• Piratage de l'Association Nationale des Chasseurs de Grand Gibier et communiqué du Haut-Valromey

Would You React : les abandons d’animaux

Même si les vacances se terminent, cette vidéo est et restera d’actualité. Cette vidéo, qui est une expérience sociale, concerne l’abandon des animaux, lors des départs en vacances.

L’expérience est réalisée plusieurs fois, 5 en tout, et est filmée en caméra cachée. Un couple de parents avec leur fille simule l’abandon de leur chien sur une aire d’autoroute, lors de leur départ en vacances. La mère impuissante se plie à la décision du mari, et la petite fille ne cesse de pleurer en refusant que le chien soit abandonné. La famille dépose le supposé chien, qui est dans un carton, au pied d’une poubelle. Les pleurs de chien viennent en fait d’un haut parleur caché dans le carton. Les 3 protagonistes de la vidéo sont des comédiens.

La vidéo montre bien l’étonnement des riverains, mais aussi parfois leur passivité ou leur impuissance face à ce genre de situation. Heureusement que lors de chaque essai une personne a réagi en faveur de ce chien lâchement abandonné. Et même le réflexe de noter la plaque d’immatriculation de la voiture des personnes qui abandonnent est acquis chez certaines personnes, ce qui est une bonne chose.

Cette expérience se déroule en Belgique, où plus de 60 000 chiens et chats sont abandonnés chaque année. En France, les abandons ont été plus nombreux cette année. Dans la vidéo, le raisonnement de l’homme était qu’ils partaient en vacances, que les animaux n’étaient pas autorisés, et que de ce fait la présence du chien l’empêchait de partir en vacances et qu’il n’allait pas s’embêter avec cet animal trop encombrant.

Les propos de ce comédien reflètent malheureusement la vision consumériste qu’ont beaucoup de personnes envers les animaux, à savoir, qu’il y aura un autre animal après lui, en remplacement. On dégage un être vivant comme on dégage un objet qui ne convient plus et on en rachète un autre. Sans se soucier bien évidemment du bien-être de l’animal, de ses peurs et de ses désirs.

Étant donné que les animaux ne sont pas acceptés dans de nombreux endroits publics (et touristiques), même si, il est vrai, il est parfois difficile d’organiser des vacances lorsque l’on vit avec des animaux, il existe diverses solutions quand on veut bien se donner la peine : gardes en familles ou entre amis ou entre voisins, pensions, annonces multiples de “pet-sitters” sur les forums animaliers et dans les cabinets vétérinaires.

Quand on veut on peut, si l’on ne peut prendre avec soi son animal ou ses animaux, une petite recherche de solutions n’est franchement pas difficile, et c’est la moindre des choses pour l’animal que l’on a choisi de prendre en charge.

Would You React a pour but de sensibiliser via des caméras cachées les citoyens et citoyennes aux injustices et/ou incivilités et a, ainsi apporter plus de solidarité dans la vie quotidienne. La vidéo du chien abandonné est la 21ème de ce groupe, les autres sujets étaient, entre autres, les remarques misogynes, le harcèlement scolaire, l’homophobie, l’agression d’une personne SDF.

Explosion des abandons en Gironde

Le petit extrait ci-dessous est tiré de la presse régionale.
Est très intéressant de par un aspect terrible dont nous avons déjà parlé.

Il ne s’agit pas seulement de la terrifiante vague d’abandons qui se déroule cette année et qui contraste avec un certain triomphalisme se voulant vegan et témoignant seulement se son existentialisme individualiste.

Il ne s’agit pas non plus du fait que la presse régionale aborde de manière régulière ce thème, alors que la presse nationale ne s’y intéresse jamais.

Ici, ce qui compte en particulier est que la personne refuse de nommer son association. La raison est que selon elle la médiatisation de celle-ci va l’amener à être surchargée.

C’est là en fait une attitude tout à fait classique des gens des associations et malheureusement il semble qu’ils aient raison. La mentalité passive et consommatrice est tellement énorme que dès qu’il y a une opportunité de déléguer, de confier, de se dédouaner de toute responsabilité, l’initiative est prise.

Les associations qui disposent alors d’une certaine surface de publicité deviennent alors des cibles pour des comportements intolérables, les gens abandonnant massivement…

« Je suis démoralisée et totalement impuissante », voilà la première réaction d’une bénévole d’une association de protection des animaux quand on lui parle des abandons. Cette femme refuse même de donner son nom et celle de son association car elle affirme « que plus on parle de nous, plus les gens viennent nous voir ».

Il s’agit ici d’une problématique d’une importance capitale. D’un côté le fait d’être connu permet d’engranger du soutien, mais si ce soutien n’est pas à la hauteur, alors cela ne compense pas les effets terriblement négatifs.

Car le problème des refuges ce n’est pas les animaux, mais une société composée d’individualistes réduisant leur vision du monde à la consommation, ayant une lecture entièrement pragmatique du monde…

Nous en avions déjà parlé également en tout cas : les refuges vont à la rupture et on risque de faire face bientôt à une terrible crise en ce domaine…

“Cet hôpital a au moins le mérite d’exister”

Voici une constatation intéressante faite par quelqu’un qui est allé en Inde du Nord afin d’observer des oiseaux.

On retrouve en effet les sentiments contradictoires ressentis par de nombreuses personnes en découvrant les refuges.

Il y a en face du fort rouge [à Delhi], « the charity birds hospital » un hôpital pour les oiseaux blessés ou malades, dans des bâtiments exigus et mal entretenus. Les volières sont petites et surpeuplés, il fait chaud et l’air est irrespirable. Beaucoup de perruches et de pigeons attendent une hypothétique guérison, dans un piètre état, je ressors de là, le cœur un peu retourné. Les moyens manquent c’est évident, mais cet hôpital a au moins le mérite d’exister.

On a là deux impressions typiques et contradictoires. Tout d’abord, il y a le ressenti, l’émotion, l’empathie pour les animaux qui souffrent. C’est là une impression active.

Ensuite, il y a la protestation contre les conditions si dures, voire sordides. C’est là une impression passive.

Or, c’est un grand problème que cette seconde impression. Elle se rattache à toute une manière passive et consommatrice de voir les choses. Les gens sont habitués à la loi de l’offre et de la demande, considérant que le capitalisme satisfait les besoins par des propositions commerciales.

Lorsque les choses sortent du cadre, les gens pensent pour autant que comme eux demandent quelque chose, alors leur attente doit être satisfaite.

Ils ne voient pas que les animaux sont des victimes complètes et qu’il n’y a nul bénéfice commercial ou économique à les aider. Ils s’imaginent passivement que comme il y a une demande, alors comme par miracle la société de consommation va leur proposer ce qu’il faut.

Cette attitude existe malheureusement aussi du côté des personnes agissant dans les refuges. A un moment donné, face aux difficultés, les gens craquent parfois psychologiquement et s’imaginent qu’il y a une sorte de complot interne pour que les choses marchent si mal.

Là aussi, il y a une situation de passivité qui se profile. Une véritable attitude constructive serait de dire : ce pauvre refuge en Inde, je m’en vais aller le soutenir, ou bien :  ce pauvre refuge à côté de chez moi a besoin de mes initiatives en sa faveur.

Mais la passivité triomphe, dans l’attente d’une société de consommation qui, en réalité, ne trouve aucun intérêt aux refuges, à part par exemple des entreprises pour se donner une bonne image, comme celles parfois de nourriture pour animaux (bien qu’il faut noter aussi qu’on y trouve aussi de vrais amis des animaux oeuvrant en ce sens).

Il faut que ce genre de mentalité cesse : il faut savoir prendre parti dans le bon sens, ne pas se cantonner dans la critique comme quoi il faudrait que soit mieux fait, mais participer pour l’amélioration générale!

Abandon et euthanasie des animaux de compagnie, une barbarie de masse

Voici un document présentant une réflexion très approfondie sur le meurtre des animaux abandonnés dans les refuges. Il est écrit par Michel Fize, un sociologue et chercheur au CNRS, également membre de la direction du Mouvement des progressistes (issu d’une scission du PCF).

Il a été initialement publié sur le Huffington post et est lié à une pétition demandant de modifier la loi autorisant la mise à mort d’un animal “de compagnie” dont le “propriétaire” n’a pas été trouvé dans les huit jours ouvrés de son arrivée à la fourrière ou au refuge, ou si une association de protection animale ne le prend pas en charge.

Sans vouloir préjuger de la valeur du document, notons que la pétition n’a que peu de sens : ce sont les refuges qui décident s’ils pratiquent une politique “no kill” ou pas,et non pas la loi.

Quant aux fourrières, leur capacité dépend de choix absolument politiques, notamment des maires. Travailler l’aspect juridique reste abstrait par rapport à la question des moyens et des rapports de force.

Pour qu’il y ait vraiment des refuges de ce nom, pour que l’abandon devienne un crime réellement puni et en même tempe rarissime, il faut un mouvement fort pour l’imposer!

Abandon et euthanasie des animaux de compagnie, une barbarie de masse

Commençons par l’abandon. Il y en a de plusieurs sortes. Il y a naturellement l’abandon le plus spectaculaire qui est aussi le plus lâche: l’abandon anonyme de l’animal en pleine forêt (attaché ou non à un arbre) ou sur quelque aire d’autoroute (l’animal est débarqué de la voiture qui repart aussitôt sous l’œil ahuri ou terrifié de la bête, laquelle hurle souvent de douleur devant cette épouvantable situation).

Autre forme d’abandon anonyme, l’animal accroché de nuit, à l’abri des regards, à quelque porte de refuge, geste malgré tout comportant un petit zeste de morale puisqu’il sauve de la mort, au moins pour un temps, l’animal en question: l’on pourrait parler ici, si l’acte en soi n’était pas aussi honteux, d’abandon “sécurisé”. C’est ainsi que mon chien labrador Will a été retrouvé un beau matin par les employés d’un refuge de l’Essonne.

A côté de l’abandon anonyme, existe ce qu’il faut bien appeler le “pseudo” ou “quasi” abandon, car vécu comme tel par l’animal. C’est l’abandon qui fleurit sur internet sur les sites de petites annonces.

Voici les raisons les plus fréquemment avancées par les “abandonneurs”: départ à l’étranger; maladie grave ou invalidante; arrivée d’un bébé au foyer; allergie d’un enfant ou d’un autre membre de la famille aux poils de chien ou de chat; mésentente avec un autre animal; agressivité (au moins supposée) envers des enfants en bas âge; déménagement du propriétaire de l’animal dans un logement plus petit (et/ou sans jardin); insuffisance (supposée) de temps, par suite par d’une soudaine sur-occupation professionnelle qui empêcherait de s’occuper aussi bien de l’animal qu’auparavant; séparation conjugale…

Bien entendu, au sens propre du terme, les propriétaires, en donnant ou en vendant parfois leur animal, ne commettent pas un abandon. Ce qui est plus grave, c’est qu’ils n’ont pas du tout conscience du mal (qui peut être irréparable) dont ils se rendent coupable envers leur animal, ou, ce qui est plus dramatique, n’en ont vraiment cure.

Il faut à cet instant, sans détour, poser la question: celui qui a apporté, parfois depuis de très nombreuses années, un confort de vie à la bête, lui a donné l’amour et l’amitié ainsi que la sécurité a-t-il le droit de s’en séparer pour les raisons invoquées plus haut, même si certaines de prime abord peuvent apparaître “compréhensibles” -et elles le sont quelquefois (maître devenu invalide)?

