission d’enquête a examiné puis adopté le rapport d’enquête.

Créée le 22 mars 2016 à la suite de la révélation par l’association L214 de nombreux cas de maltraitance animale dans des abattoirs, la commission d’enquête a entrepris « de faire la lumière sur les boîtes noires » que constituent les 941 abattoirs de boucherie et de volaille en France, « en étant le plus exhaustifs rigoureux et objectifs possible » a expliqué son Président, Oliver Falorni, député de Charente-Maritime.

Composé de 30 députés, la commission d’enquête a ainsi auditionné près d’une centaine de personnes dans l’objectif d’entendre l’ensemble des acteurs impliqués dans l’abattage des animaux. Elle s’est également déplacée à quatre reprises de façon inopinée dans les abattoirs afin de constater sur place les conditions de fonctionnement et d’abattage des animaux.

La campagne nationale d’inspection des 263 abattoirs de boucherie menée en avril à la demande du Gouvernement et les visites inopinée des membres de la commission « ont fait la lumière sur des dysfonctionnements souvent mineurs, parfois majeurs » auxquels la commission estime qu’il est indispensable de remédier.

Sur la base d’un état des lieux des abattoirs en France, le rapport, qui constitue le premier travail parlementaire sur le sujet, avance 65 propositions pour améliorer le bien-être animal mais aussi celui des salariés.

Ces propositions visent notamment à pallier « l’insuffisance des contrôles des abattoirs et de transparence ».

Les députés souhaitent que la prise en compte du bien-être animal dans la règlementation [sic] soit pensée d’une façon évolutive. Cette réflexion pourrait être initiée via la création d’un Comité national d’éthique des abattoirs qui réunirait les acteurs de la filière, des philosophes, des parlementaires, des représentants de l’administration et des représentants des cultes dans la mesure où les questions d’abattage rituel seraient abordées.

En ce qui concerne le contrôle, le rapport recommande de rendre obligatoire le contrôles vidéo dans les abattoirs. Celui-ci serait généralisé dans « toutes les zones des abattoirs dans lesquelles des animaux vivants seraient manipulés », y compris les postes d’abattage.

Le rapport recommande que ce contrôle soit « encadré par la loi afin d’en délimiter strictement les finalités et éviter qu’il devienne un outil de surveillance des salariés ». Les enregistrements seraient mis à disposition des services vétérinaires, de la direction et des représentants du personnel dans un objectif de contrôle du respect du bien-être animal et d’amélioration des pratiques et procédures.

Le rapport recommande également d’augmenter les effectifs des services vétérinaires et de mieux les former à la protection animale. Le rapport constate ainsi qu’actuellement le rôle des services est tourné vers l’inspection sanitaire au détriment du bien-être animal.

Ainsi, le rapport recommande la présence obligatoire d’un agent vétérinaire au poste d’étourdissement et d’abattage des abattoirs de plus de cinquante salariés. Il s’agirait « de mettre fin au sentiment de quasi-impunité de certains opérateurs ». Par ailleurs, les députés proposent de requalifier les actes de maltraitance en délit, en cas de récidive.

Le rapport estime que le contrôle doit également passer par la transparence via « une plus grande ouverture aux associations, un droit de visite des parlementaires et la mise en place de comité locaux de suivi de site rassemblant les parties ».

Les députés invitent également à investir dans la modernisation du matériel, et à renforcer la formation des salariés et à revaloriser leurs métiers.

Enfin, le rapport aborde la question de l’abattage rituel. Les règlementations [sic] européenne et française autorisent les abattoirs à déroger à l’obligation d’étourdir les animaux avant l’abattage au nom de la liberté des cultes.

Les députés proposent, dans le respect de la liberté de culte, d’introduire dans la règlementation [sic] à côté de la simple jugulation sans étourdissement deux nouvelles techniques : l’étourdissement réversible et l’étourdissement post-jugulation (qui consiste à rendre les animaux inconscients quelques instants après la saignée).

Le Président et le rapporteur de la commission souhaitent suivre l’application des 65 recommandations par le biais de la création d’un groupe d’étude informel.

Le rapport sera disponible en ligne à compter du 27 septembre 2016.

Le prix de laisser des animaux mourir de faim

Il est faux de se précipiter dans les événements sordides qui marquent le pays au sujet de la situation des animaux. Mais il faut avoir un aperçu dessus et bien regarder ce qui est exemplaire, ce qui reflète la tendance de fond.

Ces derniers mois, on sait à quel point il y a eu (et il y a encore) tout un discours affirmant que les animaux voient leurs droits être mis en place, qu’ils sont reconnus légalement comme être sensibles, etc.

Regardons les faits en face avec ce que raconte ici Ouest-France.

Couffé. Le chef d’entreprise laisse ses animaux mourir de faim

Le chef d’une entreprise de Couffé a expliqué ne pas avoir eu le temps de s’en occuper. Son employé a découvert lapins, poules, coq, chat, chiens, morts de faim.

Le procureur a requis six mois de prison avec sursis et une interdiction de détenir un animal pendant cinq ans.

L’employé d’une entreprise de Couffé soupçonnait son patron de ne pas être un tendre avec les animaux.

En janvier 2016, il est entré dans son hangar et a fait une découverte bien surprenante. Des lapins, poules, coq, chat, chiens, étaient morts de faim et de soif.

Leurs cadavres jonchaient le sol. Seuls deux chiens attachés ainsi que trois chiots affamés restaient en vie.

Parmi les rescapés, une chienne malinoise blessée a été rendue à son propriétaire. Le jeune homme l’avait volée cinq mois plus tôt à Ancenis.

En garde à vue, il a déclaré ne pas avoir eu le temps de s’en occuper.

À l’audience, où il ne s’est pas présenté ce lundi, le procureur a requis six mois de prison avec sursis et une interdiction de détenir un animal pendant cinq ans.

Et non à vie, « pour lui laisser la possibilité de s’amender », a-t-il précisé.

Notons que l’histoire ici mentionnée d’un vol de chien n’est pas explicitée.

Voici, en tout cas, le droit tel qu’il existe. Toutes les prétentions concernant l’avancée des droits pour les animaux, le progrès de la condition animale, tout cela est faux, car non conformes à la réalité.

Laisser les animaux mourir de faim, l’assumer, l’expliquer qu’on n’avait pas le temps, ne pas être présent au procès (ce qui est considéré comme une provocation), tout cela n’est pas réellement punissable selon le droit actuel.

Et il ne s’agit pas de rêver un droit différent avec des gens ayant changé de mentalité comme par magie, comme le fait « l’abolitionnisme », ou d’accuser des valeurs de domination, comme le fait « l’antispécisme ».

Ce qui détermine la valeur d’une chose, dans notre société, ce n’est pas sa valeur naturelle, mais son prix.

Les procureurs et les juges évaluent deux choses : le prix, le rapport à l’ordre public. Rien de plus et certainement pas la réalité naturelle des êtres vivants, car la Nature n’est pas reconnue.

Le droit positif s’oppose ici, de manière logique, au droit naturel. Et c’est ce droit pour lequel il faut lutter!

Interdiction institutionnelle d’une campagne contre la castration des porcelets

C’est un exemple tout à fait représentatif de ce qui est vrai : les éleveurs sont des fanatiques de l’exploitation animale, parmi les plus agressifs des businessmen, les réformistes de la protection animale sont des faire-valoir d’un masque de démocratie, rien n’est possible sans un véganisme populaire mobilisant à la base en remettant fondamentalement en cause toutes les institutions.

Car là, ce qui s’est déroulé relève ni plus ni moins que du coup de force.

A la base, il y a l’ancienne PMAF (Protection Mondiale des Animaux de Ferme), une association outrageusement réformiste qui a pris d’ailleurs l’année dernière le nom de Welfarm. Cela fait plus « ONG international », c’est sûr.

