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Les combats de reines en Valais

Ci-dessous un lamentable article (suisse) valorisant l’exploitation animale (où les animaux sont encore et toujours rabaissés au rang de “bêtes” soumisent à leurs “propriétaires”) via des combats de vaches pratiqués et dirigés par des “spécialistes”. Ces duels seraient “naturels”…

Le Valais possède une race bovine unique au monde: la race d’Hérens. Cette vache robuste a la particularité de combattre pour établir une hiérarchie dans le troupeau. Ces combats se déroulent de manière naturelle. Lors de la sortie de l’étable, au printemps, lors de la montée à l’alpage, elles s’affrontent à coups de cornes.

Pour combattre, les vaches se poussent simplement, front contre front. Elles utilisent aussi leur cornes selon différentes techniques. Elles peuvent piquer leur adversaire avec la pointe d’une corne. Elles peuvent imprimer une mouvement de torsion sur le cou de leur adversaire, une technique que les spécialistes appellent le “maillage”.
L’animal qui se sent la plus faible abandonne le combat. Il arrive aussi très souvent qu’une bête se soumette sans combattre, admettant la supériorité de son adversaire. Ces combats, qui opposent des animaux femelles, ne causent que de rares blessures superficielles.

On peut voir les vaches de la race d’Hérens combattre dans différentes circonstances. Après avoir passé l’hiver dans leur étable, elles sont sorties au printemps. Les propriétaires “mélangent” les bêtes de leurs exploitations. Bien qu’elles se soient côtoyées durant de longs mois, les lutteuses se livrent alors à de violents combats pour déterminer la reine du troupeau. Puis, à la fin du printemps, les bêtes sont conduites à l’alpage. Le premier jour a lieu l’inalpe. Les bêtes de différents troupeaux sont mélangés. Des combats intenses ont lieu.

Ces inalpes sont des instants très prisés par les amateurs de combats de reines ainsi que par les hôtes du Valais. Une véritable fête sur l’alpe est souvent organisée en même temps que l’inalpe. Il y a autant d’inalpes que d’alpages possédant de vaches de la race d’Hérens dans le canton. Ces montées à l’alpage se déroulent entre la fin mai et durent tous le mois de juin.

A l’automne, les bêtes sont descendues en plaine. C’est la désalpe. De nombreuses manifestations sont également organisées à ce moment-là. La reine de chaque alpage est décorée pour la circonstance.
Les hommes ont mis à profit la particularité combative de la race d’Hérens pour organiser des joutes sportives: les combats de reines. Ils ont lieu depuis 1922 en Valais. D’autres ont lieu dans le Val d’Aoste et en Haute-Savoie. D’autres petits combats ont également été mis sur pied dans d’autres régions, comme dans le canton de Vaud.
En Valais, il y a une douzaine de combats par année en plus d’une grande finale. Il y a en une vingtaine dans la vallée d’Aoste et deux en Haute-Savoie.Au fil des années, ces combats ont été organisés de manière stricte. Par souci d’équité, les bêtes sont réparties en plusieurs catégories. En principe, il y en a cinq.
La 5e catégorie est la catégorie réservée aux génisses. Elle regroupe les animaux de 2 ans et demi qui n’ont pas encore mis bas. La catégorie des premiers veaux (la 4e) concerne ce que les scientifiques appellent les primipares, soit les bêtes qui ont mis bas leur premier veau. Les vaches qui ont eu deux veaux au moins sont réparties dans les trois premières catégories en fonction de leur poids. Toutes ces vaches sont pesées.
Le tiers des bêtes les plus lourdes, pesant en général plus de 600 kilos, forment la première catégorie. Les bêtes les plus légères constituent la troisième catégorie et le tiers médian la deuxième.
Toutes les vaches qui se présentent dans l’arène doivent être portantes. Pendant plusieurs années, des contrôles antidopages ont été effectués lors des combats. Aucune lutteuse n’a été contrôlée positive. Depuis, ces contrôles ont été abandonnés.

