Chavez et “l’humain d’abord”

La mort d’Hugo Chavez a amené une vague de réactions très importantes, notamment chez Europe Écologie les Verts qui a salué sa mémoire, son rôle social, etc. Sans vouloir préjuger ici de la question de savoir si Chavez était un progressiste ou alors pas du tout, nous voulons aborder la question par laquelle nous regardons tout : l’écologie.

Si Chavez est mis en avant par EELV (et par d’autres), c’est aussi en raison de l’engagement écologiste qu’il aurait eu. Cela vaut le coup, évidemment, de voir si c’est le cas ou pas, surtout que l’un de ses plus grands partisans, Jean-Luc Mélenchon, parle de plus en plus « d’écosocialisme » et comme quoi le Parti de Gauche est vraiment écologiste, etc.

La véritable clef de tout cela est en fait le discours qu’a prononcé Hugo Chavez au Sommet des Nations unies sur le changement climatique, à Copenhague en décembre 2009. Chavez s’y est présenté comme un rebelle, un écologiste véritable.

Nous avons extrait ici les passages les plus importants de ce discours, que l’on peut retrouver pratiquement mot pour mot, depuis, chez Mélenchon, voire chez EELV, sans parler du Monde Diplomatique (ou encore Le Monde), évidemment les décroissants, etc.

Lorsque Mélenchon lance « l’humain d’abord ! », cela correspond très exactement à ce que dit Chavez. On peut voir d’ailleurs les choses très facilement : aux yeux de Chavez, l’être humain est « la plus merveilleuse création de l’univers. » Par conséquent, il faut préserver la situation, et ce qu’il appelle le capitalisme risque de provoquer des troubles trop grands.

Il n’y a aucune considération pour la Nature – Chavez n’a par exemple jamais mené de campagne écologiste suite à la pollution par 80 000 barils de pétrole de la rivière Guarapiche, en raison de la rupture d’un oléoduc, la situation étant également pratiquée passée sous silence.

Chavez pose uniquement la question du point de vue de l’être humain :

« Deux jeunes gens ont fait irruption ici, bien heureusement les forces de l’ordre se sont comportées correctement, il n’y a eu qu’une petite bousculade, et ils se sont montrés coopératifs, si j’ai bien compris…

Mais dehors, vous savez, il y a beaucoup de monde. Bien sûr, ils ne tiennent pas tous dans cette salle.

J’ai lu dans la presse que quelques personnes ont été arrêtées, qu’il y a eu des manifestations intenses dans les rues de Copenhague, et je tiens à saluer tous ces gens qui sont dehors, des jeunes pour la plupart (Applaudissements).

Ce sont des jeunes qui s’inquiètent, et avec raison, beaucoup plus que nous de l’avenir du monde. La plupart d’entre nous qui sommes dans cette salle ont le soleil dans le dos, alors qu’eux le reçoivent en pleine figure, et ils s’en inquiètent sérieusement (…).

Je lisais certains des slogans que les jeunes scandaient dans les rues, et je crois en avoir entendu de nouveau quelques-uns quand ces deux jeunes gens ont fait irruption ici.

J’en cite un : « Ne changez pas le climat, changez le système. » (Applaudissements). Je le reprends à notre compte : Ne changeons pas le climat, changeons de système, et c’est ainsi que nous pourrons commencer à sauver la planète.

Le capitalisme, ce modèle de développement destructeur, est en train d’en finir avec la vie, il menace de détruire définitivement l’espèce humaine. »

A la question comment faire, la réponse est simple : c’est la décroissance. Il n’y a pas de compréhension de la planète comme système global, simplement une volonté de mieux « gérer. » Voici ce que disait Chavez :

« Figurez-vous que j’ai eu le plaisir de rencontrer ici cet écrivain français, Hervé Kempf. Je vous recommande vivement ce livre, il existe en espagnol -Hervé est par ici-, en français bien sûr et en anglais sûrement : Comment les riches détruisent la planète, d’Hervé Kempf.

Voilà pourquoi le Christ a dit : « Il sera plus facile de faire passer un chameau par le chas d’une aiguille que de faire entrer un riche au Royaume des Cieux. » C’est ce qu’a dit le Christ, Notre Seigneur. (Applaudissements)

Les riches détruisent la planète. Ils veulent peut-être aller s’installer dans une autre quand ils auront fini de détruire celle-ci. Peut-être caressent-ils ce projet.

Mais pour le moment, on n’en voit pas d’autre à l’horizon de la galaxie.