Elle a lancé une campagne d’affichage contre la castration à vif de porcelets. Notons que cette affiche, de part son « slogan » « couic ! » est de très mauvais goût.

85% des porcs sont castrés sans anésthésie… Comparons cette situation actuelle à cette information de l’AFP, en 2012…

La fin de la castration des cochons, c’est pour demain en France
Les premières viandes de porcs non castrés doivent être mises sur le marché français à partir de mars 2013.

Les promesses n’engagent que ceux qui y croient.

Et là qu’est-ce qui s’est passé, avec ces affiches ? Les agriculteurs ont menacé d’agir… Donc les institutions ont pris cela comme prétexte pour interdire la campagne d’affichage à Brest, à Langueux, à Saint-Brieuc.

La préfecture de la Sarthe a assumé la mesure à l’échelle du département… Sans d’ailleurs rien communiquer de public à ce sujet sur les médias sociaux… Résultat, au Mans les affiches ont été enlevées.

On voit bien ici que la situation est ce qu’elle est : l’exploitation animale est organisée, solide, capable de pressions efficaces. Les institutions se mettent à leur service, comme du capitalisme en général.

Les réformistes du « bien-être animal » ne sont que les aménageurs de l’exploitation animale, et encore ils n’y parviennent même pas réellement. Ils n’y parviennent que lorsque les grosses boîtes ont besoin de mesures pour couler les petites boîtes ne pouvant pas suivre.

Il est tout à fait clair qu’il n’est pas possible de passer « par en haut », par les institutions, au moyen de campagnes qui tentent de forcer une voie dans l’opinion publique.

Seul peut réussir un travail à la base, avec la population dans son existence quotidienne, modifiant son approche concernant la Nature, lui faisant comprendre la nature doublement odieuse de ce que représente les McDonald’s, les kébabs et les restaurants du terroir (socialement et par rapport aux animaux).

Il faut des personnes ancrées dans les réalités locales, expliquant le caractère des phénomènes qui s’y déroulent à la lumière de la nécessité de défendre la Nature, d’aimer les animaux et de promouvoir le véganisme.

Sans cela, la situation sera toujours la même : une petite pression des éleveurs, les institutions qui bougent un levier administratif… et toute possibilité d’avancer sera bloquée.

« Dissections animales en cours de sciences de la vie et de la Terre et bio-physiopathologie humaine »

La dissection est toujours la norme dans les collèges et les lycées de notre pays. Il y avait eu une polémique, récemment, autour du choix des animaux devant être utilisés (voir Le syndicat des professeurs SNES en première ligne pour la vivisection).

Voici la nouvelle liste réglementaire, fournie par l’Éducation nationale fin juillet 2016.

Dissections animales en cours de sciences de la vie et de la Terre et bio-physiopathologie humaine

La présente circulaire fixe les nouvelles règles relatives à la pratique des dissections d’animaux morts dans les activités d’enseignement au collège et au lycée.

Dans le cadre des travaux pratiques de sciences de la vie et de la Terre (SVT) et de bio-physiopathologie humaine (BPH) dans la série sciences et technologies de la santé et du social (ST2S), et plus généralement dans toutes les classes jusqu’au baccalauréat, des dissections ne peuvent être réalisées que :

– sur des invertébrés, à l’exception des céphalopodes ;

– sur des vertébrés ou sur des produits issus de vertébrés faisant l’objet d’une commercialisation destinée à l’alimentation.

Par conséquent, il n’est plus procédé à des dissections d’animaux morts élevés à seule fin d’expériences scientifiques.

Les formations supérieures des lycées et notamment les classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) biologie, chimie, physique et sciences de la Terre (BCPST) et technologie et biologie (TB), qui préparent aux concours d’entrée des écoles vétérinaires, ne sont pas concernées par ces restrictions.

Les inspecteurs d’académie-inspecteurs pédagogiques régionaux des disciplines scientifiques concernées, dans le cadre de leur mission de formation et d’accompagnement des enseignants et en relation avec l’inspection générale de sciences et technologies du vivant, de la santé et de la Terre (STVST), apporteront aux enseignants toutes les précisions nécessaires quant aux alternatives à privilégier.

La ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche
Najat Vallaud-Belkacem

Nous vivons une époque où bien souvent rien ne veut rien dire et on en a ici un exemple assez parlant.

La liste, déjà, n’est pas valable pour les « formations supérieures », qui ne sont « pas concernées par ces restrictions ».

Cela contredit d’ailleurs non seulement la liste en tant que tel, mais également la méthode, puisqu’il était expliqué que :

« il n’est plus procédé à des dissections d’animaux morts élevés à seule fin d’expériences scientifiques »

Cela n’est donc pas valable pour les « formations supérieures ».

Autre contradiction : on conçoit bien que, pour les vertébrés, les professeurs iront donc se procurer au supermarché ou au marché des animaux tués. Encore que cela soit peu évident, puisque le processus de transformation industrielle est important.

Mais qu’en est-il des invertébrés? Où les professeurs trouveront-ils des invertébrés?

Il en ressort que l’idée de l’Éducation nationale est de prétendre ne plus tuer des animaux spécifiquement pour les dissections. C’est de la poudre aux yeux, destinée à marquer les esprits au collège et au lycée, pour masquer le reste.

Et c’est tellement une opération de poudre aux yeux que l’incohérence pratique de la circulaire en découle nécessairement.

Would You React : les abandons d’animaux

Même si les vacances se terminent, cette vidéo est et restera d’actualité. Cette vidéo, qui est une expérience sociale, concerne l’abandon des animaux, lors des départs en vacances.

L’expérience est réalisée plusieurs fois, 5 en tout, et est filmée en caméra cachée. Un couple de parents avec leur fille simule l’abandon de leur chien sur une aire d’autoroute, lors de leur départ en vacances. La mère impuissante se plie à la décision du mari, et la petite fille ne cesse de pleurer en refusant que le chien soit abandonné. La famille dépose le supposé chien, qui est dans un carton, au pied d’une poubelle. Les pleurs de chien viennent en fait d’un haut parleur caché dans le carton. Les 3 protagonistes de la vidéo sont des comédiens.

La vidéo montre bien l’étonnement des riverains, mais aussi parfois leur passivité ou leur impuissance face à ce genre de situation. Heureusement que lors de chaque essai une personne a réagi en faveur de ce chien lâchement abandonné. Et même le réflexe de noter la plaque d’immatriculation de la voiture des personnes qui abandonnent est acquis chez certaines personnes, ce qui est une bonne chose.

Cette expérience se déroule en Belgique, où plus de 60 000 chiens et chats sont abandonnés chaque année. En France, les abandons ont été plus nombreux cette année. Dans la vidéo, le raisonnement de l’homme était qu’ils partaient en vacances, que les animaux n’étaient pas autorisés, et que de ce fait la présence du chien l’empêchait de partir en vacances et qu’il n’allait pas s’embêter avec cet animal trop encombrant.

Les propos de ce comédien reflètent malheureusement la vision consumériste qu’ont beaucoup de personnes envers les animaux, à savoir, qu’il y aura un autre animal après lui, en remplacement. On dégage un être vivant comme on dégage un objet qui ne convient plus et on en rachète un autre. Sans se soucier bien évidemment du bien-être de l’animal, de ses peurs et de ses désirs.

Étant donné que les animaux ne sont pas acceptés dans de nombreux endroits publics (et touristiques), même si, il est vrai, il est parfois difficile d’organiser des vacances lorsque l’on vit avec des animaux, il existe diverses solutions quand on veut bien se donner la peine : gardes en familles ou entre amis ou entre voisins, pensions, annonces multiples de « pet-sitters » sur les forums animaliers et dans les cabinets vétérinaires.

Quand on veut on peut, si l’on ne peut prendre avec soi son animal ou ses animaux, une petite recherche de solutions n’est franchement pas difficile, et c’est la moindre des choses pour l’animal que l’on a choisi de prendre en charge.