Pour déterminer les classements, un jury observe et compte les affrontements. Une bête qui a perdu à trois reprises est éliminée. Est considérée comme perdante, la bête qui fuit face à une rivale.
La journée d’un combat de reines commence par les éliminatoires. Les bêtes inscrites dans chaque catégorie sont réparties en plusieurs groupes comprenant entre 12 et 20 bêtes (en fonction du nombre de bêtes inscrites). Les meilleures de chaque groupe sont qualifiées pour la finale qui a lieu en principe l’après-midi.
Les bêtes qui combattent en finale sont éliminées au fur et à mesure, jusqu’à ce qu’il ne reste que six bêtes dans l’arène. A ce moment-là, chaque bête lutte contre chacune de ses rivales. Le jury établit un classement pour ces six bêtes. Celle qui a gagné face à chacune de ses rivales est sacrée reine de sa catégorie.
Dans l’arène, seules des personnes autorisées sont admises. Il s’agit des rabatteurs. Leur rôle consiste à faire en sorte que les combats se déroulent de manière loyale. Par leurs interventions, ils évitent qu’une troisième intervenante dérange le combat de deux lutteuses. Ils mettent également face à face les bêtes qui n’ont pas eu l’occasion de s’affronter.

Plusieurs combats éliminatoires ont lieu tout au long de l’année. Les six premières de chaque catégorie sont qualifiées pour la grande finale, appelée finale cantonale, qui a lieu au mois de mai à Aproz, près de Sion. Pour la finale, le même processus que lors des combats éliminatoires reprend. A la fin de la journée, les reines des catégories 1, 2, 3 et 4 sont remises dans l’arène pour la finale des finales. La bête qui a vaincu toutes ses rivales est sacrée reine cantonale. Les combats qui ont lieu en été ne donnent pas la possibilité de se qualifier pour la finale cantonale.
La dizaine de combats qui se déroulent tout au long de l’année en Valais attirent des foules considérables. On peut estimer à près de 50’000 le total des spectateurs qui assistent à ces joutes toutes pacifiques dont une dizaine de milliers pour la finale cantonale. L’engouement pour ces combats est tel qu’un journal mensuel a été créé pour les relater, “Gazette des reines” ainsi qu’une émission hebdomadaire sur la radio locale valaisanne, Rhône FM.

Rapport du GIEC sur l’eau

La crue historique de l’Amazone n’est pas une exception, en fait dans le monde entier le réchauffement climatique a un impact sur l’eau et l’on a en fait peu de d’études sur la modification des débits, à part pour l’Europe, l’Amérique du Nord… Le long rapport (240 pages) disponible en ligne (au format PDF) du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat – l’organisme fondé par l’ONU (ici la présentation wikipédia) – est à ce titre édifiant.

Tout ce qu’on sait, c’est qu’on ne sait rien. L’étude de Gaïa, de ses phénomènes, de ses réactions, le rapport entre tous ses éléments – dont nous! – n’a jamais été le souci d’une société tournée vers le profit et l’utilisation mécanique de la planète.

Crue historique de l’Amazone

L’Amazone, le fleuve le plus puissant du monde, connaît en ce moment une crue historique. Son niveau d’eau a atteint 841 cm, alors que la précédente crue record (810 cm) datait de mai 2006. Ce phénomène est observé dans la ville d’Obidos (Etat du Para), à 800 km de l’océan Atlantique.

La crue pourrait durer deux mois. Début mai, les experts ont mesuré le plus gros débit fluvial jamais enregistré dans le monde : autour de 280 000 m3/s, soit cinq fois plus que celui du Congo, deuxième fleuve le plus puissant. Le débit moyen de l’Amazone avoisine 185 000 m3/s.