Cette question vaut également pour tous ces maîtres qui, à visage découvert cette fois, viennent abandonner leur animal dans un refuge, sous le regard stupéfait et affolé de celui-ci qui voit son compagnon s’éloigner de son regard et de sa vie.

Pour Konrad Lorenz, le célèbre éthologue autrichien, les raisons invoquées de séparation d’avec un animal sont – sans distinction des raisons – tout simplement pitoyables. “Cela me stupéfie, écrit-il, que tant de gens, qui semblent par ailleurs avoir du sens moral, n’éprouvent aucune honte à tenir ces discours. Les droits de l’animal sont ainsi niés, non seulement par la loi, mais par l’insensibilité de beaucoup de gens… La fidélité d’un chien, conclue l’éthologue, est un don précieux, qui entraîne une responsabilité morale non moins contraignante que l’amitié d’un être humain.”

Le problème, me semble-t-il, vient de la méconnaissance chez beaucoup de “propriétaires” d’animaux des véritables besoins des chiens en particulier. Il faut savoir par exemple qu’un animal souffrira moins d’une réduction d’espace que d’une privation soudaine d’amour, qu’il souffrira moins d’une réduction du nombre de ses balades quotidiennes, ou de leur durée, que de la disparition physique de son “maître”.

Deuxième grande forme de maltraitance, une maltraitance irréversible, définitive: l’euthanasie. La mise à mort est une décision de “particuliers” ou, répétons-le, d’institutions en charge, paradoxalement, de la protection animale.

Si naturellement chacun s’accorde à reconnaître le droit pour un médecin-vétérinaire, sollicité par un particulier ou un refuge animalier, d’abréger les souffrances d’un animal atteint d’une maladie incurable ou frappé d’une vieillesse invalidante, peut-on admettre l’exécution, souvent arbitraire, d’animaux jeunes et/ou en bonne santé ?

Or de tels actes, appelés parfois “euthanasies de confort”, se commettent quotidiennement dans le secret d’officines vétérinaires ou le “non-dit” de refuges et fourrières, souvent bondés il est vrai (mais saurait-on voir là une excuse?).

Selon les sources, 100.000 euthanasies de chiens et de chats seraient chaque année, pratiquées en France, soit 10. 000 par mois et donc plus de 300 par jour. Disons le clairement: la mort donnée sans raison légitime, c’est-à-dire médicalement constatée, à un animal, qu’il soit de compagnie ou d’élevage, n’est qu’une infamie qui engage notre responsabilité morale et notre dignité d’homme. De quel droit en effet faisons-nous preuve d’une telle violence envers les animaux? En les tuant (de façon horrible souvent), nous devenons tout simplement des meurtriers, en les faisant souffrir les pires bourreaux qui soient.

Dernière forme de maltraitance: la maltraitance institutionnelle. Celle des refuges et des fourrières pourtant censés protéger les animaux. Cette maltraitance peut être le résultat de contraintes matérielles (ce qui, encore une fois, n’excuse rien). Ainsi, hélas, certains animaux sont-ils encore trop souvent enfermés dans d’étroites cages métalliques, n’en sortant qu’exceptionnellement pour de courtes promenades, ce qui autorise ici à parler de véritable incarcération.

Il faut savoir que de surcroît cette détention peut être de longue durée. Quelque 300 chiens et chats seraient enfermés depuis au moins 5 ans, parfois depuis 12 ou 13 ans dans ces conditions éprouvantes.

D’autres, parce qu’ils sont trop vieux ou n’ont pas la bonne couleur (la couleur noire reste rejetée par les adoptants), ou n’appartiennent pas à la bonne race, peuvent passer leur vie entière en refuge. Mais, et le fait est ici plus grave encore, il arrive que la maltraitance institutionnelle soit choisie, que des animaux soient par exemple sciemment “punis” parce qu’ils ont fait des “bêtises” (ils ont souillés leur cage par exemple), que d’autres soient “mis à mort” parce qu’ils ne plaisent pas à tel ou tel responsable de refuge.

Ainsi, dans une région et un refuge de France que nous ne nommerons pas, parce qu’une enquête est en cours, les molosses sont-ils systématiquement promis à la mort et des chatons délibérément affamés.

Résumons. La cruauté envers les animaux d’élevage ou de compagnie, tous animaux domestiques, est une ignominie, une barbarie. Comment les hommes peuvent-ils encore se targuer d’humanisme et de sensibilité quand, sans scrupules, ils torturent et tuent quotidiennement d’autres êtres vivants? Alors ne faut-il pas faire cesser au plus vite ces “crimes contre l’animalité”?

SOS de plusieurs refuges à l’occasion de l’été

Comme on le sait, il y a chaque été des pics d’abandon. Voici un appel de la Fondation 30 millions d’amis pour certains de ses refuges.

Daisy, Batman, Fripon, Maki, Lovely, Isabella, Hadès ou encore Marjo… ces petits chatons sont dans des refuges et attendent une famille d’adoption.

En effet, à cette période de l’année, de nombreuses chattes sont abandonnées pleines ou avec de jeunes chatons. Les refuges ont donc lancé un SOS à la Fondation 30 Millions d’Amis pour faire adopter au plus vite ces matous afin qu’ils grandissent dans la chaleur d’un foyer aimant !

Des places ainsi libérées dans les refuges qui permettront d’autres laissés-pour-compte de la saison estivale.

Si vous avez envie de connaître la joie d’adopter un chaton, c’est le moment de vous rendre dans les refuges soutenus par la Fondation 30 Millions d’Amis !

APPEL À L’AIDE

Les 250 refuges soutenus par la Fondation 30 Millions d’Amis recueillent régulièrement des portées de chatons. Plusieurs d’entre eux, notamment le refuge de la Tuilerie (77), les Chats du Quercy (82), Ker Kaz’h – le village des chats (56), l’Ecole du Chat de Quiberon (56), leRegroupement des Chats Perdus à Yerres (91), les Chats Libres de Colomiers (31) ou encorePatacha (14), doivent absolument faire adopter ces petites boules de poils.

N’hésitez pas à visiter ces centres et les refuges proches de chez vous pour rencontrer directement leurs petits pensionnaires. N’oubliez pas, les plus âgés aussi ont droit à leur chance : ne passez pas sans les voir !

Vegan, on t’attend au refuge!

Mobie, Vespa et Scooter ont été trouvés par la gendarmerie dans les sacoches d’un scooter d’un SDF par une température hivervanle très basse. Terrorisés et affamés. La gendarmerie nous les a confiés. Scooter est celui qui a le plus de mal à prendre confiance. Encore très craintif, il faut plus de temps pour le caresser. Malformation ou accident, il a un léger handicap à une patte arrière. Scooter est un chat [senior] à qui il faudra donner du temps et de l’amour.

Les chats se trouvent en Essonne et le refuge a besoin de bénévoles :
– Pour donner un peu d’affection aux chats et chatons, les distraire, jouer avec eux …
– Pour leur donner à manger, changer les litières, les soigner, les brosser …
– Pour les emmener en promenade … ou chez le vétérinaire …
– Pour entretenir la chatterie, bricoler, réparer …

Animaux abandonnés lors des déménagements au Canada

Voici un communiqué de la SPCA canadienne, qui fournit beaucoup d’informations sur la situation très difficile qui existe au Canada sur le plan des logements par rapport à la vie avec un animal. Le communiqué est utile, car il fournit également beaucoup de liens, qui sauront être utiles pour les personnes concernées!

Trois fois plus d’animaux abandonnés pendant la période des déménagements

Montréal, 29 juin 2016 – Chaque été, des milliers de Québécoises et Québécois sont contraints de prendre une décision déchirante, soit celle de se défaire de leur animal de compagnie, qu’ils considèrent pourtant comme un membre de la famille, afin de se procurer un logement locatif à un prix abordable. En effet, alors qu’un foyer québécois sur deux possède un animal de compagnie, seulement 4.2 % des propriétaires acceptent des locataires avec chien. Cette restriction touche surtout les familles à faible revenu en raison de leur choix de logement plus limité.

Confronté à un problème semblable, le gouvernement de l’Ontario a réagi en adoptant, dans les années 1990, une loi invalidant toute clause interdisant la possession d’animaux dans les logements locatifs. De manière semblable, la France et la Belgique ont jugé que les clauses interdisant les animaux dans les baux résidentiels sont déraisonnables, abusives et contraires à l’ordre public ; ces clauses ont été déclarées nulles et sans effet.

La SPCA de Montréal croit qu’il est temps que le Québec suive ces exemples. Les clauses interdisant les animaux dans les baux résidentiels ont des effets dévastateurs, non seulement pour les familles qui se retrouvent dans l’incapacité de garder leurs animaux de compagnie, mais pour les animaux eux-mêmes. « Nous nous trouvons présentement en plein dans ce que nous appelons la “période des déménagements”, à savoir les semaines qui précèdent et qui suivent le 1er juillet », explique Me Alanna Devine, Directrice de la défense des animaux à la SPCA de Montréal.

« Au cours de cette période, le nombre d’animaux recueillis à la SPCA de Montréal triple, passant de 600 à 1 600 animaux par mois. Nous savons qu’une part importante de ces abandons est attribuable au fait que des familles sont incapables de trouver un logement locatif abordable qui accepte les animaux ».

En mars 2015, nous avons lancé une pétition provinciale parrainée par la députée Manon Massé visant à invalider les clauses interdisant les animaux dans les baux résidentiels. Malgré un appui massif de la population avec plus de 22 000 signatures recueillies en trois mois, le gouvernement provincial a refusé d’agir. En dépit de ce dénouement décevant, la SPCA de Montréal continuera à travailler sans relâche pour faire des clauses anti-animal une chose du passé.

Entre temps, nous mettons à disposition des outils pour aider le public à trouver un logement qui accepte les animaux, ainsi que des conseils sur comment faire face à un propriétaire ou un syndicat de copropriétaires problématique.

– Consultez nos conseils pour faciliter votre recherche d’un logement qui permet les animaux en cliquant ici.

Visitez le site web Appartmap afin de trouver un logement qui accepte des animaux dans votre secteur.

Cliquez ici  pour des informations concernant vos droits et vos obligations, ainsi que pour des conseils sur comment faire face à votre propriétaire.

Téléchargez une lettre modèle à envoyer à votre propriétaire en cliquant ici, ou à votre syndicat de copropriétaires encliquant ici.

– Pour des informations additionnelles au sujet des clauses interdisant la possession d’animaux dans les baux résidentiels, consultez notre foire aux questions (FAQ) en cliquant ici.

– Pour exprimer votre soutien au droit de posséder des animaux dans un logement résidentiel locatif et pour obtenir un changement législatif sur cette question, nous vous encourageons à communiquer avec Martin Coiteux, Ministre des Affaires municipales et Occupation du territoire à ministre@mamot.gouv.qc.ca. Pour un modèle de lettre à envoyer à M. Coiteux, cliquez ici.

– Pour plus d’informations, veuillez visiter www.spca.com/gardonslesfamillesunies

2016 et l’augmentation du nombre d’abandons

Beaucoup de médias ont parlé des refuges hier, en raison du nombre croissant d’abandons. Cela s’appuie surtout en fait sur les chiffres donnés par la SPA de Paris. Cela fait qu’on a appris, par exemple sur Telestar, que :

Le premier semestre 2016 (janvier à mai) n’a pas été florissant, puisque les abandons directs réalisés en refuge ont bondi de 27%.