Would You React a pour but de sensibiliser via des caméras cachées les citoyens et citoyennes aux injustices et/ou incivilités et a, ainsi apporter plus de solidarité dans la vie quotidienne. La vidéo du chien abandonné est la 21ème de ce groupe, les autres sujets étaient, entre autres, les remarques misogynes, le harcèlement scolaire, l’homophobie, l’agression d’une personne SDF.

3 chats vivants et enfermés dans un carton scotché à Marseille

C’est une information importante, mais surtout ignoble, qui s’est passée fin juillet.  La SPA Marseille Provence refuge de la Renaissance a été contactée par des éboueurs qui ont découvert un carton suspect solidement fermé avec une bonne dose de scotch ! Ce carton était recouvert d’une couverture et un autre carton le recouvrait encore.

La SPA publié sur sa page Facebook une vidéo montrant le contenu du carton, il s’y trouvait 3 chats vivants. La mère et ses chatons étaient attachés ensemble, la mère était attachée au carton par un câble ESB, il y avait aussi une ficelle autour du cou d’un des chats, et le carton avait été mis parmi les ordures. Les chats étaient donc destinés à passer à la broyeuse…

Plus d’un million de personnes ont été atteintes en milieu de semaine par cette vidéo, qui a été partagée plus de 10 000 fois. Les 3 chats sauvés in extremis sont sains et saufs. Ils seront bientôt proposés à l’adoption sur Marseille.

Ce genre de comportement misérable n’est malheureusement pas isolé, les abandons et actes de cruauté ne cessent d’augmenter, cet été 2016, marque encore un record en matière d’abandons car ils ont augmenté de 20 % par rapport à 2015.

Il est très impressionnant de voir la conception perverse de la construction de cette boîte. On est là dans une extrême complexité et on ne peut pas dire que la personne (ou les personnes) qui a fait cela ne savait pas ce qui était fait. Il y a ici une très profonde barbarie, qui n’est pas simpliste comme il y a trois mille ans, mais réfléchie.

Dans le fond du raisonnement, on a la même approche que les nazis et il faut toute une mentalité de bourreau pour poser un carton avec des chats piégés et se dire : ils vont être broyés vivants.

On se souvient de comment certains avaient témoigné de bien trop d’optimisme au moment de l’affaire du chat lancé sur un mur à Marseille. En réalité, les comportements anti-sociaux se généralisent et il n’y aucune raison rationnelle pour que les animaux soient épargnés par la folie des comportements de type social-darwiniste.

Sans alternative positive à ce monde de consommation superficielle et d’écocide généralisé, d’indifférence relativiste et d’auto-destruction, aucune avancée ne sera possible… Il s’agit de faire vivre l’utopie et cela signifie placer la Nature au cœur de nos exigences!
 

Mézilles le 3 septembre 2016 : manifestation contre la vivisection

Une « Manifestation Unitaire contre la vivisection » aura lieu à Mézilles, dans l’Yonne, le 3 septembre 2016.

On trouve là-bas un élevage datant de 1974 et qui est le plus grand élevage de chiens de laboratoire de France…

Voici une petite présentation, le site du du Collectif contre l’expérimentation et l’exploitation animale à l’origine de la manifestation essayant autant que possible de briser le mur du silence…

L’entreprise concernée est en effet bien entendu extrêmement procédurière, menaçant de porter plainte pour diffamation, ayant même réussi à gagner un procès contre One Voice…

Ne parlons donc pas de « suspicion de maltraitance » ou de choses de ce genre, puisque de toutes manières la vivisection est un crime en soi, bien suffisant pour être dénoncé…

Le centre d’élevage du domaine des Souches (CEDS) à Mézilles n’est pas un chenil comme les autres. Il fournit des chiens à différents laboratoires de recherches bio-médicales, en toute légalité.

Le CEDS s’étend sur 14 hectares au lieu-dit les Souches, situé au milieu d’un groupement forestier d’environ 800 hectares. Michel et Monique Carré ont implanté ce chenil en 1974.

« Nous avons fait une étude de marché et la demande était alors importante », raconte Michel Carré, ancien ingénieur de recherche à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM).

Avec son épouse, titulaire d’une maîtrise de biophysiologie animale, ils ont décidé d’arrêter la recherche et de se lancer dans l’élevage de chiens spécifique à l’expérimentation animale.

L’activité est légale et très réglementée. Le centre est soumis à autorisation préfectorale. C’est un établissement classé, agréé pour 500 femelles reproductrices. Quinze personnes y travaillent à plein temps dont un vétérinaire.

Selon les époux Carré, le chenil abrite un millier de chiens en permanence dont environ 300 femelles.

« Nous élevons principalement des beagles, race la plus propice aux tests d’efficacité et de sécurité des médicaments et à la mise au point de certaines techniques chirurgicales, explique Michel Carré. Nous avons aussi quelques golden croisés, des chiens plus grands, qui servent pour des tests d’alimentation et de techniques reproductrices. »

En 2010, la situation était la suivante :

1) Nombre de chiens reproducteurs (mâles/femelles) de l’élevage :

Race Beagle : 21 mâles – 230 à 250 femelles

Race Golden : 7 mâles – 50 à 60 femelles

2) Nombre de portées/an/chienne et nombre moyen de chiots par portée :

Race Beagle : 1 à 1,2/an/chienne avec 5 chiots/portée

Race Golden : adaptation de la reproduction selon besoins, avec un nombre maximum de 1,2 portées/an et par chienne

3) Age au départ des animaux et sociabilisation :

Sociabilisation des chiots à partir de l’âge de 3 semaines en présence de la mère et jusqu’au départ (procédure interne avec contact journalier des animaliers et soigneurs et suivi comportemental effectué par personnes dédiées plus précisément à cette tâche)

Age de départ : à partir de 8 mois pour la plupart des animaux, entre 2 et 3 mois pour des demandes spécifiques réglementaires à finalité de contrôle de vaccins canins.

On est là dans une entreprise de grande ampleur, dans une démarche très développée, d’où sa superficie comme le montre la photographie suivante.

Cela montre à quel point la vivisection a su se développer, s’ancrer et également se cacher, évitant soigneusement tout débat démocratique avec l’appui des institutions, afin d’éviter toute remise en cause…

Le sens du verdict de l’affaire de la chienne enterrée de Carrières-sur-Seine

C’est une information que nous comptions suivre, mais malheureusement nous avons fait l’erreur de mal nous organiser, alors que l’issue de ce procès était très importante.

L’affaire concerne la pauvre chienne enterrée sur les bords de Seine de Carrières-sur-Seine, la laisse enfouie profondément dans la terre, elle-même reliée à un sac rempli de pierres. Seule la truffe dépassait (notre article à l’époque montre de nombreuses photos).

Athéna est malheureusement décédée au début de cette année, alors qu’elle avait été adoptée.

Voici quel a été le verdict, donné il y a deux semaines.

Il est le suivant  : 8 mois d’emprisonnement avec sursis, interdiction de posséder un chien pour les cinq prochaines années.

Rappelons que le sursis signifie qu’on ne va pas en prison. Le sursis ne change strictement rien à la vie de quelqu’un, à part en cas de nouvelle condamnation dans les années qui suivent.

Le procureur avait d’ailleurs demandé quelque chose de similaire : six mois avec sursis, accompagné il est vrai d’une interdiction à vie de posséder un chien.

A cette condamnation s’ajoute 150 euros de dommages et intérêts à deux policiers insultés, ainsi que 1 000 euros à sept organisations de défense des animaux qui se sont constituées partie civile.

Cet argent, ce n’est même pas de l’argent sale, c’est l’argent de la « bonne conscience », qui est censée laver le crime. Si les associations l’acceptent, elles acceptent l’ignominie, une farce sordide.

Quant à la condamnation au sens strict, que dire?

La loi interdit de la commenter, mais qu’est-ce que cela change au fait que c’est tragiquement banal? Que cela reflète absolument la situation actuelle?

