• "One Planet Summit" : la finance sauvera-t-elle la planète?

Earth Crisis : The wrath of sanity

Puisque nous parlions hier de l’expérimentation sur les animaux (en l’occurrence au Canada), impossible de ne pas parler de la chanson classique d’Earth Crisis,  qui exprime le point de vue vegan straight edge né dans les années 1990.

Les paroles font bien entendu allusion aux grandes vagues d’opération de l’ALF amenant la libération d’animaux arrachés aux laboratoires, appelant à en développer la logique toujours plus loin.

Night of justice, knight of justice.
Liberations crusades begun.
Your laws will have no meaning past the setting of the sun.
Nuit de la justice, chevalier de la justice.
Les croisades des libérations ont commencé.
Vos lois n’auront aucune signification une fois le soleil passé.

Demons feeding off of the innocents pain.
Generations of oppression –
one generation will break this chain.
Les démons se nourrissent de la souffrance des innocents.
Des générations d’oppression
– une génération brisera cette chaîne.

Emancipation from the hands of the deranged.
Vengeance for the dead,
freedom for the enslaved.
L’émancipation des mains des détraqués.
La vengeance pour les morts,
la liberté pour les esclaves.

From love comes this hatred.
Feel the rage, antagonist of the helpless.
Tormented inside a cage.
De l’amour vient cette haine.
Sens cette rage, antagoniste des sans défense.
Tourmentés dans une cage.

I refuse to turn my back, I refuse to shut my eyes.
Steadfast against the deluge of evil of man’s devise.
The quest for their freedom won’t cease until it’s won.
Je refuse de tourner le dos, je refuse de fermer mes yeux.
Inaltérable contre le déluge du mal de l’invention de l’homme.
La quête pour leur liberté ne cessera pas jusqu’à la victoire.

Reconcile your sins or your blood will have to run.
You have no respect for life. Violence you can understand.
Your turn to feel the pain. Retribution, from my hand!
Renonce à tes péchés ou ton sang aura à couler.
Tu n’as pas de respect pour la vie. La violence que tu peux comprendre.
Ton tour de sentir la douleur. La rétribution, de ma main!

You have no respect for life. Violence you can understand. Your turn to feel the pain. Retribution, from my hand!
Tu n’as pas de respect pour la vie. La violence que tu peux comprendre.
Ton tour de sentir la douleur. La rétribution, de ma main!

A bullet for every demon.
Only your blood can cleanse you of your sin.
Your actions proved that you value profit over others lifes.
Une balle pour chaque démon.
Il n’y a que ton sang qui peut te nettoyer de ton péché.
Tes actions ont prouvé que tu valorises le profit fait au dépens de la vie d’autres.

Images of your mutilated victims as I line you in my sight.
The wrath of sanity unleashed.
Justice on Judgement Night.
Les images de tes victimes mutilées alors que je t’aligne.
La fureur de l’équilibre mental déchaînée.
La justice dans la nuit de la justice.

Béruriers Noirs – Les bûcherons

Les Béruriers Noirs sont un groupe punk très connu en France, de par le succès qu’ils ont eu. Voici les paroles d’une chanson de 1983, qui témoigne d’une réflexion accompagnée d’une dénonciation concernant la forêt et les abattoirs.

La chanson, d’esprit expérimental et datant du tout début des “bérus”, alors qu’ils fréquentaient les squatts autonomes, cherche à exprimer la “continuité” de l’esprit du massacre, la logique de la destruction.

 

Les bûcherons sont entrés dans la forêt
Les bûcherons sont de plus en plus laids
Avec leurs barbes longues de 4 mètres
Et leurs haches qui fendent les chênes
Leurs chaussures écrasent les plantes
Et dans les arbres détruits ils dansent
A grands coups de tronçonneuse
Ils atrophient la nature pieuse

Ils marchent sur la forêt
Il sont de plus en plus laids

Mais il est arrivé qu’un jour il n’y avait plus d’arbres
Tout n’était que tristesse et désordre
Les bûcherons ont beaucoup souffert ce jour-là
Il n’y avait plus rien à abattre
Dans un village perdu près des marais noirs
Les bûcherons sont entrés
Avec leurs bottes aux pieds et le matériel usé

Ils marchent sur la forêt
Il sont de plus en plus laids

Dans ce village perdu il y avait un abattoir
Les bûcherons ont prêté leurs mains, leur force, leur courage
Pour abattre les boeufs, les veaux et les porcs,
Pour en faire de la viande
C’est ainsi que les bûcherons reprirent courage,
En tronçonnant les bêtes…

Ils marchent sur la forêt
Il sont de plus en plus laids

Il est arrivé qu’un jour dans ce village perdu
Il n’y avait plus de bêtes pour faire de la viande
Les bûcherons ont beaucoup souffert ce jour-là
Ils sont partis voir les gens de ce village éloigné
Avec leurs bottes aux pieds et le matériel usé

Ils marchent sur la forêt
Il sont de plus en plus laids
Même pas de coups de sabre
N’arrêteront leur marche

Les bûcherons sont entrés dans la chambre de ma mère
Dans la chambre de mon frère
Ils hachèrent mon père jusqu’à l’aube
Puis ils partirent vers une autre forêt
Et si un jour vous rencontrez un bûcheron
Rappellez-vous qu’ils ont massacré mes enfants,
Qu’ils sont assoiffés de sang
Qu’ils cachent derrière leurs barbes de futurs horribles carnages,
Futurs horribles carnages, futurs horribles carnages

Ils marchent sur la forêt
Il sont de plus en plus laids
Même pas les coups de sabre
N’arrêteront leur marche

Marine Le Pen “pour la défense des animaux”

Marine Le Pen a rendu public hier une vidéo au sujet de la question animale.

Le discours est très bien fait : oui au bien-être animal, mais les éleveurs seraient pleins d’amour, l’ennemi est en fait surtout l’abattage rituel, il faut cesser la vivisection mais seulement si on peut, etc.

Cela ne veut rien dire, mais cela a l’air de faire avancer les choses, Marine Le Pen se glissant dans toutes les interstices et contradictions des appels au “bien-être animal”.

On l’aura compris, il s’agit d’une logique électoraliste, dans le cadre d’une opération de récupération.

De notre point de vue, c’est sur l’exploitation animale qu’il faut se focaliser. Et on peut voir que lors du salon de l’agriculture, Marine Le Pen a fait son choix… Comme ici avec l’Interbev…

Ou ici, avec l’interprofession laitière…

Ici avec les éleveurs…

Ce qui signifie bien entendu que Marine Le Pen participe à tout le “cinéma” du salon de l’agriculture. Rappelons que François Mitterrand, en tant que président, n’a jamais mis les pieds à ce salon durant ses deux septennats, en reconnaissant la dimension ouvertement réactionnaire…

Marion Maréchal-Le Pen a bien sûr été de la partie.


Tout cela est absolument clair… A condition qu’on parte du principe qu’il faut supprimer l’exploitation animale, qu’il faut donc pour cela briser son économie, avec ses entreprises extrêmement puissantes et extrêmement influentes.

Toute autre considération est, à différents degrés, obligée de tomber dans le “piège” tendu par Marine Le Pen…


108 : “Killer of the soul”

Voici les paroles de 108, un groupe américain des années 1990 qui a été un des éléments centraux du Krishnacore, ce mouvement combinant hardcore et hindouisme pour tenter de formuler une critique générale du mode de vie dominant.

Cette chanson de 1996 dénonce le fait de tuer des animaux, utilisant toute une poésie religieuse hindouiste pour renforcer le caractère sacrilège sur le plan moral.

1996

Killer of the soul…
satanic ritual set the corpse upon the table,
cosmetic religion, hide your horns, if you are able.
Tueur de l’esprit…
Un rituel satanique poser un cadavre sur la table,
Une religion cosmétique, cache tes cornes, si tu le peux.

Killer of the animal,
only a demon could dine on the flesh of the dead,
each hair on the back of each cow
is birth you’ll spend in hell.
Tueur de l’animal,
seulement un démon peut dîner de la chair d’un mort,
chaque poil du dos de chaque vache
est une naissance que tu passeras en enfer.

The killer of the soul, whomever he may be,
will be forced in the darkest regions,
embrace your decisions,
in the darkest regions of hell.
Le tueur de l’esprit, quel qu’il soit,
sera amené dans les régions les plus noires,
assume tes décisions,
dans les sombres régions de l’enfer.

Self killing ritual,
set the bottle upon the table,
cosmetic ignorance, kill the pain.
Un rituel consistant à se tuer soi-même,
la bouteille est mise sur la table,
une ignorance cosmétique, tuer la souffrance.

Killer of the animal within,
liquid poison to wash your brain,
drown in your misery,
your life becomes a hell.
Tueur de l’animal à l’intérieur,
un poison liquide pour se laver le cerveau,
noyé dans ta misère,
ta vie devient un enfer.

the killer of the soul, whomever he maybe,
will be forced in the darkest regions,
embrace your decisions,
in the darkest regions of hell.
Le tueur de l’esprit, quel qu’il soit,
sera amené dans les régions les plus noires,
assume tes des décisions,
dans les sombres régions de l’enfer.

I won’t kill my soul
Je ne tuerai pas mon esprit

Pour l’anecdote, le groupe s’est reformé il y a quelques temps pour quelques concerts, et sur l’une des affiches on voit comment la déesse de la mort Kali tient la tête de Donald Trump !

Vegan Reich : Stop Talking Start Revenging

L’identité vegan straight edge émerge dans les années 1990 et voici une chanson du milieu de celles-ci avec des paroles typiques, dans un esprit punk californien, de l’approche militante agressive prônée par Vegan Reich et le courant Hardline.

Every second three animals die in American laboratories
tortured by crazed vivisectors who
burn crush and mutilate starve poison and assault animals
to fulfill their sick pleasure.
Chaque seconde trois animaux meurent dans les laboratoires américains
torturés par des vivisecteurs fous
qui brûlent, écrasent et mutilent font mourir de faim empoisonnent et attaquent des animaux
pour satisfaire leur plaisir malade.

Inflicting pain and suffering to gain more money and power.
Sucking their wealth (the blood) out of others
just like the madmen at the top who fuck our lives just for profit.
Infligeant de la douleur et de la souffrance pour obtenir davantage d’argent et de pouvoir
Suçant leur richesse (le sang) des autres
tout comme les fous furieux tout en haut qui détruisent nos vies juste pour le profit.