Deux raisons essentielles, évidemment à comprendre dans le cadre du réchauffement climatique: l’anomalie climatique La Niña (qui semble en partie en rapport avec El Niño), et des températures de surface océaniques élevées sur l’Atlantique tropical nord.

Les prétendus scientifiques cherchent encore, et pourtant ils sauraient dans quelle direction chercher s’ils pensaient à Gaïa…

Hérouville: pas de wifi à l’école

Il y a cinq ans Hérouville-Saint-Clair, près de Caen, investissait dans le wifi, pour 15.000  euros. Mais la prise de conscience a avancé, et cette commune de 24 000 habitants pourrait devenir l’une des villes pilotes où serait testée une émission des antennes-relais à 0,6 volt/mètre alors que la réglementation, en France, permet aux opérateurs d’émettre jusqu’à 61 v/m.

Elle a également adhéré à l’association Robin des toits et au Criirem (Centre de recherche et d’information indépendantes sur les rayonnements électromagnétiques),

Son maire s’est placé, avec les élus locaux, contre les opérateurs de téléphonie et va débranché le WiFi des écoles.

Hérouville, Courbevoie (Hauts-de-Seine) et Niergnies (Nord) et trois villages des Cévennes (Le Vigan, Aumessas et Campestre) formeront également des lieux tests pour Robin des toits.

Rappelons qu’il existe en France 50 000 antennes-relais…

Ici le communiqué de la municipalité:

Principe de précaution :
la ville d’Hérouville réagit face au danger des ondes

Ces dernières semaines, plusieurs décisions de justice ordonnant le démontage d’antennes relais ont relancé le débat sur les dangers potentiels des ondes électromagnétiques utilisées pour la téléphonie mobile et les technologies sans fil (GSM, 3G, WiFi, …).
La Ville d’Hérouville Saint-Clair a décidé d’appliquer ce principe en supprimant dans les mois qui viennent l’ensemble des équipements WiFi installés dans ses écoles, les enfants représentant la population la plus vulnérable. Une campagne va également être menée auprès des Hérouvillais afin de sensibiliser les habitants aux risques liés à la téléphonie mobile.
Par ailleurs, une étude de mesure des émissions des antennes relais est prévue sur tout le territoire hérouvillais. Cet état des lieux permettra à la Ville de définir une feuille de route et constituera, le cas échéant, une base de discussion avec les opérateurs de téléphonie mobile.

Expertise médico-légale animale

“La résolution de crimes contre les animaux se fonde sur des preuves. Les victimes ne peuvent pas témoigner, donc je dois leur servir de porte-parole”, résume Melinda Merck, la directrice du service vétérinaire médico-légal de l’ASPCA qui va enseigner dans une nouvelle formation: l’expertise médico-légale animale.

Un projet issu de la collaboration de l’Université de Floride et l’Association américaine de prévention de la cruauté contre les animaux (ASPCA) – on imagine mal en France une faculté se préoccuper de cela…

Melinda Merck a notamment conduit l’enquête visant le joueur de football américain Michael Vick qui purge actuellement une peine de 23 mois de prison pour avoir organisé des combats de chiens. Lors de son procès, il avait admis avoir aidé à tuer des pitbulls par électrocution, noyade ou pendaison après que l’experte de l’ASPCA l’eut prouvé grâce à l’analyse des cadavres des chiens.

Outre son expérience, Melinda Merck amène avec elle l’unité d’enquête médico-légale des crimes animaliers de l’ASPCA qui comprend des équipements scientifiques et un dispositif médical de prise en charge des animaux blessés.

“L’idée, c’est de réunir toutes les pièces du puzzle pour donner une vue d’ensemble au juge et aux jurés. Il n’y a pas une preuve qui fait tout basculer comme à la télévision. Il s’agit plutôt de multiples petits indices qui permettent de construire un dossier d’accusation écrasant et d’aboutir à des aveux”, résume John Byrd, un expert en entomologie médico-légale.

Laisser tranquille les ennemis des animaux?!