Quand on pense à la propagande mensongère d’associations nous disant que la sensibilité animale est reconnue… Comme quoi les choses s’améliorent dans les institutions, qu’il y a du « progrès »…

Quel progrès? Enterrer son animal vivant, cela coûte 1000 euros, voilà tout. C’est un fait, qui s’étale devant nos yeux. C’est la réalité, bien loin de ceux prétendant que les choses s’améliorent et que dans 300 ans des réformes auront changé des choses…

Quant à l’impact de ce verdict, il est énorme. Si la jurisprudence n’existe pas officiellement en France, reste est que le premier jugement sur un fait pose une certaine tendance.

Et cette tendance n’est pas absurde. Elle repose sur une idéologie, sur un système qui est l’exploitation animale. Non pas le spécisme, non pas un « préjugé » ou une « mentalité » : le juge n’est pas un monstre, d’ailleurs le criminel non plus.

Tout cela est l’expression d’un système parfaitement rôdé, aux bases économiques solides, avec des démarches qui se diffusent à partir de là.

Et ce système, forcément, ne condamne pas ce qu’il produit…

Le parc des Nébrodes visé par la mafia utilisant des chats comme torches vivantes

Ces dernières semaines, des actes particulièrement cruels envers les chats en Italie ont eu un petit écho. Au nord de la Sicile, dans le parc régional de la région montagneuse des Nébrodes, de nombreux feux de forêt ont été déclenchés par des tissus enflammés accrochés à des chats, au niveau de leur queue.

Les chats, eux-mêmes arrosés d’essence  également, deviennent alors des torches vivantes. Apeurés ils courent à travers la forêt, provoquant des incendies avant d’agoniser.

Cette méthode est la norme de la part de la mafia, car elle permet de rendre très difficile  le fait de retrouver les départs de feu et donc la trace des criminels.

Difficile par conséquent de savoir dans quelle mesure elle a été généralisée pour les 800 feux qui se sont déclenchés pratiquement simultanément, en 48 heures, au sein du parc régional, détruisant 6 000 hectares sur 86 000…

Néanmoins, on a compris l’arrière-plan barbare, dans tous les cas. L’impunité criminelle s’exprime ici en toute limpidité.

Le but de la mafia est bien sûr de profiter de ces incendies, soit de manière traditionnelle dans des opérations immobilières sur les terrains « libérés », soit plus récemment en s’appuyant sur des entreprises de reforestation phagocytées et profitant de subventions.

C’est aussi un moyen de faire pression sur l’Etat pour maintenir les emplois des 23 000 personnes qui en Sicile travaillent dans le secteur forestier, largement infiltré par la mafia. Rien que le mois dernier 180 personnes ont été licenciées en raison de leurs liens avec des entreprises criminelles…

Bien entendu, ce sont de grandes sommes qui sont en jeu, car il y a des subventions de centaines de millions d’euros de l’Union Européenne…

Quant au directeur du parc régional de la région montagneuse des Nébrode, Giuseppe Antoci, il doit à ses gardes du corps d’avoir échappé aux coups de feu qui le visaient en mai dernier.

C’était une attaque de la Cosa Nostra, en plein milieu du parc, les cocktails molotov étant prêts pour l’incendie alors qu’un 4×4 attendait les assaillants pour les faire disparaître rapidement…

Voici une présentation du parc, venant du site officiel, pour bien montrer la valeur naturelle de celui-ci. L’explication est ici très « universitaire », mais elle donne un bon aperçu de ce qui est menacé.

Les Arabes décrivirent les Nebrodi comme « une île dans l’île », et la raison de telle définition apparaîtra très claire au visiteur qui s’apprête pour la première fois à découvrir ce territoire surprenant : les riches forêts suggestives, les vastes pâturages de haute montagne, les lacs silencieux et les torrents contrastent avec l’image commune d’une Sicile aride et brûlée par le soleil.

Dès que l’on laisse la côte et que l’on commence à monter, il est possible de reconnaître immédiatement des étages de végétation précis, qui dépendent non seulement de l’altitude mais aussi de facteurs physiques particuliers qui, avec la température et les précipitations pluvieuses et neigeuses abondantes, créent des situations écologiques favorables.

L’étage méditerranéen (du niveau de la mer jusqu’à 600-800 mètres) est caractérisé par le typique maquis méditerranéen sempervirent, dominé par l’Euphorbe, le Myrte, le Lentisque et le Genêt, et où l’on reconnaît des éléments arborescents aux feuilles étroites tels que l’Arbousier, le Chêne-liège et le Chêne vert.

La suberaie (des formations intéressantes se situent surtout dans la zone de Caronia) est présente à l’état pur lorsque le climat et le sol sont favorables ; dans la plupart des cas, cependant, elle est associée à d’autres espèces tels que le Chêne vert et le Chêne pubescent, avec un riche sous-bois.

Au dessus des 800 mètres, et jusqu’aux 1 200-1 400 mètres, se trouve l’étage supraméditerranéen, caractérisé par la présence des chênes de caducifoliés. Les différentes espèces présentes, telles que le Chêne pubescent, le Chêne rouvre et le Quercus gussonei, forment des peuplements plus ou moins importants en fonction des substrats géologiques et de l’exposition des versants. Le Chêne chevelu est aussi très commun, et il devient dominant dans les zones les plus fraîches, surtout dans celles exposées au nord.

Au dessus des 1 200-1 400 mètres d’altitude, l’étage montagnard méditerranéen se caractérise par la présence des hêtraies, des formations boisées splendides qui couvrent l’entière crête des Nebrodi, pour un total de 10 000 hectares, et qui forment des milieux de grande valeur naturelle et paysagère.

Dans les parties les plus élevées le Hêtre vit presque à l’état pur : on y trouve seulement de rares exemplaires de Érable blanc, Érable champêtre et Frêne. Parmi les espèces du sous-bois, outre qu’au Houx, au Petit houx, à l’Aubépine et à la Daphne, l’on trouve le If, une espèce relicte très vivace qui survit dans des conditions microclimatiques très localisées. (…)

Grâce à sa haute variété environnementale, le Parco dei Nebrodi accueille des communautés faunistiques riches et complexes : nombreux petits mammifères, reptiles, amphibiens, nombreuses espèces d’oiseaux nicheux et migrateurs, un nombre élevé d’invertébrés.

Parmi les premiers il faut mentionner le Porc-épic (Hystrix cristata), le Chat sauvage (Felis sylvestris) et la Martre (Martes martes), qui sont des espèces très rares ; parmi les reptiles, la Tortue d’Hermann (Testudo hermanni), et surtout la Cistude d’Europe (Emys orbicularis) ; parmi les amphibiens, enfin, le Discoglosse peint (Discoglossus pictus) et la Grenouille verte (Rana esculenta). 150 espèces d’oiseaux ont été classées sur les Nebrodi, dont quelques endémismes de grand intérêt tels que la Mésange Nonnette de Sicile (Parus palustris siculus) et la Mésange à longue queue de Sicile (Aegithalos caudatus siculus).

Les zones aux limites des bois accueillent nombreux rapaces, tels que la Buse variable (Buteo buteo), le Faucon crécerelle (Falco tinnunculus), le Lanier (Falco biarmicus), le Milan royal (Milvus milvus) et le Faucon pèlerin (Falco peregrinus), tandis que les zones rocheuses escarpées et fissurées des Rocche del Crasto sont dominées par l’Aigle royal (Aquila chrysaetos). Le Grèbe castagneux (Podiceps ruficollis), la Foulque macroule (Fulica atra), la Bergeronnette des ruissaux (Motacilla cinerea), le Cincle plongeur (Cinclus cinclus) et le Martin-pêcheur (Alcedo atthis) préfèrent les zones humides, tandis que sur les pâturages l’on peut observer la désormais rare Bartavelle de Sicile (Alectoris graeca whitakeri), l’incomparable huppe de la Huppe fasciée (Upupa epops) et le vol puissant du Grand corbeau (Corvus corax).