Cant you see there’s no difference between government exploiting people,
people exploiting animals, it’s all the fucking same,
just another face of oppression in this society.
Ne peux-tu voir qu’il n’y a pas de différence entre le gouvernement exploitant le peuple,
le peuple exploitant les animaux, c’est tout simplement la même chose,
juste une autre face de l’oppression dans cette société.

Murder is murder it’s still the same.
From behind their walls come silent screams
victims of mans cruelty.
Le meurtre c’est le meurtre c’est tout pareil.
Depuis derrière les murs viennent les hurlements rendus silencieux
des victimes de la cruauté des hommes.

“For the good of man” they proclaim, their conscience eased but not the pain.
Justification from dark cold eyes (what they well is full of lies)
“A sacrifice for societies gain” whatever reason they’re still to blame.
« Pour le bien de l’humanité » qu’ils proclament, leur conscience est facile, mais pas la douleur
La justification depuis leurs yeux sombres et froids (et ils sont aussi plein de mensonges)
« Un sacrifice pour le profit de la société » quelle que soit la raison ils sont encore à blâmer

Cos animal experiments do not save human lies,
and even if they did it wouldn’t make an ounce of difference
cos we’ve no right to decide who’s to live and who’s to die.
Car les expériences sur les animaux ne sauvent pas les mensonges humains,
et même s’ils le faisaient cela ne ferait pas aucune différence
car nous n’avons pas le droit de décider qui doit vivre et qui doit mourir.

Every second we just sit and talk
three more are killed and the clock ticks on.
Those still alive just wait to die,
their blood flows red like yours and mine.
Chaque seconde où nous sommes simplement assis
trois de plus sont tués et l’heure continue de tourner.
Ceux encore vivants attendent de mourir,
leur sang coule rouge comme le tien et le mien.

The time for action is here today
but what path do we fucking take
when the animals that we liberate just always seem to get replaced?
Le temps de l’action est ici aujourd’hui
mais quelle voie devons-nous suivre
quand les animaux que nous libérons semblent toujours remplacés ?

We must put them out of commission
break their cycle of oppression
burn down their laboratories of death
and if they too get burn well they’ve had their warnings.
Nous devons les mettre hors-service
briser leur cycle d’oppression
brûler jusqu’aux fondations les laboratoires de la mort
et si eux-mêmes sont brûlés ils ont eu leurs avertissements.

Yet they still continue the bastards have it coming.
They’ve made a choice (not theirs to make) to kill and maim,
its life they take.
S’ils continuent encore les salopards auront ce qui vient.
Ils ont fait un choix (qui ne leur revenait pas) de tuer et mutiler,
c’est la vie qu’ils prennent.

Innocent? Fuck no they’re not its blood they spill.
They must be stopped
no time for love and understanding
they don’t deserve our “compassion”
Innocent ? Certainement pas qu’ils le sont, c’est du sang qu’ils font couler.
Ils doivent être stoppés
Pas de temps pour l’amour et la compréhension
ils ne méritent pas notre « compassion »

what those murdering scum deserve is a dose of their own medicine.
So let’s smash them now, once and for all, break through their walls/skulls.
Ce que ces salopards assassins méritent est une dose de leur propre médecine.
Alors détruisons les maintenant, une fois pour toutes, brisons leurs murs/crânes.

Put an end to their sick reign they’ve carried on for far too long,
we know that they’re in the wrong
so stop the talking – start revenging
and give the filth what they’ve got coming!
Mettons un terme à leur règne malade qu’ils ont eu bien trop longtemps
nous savons qu’ils sont dans le faux,
Alors stoppons les discussions, commençons la vengeance
et donner aux ordures ce qui leur revient !

“Je dis, Monsieur, que les bêtes sentent comme nous”

Charles Georges Leroy est un auteur méconnu des Lumières, où il a joué pourtant un rôle certain. Il est, d’ailleurs, un naturaliste qui annonce l’éthologie, ayant publié une défense de la sensibilité des animaux dans “Lettres philosophiques sur l’intelligence et la perfectibilté des animaux, avec quelques lettres sur l’homme”.

Nous allons publier certains extraits intéressants, afin de faire connaître cette figure historique et de montrer que la question des animaux ne date nullement d’il y a quelques années, mais relève d’un vaste débat sur la nature même de la vie.

« Nous ne saurons jamais de quelle nature est l’âme des bêtes, et il faut convenir que cela nous importe assez peu.

Nous sommes très-assurés que la nôtre est immatérielle et immortelle : la certitude que nous en avons, est le fondement de nos chères espérances.

Que l’âme des bêtes soit immatérielle ou non, il est toujours certain qu’elle ne peut jamais avoir la destination glorieuse qui est réservée à la nôtre ; ainsi la religion n’est nullement intéressée dans l’examen qu’on peut faire des facultés dont les animaux sont doués.

Mais de même qu’en observant la structure intérieure du corps des animaux, nous appercevons des rapports d’organes qui servent souvent à nous éclairer sur la structure et l’usage des parties de notre propre corps ; ainsi, en observant les actions produites par la sensibilité qu’ils ont, ainsi que nous, on peut acquérir des lumières sur le détail des opérations de notre âme, relativement aux mêmes sensations.

Je dis, Monsieur, que les bêtes sentent comme nous ; et je crois que pour penser autrement, Il faudrait absolument fermer ses yeux et son coeur…

Il me paraît donc impossible de ne pas admettre le sentiment dans les bêtes. Les plus obstinés partisans de l’automatisme leur accordent encore tacitement la mémoire ; car ils veulent avoir des chiens sages, et les corrigent.

Ces faits étant admis, le Naturaliste, après avoir bien observé la structure des parties, soit extérieures, soit intérieures, des animaux, et devine leur usage, doit quitter le scalpel, abandonner son cabinet, s’enfoncer dans les bois pour suivre les allures de ces êtres sentans ; juger des développements et des effets de leur faculté de sentir, et voir comment, par l’action répétée de la sensation et de l’exercice de la mémoire, leur instinct s’élève jusqu’à I’intelligence.

Les sensations et la mémoire ont des effets nécessaires, qui ne doivent pas échapper à l’observateur.

Les bêtes font un grand nombre d’actions qui ne supposent que ces deux facultés ; mais il en est d’autres qu’on ne pourrait jamais expliquer par ce qui appartient à ces facultés seules, sans y joindre leur cortège naturel.

Il faut donc que le Naturaliste distingue avec beaucoup de précision, ce qui est produit par la sensation simple, par la réminiscence, par la comparaison entre un objet présent et un autre que la mémoire rappelle, par le jugement qui est un résultat de la comparaison, par le choix qui est une suite du jugement, enfin par la notion de la chose jugée,qui s’établit dans la mémoire, et que la répétition des actes rend habituelle et presque machinale.

Voilà, Monsieur, des distinctions qui doivent étre toujours présentes à l’attention de l’observateur.

La forme, tant intérieure qu’extérieure, la durée de l’accroissement et de la vie, la manière de se nourrir, les inclinations dominantes, la manière et le temps de l’accouchement, celui de la gestation, etc., ce ne sont-la proprement que des objets de première vue, sur lesquels il suffit d’avoir les yeux ouverts ; mais suivre l’animal dans toutes ses opérations, pénétrer dans les motifs secrets de ses déterminations, voir comment les sensations, les besoins, les obstacles, les impressions de toute espèce dont un être sentant est assailli, multiplient ses mouvements, modifient ses actions, étendent ses connaissances, c’est ce qui me paraît être spécialement du domaine de la philosophie. »

Jimmy Cliff : “Save Our Planet Earth”

Nous sommes en 1989 et Jimmy Cliff, une très grande figure du reggae, sort l’album Save Our Planet Earth, dont voici la chanson au titre éponyme.

Ding-ding-ding-ding-ding
Ding-ding-ding-ding-ding
Ding-ding-ding-ding-ding
Whoa-whoa-whoa-whoa-whoa

Ding-ding-ding-ding-ding
Ding-ding-ding-ding-ding
Ding-ding-ding-ding-ding
Whoa-whoa-whoa-whoa-whoa

Save our planet earth! (a so we say, a so we say)
Save our planet earth! (a so we say, a so we say)
Save our planet earth! (a so we say, a so we say)
Hear what we’re saying!
Save our planet earth! (a so we say, a so we say)
Sauvons notre planète Terre (et ainsi nous disons)
Écoutez ce que nous disons

You better stop cutting down the forest
Stop, you’re under arrest
Stop killing out animals
Stop, you are a criminal
Vous feriez bien de cesser de pratiquer la déforestation
Stop, tu es en état d’arrestation
Cesse de tuer les animaux
Stop, tu es un criminel

We want to live, we want to love
We want to see what life is worth (we want to live)
The children want to love, they want to live
To see what life is worth (they want to love)
We no want no more ???
Nous voulons vivre, nous voulons aimer
Nous voulons voir ce que vaut la vie (nous voulons vivre)
Les enfants veulent aimer, ils veulent vivre
Voir ce que vaut la vie (ils veulent aimer)
Nous ne voulons plus de ???