Il faut toujours s’intéresser au point de vue anti-vegan, afin de mieux connaître le veganisme (puisque c’est la même chose sauf que c’est le contraire) et pour bien être capable de briser les arguments de l’ennemi.

L’article québecois “Laissez les chasseurs de phoques tranquilles” est ainsi un modèle du genre.

Et pas seulement parce qu’on y lit des modèles de mauvaise foi du type: “Il a d’ailleurs été prouvé par plusieurs vétérinaires que la façon avec laquelle les phoques sont chassés est la plus digne possible, car ils ne ressentent aucune douleur”.

Ben voyons.

Non, ce qu’il y a de plus intéressant, c’est que l’auteur prend à contre-pied les réformistes en prenant l’exemple des chevreuils et des oies gavées en Europe. Et il dit: si on pousse le raisonnement jusqu’au bout, alors pourquoi faire une différence entre tel et tel animal?

Une logique implacable. Sauf que le type en question ne compte pas devenir vegan, car il préfère son égoïsme:

“C’est pourquoi quelques amoureux des animaux scandent: «Devenons tous végétariens!» Ce à quoi je réponds «non» encore une fois.

Pourquoi? Eh bien, d’une part parce que j’adore manger du smoked meat, et d’autre part, parce que si la population terrienne se tournait vers le végétarisme, cela ne ferait qu’engendrer d’autres problèmes.

L’agriculture a certes beaucoup de qualités, mais il a été prouvé que si l’on devait augmenter son utilisation, cela aurait des effets néfastes. Les champs devraient être plus grands, l’eau pour les arroser devrait être utilisée en plus grande quantité, il en est de même pour l’engrais et les pesticides, et il y aurait un désordre monstre dans le règne animal.”

C’est évidemment totalement n’importe quoi, et cela montre bien que face à la mauvaise foi, il n’y a pas lieu de transiger, et que le réformisme, appelé welfarisme dans le monde de la protection animale, est totalement à côté de la plaque.

Face à l’ennemi, face à l’égoïsme, il n’y a culturellement pas à transiger!

Le collier de perles

Puisque nous parlons des animaux noirs et des chats noirs, ces perles noires, rappelons qu’un site leur consacre une campagne d’adoption, et Le Collier de Perle leur consacre également une page.

Pour ceux et celles qui ne connaissent pas, Collier de Perle est un refuge où nos amis les chats délaissés sont enfin considérés et traités comme des reines et des rois !

En effet, cette formidable association receuille les chats et chattes malades, handicapéEs, maltraitéEs, trop âgéEs ou pas assez “joliEs” pour être adoptés.

Tous les chats sont récupérés, soignés et respectés sans aucune distinction. Et contrairement aux refuges classiques, les chats ne sont pas enfermés dans des cages mais ils disposent d’une volière et d’une véranda riches en éléments confortables où ils vivent ainsi paisiblement leur vie.

Une intiative formidable, au service d’animaux ayant particulièrement soufferts.

De manière similaire, Grouin Grouin s’intéresse aux cochons nains, qui ont eux aussi la peau noire. Fondée en 2005, c’est une association – refuge, consacrée elle aux cochons nains, c’est-à-dire un cochon vietnamien récemment “à la mode”. Résultat 70% des familles ayant un cochon finissent par l’abandonner… Il y a des cochons nains à adopter dans toute la France !

Les compte-rendus des sauvetages sont émouvants, notamment ceux des cochons sauvés de l’abattoir… Le site présente également le cochon nain, sa santé, son adoption, bref tout ce qu’il faut savoir pour cet animal qui a besoin d’espace… et d’affection !

Les cochons, otages de la folie

La grippe porcine démontre chaque jour davantage à quel point le rapport des humains aux autres animaux relève du grand n’importe quoi.