6619 animaux ont été abandonnés contre 5207 en 2015 sur la même période. Si les chiens sont les plus touchés, 3194 ont été recueilli, les chats ne sont pas en reste avec 3013 félins reçus.

Or, ces chiffres sont absolument faux. En effet, ils ne prennent en compte que les chiffres des structures dépendant de la SPA de Paris. Comme les journalistes ne cherchent pas plus loin, ils s’imaginent que la SPA est nationale, que tous les refuges dépendent d’elle, etc.

Ce n’est pas du tout le cas. Ce qui fait qu’on a aucunement les chiffres à l’échelle nationale. C’est là un problème essentiel, fondamental. Il faudrait avoir une vue d’ensemble.

Mais le problème est que cette situation est elle-même le fruit de la situation générale, totalement chaotique, où chaque refuge fait avec les moyens du bord, tournant grâce à l’abnégation d’individus.

Là, on devrait pouvoir se dire : puisque le véganisme est « à la mode », les refuges devraient disposer de beaucoup plus de soutiens.

Voici par exemple le petit reportage de BFMTV, « La folie vegan s’empare de la France ».

Malgré cette « mode », il n’y a pourtant pas d’engouement pour les refuges. Il y a une certaine mobilisation en leur faveur, mais on peut constater qu’elle est tout d’abord indépendante de la tendance « vegan », ensuite qu’elle ne fait que courir derrière une situation qui empire.

La tendance au véganisme n’est d’ailleurs elle-même que le fruit d’une tendance qui empire. Il est assez affligeant de voir des gens se targuer d’avoir pratiquement inventé le véganisme, alors que cette pratique date de manière bien structurée du tout début des années 1990 !

Au lieu de dire : nous avons 25 ans de retard, il faut rattraper ce que l’humanité aurait du faire depuis longtemps, on a droit à des gens très satisfaits d’eux-mêmes.

Le décalage est vraiment total quand on voit la situation des refuges ou la condition animale en général. Mais surtout, on peut se demander ce qui va se passer quand tous ces gens vont s’apercevoir que les choses ne progresseront pas comme elles le pensent.

Lors de la vague de véganisme au début des années 1990, en Angleterre, aux Etats-Unis, en Suède, en Allemagne, beaucoup de gens sont devenus vegans… Bien peu le sont restés.

Le contexte était différent, c’est vrai. Cependant, malgré les facilités matérielles, il faut toute une culture en arrière-plan et pour l’instant le véganisme est parti pour être une forme de centre-ville, totalement éloigné de l’ensemble de la population.

Et comme les refuges ne sont justement pas dans les centres-villes, mais sont portées par des gens venant tout droit du peuple, le contraste est saisissant…

Un vrai véganisme ne peut avoir de sens qu’en s’orientant par rapport aux refuges, en ancrant sa démarche dans le rapport concret aux animaux, au soutien concret.

Nouveau scandale à la SPA

Bien loin du véganisme d’escapade, nous considérons que les refuges sont au coeur de la compassion, de la bienveillance envers les animaux.

Aider les animaux dans les refuges est un devoir impératif, une composante de l’identité de toute personne ayant compris le sens de la libération animale, sa signification universelle.

A ce titre, il faut porter son attention sur les problèmes des grandes structures de refuges, dont on sait à quel point les dirigeants sont rapidement contaminés, corrompus par les valeurs dominantes, et ce d’autant plus qu’ils ne comprennent pas le véganisme, la libération animale.

La SPA (de Paris) est ainsi de nouveau dans une tourmente judiciaire, et comme d’habitude dans ces cas là, c’est très violent.

Tout est parti d’un article littéralement dévastateur du Parisien, dont voici quelques extraits.

Si les faits sont avérés, c’est une catastrophe de plus.

Après deux rapports très critiques de la Cour des comptes dans les années 2000, puis la nomination entre 2009 et 2012 d’une administratrice provisoire chargée de redresser la barre, on aurait pu penser la SPA (Société protectrice des animaux) aujourd’hui entièrement focalisée sur sa mission : améliorer « le sort de tous les animaux ». Las, l’heure n’est semble-t-il pas à la sérénité.

Selon nos informations, plusieurs adhérents de la SPA ont porté plainte contre X, en mars 2016, pour « usurpation de titre, escroquerie et abus de confiance, corruption active et passive, et prise illégale d’intérêt ».

Dans leur ligne de mire : les honoraires accordés à l’ancienne administratrice judiciaire (plus d’un million d’euros en trois ans et demi), « qui peuvent paraître exorbitants », souligne l’avocat des plaignants, William Bourdon ; la modification des statuts ayant permis l’élection en juin 2013 de la présentatrice Natacha Harry ; ou encore le fait que cette dernière se revendique « docteur vétérinaire », à tort, selon eux.

« Toute la lumière doit être faite sur la gestion de la SPA », résume M e Bourdon. En avril, le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire pour les faits dénoncés dans cette plainte. Une enquête a été confiée à la Brigade de répression de la délinquance économique (BRDE).

S’il n’y avait que cela… Il y a six mois, l’association Vaspa (les Vrais amis de la SPA) a de son côté porté une nouvelle fois devant la justice une vieille affaire d’évaporation de legs dans laquelle la SPA aurait potentiellement perdu 20 millions d’euros entre 2004 et 2008.

Enfin — hasard de calendrier ? —, même la Cour des comptes s’y met : depuis plusieurs mois, les magistrats épluchent les comptes 2011-2014. Ils auraient notamment tiqué sur le nombre élevé de marchés conclus sans appels d’offres.

La présidente Natacha Harry est visée dans un article à part, et à charges.

En 2012,quand elle se lance dans la course à la présidence de la SPA, Natacha Harry, chroniqueuse de « Télématin » et productrice d’émissions, sur Equidia notamment, se présente notamment comme vétérinaire — la même année, elle a même déposé la marque Docteur H à l’Institut national de la propriété intellectuelle.

Le souci, c’est qu’elle ne serait pas docteur vétérinaire, affirment les plaignants, pour qui il y a usurpation de titre. Si Natacha Harry a bien étudié quatre ans à Maisons-Alfort, elle n’aurait jamais soutenu sa thèse et ne serait donc pas diplômée — elle n’est par ailleurs pas inscrite à l’Ordre national des vétérinaires. Sollicitée, Natacha Harry dément en bloc (voir les réponses de la SPA ci-dessous). L’école de Maisons-Alfort, elle, a refusé de nous apporter une réponse.

Il y a une ligne de son CV, en revanche, que Natacha Harry, qui n’a pas souhaité nous recevoir malgré nos demandes répétées, passe sous silence lorsqu’elle se présente aux élections : depuis 2011, elle est « ambassadrice » de la marque Pedigree, qui dépend du groupe Mars — sollicitée, la SPA nous assure que cette collaboration s’est juste étalée « de 2011 à 2014 », tandis que le porte-parole de Mars, lui, évoque un contrat achevé « fin 2015 ».

Pourtant, sur le site Pedigree.com, les vidéos de Natacha Harry vantant les produits de la marque peuvent encore être visionnés. « Si Mars y a gagné ou y gagne une formidable caution morale, la SPA, elle, qu’a-t-elle gagné ? », interroge Alain Lambert, un adhérent qui a réclamé en 2014 la démission de Natacha Harry.

Jamais, en tout cas, les liens entre la SPA et une autre filiale du groupe Mars, Royal Canin, n’ont paru aussi forts : partenariats dans les grandes surfaces, association de logos, kits Royal Canin remis aux adoptants dans les refuges, etc.

Depuis fin 2015, le comité d’entreprise de la SPA a signé un accord préférentiel : les salariés bénéficient de prix cassés sur les croquettes.

Et gare à ceux qui iraient voir ailleurs, comme cette salariée de Seine-Maritime l’a appris à ses dépens en présentant sa note de frais. « Nous avons des fournisseurs référencés. Vous devez acheter la nourriture Royal Canin et non au Carrefour », lui rappelle la directrice comptable dans un mail.

Aujourd’hui, deux des neuf administrateurs de la SPA — dont Natacha Harry — sont (ou ont été) rémunérés par Mars. Et en 2015, selon nos informations, la SPA aurait acheté pour plus de 1 million d’euros de produits Royal Canin, sans mise en concurrence.

Moult dépenses, d’ailleurs, sont encore réalisées sans appel d’offres : en 2015, selon une liste que « le Parisien » – « Aujourd’hui en France » s’est procurée, un pharmacien aurait ainsi touché 1,5 M€, un chenil 736 000 €, un notaire 160 000 €, une agence de voyages 337 000 €… Au total, au moins 6 M€ auraient été dépensés sans aucune mise en concurrence cette année-là.

Les priorités budgétaires, voilà un autre reproche fait à Natacha Harry. Certes, l’an dernier, le nombre d’adoptions a bondi de 13 %. Mais sa promesse de campagne numéro un — moderniser et sécuriser les refuges — décolle à peine, trois ans plus tard. Ce n’était pourtant pas un luxe.

A Gennevilliers (Hauts-de-Seine), l’historique centre, « les cages sont en extérieur, les chiens dorment dans l’eau ou la neige, et des éléments rouillés menacent de les blesser », témoigne un ancien, forcément anonyme du fait de la clause de confidentialité à vie qu’il a signée.

« Il aurait été plus utile d’améliorer le confort des animaux que de repeindre les halls d’accueil aux couleurs du nouveau logo SPA », abonde Brigitte Piquet-Pellorce.

Sur les 41 M€ d’investissement promis en 2014, seuls 2 M€ ont été dépensés en 2015, dont 1,5 M€ pour acquérir Pervenchères (Basse-Normandie), le premier refuge pour… équidés. En faisant ce choix-là, Natacha Harry, qui produit une émission sur l’élevage des chevaux, s’est inévitablement exposée à de sévères critiques en interne.

Dans le même temps (de 2013 à 2015), le budget marketing a bondi, passant de 2,3 à 3,6 M€ (+ 50 %), tout comme le budget communication (institutionnelle, médias partenaires, portes ouvertes…), passé de 1,2 à 2,2 M€. Pourquoi par exemple convoquer le congrès annuel au château de Chantilly, début 2015 ?

Plusieurs dépenses, critiquent par ailleurs ses détracteurs, visent à mettre Natacha Harry en avant. Selon nos informations, l’animatrice a eu, ou aurait encore, un contrat avec N Consulting (3 500 € par mois) notamment pour des trainings presse. Elle aurait également réalisé un travail sur son image avec la société Image 7 d’Anne Méaux, facturé à prix d’or (8 400 € par mois pendant au moins un an) « Image 7 est là en sous-marin, en interne peu de gens le savent », témoigne une salariée bien informée.

22 millions d’euros manquent à l’appel, selon Le Parisien.

A la SPA, les legs constituent le nerf de la guerre. En 2015, la manne a dépassé 30 M€, soit 56 % des recettes. Mais une vieille histoire rebondit aujourd’hui. En 2008, la présidente de l’époque, Caroline Lanty, avait porté plainte pour abus de confiance après avoir été alertée sur ce qui constituerait de fortes irrégularités dans la gestion des legs : dix-huit SCI, gérées par une même personne, achetaient à petits prix les biens de la SPA pour les revendre ensuite deux, voire trois fois plus cher…

Ainsi, le legs Varnet, vendu par la SPA 171 000 € en août 2005, avait été revendu par la SCI du Pont-des-Arts 665 000 € six mois plus tard !