Parmi les oiseaux de passage il vaut la peine de mentionner l’Echasse blanche (Himantopus himantopus) et le Héron cendré (Ardea cinerea). Les invertébrés, enfin, sont très nombreux.

Des études scientifiques récentes ont donné des résultats surprenants : sur un total de 600 espèces recensées, concernant une petite partie de la faune existante, 100 espèces sont nouvelles pour Sicile, 25 pour l’Italie et 22 pour la science. Parmi les formes les plus importantes du point de vue paysager, il faut mentionner les papillons (plus de 70 espèces) et les Carabidés (plus de 120 espèces).

Un bébé tigre possédé par un dealer en banlieue parisienne

C’est une histoire qui ne surprendra personne, malgré son caractère sidérant : un bébé tigre était possédé par un dealer en banlieue parisienne !

Tout le monde sait que les trafiquants de drogues s’appuient sur l’idéologie mafieuse du luxe tape-à-l’oeil, cherchant des trophées spectaculaires, etc.

Les grands chefs d’entreprise pratiquent la chasse, les dealers agissent comme des petits commerçants cherchant à en imposer…

On se souvient de Željko « Arkan » Ražnatović, gangster devenu chef militaire et un terrible criminel de guerre lors de la guerre civile qui a ensanglanté la Yougoslavie…

Voici un récit des événements :

L’histoire commence par un selfie découvert dans le téléphone portable d’un suspect.

Selon les informations recueillies par Europe 1, un homme, arrêté pour trafic de drogue, a raconté aux policiers qu’un dealer de Saint-Ouen proposait une « option » à ses clients : au-delà de la vente de cannabis, il laissait sa clientèle se prendre en photo avec son bébé tigre, moyennant cinq euros le cliché.

L’affaire remonte aussitôt au parquet de Bobigny qui ouvre une enquête pour retrouver l’animal, détenu en toute illégalité par son propriétaire.

Tout commence par une rumeur… Depuis le début du mois de juin, une rumeur circulait à propos de la présence supposée d’un jeune tigre chez un homme dans la cité des Boute-en-Train, à Saint-Ouen.

Le soupçon s’était même renforcé à la lumière de photos publiées sur les réseaux sociaux, montrant des personnes posant avec l’animal.

Tout s’accélère jeudi lorsqu’une habitante de Noisy-le-Sec contacte une association de protection animale pour signaler qu’elle a recueilli un jeune fauve dans un jardin public. Les enquêteurs comprennent alors que le suspect a sans doute pris peur et s’est débarrassé du félin.

Déjà peu banale, l’affaire devient cocasse vendredi lorsque la femme qui a récupéré l’animal se montre récalcitrante. Elle refuse de rendre le tigre et de dire aux policiers où elle se trouve, tant qu’elle n’a pas obtenu la garantie qu’il sera confié à un zoo et bien traité.

Finalement géolocalisée par les services de police, cette habitante de Noisy-le-Sec a dû se résoudre à remettre le félin aux agents de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS).

La femme d’une cinquantaine d’années qui détenait l’animal a été interpellée, soupçonnée de « recel de vol d’un animal détenu illégalement et protégé par la convention de Washington ». En parallèle, les recherches se poursuivent pour retrouver le propriétaire du tigre et comprendre comment il a pu se procurer le félin.

Il semble bien que la personne qui a récupéré le tigre l’ait fait avec une bonne intention, puisqu’elle a appelé une association. Si elle voulait faire du recel, elle n’aurait pas agi ainsi… Son inquiétude quant à l’avenir du bébé tigre est tout à fait normale !

Le fait qu’elle soit accusée de recel semble donc être bien une de ces démarches bureaucratiques stupides caractéristiques des gendarmes et de leur approche « militaire » des problèmes…

Espérons qu’il y aura davantage d’informations à ce sujet et que si cette personne fait face injustement à la bureaucratie administrative, elle obtienne le soutien qu’elle mérite !

Campagne pour le dauphin Galéon !

L’association One Voice lance une campagne pour le dauphin Galéon, emprisonné au « parc zoologique » de « Planète Sauvage » (sic!), à Port-Saint-Père près de Nantes.

On a pu entendre parler notamment de ce lieu il y a deux ans, en raison du transfert « indirect » de macaques nés là-bas à un laboratoire allemand de recherche pratiquant la vivisection.

One Voice a porté plainte pour aider Galéon, en s’appuyant notamment sur le constat d’Ingrid Visser, biologiste marine néo-zélandaise spécialiste des cétacés. Car ce sont de véritables conditions pénitentiaires que subissent les dauphins et dans cette situation tellement non naturelle, Galéon est en situation d’urgence.

Voici la situation présentée par One Voice :

Lorsqu’il a quitté le Parc Astérix en janvier 2015, laissant derrière lui sa mère et son groupe de naissance, la peau du jeune dauphin était encore intacte.

Aujourd’hui, des coups de dent en râteau, des lacérations, des blessures à vif, des traces de morsures la strient de la caudale au rostre. Des cicatrices anciennes attestent que le martyre de Galéo ne date pas d’hier.

S’ils se battent souvent en liberté pour se disputer les faveurs d’une femelle, même les dauphins mâles très âgés ne portent pas autant de marques que le jeune Galéo. Sans arrêt persécuté, son pauvre corps est un peu plus abîmé chaque jour.

Galéo a également perdu beaucoup de poids. L’arrière de son crâne s’affaisse peu à peu en «tête de cacahuète», signe généralement évocateur de malnutrition chez les cétacés.

Enfin, tout son corps est criblé de petits points noirs et d’auréoles de la variole des bassins, une infection principalement induite par le stress.

En août 2009, Bailly, sa mère, a commencé le travail en fin de show, lequel fut donc interrompu pour qu’elle puisse accoucher.

Ensuite, faute de bassin d’isolement approprié, tous les spectacles ont été suspendus pendant plusieurs semaines pour laisser le temps à Bailly d’élever son enfant sans être dérangée par les saltos de ses compagnons.

On s’extasiait alors sur le nouveau-né et, jusqu’à l’âge de deux ans, son dressage précoce ne manqua pas d’être suivi et illustré par de nombreuses photos sur le site du parc Astérix.

Quand il arrive à Port-Saint-Père aux côtés du petit Aïcko, Galéo perd aussitôt le soutien de sa mère. Il se retrouve seul, jeune mâle immature, face au caïd du parc, le «vieux» Péos à la gueule cassée, de dix ans son aîné.

Lui aussi est né au Parc Astérix, et c’est là qu’un mauvais coup reçu lors d’une bagarre entre femelles lui a déplacé la mâchoire. Dans son ombre, le jeune Océan, qui vient d’arriver de Bruges, les trois femelles venues de Hollande, Parel, Amtan et la pauvre Lucille, elle aussi fraîchement déportée.

Dès son arrivée, Galéo devient le souffre-douleur du groupe.

One Voice a lancé une pétition. Évidemment, il s’agit de diffuser l’information le plus possible et de soutenir la campagne!

Hécatombe au « parc animalier » de Souppes-sur-Loing

Souppes-sur-Loing est une commune de Seine-et-Marne, au sud de Paris, qui avait un « parc animalier ». Les inondations ont frappé la petite ville et anéanti le parc…

Libération nous raconte brièvement l’importance des dégâts :

Flavien, 24 ans, est soignant animalier. Depuis 24 heures, il fait tout son possible pour sauver les locataires du parc de la crue historique du Loing. Une mission impossible, ou presque. «Quand je suis arrivé mercredi matin et que j’ai découvert l’inondation, sous le coup de l’adrénaline, j’ai plongé dans l’eau tout habillé, se souvient-il. Il y avait près de deux mètres de fond, et je nageais au milieu des cadavres.»