Ainsi trois sangliers sauvages du zoo de Bagdad ont été tués, “par peur d’une contamination par la grippe porcine”, alors que quelques jours auparavant un porte-parole du ministère de la Santé avait affirmé qu’ils ne seraient pas abattus.

Quel rapport entre ces trois sangliers et la grippe porcine? Aucun puisque la grippe porcine a pris son autonomie et concerne les humains. Et ce sont les grands élevages qui ont permis la naissance et la diffusion de cette variante de grippe, pas trois sangliers emprisonnés dans un zoo !

On pourrait dire pareil au sujet de l’Egypte, où ce sont 250 000 cochons qui doivent être tués, amenant d’ailleurs des affrontements entre des “éleveurs” et la police.

Les “éleveurs” de porcs font en effet partie de la minorité chrétienne de l’Egypte et s’estiment victimes d’une mesure discriminatoire; pour l’instant, moins de mille cochons ont été abattus en quatre jours, et le ministère de l’agriculture a décidé l’importation de trois machines spéciales pour électrocuter les cochons, qui sont au nombre de 250 000.

Seulement voilà, la grippe porcine est déjà là, donc soit les élevages sont abolis, soit une telle mesure ne sert à rien… à part bien entendu mettre en avant les élevages intensifs… puisque pour l’instant l’élevage en Egypte se fait de manière quasi artisanale, dans des quartiers insalubres, où la nourriture est formée de détritus.

Au lieu d’une nouvelle éthique, les solutions mises en avant sont toujours la modernisation de l’horreur. Voilà pourquoi il faut mettre en avant le veganisme de manière organisée et intelligente !

L’UE interdit la vente de peaux de phoques… mais pas l’expérimentation animale

L’Europe a décidé mardi de fermer ses marchés aux peaux de phoques pour protester contre une chasse jugée “répugnante”, à la veille d’un sommet avec le Canada, premier exportateur au monde, qui a menacé de porter plainte devant l’OMC.

Par contre, les même députés n’ont rien fait pour les 12 millions d’animaux qui sont utilisés chaque année dans l’UE à des fins de recherches “scientifiques”.

L’interdiction d’importer et de vendre dans l’UE des peaux et autres produits dérivés des phoque chassés commercialement a été approuvée au cours d’un vote au Parlement européen, avec 550 députés contre 49, qui ont ainsi validé un accord déjà conclu entre les Etats membres de l’Union européenne….

Les mêmes députés qui ont refusé en même temps de limiter l’expérimentation scientifique en laboratoire sur les animaux et le recours aux primates, pour éviter de compromettre la recherche médicale, à la grande satisfaction de l’industrie pharmaceutique!

On notera aussi que les pays de l’UE peuvent autoriser le transit par leur territoire des produits du phoque exportés par le Canada vers la Russie….

En ce qui concerne les peaux de phoques, l’embargo entrera en vigueur pour la prochaine campagne de chasse, en 2010. Il a été salué par le commissaire européen à l’Environnement, Stavros Dimas, initiateur de cette proposition justifiée, selon lui, par des “pratiques répugnantes” et “cruelles”…

Pourtant, exactement dans le même temps, était rejeté un projet de restreindre de matière drastique les possibilités d’utilisation de primates comme les ouistitis et les macaques, car cela pourrait “pénaliser la recherche européenne au profit de ses concurrents américains ou asiatiques, moins stricts en termes de bien-être animal”…

A l’occasion du vote sur les peaux de phoques, un bébé phoque géant avait été gonflé dès lundi devant l’entrée du Parlement européen par les militants du Fonds international pour la protection des animaux (IFAW), un écran diffusait des images de chasseurs glissant sur la banquise à la poursuite de jeunes phoques assommés d’un coup de massue et éventrés encore vivants.

Mais qui s’occupera des autres animaux? Pourquoi considérer qu’un animal a moins de droits qu’un autre?