Save our planet earth! (a so we say, a so we say)
We want a better nation
Save our planet earth! (a so we say, a so we say)
Save our planet earth!
Inna this ya creation
Save our planet earth! (a so we say, a so we say)
Sauvons notre planète Terre (et ainsi nous disons)
Nous voulons une meilleure nation
Sauvons notre planète Terre (et ainsi nous disons)
Sauvons notre planète Terre
A l’intérieur de cette création de toi
Sauvons notre planète Terre (et ainsi nous disons)

Everybody wants a better future
So we’ve got to stop this crying the nature
Every single one of us, you want to survive
So we’ve got to do the right things to stay alive
Chacun veut un meilleur futur
Aussi nous avons à stopper ces pleurs de la nature
Chacun d’entre nous voulons survivre
Aussi nous avons à faire les choses correctes pour rester vivant

We want to live, we want to love
We want to see what life is worth (we want to live)
Hear what we say now!
We want to live, we want to love
We want to see what life is worth (we want to love)
Nous voulons vivre, nous voulons aimer
Nous voulons voir ce que vaut la vie (nous voulons vivre)
Écoutez ce que nous disons maintenant !
Nous voulons vivre, nous voulons aimer
Nous voulons voir ce que vaut la vie (nous voulons aimer)

Save our planet earth! (a so we say)
Stop wha you a gwaan with on ya
Save our planet earth! (a so we say, a so we say)

Ding-ding-ding-ding-ding
Ding-ding-ding-ding-ding
Ding-ding-ding-ding-ding
Whoa-whoa-whoa-whoa-whoa

Ding-ding-ding-ding-ding
Ding-ding-ding-ding-ding
Ding-ding-ding-ding-ding
Whoa-whoa-whoa-whoa-whoa

If you’re a farmer, then what could you do?
If you’re a ???, what could you say?
We are not from another galaxy
Everybody got to live and this ya jam be free
Si tu es un fermier, alors que peux-tu faire ?
Si tu es ???, que peux-tu dire ?
Nous ne sommes pas d’une autre galaxie
Chacun doit vivre et c’est ton affaire sois libre

Save our planet earth! (a so we say, a so we say)
Hear what we deh say!
Save our planet earth! (a so we say, a so we say)
Sauvons notre planète Terre (et ainsi nous disons)
Écoutez ce qu’ils disent
Sauvons notre planète Terre (et ainsi nous disons)

You better stop bursting the ozone layer
Stop or you won’t have a prayer
Stop disturbing atmosphere
Stop polluting the air
Vous feriez mieux de cesser de crever la couche d’ozone
Stoppez ou vous n’aurez pas de prière
Cessez de déstabiliser l’atmosphère
Cessez de polluer l’air

We want to live, we want to love
We want to see what life is worth (we want to live)
Hear what we deh say!
The children want to love, they wan to live
To see what life is worth (they want to love)
Nous voulons vivre, nous voulons aimer
Nous voulons voir ce que vaut la vie (nous voulons vivre)
Écoutez ce que nous disons maintenant !
Nous voulons vivre, nous voulons aimer
Nous voulons voir ce que vaut la vie (nous voulons aimer)

Save our planet earth! (a so we say, a so we say)
Got to godly construction
Save our planet earth! (a so we say, a so we say)
Sauvons notre planète Terre (et ainsi nous disons)
Nous avons une construction divine
Sauvons notre planète Terre (et ainsi nous disons)

Too much destruction
Save our planet earth! (stop, stop)
Save our planet earth! (stop, stop)
Trop de destruction
Sauvons notre planète Terre (stop, stop)
Sauvons notre planète Terre (stop, stop)

This ya feary planet
We nah go a mars
We nah go a mercury.
C’est ta planète qui a peur
Nous n’avons pas une Mars
Nous n’avons pas une Mercure

La charte pour les libertés et la diversité des cultures, Robert Ménard et les végans

Le relativisme culturel est un ennemi très clair de l’universalisme que ne peut qu’assumer le véganisme. Il est par conséquent défendu par les gens qui veulent vivre dans le passé, dans des moeurs dépassées.

L’Observatoire National des Cultures Taurines, qui représente en quelque sorte le think tank pro-tauromachie, s’est logiquement lancé à la fin de l’année dernière dans une campagne relativiste, “différentialiste”.

Elle propose une “charte pour les libertés et la diversité des cultures” et voici un extrait d’un de leurs partisans, lors d’un colloque au palais du Luxembourg à Paris, où siège le Sénat.

Les mairies d’Arles, de Bayonne, de Nîmes, de Vic, de Mont de Marsan, de Dax, de Béziers ont envoyé un représentant (le maire adjoint ou le maire) pour soutenir l’initiative.

Voici le texte de la charte :

“Dans un monde qui se globalise au risque de provoquer la
disparition de nombreuses cultures minoritaires, il est indispensable de rappeler – comme les Etats membres y sont
engagés par les conventions de l’UNESCO de 2003 et 2005
sur la protection et la promotion des patrimoines culturels
immatériels et de la diversité des expressions culturelles –
que celles-ci, tant qu’elles ne portent pas atteinte aux
Droits de l’Homme, doivent être respectées et pouvoir se
transmettre en toute liberté.

À l’image des différentes formes de chasse, de pêche, des
arts et pratiques de l’agriculture, qui, tous, participent de
cet Esprit du Sud qui repose sur un patrimoine ancestral
largement partagé dans nos régions et bien au-delà, tel est
le cas de la Tauromachie dont le cadre juridique fut certifié
conforme à la Constitution par la décision du Conseil
Constitutionnel du 21 septembre 2012, et qui, au regard
également de la législation européenne, constitue une exception
culturelle parfaitement légitime dans ses régions
de tradition.

Au nom de toutes les villes taurines françaises, et des millions
de citoyens français qui se reconnaissent dans les valeurs
de la culture taurine, nous demandons à l’État
français de prendre en considération ce patrimoine ancestral,
dont les premiers témoignages apparurent dans les
grottes de Dordogne voici 23000 ans, dont les diverses manifestations ont accompagné l’histoire de la France depuis
sa création, et d’assurer sa préservation comme il s’y est
engagé en 2011, en l’inscrivant à l’inventaire du Patrimoine
Culturel Immatériel de la France ».

Voici les propos de Robert Ménard, maire de Béziers et figure très connue de l’extrême-droite. Son point de vue est à ce titre intéressant, car limpide dans son côté réactionnaire, mais aussi il parle des végans, dont il se plaint de manière assez particulière par rapport à son vécu.

«D’abord je voudrais remercier André Viard [qui est président de l’Observatoire National des Cultures Taurines], parce que ce sont les militants comme lui qui font que les choses avancent.

Ce que je voulais dire c’est d’abord les difficultés que l’on rencontre à Béziers et j’imagine que c’est pareil ailleurs.

On a beaucoup parlé du mouvement vegan, et moi j’ai deux de mes enfants sur quatre qui sont vegans. Je ne sais pas si vous imaginez.

C’est une espèce de folie … un «on aime les animaux » poussé à l’extrême. On aime surtout le chat et le chien parce que c’est ça qu’ils connaissent des animaux et je pense que cet air du temps est farouchement anti-corrida et il faut faire très attention.

Je ne connais pas bien le milieu taurin mais je suis abasourdi par ses divisions en tout cas dans notre ville. Aux anti taurins qui manifestent, je dis chaque fois : je vous protège, mais vous finirez par vous faire casser la figure par trois mecs qui aiment
le rugby, la corrida et l’opéra et qui ne vous aiment pas. Donc on protège les antis-corridas comme une espèce qu’il ne faudrait pas perdre tout de suite.

Et puis la crise économique. C’est cher les corridas, et à Béziers c’est un des problèmes car on est particulièrement chers. Tout ça ajouté explique les difficultés, d’où l’importance de la réunion que vous avez organisée ce matin et je me félicite que rien ne soit partisan ici, qu’on se retrouve les maires au coude à coude pour défendre, je ne sais si c’est la culture ou la tradition, peu importe, c’est ce que l’on aime.

C’est notre façon de vivre, notre façon de faire la fête, notre façon de parler, notre façon d’aimer, tout ça c’est nous et c’est ce que l’on a envie de défendre.

Béziers est une ville de 75 000 habitants et on fêtera l’an prochain les 120 ans  des arènes qui ont été construites pour la tauromachie mais aussi pour des opéras, car le milieu taurin à Béziers est le même que celui qui aime l’opéra. On a une école taurine on a un grand torero qui s’appelle Castella.

Au niveau économique je ne sais plus qui en parlais, la fréquentation de notre feria c’est 300 000 personnes selon la
police et 2 millions selon les organisateurs.

Moi je pense que c’est plutôt 300 000 que le million que mes prédécesseurs vantaient, mais 300 000 personnes dans une ville pendant trois jours cela fait vivre la ville. Voilà. Donc il y a des menaces et il faut y faire face ensemble.

André Viard merci. Vous pouvez compter sur Béziers au côté de tout le monde. Je ne parle pas de politique, ici ça n’a pas lieu d’être, c’est juste ce qu’est ce pays ce qu’est cette région ce qu’est ce continent et tout ça on y est attaché à Béziers comme ailleurs et si on peut se retrouver tous ensemble ça sera une bonne chose en tout cas on est là et on sera là et c’est pourquoi j’ai tenu à venir personnellement même si Benoît D’Abbadie [adjoint à la Tauromachie, à la mairie de Béziers] suffisait amplement pour le dire en mon nom.”

La question de la corrida est un symbole vraiment évident de ce que les gens refusant de poser la question animale se complaise dans un esprit du terroir totalement réactionnaire…

Le relativisme est un obstacle essentiel au véganisme.

Voici, pour finir, les propos d’Emmanuel Durand, délégué de l’Observatoire national des cultures taurines dans le Gard, tenus à France Bleu.

Benoît Hamon et les animaux

Benoît Hamon a gagné la primaire organisée par le Parti Socialiste et comme il prétend vouloir changer les choses, comme les réformistes de la protection animale prétendent que les choses changent, voyons ce qu’il pense des animaux.

Il n’a pas abordé le sujet dans sa campagne pour les primaires, ni même hier dans son discours quand il a gagné. Il aurait pu cependant, il auraît dû, tout au moins on ne peut pas se dire progressiste, ancré dans son époque, et rater une question aussi brûlante du 21ème siècle…

En cherchant bien, on trouve dans son projet la proposition suivante, dont on remarquera aisément à la fois qu’elle n’engage à rien, mais surtout qu’elle est d’un flou le plus complet.

Lancement d’un plan contre la maltraitance animale

Je garantirai le respect des plus hautes exigences en matière de bien-être de l’animal, en toutes circonstances, et sans exception. Nos objectifs en matière de qualité de vie et de qualité de l’alimentation ne justifient pas les maltraitances qui se sont multipliées récemment dans les abattoirs, à des seules fins de rendement économique.

Je soutiens, je partage sur les réseaux #StopMaltraitance

On a ici une simple promesse électorale, assez typique du genre. Elle promet des choses, qu’on peut interpréter comme on le veut, avec rien de bien concret.

Le bien-être animal n’étant en effet pas un concept défini, il est très facile de demander de l’appliquer dans les « plus hautes exigences ». Ce qu’on retient, c’est le mot exigence, on se dit qu’il ira au bout… mais au bout de quoi ?