Si une partie des animaux (vaches, rennes, émeus, renards, autruches…) avaient pu être mis à l’abri mardi, d’autres, difficilement transportables, sont restés sur place. Pour leur salut, Flavien ouvre la volière, découpe la clôture des ratons-laveurs. Avec sa collègue Céline, il sort un âne paniqué de l’eau.

D’autres bestioles, elles, se sont réfugiées sur une petite butte au milieu du parc. En attendant la décrue, les deux soignants apportent, en canoë, de la nourriture aux survivants. Ce mode de transport est devenu indispensable dans les parties inférieures de la bourgade de 5 000 habitants, où les eaux ont grimpé, à certains endroits, de deux mètres.

Sur les 400 espèces d’animaux revendiquées par le parc, seulement 70 animaux ont été sauvés.

Il y a un groupe vegan, basé entre Nemours et Montargis, Vegan Corporation (ici le site et là son facebook), qui a fait ce qu’il fallait faire : enquêter, informer, mobiliser. Preuve de l’importance de l’ancrage local.

On notera ici que l’article de la République a été modifié, puisque

« Alors que les rumeurs circulent concernant le décès par noyade des animaux du parc de l’Emprunt, à Souppes-sur-Loing, la commune publie un démenti. »

est devenu :

Alors que les rumeurs circulent concernant le décès par noyade de tous les animaux du parc de l’Emprunt, à Souppes-sur-Loing, la commune publie un démenti.

On est passé en quelque sorte de « les animaux ont été sauvés » à « tous les animaux n’ont pas péri »…

Le Parisien présente la position du maire de la commune, qui y est allé de son refrain : le commerce avant les animaux. Alors qu’en même temps le communiqué de la commune prétendait qu’un hélicoptère avait été employé dans le sauvetage des animaux…

« J’ai demandé aux agriculteurs de venir avec leurs bétaillères et on a distribué les animaux un peu partout, affirme le maire (DVG) Pierre Babut. Nous en avons sauvé entre 80 à 90 %. Mais nous n’avons pas pu sortir ceux qui n’ont pas voulu monter dans les camions. » Une version des faits que réfute l’association Vegan Corporation, basée à Château-Landon, qui assure que seuls soixante-dix animaux sont sains et saufs.

« Certes l’âne est mort, déplore le Pierre Babut. Un employé communal s’est mouillé jusqu’à la taille pour aller le chercher. Mais il n’a pas voulu monter. Je ne vais pas faire prendre de risques à un employé. Il y a certainement des poules et des lapins qui sont morts, oui, mais ma préoccupation c’est le commerce local. J’ai 45 commerces qui ne rouvriront pas avant des mois. Je suis désolé pour ces animaux, mais les humains passent avant ».

Vegan Corporation annonce qu’elle portera plainte pour manquement aux obligations de sécurité auprès du procureur de la République. Le maire est lui bien déterminé à contre-attaquer en diffamation si la plainte voit le jour.

Une pétition existe en ligne, dont voici le contenu :

Pour le déplacement ou la fermeture du parc animalier de l’emprunt

Bonjour, Suites à la catastrophe naturelle qui s’est abattue sur notre territoire, sur nos régions, nos départements, nos communes, nous sommes tous encore sur le choque des conséquences qu’elle a engendrait. Malheureusement, à l’heure où j’écris ceci, elle n’est pas terminée car la vague de crue  »descend » pour terminée sa folle course dans la Manche.

Des citoyens vont devoir faire face à encore bien des épreuves et je suis de tout coeur avec eux. Je suis Citoyen de Seine-et-Marne, du canton de Nemours, j’éprouve en ce jour une très forte animosité envers les pouvoirs publiques de Souppes-sur-Loing et plus particulièrement envers le maire, M. Pierre Babut.

Je fais face à une terrible nouvelle qui m’attriste énormément. Je me suis inquiété du sort des animaux, disons plutôt des  »personnes », se trouvant  »enfermés » sur le site du Parc Animalier de l’Emprunt. Ce parc est situé juste à Côté du Loing et se trouve en cuvette, deux variables intimement liées aux conséquences tragiques. Beaucoup sont décédés, noyés, dans l’effroi de ne pouvoir s’évader. M. BABUT s’insurge des remarques qu’on lui porte, évidemment !

En connaissance de la topographie du Parc, de son emplacement, ils étaient à prévoir des conséquences et qu’il était nécessaire de prévoir un plan de sauvetage bien à l’avance ! Surtout que l’on avait connaissance de l’inondation bien avant qu’elles n’arrivent (nous ne savions pas l’ampleur) mais nous avons préféré attendre que notre département voisin soit dans l’orange pour agir.

Aurions-nous agit ainsi si ça avait été un centre pénitencier ?! Ce que je demande, c’est la fermeture définitive de ce parc qui n’est plus le  »sanctuaire » que M. Victor PRUDHOMME a créé mais un zoo touristique dont le seul but est le profit.

À défaut, ce zoo doit être définitivement déplacé sur les hauteurs de Souppes-sur-Loing car cette inondation n’est malheureusement pas la dernière ! Nous trouvons le terrain pour construire sur ces hauteurs un centre commercial, pourquoi pas un terrain pour ces  »personnes » mortes noyés contre leur volonté de vivre leur liberté.

Pour information, selon le dernier communiqué, 70 sont vivants sur les 400 (informations données sur le site officiel de Souppes-sur-Loing), ça laisse songeur. Ceci est important pour nous mais surtout pour eux (les  »animaix »)…

J’allais dans ce parc étant enfant, en grandissant, j’ai appris tout le mal que l’on pouvait leur faire, je ne suis plus favorable à ces environnements malsains ou si cela s’avère nécessaire, il faut les préserver au mieux, les traiter d’égal à égal. Nous ne pouvons plus accepter la situation géographique de ce parc. Nous le savons, d’autres vont remplir les cages vides pour que l’histoire recommence encore et encore. Merci à tous

C’est encore une fois terrible et l’affaire reste à suivre, surtout si la mairie tente de masquer sa responsabilité en s’en prenant juridiquement à des vegans!

Évacuation des tigres du temple bouddhiste Wat Pha Luang

Le fameux temple bouddhiste thaïlandais « Wat Pha Luang Ta Bua » était connu pour la présence de tigres avec qui les touristes pouvaient se prendre en photo.

On remarquera le logo sur le dos du membre du temple.

Le temple a été obligé de remettre les tigres à une association de protection de la vie sauvage, alors qu’en arrière-plan on découvre un ignoble trafic de peaux et d’animaux, ainsi qu’une maltraitance généralisée : on se doute par exemple bien que les tigres sont drogués…

Le temple, bien entendu, nie toutes les accusations, mais les faits sont tout à fait évidents, comme le constate RFI :

Depuis plusieurs années les moines du temple sont accusés de mauvais traitement sur les félins, qui ne sont pas dressés pour câliner les touristes, mais bien drogués, selon les autorités et les associations de protection des animaux.

« Nous avons retrouvé 40 bébés tigres, ils étaient âgés d’environ un ou deux jours quand ils sont morts, mais nous ne savons pas encore tout à fait depuis combien de temps ils sont morts », déclare le colonel de la police Bandith Meungsukhum. Il a ajouté que les responsables de la faune vont déposer une nouvelle plainte pénale suite à la découverte. (…)

Lundi 30 mai, des officiels thaïlandais du gouvernement accompagnés de la police sont venus pour transférer une partie des 137 tigres d’un célèbre temple bouddhique dans un centre de protection animale.

Ils ont découvert, dans un grand réfrigérateur caché, plus de quarante cadavres de bébés tigres. Ils ont aussi trouvé le cadavre d’un ours et des dizaines de bois de cervidés. Ce sont évidemment des signes clairs de ce que ce temple pourrait être impliqué dans un trafic illégal d’animaux protégés et de parties d’animaux protégés.