J’ai feuilleté ce livre dès qu’il m’est parvenu – c’est Ignacio Ramonet, lui aussi présent dans cette salle, qui me l’a offert – et je retiens du prologue ou du préambule cette phrase, significative.

Voilà ce qu’écrit Kempf : « Nous ne pourrons pas réduire la consommation de biens matériels à l’échelle mondiale si nous ne faisons pas en sorte que les puissants diminuent la leur de plusieurs crans, et si nous ne combattons pas l’inégalité. Il est nécessaire d’adjoindre au principe écologiste, si utile à l’heure de la prise de conscience –penser globalement et agir localement–, un autre principe qu’impose la situation : consommer moins et distribuer mieux.
C’est là un bon conseil que nous donne l’écrivain français Hervé Kempf. »

Le problème aussi est que Chavez utilise la question des pays du tiers-monde pour avoir l’air écologiste, alors qu’en fait ce qui compte pour lui c’est surtout de pouvoir faire en sorte que son propre pays se développe, pas forcément différemment du tout.

Ici, la question écologiste est un moyen de pression dans un cadre concurrentiel. C’est très clair dans ce qu’il dit : il ne parle jamais de la Nature, des animaux, des végétaux, simplement de l’équilibre planétaire à maintenir, tentant d’arracher des points aux pays les plus développés.

Chavez présente ainsi la situation :

« Mais, je tiens à le souligner, nous sommes là aussi profondément inégaux. Les 500 millions de personnes les plus riches, soit 7%, sept pour cent, sept, de la population mondiale, ces 7% sont responsables de 50% des émissions polluantes, alors que la moitié la plus pauvre de la population de la planète – la moitié, 50% – n’émet que 7% des gaz polluants.

Voilà pourquoi je m’étonne : il me paraît bizarre de solliciter ici la Chine et les Etats-Unis dans les mêmes termes. Les Etats-Unis comptent peut-être 300 millions d’habitants, et la Chine, cinq fois plus. Les Etats-Unis consomment plus de 20 millions de barils de pétrole par jour, et la Chine arrive à peine à 5 ou 6 millions.

On ne peut pas demander la même chose aux Etats-Unis et à la Chine. Voilà un sujet qui mérite discussion. Espérons que les chefs d’Etat et de gouvernement pourront s’asseoir ensemble et discuter ces questions pour de bon, cartes sur table.

En outre, Monsieur le Président, 60% des écosystèmes de la planète sont endommagés, et 20% de l’écorce terrestre est dégradée.

Nous avons été les témoins impassibles de la déforestation, de la conversion de terres, de la désertification, des altérations des systèmes d’eau douce, de la surexploitation des ressources marines, de la contamination et de la perte de la diversité biologique. La surexploitation de la terre dépasse de 30% sa capacité de régénération.

La planète perd sa capacité d’autorégulation, elle est en train de la perdre. Nous produisons chaque jour bien plus de déchets que nous ne sommes capables d’en traiter.

La survie de notre espèce est une question qui hante la conscience de l’humanité. »

Cette approche de « l’humain d’abord » maquillé en exigences concernant le réchauffement climatique, Chavez en a donc fait tout un raisonnement « social » :

« Le conservatisme politique et l’égoïsme des grands consommateurs, des pays les plus riches, révèlent un manque de sensibilité et de solidarité flagrant envers les plus pauvres, les affamés, les plus vulnérables aux maladies et aux désastres naturels (…).

M. le Président : le changement climatique n’est pas le seul problème qui frappe aujourd’hui l’humanité. D’autres fléaux et d’autres injustices nous guettent. Le fossé qui sépare les pays riches des pays pauvres n’a cessé de se creuser en dépit de tous les Objectifs du millénaire, du Sommet de Monterrey sur le financement, de tous ces sommets, comme le faisait remarquer ici le président du Sénégal, qui dénonçait une grande vérité : les promesses, tant de promesses non tenues, alors que le monde continue sa marche destructrice.

(…)

M. le Président : Leonardo Boff se demande –vous avez connu Leonardo Boff ? J’ignore si Leonardo a pu faire le voyage. J’ai fait sa connaissance au Paraguay ; je l’ai toujours beaucoup lu– : « Une Terre finie peut-elle supporter un projet infini ? ». La thèse du capitalisme du développement infini est un modèle destructeur. C’est un état de fait et nous devons l’accepter.