Appliqué à la centaine de biens vendus dans des conditions parfois surprenantes, « le manque à gagner pour la SPA pourrait avoisiner 22 M€ », calcule Henri Barbé, le président de l’association Vaspa (les Vrais amis de la SPA). En mars 2011, la justice avait classé l’affaire, jugeant que l’infraction n’était « pas suffisamment caractérisée ».

L’enquête de police menée à l’époque interpelle Henri Barbé. « Comment les enquêteurs ont ils pu accepter l’explication du gérant des SCI selon laquelle il avait sorti 350 000 € en liquide pour financer des voyages, alors qu’on ne pouvait à l’époque payer en liquide au-delà de 3 000 € ? questionne cet ancien professeur d’histoire-géographie. Pourquoi les banques n’ont-elles pas fait un signalement à Tracfin ? »

Vaspa a déposé une nouvelle plainte avec constitution de partie civile pour escroquerie et abus de confiance, il convient donc d’attendre ce que fera le juge d’instruction désigné.

La SPA a demandé un droit de réponse au Parisien, que voici.

DROIT DE REPONSE

La SPA souhaite apporter un démenti formel à votre article du 6 juin 2016, intitulé « Tourmente judiciaire en vue à la SPA » qui insinue que la gestion de la SPA serait gravement mise en cause.

Il n’en est rien.

Les faits dont vous faites mention relèvent d’une période ancienne qui remonte à 2004, soit bien avant que l’actuelle direction ne prenne les rênes de l’Association. L’amalgame qui est ainsi fait est de nature à créer une grave confusion dans l’esprit du public et des dommages d’un extrême gravité pour la SPA et les animaux dont elle a la charge.

Vous insinuez également que la Présidente de la SPA se prévaudrait « à tort » du diplôme de vétérinaire mettant ainsi en cause son honnêteté alors que ces faits ont été formellement démentis par la SPA.

Vous laissez enfin entendre que les contrats avec les fournisseurs de l’Association pourraient être entachés d’irrégularités et vous vous faîtes l’écho plus généralement d’une série de critiques gravement attentatoires à l’honneur du Conseil d’administration de la SPA.

Ces propos sont formellement démentis pas les faits et les instances de contrôle de la SPA ainsi que les Tribunaux le démontreront le moment venu.

La SPA ne peut que s’interroger sur la publication de telles accusations à moins d’un mois de la prochaine élection de la Présidente et déplorer une telle instrumentalisation, qui nuit à la mission de défense des animaux de la SPA, en déstabilisant l’Association.

NDLR « Nous maintenons nos informations. La principale plainte dont nous nous faisons l’écho date de mars 2016. Par ailleurs, cette plainte ne met pas en cause le fait que Natacha Harry serait vétérinaire mais qu’elle se revendique « Docteur vétérinaire », ce qu’elle ne serait pas.

Voici d’autres précisions de la SPA au Parisien.

Les réponses de la SPA

Sollicitée, l’association SPA nous a adressé une longue réponse écrite. Extraits.

Une plainte visant Natacha Harry dit qu’elle n’a pas le diplôme de vétérinaire ?
Elle est vétérinaire, diplômée de l’école vétérinaire de Maisons-Alfort.

A quelle date a-t-elle soutenu sa thèse ? Eu son diplôme ?
La SPA n’a pas répondu sur ce point.

Liens avec le groupe Mars.
Il n’y a aucun conflit d’intérêts. Royal Canin, fournisseur historique de la SPA depuis 2002, a conçu des croquettes spécifiques avec des qualités nutritionnelles adaptées au mode de vie des animaux en refuge. Cette société fait l’objet d’une mise en concurrence régulière.

Natacha Harry fait-elle encore des pubs pour Dentastix (marque Pedigree) ?
Elle était ambassadrice entre 2011 et 2014. Cette activité s’inscrit dans le cadre de ses activités professionnelles et est sans lien avec la SPA.

Combien de refuges ont été rénovés depuis 2013 ?
La SPA a engagé 6,5 M€ pour la rénovation et l’entretien des refuges en 2014 et 2015. Certaines installations ont été laissées à l’abandon pendant des dizaines d’années. Un plan de près de 50 M€ va permettre la rénovation totale ou partielle de près de 25 sites.

Il n’y a plus de sténos pour faire les comptes rendus des CA ? Qui les fait désormais ?
Un PV est rédigé après chaque CA et approuvé par le CA.

Beaucoup de marchés ont été passés sans appel d’offres, pourquoi ?
Tous nos marchés font l’objet d’une mise en concurrence.

Budgets alloués à Image 7 et N Consultaing : montant, durée des contrats et mission ?
Nous ne souhaitons pas rendre publiques ces informations qui font partie de la réussite de nos actions. C’est notre choix.

A quand un comité d’éthique ? Le travail est en cours. Comité de la Charte ?
Nous avons postulé au comité de la Charte (NDLR : qui garantit le « don en confiance ») en juin 2014. (NDLR : le 1er juin, la SPA a annoncé sur son site par un simple communiqué qu’elle adhérait désormais au comité de la Charte.)

Les clauses du contrat d’adoption sont protégées

C’est une nouvelle très importante pour les refuges. Le site officiel de l’administration française, service-public.fr, a diffusé une information absolument vitale au sujet des clauses du contrat d’adoption.

Quand on procède à une adoption, on doit signer un contrat avec des règles. Le problème est qu’il y a un certain flou juridique au sujet de la valeur d’un tel contrat.

On a désormais un argument juridique important – même si en pratique, tout relève d’un certain rapport de force bien souvent – avec la décision de la cour de cassation.

On a un couple qui avait revendu des animaux adoptés et à qui la SPA a demandé qu’elle rende les animaux, selon les clauses du contrat… Le couple a voulu casser la décision de la SPA et a perdu.

Heureusement ! Si ce couple avait gagné, cela aurait anéanti les clauses des contrats d’adoption!

Adoption d’un animal auprès de la SPA : il faut respecter les clauses du contrat

Publié le 09 juin 2016 – Direction de l’information légale et administrative (Premier ministre),

La clause des contrats de la SPA interdisant la cession de l’animal sans l’accord écrit de celle-ci n’est pas une clause abusive. C’est ce que vient de juger la Cour de cassation le 1er juin 2016.

La Société protectrice des animaux (SPA) avait conclu, avec un couple, cinq conventions portant donation de cinq chiens, à charge, notamment, de ne pas céder les animaux sans accord écrit de la SPA.

Le couple ayant vendu les chiens sans son accord, la SPA demandait la révocation des donations consenties.

Le couple faisait valoir que la clause des contrats subordonnant la cession de l’animal à l’accord écrit de la donatrice était abusive.

Ce n’est pas l’avis de la Cour de cassation.

Pour celle-ci, cette clause n’est pas abusive.

En effet, lorsqu’elle procède à un don d’animaux, la SPA agit à des fins qui n’entrent pas dans le cadre d’une activité commerciale, industrielle, artisanale, libérale ou agricole, de sorte qu’elle n’a pas la qualité de professionnel au sens du code de la consommation.

On rappellera par ailleurs qu’une donation peut être assortie d’une condition, par exemple ne pas vendre le bien donné.

Bien entendu, la plupart du temps il est très difficile de faire en sorte de surveiller que les clauses des contrats soient respectées. Il y a un manque de moyen pour les suivis. Mais cela reste une très bonne nouvelle, d’une importance capitale !

Reste qu’il y a une certaine précarité juridique : on sait ce que le contrat n’est pas, on ne sait pas ce qu’il est… Toutefois, c’est une information très importante, que les gens dans les refuges doivent connaître.

Le docu-réalité canadien “Refuge animal”

Au Canada, la chaîne TVA propose depuis un mois un docu-réalité francophone sur un refuge pour animaux. L’émission est un succès, comme le constate le journal Métro dans l’article suivant.

On remarquera par contre que le journaliste n’a strictement rien compris à la dimension populaire de l’émission, à sa nature fondamentalement révolutionnaire de par ce qui est véhiculé comme esprit de compassion (même s’il faut souligner que le refuge pratique “l’euthanasie”, c’est-à-dire en réalité la mise à mort des animaux “en trop”).

Pour lui, le principe de l’émission est simplement “nunuche”.

Constat inquiétant de notre télévision printanière : la télé-réalité Refuge animal, de TVA, est l’un des bons succès de la saison au niveau des cotes d’écoute.

Le projet piloté par Stéphane Fallu à l’animation rassemble plus de 700 000 personnes par semaine, loin devant les nouveautés de Radio-Canada.

Par contre, c’est compréhensible. On suit le quotidien d’un refuge pour animaux abandonnés et le parcours de plusieurs animaux jusqu’à leur adoption par une nouvelle famille. La formule est forcément gagnante : bons sentiments + animaux mal traités = succès.

On se demande même pourquoi une émission comme Refuge animal n’est pas sur la grille depuis plusieurs années déjà.

C’est plaisant à visionner, on s’attache aux petits animaux devant leur nouvelle vie et Fallu fait un travail honnête à l’animation – même si son rôle est plus celui d’un guide dans la vie de ce refuge et des personnes dévouées qui y travaillent.

De la télévision simple, efficace, vite consommée et vite oubliée.

C’est à se demander si ce genre de formule n’est pas le rêve mouillé d’un diffuseur. Un coût de production minimale, un succès très intéressant pour les publicitaires et aucun risque de controverses. Qui peut se fâcher contre un petit chien à l’air piteux?

C’est l’ABC d’un succès télévisuel au Québec. Consensuel, inoffensif et économique.

Chapeau TVA, je suis moi-même tombé dans le piège de visionner quelques épisodes pour savoir si oui ou non les petits chiens présentés trouveraient une nouvelle famille.

Un succès-surprise prévisible, de la «petite télé» de semaine qui meuble bien l’après-souper avant de se mettre quelque chose de plus consistant sous la dent. Ça s’attrape le mardi à 19h30.

Voici une vidéo de présentation de l’émission, sur laquelle on peut trouver des infos sur cette page de TVA, le site du refuge étant ici.

Été 2016 : vers les abandons d’animaux, encore…

Les faits sont les faits et porter son attention sur les refuges est un grand critère pour connaître la situation des animaux.

Or, on ne peut pas vraiment dire qu’on assiste à un engouement massif en leur faveur… A l’indifférence générale s’ajoute celle, pratiquement complète, de la part de la jeunesse…

Quant aux chiffres des abandons, ils empirent et avant l’été, c’est la grande inquiétude. Tous les refuges savent que c’est un pic, avec un peu moins de la moitié des abandons de l’année qui se font à ce moment-là. Qu’on ne parle pas après de problèmes financiers, d’allergie, etc. et de toutes ces excuses lamentables inventées pour tenter de justifier l’injustifiable.

Outre que c’est mensonger, cela fait passer pour des salauds les gens des refuges, qui ne sauraient pas comprendre la misère humaine. Quand une personne a des soucis pour s’occuper de l’animal dont elle s’occupe, elle pourrait s’adresser très aisément à des associations pour l’aider.

Sauf que l’animal reste, dans la conception dominante, une marchandise, une chose vite superflue. On se débarrasse alors de l’être vivant connaissant alors la détresse, avec plus ou moins de mauvaise conscience.

La mauvaise conscience : voilà la vraie réalité des pseudos excuses, de la lâcheté des figures ignobles de notre temps abandonnant des animaux.

Pour voir à quoi peut ressembler un tel abandon plein de mauvaise conscience, voici un exemple de l’année dernière à Mulhouse, où une personne se débarrasse d’animaux en les plaçant dans un refuge avant son ouverture… La lâcheté, le remords, mais dans tous les cas: l’acte condamnable!