Les perles noires…

Le site d’adoptions inter-refuges Seconde chance lance une campagne appelée “Adoptez une perle noire” pendant le mois de mai. Il faut en effet savoir que depuis les campagnes féodales contre les chats noirs, la superstition est encore fortement ancrée. A cela se rajoute la peur insensée des rats, par exemple.

Résultat, les animaux noirs restent plus longtemps en refuges en raison de la couleur de leur pelage, ils ont moins de “valeur” pour le “consommateur”. C’est vrai pour les chats, mais aussi les chiens, les rats, les cochons d’Inde…

Rappelons qu’être vegan, c’est inévitablement affronter son égoïsme, et être au service des animaux!

Les oies de Cergy

Déjà en 2008 à Cergy Pontoise (dans le Val d’Oise) les étangs avaient été cernés par un cordon de gendarmerie et des agents de l’ONF à 6 heures du matin, pour une liquidation qui n’est pas sans en rappeler d’autres durant une certaine époque: trois heures de session à l’arme automatique contre une population qualifiée de “parasitaire”, en l’occurence 150 oies bernaches.

Eh bien là en mai 2009 c’est reparti: 70 oies bernaches – une espèce protégée normalement – de la base de loisirs de Cergy Pontoise vont être tuées. De même, une autorisation de « secouage » des œufs, afin de limiter la reproduction de ces oiseaux, a été accordée. Julien Foussart, responsable de la LPO Ile de France, explique que le secouage des œufs vise à tuer l’embryon sans casser l’œuf, sinon « l’oie fait une ponte de remplacement avant la fin de la période de reproduction ».Or, ce que vise l’Etat c’est la liquidation.

La raison de la “destruction” des oiseaux: les déjections des oies bernaches pollueraient les eaux de baignade. Rien de prouvé, mais la présomption suffit pour la liquidation. Telles sont les valeurs dominantes.

La Veggie Pride, supercherie religieuse

Pas de Veggie Pride à Paris cette année! Elle se déplace à Lyon? N’y aurait-il donc plus de raisons de la faire à Paris? Si, mais la Veggie Pride c’est comme le pape, c’est comme l’Eglise, cela se déplace, cela s’internationalise (Milan et Prague en l’occurence).

Le contenu concret, local, la Veggie Pride n’en a pas et n’en veut pas. Les animaux restent une abstraction, et encore plus l’écologie. Paris, Lyon… Peu importe. Le bobo sait voyager.

Du moment qu’on est dans l’affirmation de soi et le refus de la violence – ou alors sur l’espace d’un T-shirt, et encore.

Car la Veggie Pride est un concept bobo, sans intelligence ni contenu. Ou alors plutôt si: un contenu ultra libéral. Pour les raisons suivantes:

a) Les animaux sont massacrés, la planète défigurée, mais plutôt que de comprendre l’ampleur du désastre et de la radicalité nécessaire, la Veggie Pride prône l’individualisme et la mentalité chrétienne du « je m’en lave les mains. »

Car parler de végéphobie, c’est exactement cela. Cela n’existe pas, la végéphobie. Il y a le capitalisme, l’industrie, le profit, et en face les animaux victimes. Placer l’être humain « idéal » comme une victime au milieu de tout cela n’a aucun sens, à part un sens chrétien.

Et c’est même le contraire de ce que la Veggie Pride est censée montrer! A la Veggie Pride, même quand on parle des animaux, c’est pour mettre en avant le caractère martyr du pauvre « végéta*ien »!

b) Justement, on est tellement chrétien et mystique à la Veggie Pride que celle-ci a inventé un nouveau concept: les « végéta*iens. » Vous savez ce qu’est un végéta*ien, vous?

Là est le summum de l’anti-matérialisme de la Veggie Pride: mettre sur le même plan, oui sur le même plan, les personnes végétariennes et les vegans.

Qu’on soit une personne végétarienne de manière temporaire, comme transition organisée au véganisme, soit. Mais que les deux identités se chevauchent, se galvaudent, se mélangent, là il faut dire: halte, là, c’est non.