L’histoire nous appelle à l’union et à la lutte. Si le capitalisme s’oppose, nous sommes dans l’obligation de livrer la bataille contre le capitalisme et d’ouvrir les voies du salut de l’espèce humaine. Cette tâche nous incombe à tous, sous les bannières du Christ, de Mahomet, de l’égalité, de l’amour, de la justice, de l’humanisme, du véritable et plus profond humanisme. Si nous ne le faisons pas, la plus merveilleuse création de l’univers, l’être humain, disparaîtra, elle disparaîtra !

Cette planète à des milliards d’années, et elle a vécu pendant des milliards d’années sans nous, l’espèce humaine. Autrement dit, elle n’a pas besoin de nous pour exister. Par contre, nous ne pouvons pas vivre sans la Terre, et nous sommes en train de détruire la Pachamama, comme dit Evo, comme disent nos frères aborigènes d’Amérique du Sud. »

C’est-à-dire qu’aux yeux de Chavez, la planète Terre est une sorte de vaisseau spatial un peu compliqué et qu’il faut savoir gérer. Sa démarche ne va pas plus loin. S’il a l’air radical, c’est qu’il demande aux pays riches de payer et de jouer le rôle principal, en tant que plus gros pollueur.

Mais il n’est pas en rupture avec les valeurs dominantes. Il ne pose pas la question des espaces sauvages, il ne veut pas que la planète redevienne bleue et verte. Il veut que la situation puisse continuer telle quelle.

Ainsi, il a l’air radical, mais il ne l’est pas :

« Un autre slogan donne à réfléchir, parce qu’il est tout à fait d’actualité, avec cette crise bancaire qui a ébranlé le monde et qui continue de le secouer, et la manière dont le Nord riche a volé au secours des banquiers et des grandes banques. Les Etats-Unis à eux seuls…

Le montant de la somme qu’ils ont versée pour sauver les banques est astronomique, on s’y perd… Voilà ce qu’on dit dans la rue : « Si le climat avait été une banque, il aurait déjà été sauvé. » Et je crois que c’est vrai (Applaudissements).

Si le climat avait été une banque capitaliste, une des plus grandes, il y a belle lurette que les gouvernements riches l’auraient sauvé. »

Le terme « sauver » est une clef. Car Chavez était une personnage haut en couleur, un peu le dictateur grande gueule comme on s’en imagine qu’il en existe en Amérique latine. Il faisait des shows télévisés, où il pouvait s’ériger en modèle, comme en disant :

« Certaines personnes chantent sous la douche [et y passent] une demi-heure. Trois minutes [pour une douche] c’est plus que suffisant. J’ai compté trois minutes et je ne sens pas mauvais. »

Cela a l’air écologiste, mais en fait c’est juste de la gestion. Si Chavez voulait « sauver » le climat, c’est pour que les choses continuent, pas pour que les choses changent, pas pour que la Nature soit reconnue, pas pour les animaux et les végétaux !

Un site de vente français de cosmétiques véganes

Quand on est vegan, choisir des cosmétiques labellisés vegan relève presque de la mission impossible. Nous le répétons souvent car les choses en France évoluent beaucoup trop lentement.

Dans les magasins biologiques, la marque Lavera se trouve très facilement et affiche le logo vegan sur certains de ses cosmétiques, comme visible ci-dessous.

La marque Essential care, voir notre article, précise aussi si leurs produits sont vegan ou non.

Il en est de même pour la marque Alverde, que nous évoquons souvent, avec le logo vegan derrière chaque produit à la composition entièrement végétale.

Force est de constater que ces marques sont étrangères, mais qu’elles se trouvent heureusement en France, sauf la marque Alverde…

Pour se simplifier un peu la vie, il faut souvent commander par VPC sur des sites étrangers. Mais voici le site français de Vegan mania qui ne propose que des cosmétiques vegan avec des labels tels que « Nature et progrès », qui est le plus sérieux et le plus exigent des labels français envers la vivisection, le « Label sans cruauté » de la Coalition Européenne pour mettre fin à l’expérimentation animale, le label de la Vegan Society ou bien encore le label de la « Soil association » certifiant des ingrédients biologiques.

Le site Vegan mania propose des cosmétiques pour le visage, le corps, les cheveux, mais aussi du maquillage, des cosmétiques pour les hommes, des produits pour les enfants.

Voici pour illustrer la charte qualité – éthique du site :

Pourquoi un site consacré aux cosmétiques vegan ?

Pour les vegan se pose toujours le problème de la composition des produits et de leur fabrication. Les cosmétiques, tout comme les autres produits de consommation courante, doivent répondre à des exigences strictes et la simple lecture des étiquettes ne nous permet pas toujours de savoir si un cosmétique est « vegan » « ou non ».