Car il ne s’agit nullement d’un premier pas. Benoît Hamon le dit bien, en mentionnant la qualité de vie et la qualité de l’alimentation : il parle ici des humains. Cela veut dire qu’il accepte comme un fait acquis que les animaux soient utilisés dans une production servant les humains.

Il dit juste ce que les gens ont retenu, à tort ou à raison, des campagnes largement médiatisées de L214 : le rendement économique fait qu’on est allé « trop loin » dans les abattoirs et les fermes industrielles.

A part une infime minorité qui a été touchée par la question du véganisme, les gens qui ont été marqué par les campagnes de L214 résument leur raisonnement à « cela va trop loin ».

Ils pensent qu’il y a eu une évolution et que cela dépasse les bornes. Cela s’arrête là et c’est cela dont parle Benoît Hamon, en utilisant le concept de “maltraitance”.

Seulement, ce n’est pas vrai ou plus précisément c’est une demi-vérité. Les abattoirs et les fermes industrielles sont en soi un problème. Il n’y a pas eu de saut qualitatif dans l’horreur, mais une généralisation de ce qui était déjà instauré : un régime de terreur sur les animaux, de terreur et de meurtres.

Prétendre qu’il y aurait eu un changement général de la situation des animaux, c’est confondre la systématisation quantitative avec la modification qualitative. C’est considérer que finalement, dans les années 1990, dans les années 1980, les années 1970… tout allait bien mieux, tout était correct.

Et cela montre que Benoît Hamon est réactionnaire dans son projet : il ne veut pas aller de l’avant, il veut simplement aller en arrière…

Ce qui montre que le but ne doit pas être d’arriver au véganisme, comme but lointain et ultime, mais qu’il faut partir du véganisme comme démarche nécessaire, afin de construire là-dessus des perspectives, une utopie !

Les films d’horreur prenant comme prétexte les requins

Cela a l’air anecdotique, mais cela révèle tout un fond culturel et malheureusement également une certaine démarche : depuis le fameux film “Les dents de la mer”, les films de série Z avec des requins monstrueux sont réguliers.

Ils tombent du ciel en tornade, ils “naviguent” dans le sable ou dans la neige, ils ont une tête, deux têtes, trois têtes…

Le requin est utilisé, c’est l’un de leurs points communs, comme prétexte à une sorte de catastrophe, ce qui permet d’un côté des mises en scène loufoques, délirantes, etc., mais de l’autre surtout de mettre en scène des gens normaux, comme tout le monde, ce qui change des films avec des “héros”.

Cependant, cette approche proche des gens s’efface bien vite devant un des grands dénominateur commun de ce type de film, à savoir disposer d’un prétexte pour racoler : on a systématiquement des “bimbos” en bikini, c’est-à-dire des femmes obéissant au stéréotype dominant de l’apparence, dont on se moque en les faisant être massacrées dans des scènes sanguinolentes.

C’est une sorte d’anti-capitalisme délirant et anti-féministe…

Et la plupart de ces films se targuent d’attitude “rebelle” en dénonçant dans un esprit complotiste des expérimentations secrètes, militaires ou commerciales, ou encore la pollution, comme à l’origine de l’apparition du monstre.

C’est donc très mauvais : on a une volonté de montrer des gens normaux, de critiquer les puissants, mais cela bascule dans le complotisme et le racolage anti-féministe. C’est un peu du Dieudonné et du Soral version cinéma…

Le tout, et c’est sans doute le plus pervers, dans un mode potache, qui ne se prend pas au sérieux. Le mépris de la vie animale, de l’océan, de la femme, est masqué derrière un package de divertissement.

On ne peut pas assez souligner ce grand problème qui est l’absence de prétention de ces films qui fait qu’on ne remarque pas leur impact culturel, qu’ils évitent toute considération et donc toute remise en cause.

Et comme il y a beaucoup de ces films, le racolage va toujours plus loin, puisque de toutes manières les limites sont toujours repoussées et le n’importe quoi est toujours plus acceptable, voire souhaité dans le “genre”.

Le genre est tellement prolifique qu’on trouve même des séries ! Sharknado a par exemple quatre versions différentes…

Ce genre de navets n’a bien entendu le plus souvent pas qu’un budget très peu élevé, voire pratiquement inexistant. Ils sortent d’ailleurs directement en DVD ou sur des chaînes câblées.

C’est par exemple le cas de Sharknado, qui a coûté deux millions de dollars tout en ayant été vu directement par plus d’un million de personnes sur la chaîne Syfy.

Et, forcément, comme le genre est désormais codifié, fixé, accepté, les variantes les plus multiples se déclinent, fournissant toujours plus d’exemples à un modèle de base attendu par le spectateur avide de vide et de racolage…

On aura compris justement en rapport à cela que, la plupart du temps, un grand effort stylistique est accordé à l’image présentant le film, toujours dans un esprit racoleur qui se veut une allusion intellectuelle aux films du passé, aux années 1970, etc.

Et pour conclure, voici quelques petits exemples en vidéo. Tout d’abord, une scène “classique” tirée de Megashark qui vous marquera forcément pour la vie…

Enfin, quelques bandes annonces de ce genre de films.

113 : Demain j’arrête

Si le groupe de hip hop 113 avait déjà perdu la source de son énergie, sa chanson “demain j’arrête”  de 2010 est un assez bon témoignage de la fascination / répulsion que produit le cannabis.

D’un côté, il y a tout l’esprit propre à la fuite, au paradis artificiel, à l’esprit mafieux, de l’autre il y a une vraie prise de conscience des dangers, de la dépendance et de la nécessité d’arrêter… même si cela s’avère un voeu pieux : “J’pense à arrêter, c’est c’que j’me dis chaque année”, “Je roule un dernier pét’, c’est sûr qu’demain j’arrête”…

Il est très important de voir cette dimension, car si les religions ont du succès c’est notamment parce qu’elles se proposent comme vecteur d’une capacité à dire non aux drogues, aux comportements irrationnels, etc.

La recette c’est 2 feuilles, une clope, un briquet
Spliff allumé
Big fumée
Big-big fumée
Big fumée
Big fumée
J’bloque la pochette avec ma patte de grizzly
Avant la saisie, avant l’amnésie, envoie la Cheesy
Envoie l’paquet d’feuilles comme un frisbee
Téléphone, shit, maison, j’parle comme E.T
J’rappe au ralenti, je fume un lo-ki
J’fume 2-3 taffes pour couler un bronze, hachek, c’est les lentilles
Sur la tête de ma skunk que j’suis pas un yencli
J’suis un Yankee, j’enquille

Mes spliff font 3 mètres, j’les allume au feu d’bois
Tu m’as pas vu quand j’bois, comme un rot’ j’mords et j’abois
La verdure c’est d’la drogue dure
Tu la planques dans tes ieup, ton froc, c’est la cannabis cup
J’fume, j’fume, j’pense, j’suis dans aucune branche
Donc j’pose une plaquette sur la planche
La pochette est pleine donc la Playstation j’la branche, j’l’enclenche

J’suis dans un délire étrange, c’est nuit blanche

Elle te frappe à la tête, elle te cogne les pec’
Je roule un dernier pét’, c’est sûr qu’demain j’arrête
Tu lui mets de l’engrais et elle prend la grosse tête
Y’a des boulettes sur tous les sièges de ma charrette
J’ai semer le shérif, j’mets la beuh chimique dans une cigarette
C’est sûr demain j’arrête

J’ai semer le shérif, j’mets la beuh chimique
En un tour de magie, elle disparaît

J’attends une cargaison sur les docks
Mon shit c’est d’la dope, j’mets à l’amende Snoop Dogg
Le plus souvent, j’suis dans un délire, les yeux qui pétillent
Mon p’tit tour du ghetto sur un vélib’, essaye c’est terrible

J’pense à arrêter, c’est c’que j’me dis chaque année
Fais fumer bess et vite on va s’enfumer
Hey fumier, j’ai pas fini fais fais fais fumer
Que j’monte en orbite j’rallume la fé-fé-fé fusée
En pénurie on lève l’ancre

On met l’cap sur Meda, voiture de loc’, un stock de Rizzla
Ma skunk t’agresse comme au free fight
2-3 taffes et t’es en phase finale, défiguré comme un pirate
Les prix flambent, il est à plus d’cinq le kilo
J’veux être entrepreneur, un sac de graines, un ventilo
Hummm elle est trop bonne
Plus je “ffff” “ffff”, plus j’déconne

Elle te frappe à la tête, elle te cogne les pec’
Je roule un dernier pét’, c’est sûr qu’demain j’arrête
Tu lui mets de l’engrais et elle prend la grosse tête
Y’a des boulettes sur tous les sièges de ma charrette
J’ai semer le shérif, j’mets la beuh chimique dans une cigarette
C’est sûr demain j’arrête

J’ai semer le shérif, j’mets la beuh chimique
En un tour de magie, elle disparaît

Tu t’sens mal, t’as des gouttes de sueur sur l’front
Le mélange explosif skunk/shit te rend fou
T’es parano, tu bloques, tu dis pas un mot
Quand elle t’monte à la tête, là tu ris comme un môme

J’ai tout planquer comme Musulin dans un box
Approche ton oreille qu’on enlève tout le Miel Pops
Demain j’arrête, info ou intox?
Quand je m’réveille à la skunk j’ai la gueule gonflée au botox
J’vois en 3D, THX, c’est la Gaumont
Les bolosses s’baladent dans l’tièks comme une olivette dans un colon

J’vote pour les verts, j’ai une plantation solaire
Notre équipe on l’a formé sur les bancs scolaires
1-1 pour la résine, 3 pour la résine, Yes Side
Frénésiques, amnésiques, accros à l’Amnésia
J’aime la zik, la zion et le zit de shit
Quand j’hallucine, j’vole au-d’ssus du Grand Canyon

Elle te frappe à la tête, elle te cogne les pec’
Je roule un dernier pét’, c’est sûr qu’demain j’arrête
Tu lui mets de l’engrais et elle prend la grosse tête
Y’a des boulettes sur tous les sièges de ma charrette
J’ai semer le shérif, j’mets la beuh chimique dans une cigarette
C’est sûr demain j’arrête

J’ai semer le shérif, j’mets la beuh chimique
En un tour de magie, elle disparaît

J’ai mis d’la Bubble et d’la Haze dans ma pipe à eau
Je sors du Baba coffee shop, j’ai mon plan d’Caramelo
Demain j’arrête, demain j’arrête
J’te jure demain j’arrête, demain j’arrête, demain j’arrête
J’ai mis d’la Bubble et d’la Haze dans ma pipe à eau
Je sors du Baba coffee shop, j’ai mon plan d’Caramelo
Demain j’arrête, demain j’arrête
J’te jure demain j’arrête, demain j’arrête, demain j’arrête

MOB 47 : Animal Liberation

Nous sommes en 1983 et le véganisme existe déjà, comme affirmation révolutionnaire et ayant conscience de l’adversité…

Pour cette raison, la critique vegan de la condition animale est alors capable de critiquer l’aliénation sociale. On n’est pas ici dans le véganisme bobo qui a débarqué trente années après, en se prétendant nouveau…

Voici un exemple avec la chanson « Animal Liberation » du groupe suédois MOB 47, dont la musique sombre relève de tout ce courant punk – hardcore – squatt, en particulier dans sa version nordique, où le conformisme est historiquement extrêmement puissant.