Mercredi 1er juin, la police a arrêté un bonze qui tentait de quitter le temple dans un véhicule utilitaire. Il transportait deux grandes peaux de tigres et un millier de talismans bouddhiques fabriqués avec des morceaux de peaux. Ce qu’on est en train de découvrir est que ce temple était derrière un vaste trafic d’animaux protégés. (…)

Les talismans bouddhiques étaient destinés au marché thaïlandais. Des millions de Thaïlandais portent de tels talismans, généralement attachés avec une corde autour de la taille et sous la chemise. En revanche, il n’y a pas encore d’éléments précis concernant les carcasses de bébés tigres et les peaux de tigres. Mais on sait qu’une voie importante du trafic de telles parties d’animaux passe par le Laos pour aboutir en Chine.

Le département de protection de la vie animale a déposé plainte contre l’abbé du temple pour possession illégale de carcasses d’animaux protégés. Le temple est bien évidemment fermé aux touristes depuis la macabre découverte. Le processus judiciaire risque de prendre très longtemps, car le temple est riche des revenus engrangés grâce aux touristes. Et en Thaïlande, l’argent est toujours un facteur à prendre en compte dans le cadre de procédure légale.

Voici une petite vidéo de l’opération de sauvetage.

Voici une vidéo de présentation du temple, par quelqu’un qui pensait qu’il s’agissait d’un bon projet… avant de découvrir la réalité.

Voici quelques photos diffusées par la Wildlife Friends Foundation, qui agit en Thaïlande. On peut également les rejoindre pour quelques temps comme « volontaire » (mais c’est malheureusement assez cher).








Rolland et le « carnage animal » de Rosny-sous-Bois

Le procès devait se tenir hier et il se déroulera en fin de compte le 15 juin. Officiellement, il y a l’attente d’une expertise psychiatrique, en réalité c’est qu’il y a un haut le coeur qui s’est développé et une partie de l’opinion publique était en attente du verdict.

L’Etat a préféré, de ce fait, tenter de gagner du temps, afin de faire en sorte que l’histoire « disparaisse ». On peut difficilement faire plus sordide, en effet, pour se qu’il s’est passé.

On a ainsi un Rolland M., 48 ans, qui avait déjà un casier lourd avec notamment un viol sur personne vulnérable en 1991, ce Rolland a déclaré au procès hier :

« je n’ai jamais fait de mal à mes chats »

En réalité, il a torturé et décapité de très nombreux chats dans une station essence désaffectée de Rosny-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis. Apparemment, il cherchait à vendre, devant un supermarché, des chatons en très mauvaise santé, se faisant ainsi remarquer et arrêter, il avait également un pistolet d’alarmes sur lui.

Europe 1 nous raconte la suite, terrible :

« Le lendemain matin, la police, escortée par la SPA (société protectrice des animaux), se rend dans la station essence désaffectée où il a élu domicile. Ils y resteront sept heures, dans une odeur pestilentielle.

Bilan de la perquisition : 57 chats « malades et sous-alimentés » enfermés dans une pièce, et 22 cadavres attestant « d’actes de cruauté évidente », pour certains décapités.

Une deuxième visite, vendredi, permettra de retrouver 4 animaux supplémentaires, « dans les faux plafonds ». Les animaux ont été confiés à la SPA. »

On laisse imaginer ce que peut vouloir dire des « actes de cruauté évidente » visible sur des corps morts : on est ici dans l’abjection la plus complète. Le Figaro nous apprend à ce sujet d’ailleurs :

« Sur place, la police a passé plus de sept heures dans une odeur pestilentielle pour établir le décompte de ce charnier. »

On apprend également que :

« L’homme en question était connu des services de police et surveillé. En effet, en 2012, le SDF, prénommé Roland, avait déjà été condamné pour «mauvais traitements» et s’était vu interdire la possession d’animaux. »

On a également la « motivation » de cette personne, au-delà de la folie : le commerce.

« L’enquête a par ailleurs prouvé que les animaux retrouvés n’étaient pas volés, mais qu’ils s’étaient reproduits au cours de leur captivité. »

On imagine le vécu de ces chats, dont le traumatisme doit être complet, puisqu’ils ont été enfermés et maltraités… Sans eau ni nourriture véritablement, sans lumière du jour… On ne peut ici que souligner l’importance des gens ayant un niveau de conscience élevé à ce sujet à assumer l’adoption de tels animaux en souffrance. La bienveillance et la patience demandées sont ici très grandes.

Lors de l’audience hier, le parquet a parlé de « carnage animal ». L’avocat du criminel a expliqué, de son côté, que :

« il est seul dans ce box face à la France entière »

Ce n’est pas seulement la France, c’est toute l’humanité, toute la Nature. Cette personne n’a pas l’excuse de vivre à une époque barbare comme dans l’antiquité : il a fait le choix de terroriser, de torturer, de tuer.

Il a reproduit, il est vrai, ce que la société a façonné en lui et la société n’a pas à se dédouaner : c’est elle qui fabrique des monstres, de par ce qu’elle donne comme valeurs, comme réalité matérielle, comme culture.

Mais aucune civilisation ne peut accepter de telles personnes et cela montre l’ampleur de la bataille : changer les états d’esprits, bouleverser l’ordre dominant, les deux de fond en comble !

Les petits lapins de la tour Eiffel

La tour Eiffel est, on s’en doute, un monument des plus visités et à défaut d’y monter, les touristes déambulent autour, passant de la place du Trocadéro aux Champs de Mars. C’est un quartier bourgeois où des torrents de touristes passent, avec des policiers de-ci de-là pour assurer la sécurité de l’endroit.

Les vendeurs africains de petites tours Eiffel, notamment en porte-clef, font partie de la tradition des lieux. Mais on peut voir désormais aussi une mafia proposant le fameux jeu de la boule placée sous un gobelet, aux côtés de deux autres. Une personne feint de savoir où est la boule alors que les gobelets ont été déplacés, gagnant apparemment plein d’argent… pour attirer les personnes naïves et les voler.

Ce jeu est une variante de l’arnaque aux cartes s’appelant le bonneteau et existant depuis 500 ans. A côté de la tour Eiffel, on trouve cinq, six, sept personnes proposant ce jeu, avec des gros bras et des faux joueurs, ce qui fait un nombre considérable de personnes.

Impossible de passer inaperçu dans un tel lieu, évidemment. La police, pourtant, ne fait rien, comme on s’en doute, elle n’est qu’un gestionnaire du chaos, tout en protégeant les riches.

Au milieu de ce panorama improbable, alors que passent des torrents de touristes indiens, chinois, japonais, on a plusieurs petits lapins, mangeant du foin, simplement posé sur le sol. Ce que fait le membre de la mafia les exhibant est difficile à savoir : s’agit-il de détourner l’attention pour laisser les pickpockets agir en toute sérénité ?

Les vend-il, peut-être ? Mais il n’y a que des touristes, qu’on voit mal emporter un lapin dans l’avion, alors qu’ils viennent de très loin.

En tout cas, force est de constater que les petits lapins sont là. Dans l’indifférence générale, leur existence étant, somme toute, l’anecdote d’un monde sans coeur, d’une société qui relativise tout, qui est sans esprit, sans états d’âme.

L’incongruité du fait est pourtant terrible, mais elle n’interpelle personne. Les touristes qui voient leur attention attirée sont, comme on dit, « gagas » : ils ne sont même pas choqués du caractère intolérable du fait.

Ils sont dans l’affect, exactement comme étaient dans l’affect les gens qui, à l’appel de l’association L214, avaient place du Trocadéro, à deux pas de la tour Eiffel, tenu des lapins morts dans leurs bras, pour un happening en 2013.

On est là dans la négation de la raison, dans le sentimentalisme stupide (ou bien macabre), dans l’acceptation d’un monde grotesque devant lequel on propose de vagues sentiments informes pour prétendre être différent.