Le but de Vegan Mania est  de vous proposer un choix de produits cosmétiques qui correspondent au mode de consommation végan, c’est-à-dire respectueux de l’environnement, des animaux et des hommes.

Un cosmétique vegan, c’est quoi ?

Un produit respectueux de l’environnement.Fabriqué à base de végétaux, il est le plus naturel possible, les ingrédients sont issus pour la plupart de l’agriculture biologique.

Un produit non testé sur les animaux à tous les stades de sa conception: ingrédients, élaboration, produit fini. Les tests effectués par des tiers sont également interdits.

Il faut savoir que les produits finis ne sont généralement jamais testés sur les animaux. Aussi, la mention « non testé sur les animaux » ne concerne pas forcément les ingrédients. Seul un label relevant d’un cahier des charges très précis peut apporter une réelle garantie.

De plus, l’interdiction des expérimentations concernant la toxicité des doses répétées, la toxicité pour la reproduction et la toxicocinétique, pour lesquelles il n’existe pas encore de méthodes alternatives, n’est pas encore entrée en vigueur.

Un cosmétique qui ne contient aucun ingrédient d’origine animale : lait, œufs, cire d’abeille, propolis, cochenille, graisses animales…

Attention, un cosmétique même « non testé », n’est pas forcément vegan (car il peut contenir des ingrédients issus d’animaux).

Un cosmétique qui porte le Label Vegan, ou à défaut, qui porte un label certifiant l’absence de test sur les animaux ainsi qu’une composition détaillée attestant qu’il ne contient aucun ingrédient ou sous-produit d’origine animale.

Vegan et Bio

Par éthique et par goût du naturel nous avons choisi des produits à la fois vegan et bio. Les labels et certifications qui correspondent le plus à nos valeurs ont été séllectionnés avec le plus grand soin car ils doivent respecter l’environnement et les hommes, mais aussi, et surtout, respecter les critères de non cruauté envers les animaux.

Cosmétiques et éthique végane : « pour les animaux »

Hommes et femmes nous recherchons tous dans les produits cosmétiques bien-être et beauté, mais aussi, pour un nombre grandissant d’entre nous, éthique et respect du vivant. C’est ce que trouverez sur Vegan Mania.

Parmi les marques vendues il y a entre autres Raw Gaïa, Faith in Nature, Hurraw !, Lily lolo etc. Pour chaque marque, un petit paragraphe très pratique récapitule les garanties éthiques du produit en question.

Les prix sont parfois élevés, cependant ces marques engagées ont souvent remportés des prix pour leur engagement envers l’environnement ou bien parce que les ingrédients sont biologiques.

Le site Vegan mania nous fait ainsi découvrir des cosmétiques éthiques respectueux des vies animales et végétales qu’il est par exemple possible d’offrir en cadeau engagé et responsable.

Certaines marques étrangères qui s’engagent commencent à arriver doucement en France, surtout sur les sites de vente par correspondance, il faut le reconnaître. Tout comme nous l’avions dit au sujet de la marque Essential care, même si les prix sont parfois élevés, il est indispensable de faire connaître ces marques… En pensant bien derrière que tant qu’il n’y a pas de politique générale de la société vers le véganisme, cela restera à la fois minoritaire voire ultra-minoritaire, ainsi que relevant de la petite (voire de la grosse) entreprise capitaliste.

Des “logements” pauvres à Hong Kong

La Society for Community Organization, une organisation non gouvernementale liée à la religion et active à Hong Kong, lance une campagne sur les logements dans ce paradis du capitalisme.

Voici des photos illustrant cette sinistre réalité. Hong Kong, c’est 7 millions de personnes qui vivent sur environ 1 100 km2 et les grandes tours symboles de la machinerie économico-financière côtoient des logements minuscules, de quelques mètres carrés, où s’entassent les travailleurs.

Si l’on voulait faire un portrait de la tendance véritable au sein de la quête de profit, on tomberait inévitablement sur la tentative de former un monde qui ressemblerait à Hong Kong. Un monde totalement dénaturé, voilà le cœur culturel d’une tendance à bétonner de manière « rationnelle », niant la réalité animale, naturelle de l’humanité.