Les abandons en 2015 ont connu, dans la mesure où l’on peut disposer de statistiques car celles-ci ne sont malheureusement pas centralisées, une augmentation de 25% par rapport à 2014.

Difficile de savoir réellement, cependant. Voici par exemple la situation d’un refuge à Autun :

Les campagnes de sensibilisation sont restées sans effet et n’ont pas fait diminuer le nombre des abandons d’animaux. Avec 92 abandons (deux chats et 90 chiens), l’année 2015 affiche une hausse de plus de 70 % par rapport à 2014 (20 chats et 34 chiens).

La situation est encore plus préoccupante, selon Jacques Mahon, président de l’association Les Amis des bêtes, au niveau des animaux errants confiés au refuge auprès les huit jours réglementaires de fourrière. 127 chats et 72 chiens sont passés par ce stade, avant cession au refuge pour 157 d’entre eux.

Rappelons encore une fois, par rapport au second paragraphe, que ce sont les associations qui font le travail que la société et l’Etat ne veulent pas assumer… Tout le monde se dédouane, sauf les amis et amies des animaux, en première ligne!

Quant aux lois, que voici pour rappel, on se doute qu’elles ne sont pas appliquées, car inapplicables sans moyens ni volonté…

Article. 521-1 du code pénal : Le fait, publiquement ou non, d’exercer des sévices graves, ou de nature sexuelle, ou de commettre un acte de cruauté envers un animal domestique, ou apprivoisé, ou tenu en captivité, est puni de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 € d’amende. À titre de peine complémentaire, le tribunal peut interdire la détention d’un animal, à titre définitif ou non. Est également puni des mêmes peines l’abandon d’un animal domestique, apprivoisé ou tenu en captivité, à l’exception des animaux destinés au repeuplement.

Article. 215-15 alinéa 7 du code rural : Est puni de l’amende prévue pour les contraventions de la 4e classe le fait de détenir un chien né après le 6 janvier 1999 non identifié par un procédé agréé par le ministre en méconnaissance de l’article L. 212-10 et des dispositions prises pour son application.

Il faut mener la bataille pour les animaux !

La situation des animaux à Fort McMurray

[Si  vous vous êtes retrouvés à fuir Fort McMurray et qu’un animal de votre foyer est toujours là-bas, allez sur cette page remplir le formulaire pour les opérations de sauvetage.

La carte géographique pour fournir les informations quant aux animaux à aider se trouve ici.]

Le facebook d’actualité des sauvetages se trouve ici.]

C’est une nouvelle excellente et la preuve qu’une mobilisation démocratique en faveur des animaux sait triompher quand elle s’en donne les moyens !

Nous avions parlé de la terrible situation provoquée par l’incendie au Canada (Feux de forêt au Canada : des animaux abandonnés). La situation s’est renversée sous l’action populaire !

Voici ce que nous apprend le journal de Montréal : non seulement des équipes sont déjà allées livrer de la nourriture à Fort McMurray, mais il y a également un travail d’équipe pour aller chercher les animaux !

Des volontaires aidés par les services d’urgences ont commencé à identifier, extraire et transporter les animaux qui ont été laissés derrière lors de l’évacuation de la municipalité. Les bêtes vont ensuite être prises en charge par des spécialistes qui vont leur procurer des soins vétérinaires avant de les conduire dans les locaux de la SPCA [Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux] à Edmonton.

«Nous ne savons pas combien d’animaux devront être amenés ici, ni quelle quantité d’aide sera nécessaire dans le secteur d’Edmonton», a indiqué la société sur son site internet.

Une partie importante du travail de la SPCA est de réussir à identifier et retrouver les propriétaires des animaux. L’organisation a demandé à tous les propriétaires de remplir un formulaire disponible en ligne afin de faciliter son travail.

Avant cette opération de sauvetage, la SPCA s’était déjà rendue à Fort McMurray avec des camions remplis de nourriture pour chien, chats et toutes sortes d’espèces animales afin de venir en aide aux animaux abandonnés.

Il faut savoir qu’au milieu de la semaine dernière, il y avait déjà une équipe, la Fort Mac Fire – Pet Rescue, réussissant à ramener 230 animaux, afin de se faire chasser de la zone.

La police – qui est surtout focalisée sur le fait de bloquer la zone pour éviter les pillages et refuse toute activité non institutionnelle – a dû céder et accepter de l’aide associative.

On notera qu’une compagnie aérienne a accepté le transport de passagers animaux, comme le relate Radio Canada :

Des animaux de compagnie ont pu voyager en cabine avec leurs propriétaires dans un avion de la compagnie Canadian North qui évacuait des travailleurs d’un camp au nord de Fort McMurray.

Les 19 chiens, cinq chats et deux tortues se sont tenus dans les couloirs, sur les genoux ou au pied des voyageurs pendant les 53 minutes qu’il fallait pour rejoindre Edmonton depuis le site Albian Sands jeudi dernier.

La soute de l’avion n’avait pas suffisamment de place pour les mettre.

L’agente de bord Wanda Murray dit avoir effectué un décompte de ses 130 humains et des animaux avant le décollage. « Nous avions un Grand Danois, dit-elle. Ils se sont tous bien comportés. »

Un porte-parole de Canadian North, Kelly Lewis, constate qu’il est inhabituel d’avoir tant d’animaux en cabine, mais qu’il n’y avait pas d’autre choix : « Nous n’allions pas laisser les gens abandonner leurs animaux. »

Le brasier qui fait rage à Fort McMurray pourrait atteindre 3000 kilomètres carrés samedi. Il risque même de se propager en Saskatchewan.

La situation est bien sûr terrible encore. Les compte-rendus des gens fournissant leur code d’immeuble avec leur adresse, en décrivant la situation des animaux là-bas (leur nombre, le type de cages, etc.) est terrifiant.

Certains n’hésitent pas à mettre l’information comme quoi les clefs sont dans la boîte aux lettres et qu’il ne faut pas hésiter à forcer la porte au cas où !

La culpabilité est exprimée bien entendu également, même s’il est difficile de savoir pour l’instant encore comment tout cela s’est déroulé.

Il y a beaucoup à réfléchir à ce sujet et déjà une chose simple et évidente : il faut toujours avoir une boîte de transport de disponible chez soi en cas de souci, afin de ne laisser personne derrière !

“Je voudrais bien voir la montagne. Je ne l’ai jamais vue qu’à la télévision”

Rethel est une ville d’environ 7000 personnes, dans les Ardennes, en Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine. Il existe une association qui va fermer le 30 juin : l’association sud ardennaise de protection des animaux.

Voici comment l’Union présente cela :

Ginette Desimeur, fondatrice et gestionnaire de l’Asapa de Rethel, tourne une page. Le refuge ne sera plus dans un mois.

Le compte à rebours est lancé pour l’association sud ardennaise de protection des animaux (Asapa) de Rethel. Le refuge, installé rue des Eaux-Vergères à Acy-Romance, fermera définitivement ses portes le 30 juin.

Un crève-cœur pour sa fondatrice et gestionnaire, Ginette Desimeur, qui se résout toutefois à prendre du temps pour elle. «  Je voudrais bien voir la montagne, fait-elle mine de se consoler. Je ne l’ai jamais vue qu’à la télévision.  »

Cette citation est un résumé tout à fait pathétique et totalement réaliste sur la condition des gens travaillant dans les refuges, dont l’abnégation est complète.

On ne soulignera jamais assez le formidable travail des bénévoles dans les associations, qui sacrifient littéralement leur vie quotidienne pour maintenir la digue de la compassion face à l’indifférence.

Qu’on reproche au travail effectué des insuffisances, cela se conçoit car nous devons mieux faire, toujours mieux faire. Nous sommes encore loin de la bienveillance générale de l’humanité envers les animaux !

Mais il faut comprendre que c’est une guerre qui est menée aux animaux et que les personnes dans les associations font avec les moyens du bord. Bien souvent, elles ne sont pas végans et d’ailleurs les terribles difficultés auxquelles elles font face les empêchent même parfois de penser qu’on pourrait réellement faire mieux.

Car ces personnes veulent le bien des animaux, alors comment pourraient-elles comprendre par exemple des gens qui se disent vegans simplement pour leur bonne conscience, sans aucun engagement positif pour les animaux ?

On ne dira jamais assez suffisamment à quel point le coeur réel du véganisme, c’est l’amour de la nature, l’amour des animaux, et non les fictions juridiques inventées par des intellectuels cherchant une place au soleil institutionnel.

Pour cette raison, nous ne pouvons qu’appeler encore et encore : allez aider les refuges du lieu où vous habitez. Même une aide infime s’avère très précieuse. Le moindre apport matériel, la moindre aide physique, tout compte.

Rappelez-vous d’agir avec un esprit discipliné, afin de pas nuire aux animaux, aux gens qui savent ce qui doit être fait et ce qui ne doit pas être fait.

Trouvez un sens dans le regard des êtres victimes que vous essayez d’aider, et que nous ne ferons jamais assez mieux qu’essayer de les aider tant que nous n’aurons pas changé le monde pour le rendre plus bienveillant !

Et exprimez vos encouragements, votre soutien, votre appui aux personnes qui travaillent dans les refuges.

Pensez à cette dame âge qui, dans les Ardennes, n’a jamais vu la montagne, car le sens qu’elle a donné à ses actes la dépassait, par esprit de bienveillance.

2016 : Festival de la protection animale à Valenciennes

Entrée gratuite.

L’Association Canin sans Famille est heureuse de vous annoncer qu’elle organisera son premier Festival de Protection animale à Valenciennes: Gymnase tertiales, chemin des alliés (du jamais vu dans cette ville) de 10H00 à 18H30 le weekend du 9 et 10 avril 2016.

Ce rassemblement a pour but de réunir la défense animalière, la vie au naturel, la protection de l’environnement afin que chaque être respecte l’autre et s’unisse pour une terre meilleure.
Ces deux jours seront ouverts en premier lieu aux défenseurs et amis des animaux mais aussi aux services animaliers.

Le but des associations :

-Sensibiliser à la protection animale (que ce soit sur la terre, dans la mer ou dans le ciel).
Informer (conférences pour les associations qui le désirent).
-Responsabiliser
Faire passer un moment agréable aux familles.
-Mieux connaître le végétalisme
Pour les services animaliers : voir tout ce que l on peut apporter à nos petits compagnons (éducation, toilettage….

L’appel à soutien financier de l’association Aristraitchat

Comme on le sait, les associations ont du mal à recevoir des dons. L’association Aristraitchat, située au Trait, dans les Boucles de la Seine, à l’ouest de Rouen, a une idée: réaliser des stylos des porte-clefs, etc. au nom de l’association, afin de pouvoir justement recevoir davantage de dons en proposant les dits objets.

Cette initiative est-elle quelque chose de juste? C’est très difficile à dire, surtout pour une petite association. Il est toujours plus facile de procéder à cela quand le nom est plus connu.

Et au fond, est-ce un contournement de la bataille pour gagner les gens, ou au contraire un moyen de le faire? A chacun de juger donc de cette expérience, dont le résultat est d’importance pour le monde des associations et des refuges. Voici la présentation faite par l’association de son projet.

L’association Aristraitchat se compose d’une dizaine de bénévoles avec une même mission : sauver les chats en danger et réaliser des campagnes de stérilisation sur la commune Du Trait (76, agglomération de Rouen) et ses alentours.