Quand la Veggie Pride dit qu’on peut être une personne végétarienne et en même temps s’affirmer contre l’exploitation animale, il y a purement et simplement arnaque.

Là encore c’est du religieux, de l’anti-matérialiste, de l’opportunisme le plus éhonté. Du libéralisme! Et si certaines personnes disent que c’est du purisme et de sectarisme, eh bien c’est qu’elles sont opportunistes et trop égoïstes pour être vegan…

Vegan jusqu’au bout, jusqu’à assumer la bataille pour Gaïa!

Car il y a une hiérarchie dans la démarche, il y a des valeurs pratiques supérieures à d’autres. Ce n’est pas une question d’être individuellement supérieur, c’est une question d’être en adéquation avec Gaïa.

c) La Veggie Pride est une connerie apolitique. Aucune critique du capitalisme. On peut être nazi et venir, pas de souci, du moment que c’est pour la communion.

Communion…. Car une des hypocrisies centrales de la Veggie Pride est que celle-ci se veut « dédiée » aux animaux.

La prétention suprême, christique: en étant « végéta*iens » je suis dédié aux animaux. C’est tout bonnement pitoyable de religiosité.

La planète peut sauter à tout moment, les animaux ne plus avoir d’écosystème, la grippe porcine se développer, peu importe, le petit-bourgeois trop libéral pour être vegan peut aller à la Veggie Pride! Halleluja!

Pas sans Gaïa

A propos encore et toujours de la grippe porcine, voici deux réflexions – qui ont le même fondement – que l’on peut faire:

a)tout d’abord, si dans votre entourage, notamment familial, le véganisme passe mal, il est temps de faire campagne: c’est très clairement le mode de vie carnivore industriel qui est responsable de la situation.

Non seulement les élevages intensifs sont des lieux de mort, mais qui plus est ils diffusent la mort. La barbarie à l’état pur, un monde noyé dans la mort et ses déchets, déchets se transformant eux-même en vecteurs de maladies nouvelles et de la mort.

b)ensuite, les animaux « nés pour mourir » dans les élevages intensifs vont être les prochaines cibles de meurtres à très grande échelle, renforçant encore plus la conception comme quoi la vie des animaux ne compte pas (« de toutes manières ils sont nés pour cela » etc.).

Aucune information n’existe au sujet du sort des animaux, mais les choses sont claires, il y a de grandes probabilités pour que des massacres à grande échelle soient organisés.

Voilà ce qu’il faut comprendre de phrases aussi sybillines que « Si l’on découvrait que le virus A/H1N1 pourrait rendre malades les animaux, la propagation du virus pourrait aggraver la situation régionale et globale pour la santé publique (…).

Ces évaluations étaieront d’éventuelles décisions concernant les restrictions sur les déplacements des porcs dans les régions touchées et toutes décisions concernant les restrictions relatives aux porcs vivant » (Réseau international des autorités de la sécurité sanitaire des aliments – Infosan, placé sous l’autorité de l’OMS et de la FAO).

Pareillement, on peut voir de quel côté se site l’Organisation internationale des épizooties/Organisation internationale de la santé animale (OIE, Paris), une sorte d’’OMS des animaux au service de l’industrie.

Cet organisme a publié le 27 avril un communiqué au sujet de la grippe humaine affectant les Etats-Unis et le Mexique, et qu’y lit-on? Qu’il faut parler de « grippe de l’Amérique du Nord » et pas de grippe porcine, et que si les animaux sont malades la situation empirerait pour les humains.

Voilà bien le raisonnement non vegan par excellence: tenter de sauver sa peau d’humain en se séparant des autres animaux et de la nature. Le darwinisme social érigé en système ultra-pyramidal.

Il faut bien comprendre: sur cette planète, personne ne peut s’en sortir tout seul, et encore moins sans Gaïa. Il faut savoir se confronter aux réalités matérielles.