L’album où était présente cette chanson a été d’ailleurs tiré initialement à 466 exemplaires, puis à 1200 seulement.

Il ne s’agit pas ici d’éprouver de la nostalgie pour une période où le véganisme était underground et radical, mais d’avoir un aperçu historique sur ce que représente la libération animale comme concept historiquement…

Fastspänd på en bänk ingenstans att fly
Elektriciteten går genom hjärnan
Skalpellen skär genom nervsystemet
Kroppen skakar till och allt är slut
Sanglé sur un banc sans endroit où s’enfuir
L’électricité va dans le cerveau
Le scalpel coupe à travers le système nerveux
Le corps est secoué de spasmes et tout est fini

Vem har gett dom rätten att ta deras liv
Använda deras liv till sin forskning
Fylla dom med skit för att bota vår cancer
Hur kan vi se på när dom mördar djuren
Qui leur a donné le droit d’arracher leurs vies
D’utiliser leurs vies pour leurs recherches
De les remplir de saloperies pour guérir notre cancer
Comment pouvons-nous rester passif quand ils tuent des animaux

Animal liberation
Alla djurförsök är mord
Libération animale
Tous les essais sur les animaux sont un meurtre

Det finns alternativ till djurförsök
Man kan använda cellbyggnader istället för djur
Inga jävla sminkföretag ska få mörda fler djur
För att folk ska kunna använda deras skit
Il existe des alternatives à l’expérimentation animale
Vous pouvez utiliser des cellules au lieu d’animaux
Aucune saleté d’entreprise de maquillage ne doit plus tuer d’animaux
Pour que des gens puissent utiliser leurs merdes

George Michael : “Monkey”

La mort de George Michael a valu de très nombreux articles dans les médias, mais il est fort regrettable que la question des drogues ait été autant occulté. Il est vrai qu’il n’est pas correct de critiquer un mort, mais c’était un personnage public et la critique des drogues est alors quelque chose d’important, de par sa nature éducative…

George Michael est quand même quelqu’un qui a ruiné sa vie dans les drogues !

Il est difficile de faire la part des choses, car les informations ne sont pas rendues publiques, à part par la presse dite people, et on ne peut faire confiance que quand cela passe le filtre des médias classiques.

Mais il semble bien que George Michael ait été dépendant des drogues, non seulement du cannabis – il avouait avoir fumé à un moment 25 joints par jour et sa dépendance a duré plus de trente ans – mais vraisemblablement du crack et de l’héroïne aussi.

Il est à peu près sûr qu’il a passé pratiquement une année en cure de désintoxication en Suisse au Kusnacht Practice (250 000 euros le mois).

Il semble aussi pratiquement certain qu’il a sauté en mai 2013, en pleine autoroute, de la voiture conduite par son chauffeur, à une vitesse de cent kilomètres heures… A de très nombreuses reprises, George Michael a eu des accidents de voiture en pleine ville ou bien s’est endormi au volant.

Concluons cet aperçu par une note plus positive : une chanson qu’il avait écrite justement sur la drogue.

Bizarrement, un terme anglo-saxon pour désigner la drogue est « monkey », c’est-à-dire « singe ». La chanson « Monkey » de George Michael, qui a été un tube en 1988, notamment dans la scène dance américaine, est donc une critique de la drogue, avec comme métaphore, ce qui est tout à fait absurde et incorrect, un animal.

La chanson reste à part cela une bonne dénonciation de la drogue et dans la vidéo on peut voir George Michael au top de sa forme… Une affreuse démonstration que les drogues détruisent !

Don’t look now, there’s a monkey on your back
Don’t look now there’s a monkey on you
Don’t look now there’s a monkey on your back
Don’t look now there’s a monkey on you
Ne regarde pas, il y a un un singe [la drogue] sur ton dos

Why can’t you do it?
Why can’t you set your monkey free?
Always giving into it
Do you love your monkey or do you love me?
Pourquoi est-ce que tu ne peux pas le faire ?
Pourquoi ne peux-tu pas libérer ton singe [la drogue] ?
Toujours à plonger dedans
Est-ce que tu aimes ton singe [la drogue] ou est-ce que tu m’aimes moi ?

Why can’t you do it?
Why do I have to share my baby with a monkey?
(Monkey, monkey, monkey, yeah, y-yeah)
Pourquoi est-ce que tu ne peux pas le faire ?
Pourquoi est-ce que je dois partager mon bébé avec un singe [la drogue] ?

Oh, I count to ten
But I don’t know how, and I don’t know when to open my eyes
Baby, if you kiss me again
Like you did just now, like you did just then (then, then, then)
Just, just, just (do it again)
Oh, je compte jusqu’à dix
Mais je ne sais pas comment, et je ne sais pas comment ouvrir mes yeux
Bébé, si tu m’embrasses de nouveau
Comme tu viens de le faire, comme tu l’as fait juste alors (alors, alors, alors)
Juste juste juste (fais le de nouveau)

I’ve had the rest
Now it’s time I had the best
So you tell me that you won’t do anymore
J’ai eu le reste
Maintenant il est temps que j’ai le meilleur
Alors dis moi que tu ne le feras plus

Well, I’d write your heart a letter
But I think you know me better
If I keep on asking baby, maybe I’ll get what I’m asking for
Eh bien, j’écrirais une lettre à ton coeur
Mais je pense que tu me connais mieux
Si je persiste à demander, bébé, peut-être que j’aurai ce que je demande

Why can’t you do it?
Why can’t you set your monkey free?
Always giving in to it
Do you love your monkey or do you love me?
Pourquoi est-ce que tu ne peux pas le faire ?
Pourquoi ne peux-tu pas libérer ton singe [la drogue] ?
Toujours à plonger dedans
Est-ce que tu aimes ton singe [la drogue] ou est-ce que tu m’aimes moi ?

Oh, I hate your friends
But I don’t know how and I don’t know when to open your eyes
Yes, your monkey’s back again
Do you want him now like you did back then?
(back then, back then) (D-do it again)
Oh je hais tes amis
Mais je ne sais pas comment et je ne sais pas quand ouvrir tes yeux
Oui ton singe [la drogue] est de retour
Est-ce que tu le veux maintenant comme tu l’as voulu par le passé ?
(par le passé par le passé) (le refaire)

I tried my best but your head is such a mess
So I guess that I don’t want you anymore
Well you say you care about me, that you just can’t do without me
But you keep on dancin’ baby ’til that monkey has you on the floor
J’ai essayé de mon mieux mais ta tête est un tel chaos
Que je devine que je ne te veux plus du tout
Eh bien tu dis que tu te préoccupes de moi, que tu ne peux pas sans moi
Mais tu continues de danser bébé jusqu’à ce que ce singe [la drogue] t’a mis au sol

Why can’t you do it?
Why can’t you set your monkey free?
Always giving into it
Do you love the monkey or do you love me?
Pourquoi est-ce que tu ne peux pas le faire ?
Pourquoi ne peux-tu pas libérer ton singe [la drogue] ?
Toujours à plonger dedans
Est-ce que tu aimes ton singe [la drogue] ou est-ce que tu m’aimes moi ?

Why can’t you do it?
Why do I have to share my baby with a monkey?
(Monkey, with a monkey, monkey, yeah, y-yeah)
Pourquoi est-ce que tu ne peux pas le faire ?
Pourquoi est-ce que je dois partager mon bébé avec un singe [la drogue] ?
(Un singe [la drogue], avec un singe [la drogue])

Don’t look now, there’s a monkey on your back
Don’t look now there’s a monkey on you
Don’t look now there’s a monkey on your back
Don’t look now there’s a monkey on you
Ne regarde pas maintenant, il y a un un singe [la drogue] sur ton dos

So you tell me that you won’t do anymore
If I keep on askin’ baby, maybe I’ll get what I’m askin’ for
Alors dis moi que tu ne le feras plus jamais
Si je persiste à demander bébé, peut-être que j’aurai ce que je demande

Bo Diddley : Pollution

Ce n’est pas la meilleure chanson de l’incroyable Bo Diddley, une très grande figure du blues, à l’origine d’un “diddley beat” dont les influences vont de Queen à Kraftwerk…

Et les paroles ont leur limites. Mais c’est une chanson qui témoigne d’une préoccupation essentielle il y a déjà plus de 45 années…

(Take a look, take a look, up to the sky)
(Pretty soon, pretty soon, we all going to die)
(Regarde, regarde, vers le ciel)
(Très bientôt, très bientôt,  nous allons tous mourir)

Pollution (pollution)

Now jet planes line up in the sky
Pretty soon we all going to die
Some of you people don’t understand
About throwing your garbage in the street and use your can
Maintenant il y a des jets qui s’alignent dans le ciel
Très bientôt nous allons tous mourir
Certains d’entre vous, les gens, ne comprennent pas
Quant au fait de jeter ses ordures et d’utiliser ses toilettes

Pollution (pollution)

Some of you people don’t understand
(There’s something about you?)
About throwing your garbage in the street and use your can
(We all going to[?])
Certains d’entre vous, les gens, ne comprennent pas
(Il y a quelque chose à ton sujet?)
Quant au fait de jeter ses ordures et d’utiliser ses toilettes
(Nous allons tous?)