Même si le combat est long et difficile, nous ne baissons pas les bras. Car chaque chat sauvé et stérilisé, c’est une petite victoire mais un grand pas en avant. (…)

Nous avons besoin de votre soutien, amis de la nature et des animaux, pour persévérer dans cette mission. L’objectif étant bien sûr de réguler la population de chats errants et de continuer à sensibiliser le grand public à la nécessité de stériliser et d’éviter les abandons.

L’association souhaite donc se développer et se faire connaître davantage, dans le but de toucher plus de donateurs éventuels, mais aussi et surtout, plus d’adoptants éventuels.

Nous avons donc pour projet de commander des objets publicitaires marqués au nom de l’association (stylos, magnets, porte-clés, mugs, peluches, parapluies) pour pouvoir les revendre sur les différentes animations que nous effectuons tout au long de l’année (marchés de Noël, foires à tout, collectes dans les grandes surfaces) mais aussi par le biais de notre page facebook.

Il est bien évident que l’association n’a pas de budget pour cette dépense importante, c’est pour cela que nous avons pensé au financement participatif.

Je me permets de rappeler que sans le financement participatif, donc sans vous, le projet est impossible. Trouver une somme aussi importante alors que nous avons déjà des dépenses fixes importantes (l’association soigne et nourrit 70 chats en attente d’adoption) sans compter les sauvetages réguliers et les campagnes de stérilisation de chats « sauvages ».

Nous survivons principalement grâce à une subvention importante de la ville Du Trait, une subvention de la ville de Yainville (nous effectuons la gestion des chats errants et de leur stérilisation sur ces communes), et grâce aux dons de particuliers.

Donc même si ce n’est pas de l’argent perdu puisque l’objectif est de récupérer deux fois la mise une fois tous les objets revendus, nous n’avons pas le budget nécessaire pour avancer ces frais.

Nous comptons sur vous pour atteindre l’objectif… !

Si jamais (et oui nous avons envie d’y croire !) l’objectif était dépassé, l’argent supplémentaire récolté irait bien sûr dans la caisse Aristraitchat et permettrait de réaliser des sauvetages supplémentaires ou d’investir dans du matériel pour l’association.

Si vous ne pouvez pas soutenir le projet mais que le sujet vous intéresse, n’hésitez pas à en parler autour de vous. Le bouche-à-oreille nous sera d’une grande aide. Passez le message aux amoureux des animaux… !

Le budget initial servira à acheter les objets publicitaires et si il y a du plus, nos amis les minous (et nous !) seront ravis !

Voici en détail le projet avec l’estimation budgétaire réalisée grâce aux devis fournis par une société spécialisée :

Tous les objets suivants seront donc personnalisés aux couleurs de l’association :

Stylos (x500) 188.50€

Magnets (x300) 226.80€

Porte-clés torche (x250) 520€

Mugs (x108) 594.86€

Parapluies (x50) 376.50€

Peluches chats (x50) 260.50€

Soit un total de 2168.16€ (2169€).

Il a été prévu un budget pour les frais de port et d’emballage de vos contreparties de 351€ soit un total de 2520€.

Il faut également ajouter les 10% de commission My Major Company (280€).

Soit un total net de 2800€.

Un reçu fiscal vous sera délivré sur simple demande et vous pourrez obtenir une déduction d’impôts à hauteur de 66% de votre don..

LES CONTREPARTIES
En fonction de votre participation vous pourrez recevoir un stylo, un magnet, un porte-clés, un mug, une peluche ou encore un parapluie marqués au nom de l’association.

L’association Volée de piafs a besoin de soutien

Hier, nous parlions des difficultés des associations ; voici un exemple concret de comment aider. L’association Volée de piafs,  basée non loin de Lorient en Bretagne, appelle au soutien pour financer une salle de lavage pour les oiseaux marins, une volière à passereaux, le tout coûtant 9200 euros.

Un peu plus de 2000 euros a déjà été récolté, par l’intermédiaire du site kiss kiss bank bank et il reste une trentaine de jours pour cumuler le tout. Il faut savoir ici que tout don est déductible des impôts : un don de 50 € revient à 17 €.

Voici l’appel de l’association, qui en profite pour se présenter.

L’association Volée de piafs, au travers de son centre de sauvegarde de la faune sauvage, a pour objectif la préservation de la biodiversité. Sa mission principale est d’accueillir, de soigner, de réhabiliter et de relâcher la faune sauvage en détresse. Elle sensibilise également le grand public à la lutte contre les nuisances et pollutions touchant à l’environnement.

Située à Languidic en Bretagne, l’association accueille chaque année environ 2500 animaux. L’activité est dévorante : Marie et Didier, les deux fondateurs du centre, n’imaginaient pas que les accueils prendraient une telle ampleur. Mais le grand public est sensible à la souffrance animale, d’autant plus que la majorité des causes d’accueil sont dûes aux activités humaines (choc route, baie vitrée, empoisonnement…) : le centre ouvert 7j/7 reçoit 20 à 60 appels par jour.

Ainsi, oiseaux marins, rapaces, corvidés, passereaux, petits et gros mammifères, sont nourris, soignés et réhabilités tout au long de l’année à Volée de piafs, grâce à une équipe entièrement bénévole !

Contrairement aux idées reçues, l’association est très peu subventionnée, à peine 15% de notre budget provient d’aides publiques. Notre principale source de financement est obtenue grâce aux dons et adhésions des particuliers. Malheureusement, malgré la générosité de nos donateurs, nous ne disposons pas de ressources suffisantes pour construire de nouveaux aménagements indispensables pour accueillir convenablement certains « pensionnaires ». C’est pourquoi nous lançons cet appel aux kisskissbankeurs !

Les accueils ne cessent d’augmenter et nos infrastructures sont toujours insuffisantes:

Nos volières à passereaux sont bien trop petites et surtout mal adaptées. Nous avons besoin d’une structure plus vaste et bien aménagée pour que la rééducation des oiseaux blessés et l’évolution des juvéniles se déroulent dans les meilleures conditions.

Nous ne disposons pas d’une salle de lavage pour les oiseaux, digne de ce nom. Or, nous recevons régulièrement des oiseaux dont le plumage est souillé par des hydrocarbures ou des huiles.

Notre projet est, tout d’abord, de construire une volière de 28 m² entièrement sécurisée de 3 m de hauteur. Le revêtement extérieur (côtés, sol et sommet) est prévu en grillage galvanisé maille 1,4 cm pour empêcher toute intrusion. Ce grillage sera doublé dans la partie intérieure de la volière d’un filet maille 1,4 cm tendu sur toute la surface afin que les oiseaux ne se blessent pas et n’abîment pas leur plumage sur le grillage.

Concernant la salle de lavage pour les oiseaux : nous recevons fréquemment des oiseaux dont le plumage est souillé par des hydrocarbures, des huiles et produits en tous genres. Or, nous manquons cruellement d’une structure adaptée pour les laver, à savoir une pièce chauffée supportant d’être inondée sans dommages. Cette salle doit être munie d’un double poste de lavage pour les petits et moyens oiseaux, ainsi qu’un autre pour les grands oiseaux.

Nous possédons ces postes de lavage, le chauffe-eau et une partie de la plomberie, mais pas ce qui va autour. Actuellement nous lavons les oiseaux dehors dans des bassines quand il fait chaud en été, mais l’hiver nous ne pouvons laver que les petites espèces dans un évier.

La conférence de presse de Cause Animale Nord

Le “président” de “Cause Animale Nord” a donc, hier, connu son heure de gloire, avec une conférence de presse où, en fait, de révélations, on ne sait rien de plus.

Les promesses n’auront donc pas été tenues, comme par exemple des résultats vétérinaires (pour vérifier si le chien était drogué).

On doit donc considérer que la cause de la défense des animaux continue donc d’être prise en otage, et cela sciemment. En postant non stop des revendications véganes sur le facebook de Cause Animale Nord, comme si de rien n’était, il s’agit pour le président de se poser comme fer de lance de la cause.

Ce n’est ni démocratique ni acceptable, vue sa vision totalement délirante de la société. 20 minutes Lille nous retransmet un de ses propos assez éloquent dans le genre :

“Pour que cette vidéo prenne autant d’ampleur, d’autres personnes plus puissantes se cachent derrière cela »,

Cela rappelle les délires sur les “illuminatis” très à la mode il y a quelques temps, y compris dans la défense des animaux (on se souvient de l’affaire du “DJ Ripley“).

Les animaux sont pris en otage pour une vision misanthrope, complotiste du monde. On a ici une vision paranoïaque du monde, sans aucune explication rationnelle de l’exploitation animale.

Dans le film très connu “M le maudit”, il y a le fantasme d’une grande ville passée sous la coupe de politiciens véreux de mèche avec la police, avec les mendiants formant un syndicat hyper organisé. C’est le même genre de vision du monde paranoïaque.

Il ne s’agit pas de dire qu’il n’y a pas de mafia, de politiciens véreux, de trafics de chiens. Il s’agit juste de voir que cela n’est pas “parfait”, mais participe en général à une société corrompue, aux valeurs inacceptables.

Du côté de “Cause Animale Nord”, on ne voit pas les choses ainsi ; on ne réfléchit pas en termes d’histoire, de culture, d’économie, on réagit avec “le coeur”, tout en se fondant donc sur l’intuition, les préjugés…

Au final, donc, c’est de la fausse rébellion prétextant une cause plus qu’autre chose. On est dans la pose, voire la posture.

On remarquera justement que sur le tee-shirt porté à la conférence de presse, il est inscrit “je suis modern gay la fourrure pas pour moi”, histoire de ne pas passer pour un facho. On est dans le calcul, pas dans la lutte pour la cause.

Voici une autre illustration de cette logique, avec un post facebook vite enlevé, exprimant une paranoïa certaine,  bien dans les normes de l’extrême-droite, comme il se doit.

C’est totalement délirant, mais cela ne doit rien au hasard: la cause animale s’est fait prendre d’assaut non pas par l’extrême-droite organisée (comme le pensent les anars), mais par une vision misanthrope qui rejoint l’extrême-droite (d’où l’incompréhension sincère mais au final absurde des misanthropes devant l’accusation d’être des fachos).

Au milieu de tout cela, il y a l’egotrip. On peut juger sur pièce avec le document publié par le “président” de Cause Animale Nord à l’occasion de la conférence de presse :

Cause Animale Nord

COMMUNIQUE DE PRESSE CONCERNANT L’AFFAIRE DU CHIOT.

Je suis atterré de voir les proportions qu’a pris la haine déclenchée contre moi et contre Cause Animale Nord que je préside, après la circulation massive de cette vidéo. Nous sommes attaqués de toute part, le site de CAN a été piraté, ainsi que les comptes sociaux de certains de nos militants, et nous recevons des menaces de mort du monde entier.

Je reconnais que les images peuvent choquer : un homme âgé au sol, les cris d’un chiot attrapé dans la précipitation, des invectives lancées aux passants, c’est typiquement le genre d’extrait-choc qui, livré au public sans aucune explication sur le contexte, donne lieu à toutes les interprétations possibles même les pires; surtout quand certaines personnes se font un plaisir d’aiguiller les imaginations.

Ça serait intéressant d’ailleurs de savoir par qui et pourquoi cette vidéo a été mise sur le net et surtout a pris une telle ampleur, avec directement incitation immédiate à la haine, publication de mon nom, adresse, n° de téléphone etc…. surtout sachant que CAN a l’habitude de lever des gros dossiers qui dérangent certains politiques.