Il ne s’agit pas de ne pas avoir d’émotions, bien au contraire. Mais justement les émotions doivent soutenir la raison, l’amener à être révolutionnaire. Les animaux n’ont pas besoin de témoignages, ils ont besoin d’une société humaine qui se révolutionne, qui change son approche de la vie, en reconnaissant enfin la Nature.

Ils ont besoin d’êtres humains qui, à la vue de l’ignominie, disent non et s’organisent de manière rationnelle pour affronter les ennemis de la Nature, pavant la voie à une utopie se réalisant de manière concrète sur la base d’une morale stricte, avec des principes bien établis.

On ne combat pas une société qui ne ressemble à rien en agissant comme un miroir déformé de ses incohérences et de sa barbarie, en étant véhément et velléitaire : il faut des normes, des principes, des valeurs, des comportements, des actions, fondés sur la raison au service de la reconnaissance de la Nature.

La vente des « cafés des chats » parisiens

Il existe deux « cafés des chats » à Paris, une initiative capitaliste contre laquelle nous nous sommes fermement prononcés il y a deux ans à l’ouverture du premier.

Nous y avons vu un projet bobo où les animaux étaient transformés en objets. Deux ans après, une nouvelle information vient confirmer de manière brutale notre manière critique de voir la situation.

Les deux cafés sont à vendre, quant aux chats… ils appartiennent à l’entreprise ! Où, comme le dit la propriétaire des cafés sur facebook :

Cela est tout à fait clair : les chats sont des « biens » appartenant à l’entreprise et c’est même l’entreprise qui les aurait « adoptés ».

Formidable capitalisme engloutissant tout sur son passage : maintenant, les entreprises peuvent même « adopter » ! Ironie mise à part, c’est, il va de soi, impossible juridiquement. Cela signifie que les chat sont des biens matériels, des choses, tout comme les tables, les chaises, la machine à café, etc.

C’est ignoble et cela montre que le seul rapport établi avec les chats – il y en a trente à peu près, selon le site – était fondé sur le profit. On est là dans l’aliénation pure et dure, dans le business « as usual », sans état d’âme.

La propriétaire assume d’ailleurs tout à fait son profil business créatif ; dans son annonce de vente, voici ce qu’on lit entre autres :

Aujourd’hui en tant que gérante, PDG et actionnaire majoritaire des deux Cafés-Salons de thé- Restaurants des chats je vends mes parts.

Je souhaite passer à autre chose dans ma vie, déjà parce que c’est un travail chronophage et exigeant, ensuite parce qu’il va falloir un profil moins « créatif » et plus « business » pour gérer ces cafés, en ouvrir d’autres, peut-être ouvrir une franchise en France et en Europe. Dernièrement car mes priorités changent et vont bientôt s’orienter sur ma famille, que je mettrais en route une fois avoir passé la main à quelqu’un de confiance pour ces « bébés » que sont aussi mes cafés.

Je désire que les deux cafés soient repris ensemble, par les mêmes personnes ou société : les deux sociétés sont en effet juridiquement séparées (les finances le sont totalement) mais les éléments communs sont nombreux : le nom, le logo, le menu, le traitement des chats…

Ensuite il faut que le ou les repreneurs aient, vous l’imaginez, une certaine envergure financiére : pour l’aquisition des parts, pour remettre à plat les finances, faire des petits travaux et surtout pour s’agrandir.

Enfin, mais c’est le plus important, je ne vendrais qu’à des personnes en qui j’aurais confiance quant au traitement futur de mes chats et des autres chats à venir.

On notera la schizophrénie du propos, puisqu’il est parlé de « mes chats », alors qu’il est bien souligné qu’ils sont une composante de l’entreprise…

Entreprise qui, rappelons-le, a profité de 40 985 euros de dons en « crowdfunding« … Quelle honte quand on pense aux refuges dans le besoin ! On notera d’ailleurs que l’argument comme quoi le café serait un « foyer » pour chats de refuges a beaucoup joué dans ce crowdfunding…

Quant à l’association qui a confié la plupart chats à « l’entreprise » (22 sur une trentaine apparemment), elle refuse catégoriquement son autocritique, alors qu’elle a juste participé à la mise en place d’un projet bobo, où les chats été mis en scène comme des marionnettes vivantes !

Voici ce qu’elle dit entre autres, et on remarquera que la propriétaire des cafés des chats avait elle-même fondé cette association, et que c’est par facebook que l’association a appris la vente des cafés… Pas de pitié dans le business !

« Pour commencer, nous avons été tout d’abord surpris, puis déçus et bien triste d’apprendre cette décision et cette annonce via Facebook, puis par mail privé.

L’association a tout de suite pris contact avec Margaux, actuelle propriétaire des cafés des chats Marais et Bastille afin d’avoir des éclaircissements sur cette annonce et de faire un point sur les chats de notre association adoptés par l’association  » café des chats français « , Association créé par Margaux, justement pour la protection des chats. (…)

Nous voudrions simplement rappeler que dans toute adoption, les risques pour l’animal sont là et que ce n’est pas parce qu’il s’agit d’une adoption avec un particulier que , 6 mois, un an ou 3 ans après, la situation personnelle de celui-ci ne peut pas évoluer, changer. Nous ne sommes malheureusement pas devin, pas de boule de cristal non plus pour pouvoir jurer devant dieu que le chat sera protégé toute sa vie, soit jusqu’à 20 ans possible.

Il suffit d’une mutation, d’un divorce, de l’arrivée d’un enfant ou d’une maladie inconnue au moment de l’adoption pour que celle-ci soit remise en question et que le chat soit dans le meilleur des cas adopté par la famille, des amis ou remis à l’association, 3 mois ,6 mois ou 3 ans après celle-ci. Et nous ne pouvons pas garantir non plus que des propriétaires peu scrupuleux, ne prennent pas d’autres décisions. Quelle Association à ce jour à la garantie d’une adoption pérenne jusqu’à la fin de la vie de l’Animal ?

Alors il est certains qu’avec cette annonce, nos détracteurs nous mitraillent, les vipères se gargarisent et peuvent encore une fois déverser leurs méchancetés, leurs hargnes virulentes, ainsi que toutes les autres personnes qui se veulent justicières et parfaites et qui sont avides de leçon de moral. »

La position de l’association est intenable. Bien sûr qu’on peut faire une leçon de morale : l’association a remis les chats non pas à des êtres humains, mais à une personne qui abandonne ses chats pour pouvoir continuer sa carrière de businesswoman ! Ce n’est pas une personne seule et en détresse, c’est quelqu’un qui dit : j’attends des enfants, j’ai autre chose à faire…

Exactement ce qu’on peut entendre un nombre incalculable de fois comme hypocrites excuses dans les refuge…

Disons-le simplement : c’est une faillite morale et culturelle. C’est quelque chose de vraiment grave. On notera d’ailleurs au passage la vanité de la propriétaire des deux cafés des chats, qui bien sûr reçoit maintes critiques. Voici ce qu’elle ose répondre à un moment :

Quelle ignominie ! Eh bien au moins, nous qui assumons la libération animale, nous sommes en mesure de lui répondre et de la condamner moralement ! Avec toute la « virulence » morale dont elle se plaint…

Quelle honte qu’elle ose parler même de véganisme, d’utiliser ce terme, alors qu’elle a joué un rôle de pointe dans le capitalisme bobo. Notons ici que les cafés des chats proposaient, de manière hypocrite à la bobo, une « Planche végétalienne » au milieu d’un  « Hamburger avec steak de viande de boeuf hachée », de « Lasagnes au saumon frais », un « Croque monsieur de Gargantua à l’ancienne, au pain poilane (Jambon blanc cuit au torchon, béchamel, fromage) », une « Planche de charcuterie : Jambon cru, Rillettes pur porc du Mans, Jambon blanc cuit au torchon, Saucisson (et leurs petits cornichons) », etc.

On notera la personnification du jambon, qui irait avec « ses » petits cornichons… Mais qu’attendre de gens ayant une telle vision du monde ?