Pollution (pollution)

Pollution in the home (pollution)
Pollution in the streets (pollution)
Pollution everywhere (pollution)
Going to get you and me (pollution)
La pollution à la maison (la pollution)
La pollution dans les rues (la pollution)
La pollution partout (la pollution)
Qui va finir par avoir toi et moi (la pollution)

Pollution (pollution)
(We got to stop pollution)
Say it chump, watch that paper bag
(We got to stop pollution)
Put a top on that garbage can baby
(We got to stop pollution)
La pollution (la pollution)
(Nous devons stopper la pollution)
Eh l’ami fais attention à ce sac en papier
(Nous devons stopper la pollution)
Mets un couvercle sur cette poubelle bébé
(Nous devons stopper la pollution)

The wind is blowing awfully hard
(We got to stop pollution)
Watch that cigarette pack baby
(We got to stop pollution)
Le vent souffle horriblement fort
(Nous devons stopper la pollution)
Fais attention à ce paquet de cigarettes bébé
(Nous devons stopper la pollution)

Me and you baby
(We got ta stop pollution)
We got to keep America clean honey
(We got to stop pollution)
You and me…
(We got to stop pollution)
Toi et moi bébé
(Nous devons stopper la pollution)
Nous devons garder l’Amérique propre mon sucre
(Nous devons stopper la pollution)
Toi et moi…
(Nous devons stopper la pollution)

Statement : “Tread the path”

La chanson “Tread the path” – “prends le chemin” – reflète l’esprit straight edge, mais de manière assez particulière, car la personne ayant monté le projet de “Statement” était straight edge avant de connaître le concept, tout en appartenant initialement à la mouvance anarcho-punk se tournant en partie vers les droits des animaux.

Statement participa ainsi, avec le groupe de musique punk américain “Vegan Reich”, à populariser la démarche vegan straight edge considérée comme un ensemble de valeurs indissociablement liées. Suivra par la suite le groupe de musique “Earth Crisis”, parallèlement bien entendu à toute une scène militante, activiste, combattant pour la libération animale.

Rappelons que nous sommes ici en 1990…

You’re so lame to depend on shit.
Do you not believe in yourself, doesn’t that fit?
You let yourself be controlled.
You’re in the fast lane going nowhere.
Tu es si faible pour dépendre de la merde.
Tu ne crois pas en toi, est-ce que cela ne te va pas ?
Tu te laisses contrôlé.
Tu es sur l’autoroute qui mène nulle part.

Sure life’s a bum, it doesn’t end there.
There are ways out, not through drugs.
You gotta believe in yourself, understand yourself.
Tread the path. Stay straight.
La vie est moche, mais cela ne s’arrête pas là.
Il y a des voies pour s’en sortir, pas par les drogues.
Tu as à croire en toi, à te comprendre.
Prends le chemin. Sois straight.

It’s not an easy life, we need a straight minds
– From police hassle, to right wing naziscum.
Be prepared, be straight.
See the enemy, not flying elephants.
Ce n’est pas une vie facile, nous avons besoin d’esprits clairs
– depuis les harcèlements policiers jusqu’aux ordures nazies de l’extrême-droite.
Sois préparé, sois straight.
Vois l’ennemi, pas des éléphants roses.

Statement : “The true path”

Ce qui est marquant dans l’approche “hardline” de 1990, c’est qu’elle part du principe que l’antagonisme avec l’exploitation animale est complet, qu’aucune négociation ne peut avoir lieu.

C’est une question de morale, mais également de réalisme puisque, à l’arrière-plan, il est considéré qu’il y a tout un système d’exploitation, de différentes oppressions liées à celui-ci, etc.

Il y a ici quelque chose de saisissant : le véganisme est considéré comme incontournable… en 1990, mais aujourd’hui encore, alors que c’est tellement facile, il y a des gens pour “faire des manières” !

You know what’s right, you’re not that dumb.
You understand cos it feels the same.
Inflicted on us or an animal, they scream too –
pain is pain.
Tu sais ce qui est juste, tu n’es pas si idiot.
Tu le comprends parce que c’est la même sensation.
Infligé à nous ou sur un animal, ils crient également –
la douleur est la douleur.

In the laboratory or the slaughterhouse,
they go through pain for human gain.
The blood is on your hands, you’re not clean
If you eat meat, milk, eggs or cheese.
Dans les laboratoires ou les abattoirs,
ils passent par la douleur pour le gain humain.
Le sang est sur tes mains, tu n’es pas clean
si tu manges de la viande, du lait, des œufs ou du fromage.

In the field the hunt takes place,
all dressed up and ready to kill.
Conservation is what they say.
One day well hang them, well get our way.
Dans le champ la chasse tient lieu
tous bien habillés et prêts à tuer.
La conservation est ce qu’ils prétendent.
Un jour nous les pendrons, nous trouverons notre voie.

I’ve been beaten by abusers of animals
and I’m not gonna sit back
and take it like passive shit with stubborn egos.
Animals don’t care how we save them,
would you?
J’ai été battu par des gens maltraitant les animaux
et je ne vais pas m’asseoir tranquillement
et le prendre comme des merdes passives avec des égos têtus.
Les animaux ne se préoccupent pas de comment on les sauve,
tu t’en préoccuperais, toi ?

Statement : “Beneath blood”

“Beneath blood” signifie en quelque sorte “sous le sang”, “sous le signe du sang”, le sang étant considéré comme étalé, comme l’arrière-plan d’une vie quotidienne marquée de l’exploitation animale.

On a ici très exactement le reflet de la morale “hardline” apparaissant au tout début des années 1990. L’idée est simple à comprendre : seule une infime minorité de gens a conscience de l’exploitation animale et assume le véganisme.

L’exploitation animale est banalisée, entièrement dominante, il n’existe aucune opposition concrète sur le plan culturel.

C’était, bien entendu, avant que n’émerge une sorte de réformisme proposant d’aménager ce qui, justement aux yeux des vegans straight edge qui apparaissent alors, est inacceptable, moralement à combattre de la manière la plus significative.

Le véganisme n’est pas ici une “tendance”, ou bien une “mode” que l’on peut suivre à différents degrés. C’est une identité, allant de pair avec une mentalité de confrontation, d’engagement individuel total dans ce qui est considéré comme une bataille révolutionnaire.

Since time began animals have been enslaved
by fascist bigots of the master race.
Murdered, slaughtered, for many means.
Left rotting, dying, infected by disease.
Depuis le temps que les animaux ont été mis en esclavage
par des bigots fascistes de la race supérieure.
Assassinés, abattus, pour de nombreux buts.
Abandonné pourrissants, mourant, infectés par la maladie.

“They have no souls” say people of the cloth,
religious hypocrites forgiven of their sins.
But you who shouts there is no God
what is your reason for your barbaric behavior?
“Ils n’ont pas d’âmes” disent les gens du clergé,
hypocrites religieux oublieux de leurs péchés.
Mais toi qui crie qu’il n’y a pas de Dieu
Quelle est la raison pour ton comportement barbare?

From the dog in the stocks,
to the pig in the slaughterhouse,
to the calf deprived of its mother.
To the end of the hunted animal life…
Depuis les chiens dans les magasins,
jusqu’au cochon dans l’abattoir,
au veau privé de sa mère.
A la fin de la vie animale chassée…

Statement : “prepare for battle”

Nous en sommes en 1990 et l’anglais Patrick Poole, qui a 22 ans, lance le projet de groupe de musique “Statement”. C’est également lui qui se voit souvent attribuer l’origine de l’expression “vegan straight edge”.

Le mini-album sort alors sur le label “Hardline” de la mouvance du même nom, avec la couverture du vinyl en papier recyclé. Le symbole du groupe est résolument provocateur et aura un succès très clair dans la mouvance vegan straight edge naissant alors, témoignant de la ligne “engagée”.

Le titre de l’album est également très clair : “prepare for battle”, “prépare-toi à la bataille”.

On remarquera cependant également le dos du vinyl, soulignant l’arrière-plan propre au mouvement anglais en faveur des animaux à l’époque, à savoir l’opposition décidée à la chasse.

Voici une photo de Patrick Poole, à l’époque et aujourd’hui.

Voici les paroles de la chanson éponyme, “prepare for battle”.

Pacifism views once held
no longer suit.
The World is a violent place,
oppressors everywhere –
from governments to racist nazishits,
to murdering animal abusers.
Les vues du pacifisme autrement soutenues
ne correspondent plus.
Le monde est un endroit violent,
les oppresseurs partout –
depuis les gouvernements jusqu’aux conneries racistes des nazis,
jusqu’aux gens maltraitant les animaux, les assassinant.

Fuck, I’m not gonna stand still
while innocents are being smashed.
I will use my hands or a weapon
to defend myself or animals.
I won’t be pushed by hunters in the field.
Merde, je ne vais pas rester silencieux
alors que des innocents sont brisés.
Je vais utiliser mes mains ou une arme
pour défendre moi-même ou les animaux.
Je ne vais pas être repoussé par les chasseurs dans les champs.

Pacifism views once held no longer suit.
For when I see the huntsmen fall,
for when I see the naziscum tumble,
for then I know to inflict pain
on the these oppressors of the innocents.
Death.
Les vues du pacifisme autrement soutenues
ne correspondent plus.
Pour quand je vois les chasseurs tomber,
pour quand je vois les ordures nazies renversées,
pour ce que je sais d’infliger la douleur
à ces oppresseurs des innocents.
La mort.

Les dessins de Gerd Arntz

Puisque nous parlions hier du style “grand bourgeois” avec l’éloge par Le Monde du sado-masochisme et du foie gras, il est intéressant de s’intéresser à l’artiste Gerd Arntz.

Ce graphiste allemand a publié de nombreuses gravures, ainsi que des dessins, caricaturant notamment le troisième Reich.

La linogravure “Le troisième Reich” est l’une des plus célèbres. On remarquera que sur l’image suivante la “pyramide” est droite, alors que normalement elle est un peu penchée, annonçant sa chute.

Mais ce qui nous intéresse ici de manière plus particulière est que Gerd Arntz a justement souligné l’importance des moeurs décadentes propres à “l’élite” dans les années 1930.