La réponse : un jeune de 23ans qui aime faire le buzz sur les réseaux sociaux du nom de Nghi Le Duc. Cette personne ne fait nullement partie de la protection animale, son passe-temps, créer le scandale sur la toile. Mais pour que cette vidéo prenne autant d’ampleur, d’autres personnes plus puissantes se cachent derrière cela. Les attaques contre notre site viennent de plusieurs pays du monde.Voici donc exactement ce qui s’est passé ce jour-là.

Lors d’une manifestation contre la fourrure se tenait un village de stands d’associations. Une femme (celle qu’on voit sur la vidéo du pseudo Victoria Phoque sur les réseaux sociaux) est arrivée sur le stand de CAN, nous expliquant qu’elle faisait le tour de tous les stands depuis un moment pour alerter sur la présence d’un chien « drogué et maltraité », cherchant de l’aide.

Aucun militant n’était venu à cette manifestation pour se retrouver à faire une enquête en urgence sur place (et encore moins devoir gérer un animal en pleine manifestation) mais devant son insistance, on a décidé d’aller au moins voir ce qui se passait.

J’ai effectivement découvert un chiot amorphe, dodelinant de la tête, les pupilles dilatées, et attaché très court par un lacet à la poignée d’une valise. Je n’ai pas de « détecteur de drogue » sur moi, on peut aussi penser que ce chiot était juste sonné par le bruit de la rue mais en général tous les chiots sont plutôt très vifs et joueurs; donc inquiété par son absence totale de réactivité j’ai évidemment essayé d’établir un dialogue avec son propriétaire.

Il est devenu tout de suite très méfiant, a détaché le chien pour le prendre aux bras puis à la surprise de tout le monde il s’est jeté au sol avec le chiot serré contre lui et s’est roulé par terre. Je n’espère qu’une chose, c’est que des caméras de surveillance de la ville se trouvaient en fonction sur cette sortie des Halles afin qu’il soit enfin prouvé que je ne l’ai pas agressé : il s’est jeté au sol lui-même, et vu que comme tout ce que je dis est disséqué et retourné contre moi depuis quelques jours, je ne tenterai même pas de proposer d’explications sur ce comportement.

Plusieurs personnes dans le public ont crié « Attention au chien, il va l’écraser » !

Il faut bien comprendre que ces choses-là se produisent à vitesse éclair et qu’on n’est pas forcément préparé à de telles réactions ; entre l’état quand même bizarre du chiot à mon arrivée, la difficulté d’établir un dialogue, la réaction surprenante de cet homme et surtout le danger dans lequel le chiot s’est retrouvé au risque d’être écrasé, j’ai réagi sous le coup de l’urgence en essayant de lui écarter les bras pour qu’il libère le chiot. Il le serrait si fortement que des témoins ont hurlé « Il va l’étouffer ! »

Si le grand public était informé des trafics permanents de chiots dans les grandes villes, provenant d’élevages étrangers dont les reproductrices sont totalement sous-alimentées et maltraitées, avec un taux de mortalité effroyable dans les transports clandestins, ces camions arrivant la nuit entre autre porte de la Chapelle et l’usage très habituel de substances dangereuses sur les chiots pour les faire tenir tranquille, et dont la police, bien qu’au courant, n’a ni le temps ni la volonté avérée de s’occuper, peut-être aussi que ma réaction serait moins stigmatisée, même si je le reconnais les choses ont été faites dans la précipitation et une certaine incohérence. Et si il ne s’était pas roulé au sol avec le chiot, on aurait peut-être eu le temps d’essayer d’y voir plus clair, aussi !

La vidéo commence au moment où je viens juste de réussir à lui faire lâcher le chiot; on se précipite sur l’animal pour qu’il ne s’échappe pas (le bruit qu’on entend c’est mon épaule qui cogne le panneau en fer derrière lequel j’avais peur qu’il disparaisse, et non la tête du chiot comme des milliers de gens se sont permis de l’affirmer alors que je suis filmé de dos à ce moment-là et qu’on ne voit rien de ce qui se passe réellement) ; l’homme s’agrippe ensuite à moi en criant pour essayer de récupérer l’animal, la femme essaye de l’en empêcher, un militant qui était venu avec nous me prend le chiot des mains et nous repartons vers le village associatif qui était à 50 m de là ou la police était présente.

L’homme n’y est pas venu pour essayer de le récupérer, par contre une demi-heure après il portait plainte en présentant les papiers d’un pékinois (ce que ce chiot n’est pas), papiers qu’il aurait pu aussi bien me présenter tranquillement dès le départ, aussi. Chose que je ne m’explique pas, c’est qu’il soit allé porter plainte dans un commissariat éloigné à 20 minutes alors qu’il s’en trouve un à proximité immédiate des lieux. Et qu’une plainte soit reçue 35 minutes après l’acte !

Beaucoup de question sans réponse qu’il laisse présager des doutes sur les réelles motivations…

Des milliers de gens copient-collent des commentaires disant que cet homme avait un chien depuis 15 ans qui venait de mourir de vieillesse et qu’il était très connu dans le quartier; or dans diverses vidéos pourtant volontairement à charge contre moi il explique devant les caméras, avec l’aide d’un interprète roumain, qu’il n’est en France que depuis 4 mois et qu’il n’a jamais eu de chien avant.

A l’inverse d’autres gens laissent des commentaires disant qu’il a été vu ces derniers temps avec d’autres animaux : bref rien n’est clair dans cette affaire. D’autres affirment que « aucun SDF n’a les moyens d’acheter de la drogue » : un grand nombre de produits très courants et bon marché peuvent pourtant rendre un jeune animal complètement stone. À noter qu’une fois libéré ce chiot s’éloigne plutôt lentement, donc : drogué ou pas, la question reste licite.

Au bout d’un certain laps de temps conséquent le chiot a retrouvé un comportement d’éveil normal. La bénévole qui s’est proposée pour l’héberger m’a confirmé le lendemain qu’à part un envahissement de puces, la petite chienne semblait en relative bonne santé. CAN est accusée aussi d’avoir trop rapidement publié une annonce d’adoption (et non de VENTE, j’insiste sur ce point, et toutes les asso font pareil à des tarifs sensiblement équivalents pour couvrir les frais inhérents à la mise en règle des animaux. Il faut comprendre qu’à partir de la parution d’une proposition d’adoption il se passe parfois des semaines avant que quelqu’un se présente, donc nous avons l’habitude de faire paraître les annonces le plus vite possible.

De toute façon on ne place jamais les animaux sans prendre le temps de s’assurer que l’adoptant est sérieux ; ici l’association a simplement suivi sa procédure de routine, après parution on a donc tout le temps de remettre l’animal en état de santé si besoin, de l’identifier ou de vérifier les identifications; ici il y a bien une puce, mais le passeport correspondant n’est pas franchement clair puisque le premier vaccin est noté à la date du 01/09/ 2005, pour un chiot de meme pas 3 mois. A côté de ça l’homme reste très évasif sur la façon dont il s’est procuré ce chiot. Son fils ? Il se trouve en Angleterre…

On m’accuse d’avoir agi trop impulsivement : j’ai agi comme me le dictait mon cœur à l’instant T devant la réaction vraiment imprévue de cet homme ; j’ai peut-être mal évalué la situation et dans ce cas c’est la justice maintenant qui vérifiera si oui ou non les papiers de ce chiot sont réellement les siens, et qui tentera d’en savoir plus sur sa provenance.

Je n’ai jamais eu ces documents, ils ont été filmés dans des interviews du supposé propriétaire qui les présente lui-même devant la caméra : à partir de ces vidéos l’image a été extraite, mais quand je l’ai publiée pour tenter de faire comprendre aux gens qu’il y avait bien quelque chose de bizarre vu les dates on m’a accusé en prime de les lui avoir volés, ou même de les avoir falsifiés : tout ce que j’essaye de produire comme explication est retourné contre moi.

Des gens vont jusqu’à jurer qu’ils lisent bien « 2015 » alors que 2005 est clairement visible! Le vétérinaire qui a examiné le chiot et à la vue de toutes les incohérences (dates non concordantes, race, etc) émet de sérieux doutes sur l’authenticité des documents fournis. Des examens vétérinaires sont en cours dans l’un des plus grand centre français, le délai pour les résultats est de 3 semaines. Le simple cout pour cette expertise est de 252€ donc bien inférieure aux frais d’adoption que nous demandions.

Après recherche le vétérinaire Roumain ayant identifié le chiot déclare que le chiot n’est pas enregistré au registre national du pays. Mais après investigation, le chiot se trouve bien inscrit au registre mais avec des dates différentes de son passeport. Pourquoi avoir menti ? on peut se poser la question.

Egalement un vaccin antirabique effectué début septembre sur un chiot de 2 mois alors que la législation ne l’autorise qu’à partir de 3 mois.

Une date de naissance également différente entre le passeport et le fichier central roumain.

Mais aussi une date d’enregistrement differente au fichier central.

Beaucoup d’incohérences qui laisse présager un trafic, surtout qu’une video tourne actuellement sur le web ou on voit cet homme négocier pour des chiots.

Au terme de l’enquête et si un trafic est décelé, je serai peut-être condamné pour avoir voulu « faire justice moi-même » comme on m’en accuse, mais j’espère alors que ce buzz regrettable sera au moins l’occasion de porter sur la place publique ce problème énorme de trafic d’animaux (qu’il s’avère qu’il s’agit bel et bien de ça ou pas, d’ailleurs).

Il faut savoir aussi que dans certains cas de maltraitance la police s’en remet directement aux associations en disant : « Allez-y, car nous on ne peut rien faire ». Ce qui revient très clairement à nous dire : « Nous n’avons pas les moyens légaux d’intervenir, sortez cet animal de là comme vous pouvez, on ferme les yeux. » Et si on n’y va pas, alors les gens nous jettent la pierre aussi.

Je rendrai donc compte de mes actes mais ce qui est incroyable c’est que mon association ait été accusée à travers le monde de « voler des chiens à des SDF pour gagner de l’argent. »

Toutes les associations et refuges de France croulent sous les animaux abandonnés et ont le plus grand mal à leur trouver de bons adoptants: qu’une association aille en « voler » pour le plaisir de les mettre à l’adoption en pensant gagner de l’argent au passage, franchement qui peut croire à ces fables. Surtout quand on connait les tarifs des vaccinations, vermifuges, déparasitage, identification etc, parfois même castration si l’animal est plus âgé.

Toutes les personnes qui me connaissent et même mes ennemis savent le temps que je consacre à mon association et au sauvetage d’animaux, au point de ne plus avoir de vie privée. A propos de vie privée, j’informe qui de droit que j’ai parfois hébergé chez moi des SDF en leur laissant mon propre lit : je ne suis pas certain que toutes les personnes qui me traitent de facho et souhaitent ma mort depuis quelques jours en aient jamais fait autant.

CAN est une association qui a pignon sur rue. Nous avons en charge plus de 700 animaux, de chevaux à furets en passant par les animaux de ferme, et de tous âges.

Cela représente énormément de logistique, de soucis, de soins quotidiens à prodiguer à chacun, donc imaginer que je profite d’une participation à une manifestation contre la fourrure pour aller chercher des animaux supplémentaires dans Paris est tellement énorme que j’avoue, quels que soit mes torts dans la façon dont les choses se sont déroulées lors de cette intervention qui était je le répète non prévue, que je suis très étonné de voir jusqu’où va la haine de certains et la volonté de nuire à CAN.