Beaucoup de gens espèrent échapper à cette tendance en France, entre autres, en cédant à l’appel de la petite propriété. Sauf que celle-ci est tout autant dénaturée, qu’elle coûte une fortune en entretien et fera que les crédits prendront vite à la gorge…

En réalité, c’est tout un nouveau projet collectif qu’il faut développer, pour échapper à la dénaturation dont Hong Kong n’est qu’un exemple parmi une multitude d’autres.

L’humanité coupée de Gaïa, c’est cette tendance à toujours davantage de villes, davantage de béton. C’est pour cela que, en terme de « philosophie », libération animale et libération de la Terre vont forcément de pair, l’une appuie l’autre, se transforme en l’autre, et inversement.

Parce ce qui compte, c’est la reconnaissance de la Nature comme réalité, à la place de la mégalomanie de la folie d’une humanité prisonnière du profit !

 

Une médaille QR Code pour chiens et chats

Quand on choisit d’adopter en refuge un chien ou un chat, il faut absolument le faire identifier.

Etant visible et se faisant sous anesthésie, le tatouage est un signe de reconnaissance bien pratique. Seulement, au fil des années, le risque que le tatouage bave et devienne illisible est élevé, et si l’animal se perd, pour être retrouvé ensuite mais que son tatouage n’est pas lisible il risque de ne pas retrouver son foyer.

La puce électronique serait une bonne alternative, car étant dans le cou du chien ou du chat il n’y a pas de risque de perte ou de détérioration. Cependant, quelques cas de puces qui ont migré dans le corps de l’animal ont été mis à jour.

Un autre inconvénient de la puce électronique est qu’elle ne se voit pas. Si un animal pucé à été trouvé, il faut l’emmener chez le vétérinaire afin qu’il lise la puce et contacte les personnes responsables de l’animal… Encore faut-il que les gens pensent qu’il y a une puce!

De plus, la plupart des cabinets vétérinaires sont fermés après 19 heures alors qu’un chat perdu aura tendance à sortir la nuit dès qu’un peu de calme revient. Et beaucoup de personnes rechignent malheureusement à apporter un animal errant chez un vétérinaire!

Cependant malgré ses inconvénients et le fait qu’une puce électronique soit un élément étranger que l’on insère sans anesthésie, elle reste le moyen d’identification le plus sûr.

Un rappel indispensable, est le site du Fichier National d’Identification des Carnivores Domestiques (chiens, chats, furets) qui regroupe les coordonnées des animaux identifiés et sur lequel il faut déclarer tout animal tatoué ou pucé trouvé.

Dans tous les cas, pucé ou tatoué, il est indispensable de rajouter un collier ainsi qu’un tube d’identification à son amiE. Comme nous l’avions déjà évoqué, ce n’est pas forcément « esthétique » ni confortable ni « naturel », mais l’animal s’habitue très vite. Mais lui mettre un collier est surtout indispensable pour sa sécurité si il s’enfuit!

Les tubes porte-adresse qui sont rajoutés au collier sont parfois casse tête car ils se dévissent, tombent et l’adresse peut être perdue. Pire, l’animal peut s’enfuir si l’on est dans la rue et qu’on tente de lire l’adresse…

Il existe aussi des colliers avec une languette porte-adresse qui se clippe directement sur le collier (exemple ici). L’adresse est écrite à l’intérieur même du collier, ce qui est très pratique et rassurant.

Ces petits tubes et colliers avec languettes sont indispensables, pratiques et sécurisants, mais terriblement basiques. Seuls peuvent y figurer le nom du chat et les coordonnés des “propriétaires.”

Mais voici une nouveauté qui va, il faut l’espérer, avoir un grand succès. Une médaille d’identification « révolutionnaire », dont voici la présentation. La médaille gravée au laser présente un QR Code unique qui est relié à la base de données de l’animal.

L’énorme avantage de cette médaille, c’est que l’animal a un dossier médical sur sa fiche. Si celui-ci est malade, allergique, a besoin de soins, de médicaments ou a une alimentation particulière, tout sera inscrit dans son dossier.

Pour agir au plus vite si un animal est trouvé, la médaille se flashe avec un smartphone qui donnera directement accès à sa fiche, mais il n’est pas indispensable d’avoir un smartphone pour aider un animal perdu. Une connexion sur le site qui a créé cette médaille suffira pour trouver sa fiche et l’aider à retrouver sa maison.

La médaille est commercialisée sur des sites de vente en ligne, comme ici, ou encore .

Ce nouveau moyen d’identifier ses amiEs existe déjà aux États-Unis depuis quelques années et voici les modèles qui sont proposés et qu’il est possible d’acheter.