Critiquer l’éloge du sado-masochisme par Le Monde devrait être une évidence pour toute personne progressiste, mais aujourd’hui cela ne semble pas aller de soi : il est considéré que chacun fait ce qu’il veut, qu’après tout le sado-masochisme n’est pas un problème s’il est consenti…

C’est là nier la possibilité de vivre heureux dans l’égalité, de manière naturelle, mais c’est également nier le besoin de “dépassement” de gens aliénés par l’argent et le pouvoir…

L’image suivante montre bien cela. Le rapport sado-masochiste est placéeaux côtés de quelqu’un qui découpe et brûle son argent… On voit très bien comment est montré l’ennui, le vide d’une vie, et la tentative de compenser !

L’image suivante oppose deux mondes, avec deux styles de vie différents, dans l’atmosphère des années 1930. Le peuple uni, à droite, l’élite vivant dans le luxe et la décadence, à gauche…

La démarche de Gerd Arntz est ouvertement moraliste.

Le dessin suivant montre par exemple trois femmes : la grande bourgeoise en bas à gauche, la prostituée un peu au-dessus d’elle, et tout à droite la figure de la mère, qui est avec ses enfants, qui pleure ceux qui vont mourir à la guerre…

Les dessins de Gerd Arntz s’inscrivent dans une démarche d’utopie qui n’a guère de valeur aujourd’hui pour des gens pétris d’esprit libéral-libertaire.

Mais rien n’oppose, finalement, le libéral-libertaire à l’ultra-conservateur, tous se satisfaisant d’une économie “qui marche” et où tout est stable, en même temps que chacun fait “ce qu’il veut”…

Marine Le Pen et son image d’amie des animaux

On sait à quel point il faut, pour avoir l’air “proche du peuple”, se montrer aimant envers les animaux.

Nul besoin de véganisme pour cela, puisque les gens sont prisonniers culturellement de l’exploitation animale. Il suffit de se montrer sensible, comme ayant du coeur, etc.

Dans cette perspective populiste, Marine Le Pen est bien connue pour son orientation stratégique en ce sens.

Elle a décidé de passer la vitesse supérieure, comme en témoigne les photos suivantes tirées de son “blog” intitulé “carnets d’espérances“.

On comprendra, vu le titre, que c’est directement dirigé vers les couches populaires, afin de manipuler leur défense des sensations, du fait d’avoir du coeur, afin de se prétendre comme leur défenseure.

Pour cette raison, on trouve de très nombreuses photos de Marine Le Pen avec des animaux, une avalanche de photos même… Comme ici avec des chats.

 

Les photos sont de très haute qualité, très bien cadrées, très soignées, et toujours faites en sorte de pouvoir être vues même par des chasseurs par exemple, puisqu’on sait que Marine Le Pen les soutient, tout en cherchant en même temps à s’approprier la défense des animaux.

On n’a donc pas que des chats, mais également des animaux dans des fermes (industrielles), afin de montrer qu’on est bien ici seulement dans la protection animale, au mieux…

Les photos suivantes sont très parlantes, mais il faut voir que pour les gens loin du véganisme, elles ont tout de même une dimension touchante…

 

Ce qui est frappant, c’est aussi que ces photos marquent une pénétration dans des secteurs où personne ne va sinon.

Le Point, l’hebdomadaire de droite, constatait ainsi il y a deux jours, à la fois moqueur et inquiet :

Après la victoire surprise de François Fillon à la primaire, Marine Le Pen est-elle désarçonnée par le renoncement du président ?

En tout cas, la candidate du Front national a fait comme si de rien n’était ou presque. Le lendemain, elle n’a rien changé à son agenda.

Point de télévision ni de matinales radio. L’autoproclamée « dame à chats » s’est rendu au Salon du cheval pour draguer les électeurs équestres. Les animaux, c’est son dada.

Ce déferlement d’images joue sur les sentiments, bloquant l’amour pour les animaux dans le cadre des traditions, du terroir, du passéisme. Il y a ici une véritable intégration institutionnelle de la question animale.

Hubert-Félix Thiéfaine : “La fille du coupeur de joints”

“La fille du coupeur de joints” est la chanson qui en France a joué un rôle immense dans la valorisation du cannabis. Hubert-Félix Thiéfaine chantait alors une folk poétique délirante plutôt sombre, alternée de chansons décalées.

“La fille du coupeur de joints” appartient à ce dernier type, sur l’album “Tout corps vivant branché sur le secteur étant appelé à s’émouvoir” de 1978.

Or, Hubert Felix Thiefaine n’était pas alors une figure commerciale comme aujourd’hui ; il restait entièrement à l’écart des circuits officiels, tout en ayant un succès très puissant dans la jeunesse “alternative”.

La conséquence en a été une influence massive et mauvaise sur celle-ci. Loin des grandes poses inacessibles  du dandy tourmenté fricotant avec le suicide et les drogues dures, “La fille du coupeur de joints” synthétise par son texte et son approche musicale la figure du gentil je m’en foutiste pseudo-alternatif.

Wikipedia présente la chanson ainsi :

L’une de ses chansons les plus connues, La Fille du coupeur de joints, figurant sur son premier album, traite, sous un aspect enjoué, de l’amour et de la consommation de cannabis. L’imagerie des « consommateurs de substances psychotropes » est un des thèmes récurrents de son œuvre, notamment dans Solexine et Ganja, Exil sur la planète fantôme, Narcisse 81, Cabaret Sainte-Lilith…

Public Ados la présente ainsi :

En 1978, Hubert Félix Thiéfaine en finit avec les maquettes : il sort « Tout corps vivant branché sur le secteur étant appelé à s’émouvoir… ». Ce n’est pas le titre d’une chanson, mais celui de son premier album. Le disque, comme le titre, est difficilement abordable. Mais « La fille du coupeur de joints » qui aborde, de manière légère et festive, la consommation de cannabis, se fait une place sur les ondes.

En voici les paroles.

Elle descendait de la montagne
Sur un chariot chargé de paille
Sur un chariot chargé de foin

La fille du coupeur de joints
La fille du coupeur de joints

Elle descendait de la montagne
En chantant une chanson paillarde
Une chanson de collégien

Et nous, on était cinq chômeurs
A s’lamenter sur notre malheur
En se disant qu’on se taperait bien

Elle descendait de la montagne
V’là qu’elle nous voit vers les murailles
Et qu’elle nous fait « Coucou les gens »

Ben, v’là qu’elle nous prend par la taille
Et qu’elle nous emmène sur sa paille
Elle nous fait le coup du zeppelin

Ben nous on était cinq chômeurs
À s’payer une tranche de bonheur
Un’ tranche de tagada tsoin-tsoin

Quand on eut passé la ferraille
Elle nous fit fumer de sa paille
Sacré bon Dieu que c’était bien

Plus question d’chercher du travail
On pédalait dans les nuages
Au milieu des petits lapins

Elle descendait de la montagne
En chantant une chanson paillarde
Une chanson de collégien

La fille du coupeur de joints

Voici également une version live avec Tryo et Didier Wampas, Hubert-Félix Thiéfaine ayant décadé à ce niveau. Il a d’ailleurs même essayé d’écrire des chansons pour Johnny Hallyday !

“Tant que nous ne connaîtrons point l’homme naturel…”

Voici deux citations de Jean-Jacques Rousseau très connues, mais qu’il fait toujours plaisir de relire.

Quand on les lit, on se dit toujours : c’est vrai, Rousseau a raison c’est l’un des nôtres, lui aussi il aime la Nature, il veut être naturel, il pense que nous sommes naturellement pleins de compassion, ayant “une répugnance naturelle à voir périr ou souffrir tout être sensible et principalement nos semblables”…

“Tant que nous ne connaîtrons point l’homme naturel, c’est en vain que nous voudrons déterminer la loi qu’il a reçue ou celle qui convient le mieux à sa constitution.

Tout ce que nous pouvons voir très clairement au sujet de cette loi, c’est que non seulement pour qu’elle soit loi il faut que la volonté de celui qu’elle oblige puisse s’y soumettre avec connaissance, mais qu’il faut encore pour qu’elle soit naturelle qu’elle parle immédiatement par la voix de la nature.

Laissant donc tous les livres scientifiques qui ne nous apprennent qu’à voir les hommes tels qu’ils se sont faits, et méditant sur les premières et plus simples opérations de l’âme humaine, j’y crois apercevoir deux principes antérieurs à la raison, dont l’un nous intéresse ardemment à notre bien-être et à la conservation de nous-mêmes, et l’autre nous inspire une répugnance naturelle à voir périr ou souffrir tout être sensible et principalement nos semblables.

C’est du concours et de la combinaison que notre esprit est en état de faire de ces deux principes, sans qu’il soit nécessaire d’y faire entrer celui de la sociabilité, que me paraissent découler toutes les règles du droit naturel ; règles que la raison est ensuite forcée de rétablir sur d’autres fondements, quand par ses développements successifs elle est venue à bout d’étouffer la nature.

(préface au Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes)

“Tant que les hommes se contentèrent de leurs cabanes rustiques, tant qu’ils se bornèrent à coudre leurs habits de peaux avec des épines ou des arêtes, à se parer de plumes et de coquillages, à se peindre le corps de diverses couleurs, à perfectionner ou à embellir leurs arcs et leurs flèches, à tailler avec des pierres tranchantes quelques canots de pêcheurs ou quelques grossiers instruments de musique, en un mot tant qu’ils ne s’appliquèrent qu’à des ouvrages qu’un seul pouvait faire, et à des arts qui n’avaient pas besoin du concours de plusieurs mains, ils vécurent libres, sains, bons et heureux autant qu’ils pouvaient l’être par leur nature, et continuèrent à jouir entre eux des douceurs d’un commerce indépendant.

Mais dès l’instant qu’un homme eut besoin du secours d’un autre, dès qu’on s’aperçut qu’il était utile à un seul d’avoir des provisions pour deux, l’égalité disparut, la propriété s’introduisit, le travail devint nécessaire et les vastes forêts se changèrent en des campagnes riantes qu’il fallut arroser de la sueur des hommes, et dans lesquelles on vit bientôt l’esclavage et la misère germer et croître avec les moissons.

La métallurgie et l’agriculture furent les deux arts dont l’invention produisit cette grande révolution.

Pour le poète, c’est l’or et l’argent, mais pour le philosophe ce sont le fer et le blé qui ont civilisé les hommes et perdu le genre humain.