L’opinion publique a été particulièrement touchée parce qu’il s’agit d’un sans-abri, je suis devenu « un voleur de SDF » : je suis parfaitement bien placé pour savoir que nombre d’entre eux s’occupent très bien de leur animal et sont même capables de se priver de nourriture pour eux. On leur vient en aide d’ailleurs quand l’occasion se présente.

Ce n’était pas la peine de me l’expliquer par des milliers de messages insultants et menaçants, car cela n’a rien à voir avec les chiots victimes d’un trafic international connu qui enrichit en amont une mafia énorme, et qui déverse – en France notamment – un flot ininterrompu de nouveaux animaux alors que tant d’autres abandonnés par leurs « maîtres » attendent en cage d’être adoptés et sont même parfois euthanasiés (des dizaines de milliers chaque année) : est-ce que les gens peuvent comprendre qu’entre les chiens qui sont pour un SDF son seul ami et la prunelle de ses yeux, et ceux qui sont écoulés au marché noir, il y a une différence ?

Ceci sans présumer de l’affaire actuelle. Il est possible d’ailleurs si le cas se présente que nous soyons tous les deux condamnés : moi pour intervention dans un cadre non légal, et lui pour participation à un trafic d’animaux. Si sa bonne foi est établie je saurai lui présenter mes excuses et répondre des conséquences de mon erreur d’appréciation.

Les personnes qui se sont rendues coupables de faux témoignages (prétendant connaître cet homme dans ce quartier depuis plus de 15 ans alors qu’il dit lui-même n’être en France que depuis quelques mois), ainsi que celles qui m’ont livré en pâture aux réseaux sociaux en publiant mon adresse personnelle accompagnée d’incitation explicites au lynchage, auront elles aussi à rendre des comptes. Et comme quoi qu’il en soit des trafics de grande ampleur existent j’espère que tout cela servira au moins à attirer l’attention du public et des autorités sur cette mafia bien connue des services de police.

CAN restera debout, les bénévoles et militants qui la composent restent soudés, et même plus unis encore devant cette attaque d’une haine et d’une proportion incroyable, car les animaux dont nous nous occupons depuis des années comptent sur nous.

Antony Blanchard, président de Cause Animale Nord.

24 chiens asphyxiés lors d’un transport de la SPA de Paris

Nous avons déjà parlé de la véritable catastrophe des refuges en France, qui dans la pratique n’ont aucune envergure nationale et n’existent que par la volonté, le courage, l’abnégation d’individus dispersés se donnant corps et âmes.

L’Etat ne fait rien, la société s’en moque, et c’est sur la bonne volonté d’individus que tient une solidarité absolument nécessaire. Parfois, il y a des erreurs, voire des fautes.

La mort par asphyxie de 24 chiens lors d’un transport agréé par la SPA de Paris est une expression de plus de la honte de la situation.

Surtout quand on voit apparemment une personne responsable de la SPA de Paris se pointer… en avion à Tarbes pour officialiser un tel transport, dans un camion traditionnel de type déménagement…

Et il y avait également un responsable des services vétérinaires, validant le transport!

Et ce transport allait de Tarbes (sud ouest de la France) jusqu’à Paris, 830 kilomètres de route et plus de sept heures de route: n’y a-t-il aucun autre refuge entre Tarbes et Paris?

Nous parlions encore récemment des scandales en série révélés par le Canard enchaîné au sujet de la SPA de Paris (voir « A la SPA, on se goinfre sur la bête »), montrant que dès que les comptes des grandes associations deviennent opaques, l’esprit de corruption est vite présent, puisqu’il n’y a aucun garde fou culturel et démocratique…

Ce dont on a besoin c’est de structures véganes, avec une morale absolument incorruptible, où les animaux sont placés comme aspect principal. C’est indiscutable.

On en est loin et tout cela fait froid dans le dos. En France, au 21ème siècle, un tel transport d’animaux abandonnés est une honte complète, qui n’a aucune excuse. Ce n’est pas rechercher à bien faire, c’est de l’amateurisme criminel.

Bien entendu, les moyens sont terriblement faibles. Mais il faut savoir dire stop, surtout quand il y a des moyens comme les a la SPA de Paris…

Ce qui se révèle ici c’est un problème d’ampleur national, demandant un engagement de fond, une réflexion capable de continuité. Il faut, pour aider les animaux, des moyens d’ampleur : il faut les arracher à l’État, tout comme finalement il faut tout changer pour pouvoir mettre en œuvre des choses concrètes, réelles, quotidiennes.

Voici une présentation de cette affaire dramatique – et non tragique, car il y a des coupables – par Le Parisien:

«On s’en veut, on n’aurait jamais dû les laisser partir!», regrette Maud Starck, la vice-présidente de la SPA de Tarbes (Hautes-Pyrénées). Depuis plus de trois semaines, un profond malaise règne dans son refuge. En cause : 24 chiens sur les 38  transportés le 23 avril vers Paris, à la demande des pouvoirs publics pour cause de surpopulation à Tarbes, sont morts asphyxiés en cours de route.

Depuis ce drame, les différents protagonistes se rejettent les responsabilités. Le refuge de Tarbes assure que toute l’opération a été coordonnée par la SPA de Paris. Or, la SPA de Tarbes et celle de Paris mettent en cause le transporteur, la Sapca. De son côté, le PDG de la Sapca, Jean-François Fonteneau, reconnaît que le camion de 20 m3 qu’il avait loué pour l’occasion n’était «pas agréé», mais il s’en prend au fonctionnement «dramatique» de la SPA de Tarbes.

Le parquet de Tarbes devrait rapidement décider, au vu des analyses toxicologiques, si l’enquête reste à Tarbes ou si elle doit être transmise à Agen, près du siège du transporteur, ou encore à Paris, siège national de la SPA, en fonction des responsabilités principales, informe la procureure Chantal Firmigier-Michel. Quant à la présidente du refuge de Tarbes, Paulette Cassou, elle a porté plainte contre X le 28 avril. La présidente nationale Natacha Harry a indiqué avoir fait de même de son côté le 24 avril.

Un camion non agréé

Selon Maud Stark, ce 23 avril, 38 chiens ont été transportés dans un camion de déménagement sans aération, conçu pour le transport de meubles, pas d’animaux vivants. «Nous n’avons pas osé nous opposer au transport: il y avait sur place quelqu’un des services vétérinaires, ainsi qu’une déléguée de la SPA nationale, le chauffeur a assuré qu’il faisait cela depuis longtemps et s’arrêterait toutes les deux heures», déplore-t-elle.

Les chiens, enfermés dans des cages individuelles, pourraient avoir été tués par la dispersion des gaz d’échappement rentrant dans le véhicule par le hayon entrouvert, estiment la SPA nationale et le PDG de la Sapca. Le chauffeur a constaté que 24 chiens avaient péri à son troisième arrêt à mi-parcours, selon le PDG de la Sapca.

Selon le chauffeur,  le camion loué n’était effectivement «pas ventilé» à la différence de ses véhicules habituels, plus petits. «En cas de demande urgente de la SPA nous sommes amenés à louer des véhicules de grande taille, non agréés, cela s’est toujours bien passé car le chauffeur prend des précautions avec les animaux», a-t-il expliqué.

«Un fonctionnement dramatique, de longue date»

La mort de ces chiens met «tout le monde mal à l’aise», déclare le PDG de la Sapca. S’il reconnaît une «possible négligence» du chauffeur, ses coups les plus durs vont au refuge de Tarbes qui a «un fonctionnement dramatique de longue date».

Selon lui, les analyses devraient permettre «de vérifier l’hypothèse du monoxyde de carbone, mais aussi de savoir si ces animaux avaient reçu un traitement antipuces excessif ou des tranquillisants avant le voyage, ce que nous indiquent des bénévoles et ce qui aurait pu aggraver la situation».

«Le milieu des amis des animaux est extrêmement violent, les passions y sont exacerbées», conclut le transporteur, en évoquant les nombreuses prises de position que suscite cette affaire sur les réseaux sociaux.

Le transporteur raconte n’importe quoi, si le milieu des amis des animaux était violent, les choses se passeraient bien différemment…

Voici également le communiqué de la SPA de Paris.

Société Protectrice des Animaux (SPA)

INFORMATION SUR LE DRAME DES CHIENS DE TARBES
Comme certains d’entre vous le savent déjà, notre association vient d’être confrontée à un drame épouvantable. Au début de ce mois, nous avons appris le décès de 24 chiens lors d’un transfert entre un refuge indépendant à Tarbes et nos propres refuges.

Des bénévoles de Tarbes nous avaient appelés à l’aide car le refuge était surpeuplé et seule la Société Protectrice des Animaux pouvait faire échapper ces animaux en surnombre à une euthanasie. A la suite d’un contrôle de la Direction Départementale de la Cohésion Sociale et de Protection de la Population, le refuge a été mis en demeure de se séparer de 40 chiens, et la DDCSPP nous a contacté afin que nous puissions prendre en charge ces animaux.

Nous sommes intervenus le 23 avril en présence de la DDCSPP pour 38 chiens. Il est peu de dire que nous avons été horrifiés en découvrant ce qui s’était passé. Nous avons décidé immédiatement de porter plainte contre X afin de nous assurer que toute la lumière soit faite sur les responsabilités de chacun dans cette terrible affaire. La prudence s’impose toujours dès lors qu’une enquête est en cours et nous nous refusions à faire circuler des données parcellaires qui pouvaient s’avérer fausses. Nous disposons désormais de résultats que nous pouvons communiquer sans risque d’être démentis.

Les premières constatations des vétérinaires lors des autopsies ont montré un taux excessif de gaz carbonique dans le sang des chiens. Nos investigations laissent désormais entrevoir un début d’explication. Il semble que le haillon du camion soit resté ouvert pendant le transport, créant ainsi un appel d’air et provoquant la dispersion des gaz d’échappement dans l’habitacle. Cette erreur mortelle constituerait la cause principale de ce désastre.

Notre association prendra bien évidemment sa part de responsabilité dans ce drame si celle-ci devait être établie par l’enquête en cours. Ceci n’enlèvera rien au chagrin, à la colère et à l’émotion que nous ressentons tous au sein de la SPA, de ne pas avoir pu sauver et soigner ces chiens qui étaient attendus dans nos refuges.

Les 14 survivants qui vont bien, sont choyés dans les refuges d’accueil en région parisienne que nous leur avions choisis. Piètre consolation sans doute.

Arrivée il y a un an à peine à la tête de la Société Protectrice des Animaux, j’ignorais qu’aucun texte ne régissait les conditions de transport des animaux au sein de notre association. Ce texte existe désormais et chacune de ses dispositions devra être respectée à la lettre avant d’autoriser un quelconque transport.

Nos services et seulement eux, seront chargés d’organiser et d’effectuer les transferts futurs.
Nous avons pour cela lancé un plan d’investissement visant à acquérir des camions plus grands que ceux dont nous disposons aujourd’hui.

A l’avenir, aucun risque ne pourra, ne devra être couru qui serait susceptible de porter atteinte à la santé ou à la vie des animaux dont nous avons la charge. C’est la vocation même de la SPA, son ADN, sa raison d’être.

Je voulais pour finir, présenter à mon tour, toutes mes excuses au refuge de Tarbes dont les bénévoles et salariés nous avaient appelés à l’aide. Je leur ai d’ailleurs adressé un courrier en ce sens. Nous restons aujourd’hui, et sans doute pour longtemps encore, sous le choc de cette catastrophe.

Natacha HARRY
Présidente de la SPA