Voici à titre d’exemple la fiche de la chienne Grizzly qui a sa page sur le site américain qui stocke les données des colliers QR Code.

Le prix peut paraître rebutant (environ 20 euros), mais la sécurité de son compagnon ne devrait pas avoir de prix!

Sangliers : le préfet de l’Aisne autorise la chasse toute l’année

« Dans ces conditions, ce n’est plus de la chasse aux sangliers, c’est de la destruction d’animaux, du massacre. Nous ne pouvons pas cautionner cela. »

Voilà ce que disent… les président et directeur de la fédération des chasseurs de l’Aisne Hubert Moquet et Bruno Doyer.

La cause de cette « colère » tient au fait que sur « suggestion » du ministère de l’Intérieur, il y a un arrêté préfectoral qui prolonge la chasse du sanglier, mais également du lapin de garenne et du pigeon ramier.

Cela signifie en pratique que les sangliers seront chassés en pleine période de reproduction. En clair, ils doivent être génocidés, car ils sont considérés par l’État comme trop nombreux et causant trop de dégâts.

Si les chasseurs protestent, ce n’est pas pour défendre les sangliers, bien entendu. Il y a deux raisons, la première c’est que la chasse aux sangliers dans l’Aisne devient… gratuite !

Car l’État appelle tout le monde à se précipiter dans une orgie de mort. La fédération départementale regrette, en fait, la taxe que chaque chasseur aurait dû lui remettre.

Et la fédération départementale regrette aussi que son prétendu rôle « régulateur » – selon le principe comme quoi la Nature aurait besoin d’être régulée à coups de fusils, etc. – soit nié.

La fédération départementale des chasseurs raconte donc que « Il existe dans l’Aisne le contexte d’un trop-plein de sangliers auquel l’arrêté préfectoral donne raison. Mais depuis huit ans, nous prélevons dans le département 7500 à 8000 sangliers par an. Nous avons stabilisé les populations qui ne sont ni en excès, ni en régression. »

Maintenant, regardons quelque chose concernant cette question, et montrant l’hypocrisie générale. Voici en effet ce qu’on trouve dans la revue « Le chasseur français » de mars 2013 :

Les chasseurs voient d’un mauvais œil ce contraceptif ; le président d’honneur de l’Association nationale des chasseurs de grand gibier, au nom très aristocratique de A. J. Hettier de Boislambert, explique ainsi que « la contraception du sanglier est à proscrire en tant que procédé antinaturel » qui serait « une manoeuvre pour tenter de discréditer le rôle de régulateur de populations sauvages que revendique à juste titre le chasseur. »

C’est ce fameux discours de « régulation » par le meurtre qui n’est qu’un justificatif social-darwiniste à une pratique meurtrière, et qui voit donc de très mauvais œil toute tentative d’organisation différente, comme par exemple sur le territoire du canton de Genève où la chasse est interdite et où les sangliers sont « encadrés » par un clôturage électrique préventif, un agrainage dissuasif, etc.

Surtout que les chasseurs nourrissent les sangliers, voire en introduisent, etc. La démarche des chasseurs est une escroquerie permanente, voilà tout.

Bien entendu, la contraception n’a rien de naturel. Cependant, c’est une question importante qui doit être étudiée de par le contexte. En tout cas, la question des sangliers, comme en général des animaux libres dans la Nature, rappelle que nos villes sont une catastrophe et une forme d’organisation en guerre avec la Nature.

Chaque jour, les contradictions se renforcent et les villes qui partent à la conquête de la Nature découvrent des « problèmes », des sangliers aux renards, des oiseaux aux hérissons, alors que ces problèmes n’en sont pas et que c’est l’organisation de l’humanité qui en est un, et le seul !

“Peter Gabriel veut connecter les animaux à Internet”

Peter Gabriel, dans sa chanson “Animal Nation”, explique que la vie intelligente est partout, et il appelle à la communication avec la nation animale. Il n’est pas végan, mais il a compris quelque chose et il a décidé d’aider à utiliser les nouvelles technologies pour communiquer avec certains animaux.

C’est une démarche humaniste de notre époque, c’est un appel à toujours plus apprendre, à toujours plus s’ouvrir. C’est avec une tendance comme cela que le véganisme s’imposera inévitablement, comme universalisme au sein de Gaïa! Voici un article tiré de Libération à ce sujet.

Peter Gabriel veut connecter les animaux à Internet

Pourquoi les hommes seraient-ils les seuls à bénéficier d’Internet ? Peter Gabriel a proposé lors de la Ted conférence organisée en Californie ce week-end, un projet qui permettrait aux animaux d’accéder au réseau.