Aussi l’un et l’autre étaient-ils inconnus aux sauvages de l’Amérique qui, pour cela, sont toujours demeurés tels; les autres peuples semblent même être restés barbares tant qu’ils ont pratiqué l’un de ces arts sans l’autre; et l’une des meilleures raisons peut-être pourquoi l’Europe a été, sinon plus tôt, du moins plus constamment et mieux policée que les autres parties du monde, c’est qu’elle est à la fois la plus abondante en fer et la plus fertile en blé.”

(Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes)

La compilation “Stones To Mark A Fire”

Nous sommes en 1995 et Rod Coronado est en prison pour de multiples actions illégales dans le cadre de la lutte pour la libération animale.

D’origine amérindienne, il a été actif dans l’ALF et porte-parole de l’ELF, alors qu’à l’âge de 19 ans il avait rejoint, en 1985, le Sea Shepherd, causant en 1986 deux millions de dollars de dégâts à la flotte islandaise chassant les baleines.

En 1995, il est en prison pour avoir participé, dans le cadre de l’opération “Bite back” de l’ALF, à l’attaque des unités de recherche de l’université du Michigan, causant 125 000 dollars de destruction et anéantissant 32 années de données de recherches.

Dans le cadre de son soutien, on trouve bien entendu la scène vegan straight edge, au coeur de la mouvance pour la libération animale. Les deux petits labels alternatifs “Militant Records” et  ‎”Vegan Earth Order” sortirent alors une compilation dont les bénéfices lui allaient : “Stones To Mark A Fire” (“des pierres pour démarrer un feu”).

Il est possible de le télécharger ici. On y retrouve les principaux groupes de musique de la scène vegan straight edge, d’orientation musicale très différente, mais tous dans une optique de conflit avec la vie quotidienne dominante.

Il y a ainsi Earth Crisis (avec The Order that shall be), Statement, Abnegation, Birthright, etc. (et bizarrement le groupe Hatebreed à ses débuts, leur chanson n’étant pas ici présente dans le téléchargement).

Le véganisme n’est pas né ces dernières années. Le véganisme est né dans le prolongement de l’émergence de l’ALF en Angleterre dans les années 1970 et 1980, de la scène vegan straight edge émergeant aux Etats-Unis dans les années 1990.

Le véganisme n’est pas une forme de “fuite”, ce qui est appelé un “escapisme” en anglais, mais une approche de la vie quotidienne exigeant la rupture avec les valeurs dominantes.

Bien entendu, le système tente d’intégrer le véganisme, et il peut y parvenir en partie, en créant un petit secteur commercial en vivotant.

Mais il ne peut pas intégrer le besoin de se confronter de manière complète à l’exploitation animale, l’envie intelligente de combattre la destruction de la planète, la reconnaissance morale et culturelle que l’humanité n’est qu’une composante de la Nature !

Une chasse aux Pokémon à la “fête de la nature et de la chasse”

C’est une anecdote, mais elle est culturellement significative : à la “fête de la nature et de la chasse” qui se déroule à Compiègne, nous parlions hier de cette ville, il y aura des Pokémon à attraper (voir ici notre article sur Pokémon go).

Voici comment le Courrier Picard présente cela :

Des animations spécifiques pour les enfants sont prévues, ainsi que des balades à dos d’âne ou de poney.

Un chef se propose de donner des conseils culinaires, pour préparer le gibier. Sur place également une montgolfière statique.

À côté des stands dédiés aux chasseurs et à leur équipement, il y a la reconstitution d’une partie de chasse au gibier, avec une mare et une hutte.

Mais également une partie dédiée aux pêcheurs.

Les chiens de chasse sont particulièrement mis en évidence, avec les chiens d’arrêt, les chiens suiveurs, ceux qui se chargent de la recherche du gibier blessé et les équipages de vénerie.

Que ce soit la chasse à courre, avec dix équipages présents, ou la chasse sous terre, dite petite vénerie.

Mais la grande folie actuelle ne sera pas oubliée. C’est ainsi qu’une chasse aux Pokémon sera organisée pendant les deux jours.

«  Nous allons lâcher un certain nombre de leurres et il faut savoir que nous avons répertorié plus d’une vingtaine de Pokéstops dans le parc  », soutient Marc Morgan, directeur de la FDC60.

Pour qu’il y ait des Pokémon, il faut en effet des endroits précis dans le jeu, comme des endroits culturels ; sans doute les organisateurs ont-ils contacté l’entreprise pour en ajouter, renforçant le tout avec des “leurres” attirant beaucoup de Pokémon attrapables par toutes les personnes présentes autour.

C’est un plan tout à fait calculé, une opération marketing très efficace… On voit aisément que le but du jeu des organisateurs est d’emprisonner le plus de gens dans une certaine manière de voir les choses. En l’occurrence, ici, il s’agit de coincer les gens dans une vie quotidienne où l’exploitation animale est partout présente.

Alors l’utilisation de la chasse aux Pokémon est logique : le parallèle est évident, puisque la personne qui cherche des Pokémon a comme objectif de les accumuler. Le chasseur actuel est une sorte de petit capitaliste cherchant à accumuler du profit ; son loisir est de s’approprier.

En plus, dans le jeu Pokémon, la personne les chassant est en concurrence avec d’autres, elle peut en élever, les renforcer,  les faire se combattre, etc.

C’est l’esprit de concurrence le plus vil.

Et les parents qui laissent les enfants et les adolescents faire cela donnent libre cours à une logique culturelle déjà néfaste, mais imaginons ce que cela donne dans le cadre d’une “fête” où la chasse est le principal thème, le reste ne servant que de faire-valoir.

Et encore, quand on parle de chasse, il faut voir qu’on est bien au-delà, car l’endroit tourne finalement autour de la chasse à courre.

Il y a des chiens élevés pour traquer le “gibier blessé” et autour d’eux, les enfants courront en traquant des Pokémon.

C’est d’un sinistre!

Yes – Don’t Kill The Whale

Yes est un groupe de rock progressif très connu, avec une musique parfois très difficile d’accès. On ne sera guère étonné de l’approche poétique assez particulière qu’on trouve dans les paroles de cette chanson, “Don’t Kill The Whale”, qu’il faut rapprocher de l’immense campagne existant alors en Angleterre afin de s’opposer à la chasse à la baleine.

Ce qui ressort, ce sont surtout les très belles phrases à la fin de la chanson, annonçant l’époque nouvelle à venir : “Si le temps le permet / Nous jugerons tous ceux qui venaient / Dans le sillage de notre nouvelle ère se positionner pour ce qui est fragile / Ne chassez pas la baleine”.

You’re first
I’m last
You’re thirst
I’m asked to justify
Killing our last heaven beast
Don’t hunt the whale
Vous êtes le premier
Je suis le dernier
Tu es soif
On me demande de justifier
Notre dernière bête du ciel
Ne chassez pas la baleine

In beauty
Vision
Do we
Offer much
If we reason with destiny, gonna lose our touch
Don’t kill the whale
Dans la beauté
Vision
Est-ce que nous
Offrons beaucoup
Si l’on raisonne avec le destin, on va perdre notre toucher
Ne chassez pas la baleine

Rejoice
They sing
They worship their own space
In a moment of love, they will die for their grace
Don’t kill the whale
Réjouissez-vous
Elles chantent
Elles célèbrent leur propre espace
Dans un moment d’amour, elles vont mourir pour leur grâce
Ne chassez pas la baleine

If time will allow
We will judge all who came
In the wake of our new age to stand for the frail
Don’t kill the whale
Si le temps le permet
Nous jugerons tous ceux qui venaient
Dans le sillage de notre nouvelle ère se positionner pour ce qui est fragile
Ne chassez pas la baleine

John Denver – Calypso

Les aventures de la Calypso, le navire océanographique du commandant Cousteau, ont fasciné toute une génération. Vu d’aujourd’hui, les pratiques ont été en réalité  parfois criminelles avec par exemple un récif de corail dynamité, des animaux massacrés… (voir Cousteau et « Le monde du silence »).

La chanson suivante, toutefois, appelle à s’inspirer d’une démarche comprise alors comme étant “au service de la vie”. Elle est chantée  en 1975 par l’américain John Denver, qui n’est pas très connu en France, alors qu’il l’est dans de nombreux autres pays, comme l’Inde.

Très engagé socialement, il l’était également dans le domaine de l’écologie, faisant la promotion du développement durable ; il a été en première ligne pour défendre le refuge faunique national Arctic en Alaska, demandant son élargissement et combattant les tentatives de forage pétrolier dans cette zone.

La polémique est encore extrêmement forte, avec des tentatives permanentes du parti républicain de forcer l’autorisation de forage.

A la suite de cette chanson, on en trouvera également une autre, bien plus connue : Sunshine On My Shoulders, où John Denver fait tout simplement l’éloge de la lumière du soleil.

Cette très belle chanson est le symbole d’une manière d’appréhender la vie, de manière simple et dans le respect de la Nature. Pour cette raison, les Simpson l’ont utilisé comme symbole lors d’une scène où un hippie chante cette chanson et se fait agresser dans un contexte de canicule.

To sail on a dream on a crystal clear ocean, to ride on the crest of the wild raging storm
To work in the service of life and the living, in search of the answers to questions unknown
To be part of the movement and part of the growing, part of beginning to understand
Naviguer sur un rêve sur un océan clair comme du cristal, monter sur la crête de la tempête qui fait rage
Pour travailler au service de la vie et du vivant, à la recherche des réponses à des questions inconnues
Pour faire partie du mouvement et une partie de ce qui croît, une partie du début à comprendre

Aye, Calypso, the place’s you’ve been to
the things that you’ve shown us, the stories you tell
Aye, Calypso, I sing to your spirit, the men who have served you so long and so well
Aye, Calypso, les endroits que tu as visité
les choses que tu nous avez montré, les histoires que tu nous racontes
Aye, Calypso, je chante à ton esprit, les hommes qui t’ont servi si longtemps et si bien

Like the dolphin who guides you, you bring us beside you
to light up the darkness and show us the way
For though we are strangers in your silent world, to live on the land we must learn from the sea
To be true as the tide and free as a wind swell, joyful and loving in letting it be
Comme le dauphin qui te guide, tu nous amènes à côté de toi
pour éclairer les ténèbres et nous montrer le chemin
Car bien que nous soyons des étrangers dans ton monde du silence, afin de vivre sur terre nous devons apprendre de la mer.
Pour être vrai comme le courant et libre comme une houle, joyeuse et aimant en laissant cela être