Le chanteur britannique Peter Gabriel a présenté vendredi lors de la prestigieuse conférence TED, en Californie, un projet consistant à développer de nouvelles interfaces pour permettre aux animaux de se connecter à internet.

«L’outil le plus incroyable que l’homme ait jamais inventé est sans doute internet», a estimé Peter Gabriel: «Que se passerait-il si nous pouvions découvrir de nouvelles interfaces audio, vidéo qui nous permettraient de communiquer avec les espèces remarquables avec qui nous partageons notre planète?».

L’initiative de l’ancien chanteur du groupe Genesis est soutenue par Vint Cerf, considéré comme l’un des pères fondateurs d’internet, Diana Reiss, une psychologue réputée pour ses travaux sur l’intelligence des dauphines, et Neil Gershenfeld, professeur au prestigieux Massachusetts Institute of Technology.

«Je travaille avec des musiciens qui viennent des quatre coins du monde. Parfois nous ne parlons aucune langue en commun. Nous nous asseyons derrière nos instruments et ça devient une manière de se connecter les uns aux autres», a poursuivi le musicien, qui a notamment diffusé une vidéo de lui improvisant un boeuf sur les notes jouées par un bonobo sur un clavier.

«Les animaux sont conscients, ils ont des émotions», a renchéri Diana Reiss: «Un de mes plus grands rêves serait qu’on leur donne le respect et l’attention qu’ils méritent».

Convaincu de se joindre au projet après avoir vu la vidéo de Peter Gabriel et du bonobo, Neil Gershenfeld juge important «d’apprendre à communiquer avec des espèces qui sont différentes de nous mais avec lesquelles nous partageons un environnement sensoriel»«Ces autres espèces sensibles devraient elles aussi être reliées au réseau», a-t-il jugé.

Aux yeux de Vint Cerf, aujourd’hui «chef évangéliste d’internet» chez Google, l’initiative est aussi une occasion rêvée pour apprendre à communiquer avec des extra-terrestres. Le capital initial dédié au projet doit permettre de développer un écran tactile pour permettre à des dauphins de se connecter à internet, selon Diana Reiss.

“Elever des poules en ville, c’est écolo et de plus en plus cool”

Du point de vue du “welfarisme” (la lutte pour le “bien-être” animal) ou de la lutte à Notre-Dame-des-Landes, l’article de Rue89 que nous reproduisons ici est censé représenter une tendance intéressante, positive, etc.

A nos yeux, c’est par contre une tendance négative extrêmement pernicieuse. C’est une tentative de plus de contourner la nécessité du véganisme, en redynamisant l’exploitation animale. Cet appel à un retour à la petite production est une véritable tendance de fond en ce moment, et une véritable catastrophe.

“Elever des poules en ville, c’est écolo et de plus en plus cool”

Si le cochon est un animal à la mode, faisant la une de certains hebdos, la poule connaît aussi un succès – plus discret – dans l’intimité des urbains. Fini la vie à la ferme, désormais c’est dans les jardins de banlieue–voire sur les balcons– qu’on la croise. L’exode rural des gallinacées ne fait que commencer.

Depuis quelques années, les ventes augmentent exponentiellement. En 2012, les magasins Truffaut (jardineries et animaleries) ont vendu :

– 30 000 poules et poussins (+ 57% par rapport à 2011) ;
– 2 000 poulaillers (+ 82%).

Les poules d’ornement – des jolies poulettes qui ont du style – font partie des « hits » des ventes chez Truffaut.

Une tendance « made in America »

La tendance vient d’Amérique du Nord, où les poulaillers urbains ont fait leur apparition dans la même lancée que les potagers sur le toit des immeubles (on a aussi piqué cette idée depuis).

Outre-Atlantique, le phénomène ne s’est pas implanté sans heurts. Entre l’évocation de la ségrégation aux Etats-Unis – lorsque l’élevage maison relevait de la survie pour les communautés noires – et le végétarisme militant de certains Montréalais – le sort de la poule étant, selon eux, indéniablement de finir « égorgée pour sa viande », or « une poule n’est pas un légume » –, les pros et les antis se sont livrés à un combat à n’en plus finir.

En France, l’idée rencontre une unanimité presque angoissante. Poule = cool. Désossage d’une tendance.

1 – Un « compost sur pattes »

En plus de picorer du pain dur, la poule mange du gras de viande, de la peau de poisson, des coquilles de crustacés, des épluchures de légumes… Bref, la poule dévore à peu près tout ce que les humains dédaignent. Elle peut avaler 150 kg de déchets par an, a estimé le maire d’une commune de la Sarthe, qui a donc décidé d’offrir des poules à ses riverains.

Tout comme l’a fait la Belgique, puis 198 communes du Doubs, une commune proche de Lyon, des communes du Sud-Gironde (là, en revanche, c’est 1 euro la poule), des communes d’Ile de France

Ça fait des économies d’incinération – 15 euros par poule et par an –, et surtout, c’est bon pour l’environnement, confirme Elise Rousseau, Pontoisienne propriétaire de poules depuis six ans, et auteure du livre « Tout pour ma poule ». « C’est un vrai compost sur pattes. Elles recyclent tout en œufs… ou en crottes. »

Bonne nouvelle, même les fientes peuvent être recyclées en engrais. Rien ne se perd, tout se transforme.

2 – Tendance « néo-ruraux »

Bobo, vous avez-dit ? Pas forcément. Comme le souligne Pierre-Alain Oudart, chef de produits oiseaux chez Truffaut, « 30 000 poules, ça ferait beaucoup de bobos ». Elise Rousseau renchérit : « Je ne suis pas sûre que les bobos iraient s’emmerder avec des poules. Dire “ j’adore les poules ”, oui. De là à en avoir… »

Pas bobos donc, plutôt des urbains qui « rêvent d’un retour aux sources, à la nature », propose la passionnée de gallinacées.

David en est sûrement. Dans son jardin de 40 m², il a construit des cabanes pour les hérissons, les insectes, et bien sûr un poulailler pour les trois poules de la famille, Aglaé, Sidonie et Neige (« vachement original »). Et manger des œufs fraîchement pondus, il adore.

Les poules ne sont pas seulement un joli retour à la nature, mais aussi un bon outil pédagogique pour les enfants.

Leçon numéro 1 : les œufs ne sont pas fabriqués en supermarché
Leçon numéro 2 : le miracle de la vie – à condition d’avoir un coq, ou tout du moins un œuf fécondé (en général, les œufs que vous mangez ne seraient pas destinés à devenir des poussins, même si votre pote végétalien essaie de vous convaincre du contraire).

3 – Pas (trop) chiant et pas cher

Si ce n’était pas assez que la poule soit écolo et pédago, elle est en plus un animal de compagnie assez peu contraignant. Pas de promenade, pas de visite chez le véto, elle ne craint pas le froid, ne caquette pas trop (le coq est déconseillé) et avec un peu de régularité dans les tâches ménagères du poulailler, elle ne sent pas mauvais.

Après l’achat initial – entre 15 et 40 euros –, il ne reste donc plus que quelques graines (quelques dizaines de centimes par jour) et la paille. Pas cher.

Le départ en vacances pourraient être un peu plus casse-tête. Si les poules peuvent se passer de vous jusqu’à quatre jours – en préparant des graines et de l’eau à l’avance –, trouver une famille d’accueil pour les absences prolongées relève du défi. Il faut donc trouver un voisin disponible pour venir s’acquitter de la corvée nourriture à domicile.

Poule au balcon

Loger sa poule sur le balcon, une bonne idée ? « Non », répondent les passionnés. Elle a besoin d’un minimum d’espace et surtout, d’un sol à gratter. Et c’est bien là son vice, explique David : « Elle détruit toute la végétation. On est obligé de faire avec. »

« Faire avec » donc, ou passer à la solution plus radicale : la poule au pot. Pas toujours évident de se résoudre à manger son animal de compagnie ; Elise Rousseau a abandonné l’idée. David, lui, n’ose pas encore se poser la question : « Avant, la poule finissait dans l’assiette du voisin. Pour nous, ce n’est pas aussi évident. Peut-être qu’on les vendra à Findus pour qu’ils en fassent des steaks hachés. »

4 – Une tête bien faite… et bien pleine

Si la poule est chouette, elle est aussi « l’un des animaux les plus rigolos qui soient », assure Elise. La mauvaise réputation du « QI de poule », elle n’y croit pas : elles sont au contraire « très vives, très expressives et très bavardes ».

« Elles font des commentaires sur tout ce qu’il se passe. Quand elles paniquent, elles vont se mettre à crier : des grands caquètements indignés, furieux. Quand elles sont contentes, ce sont des caquètements de plaisir, des gloussements de satisfaction. »

Les RV pour la chaîne humaine anti-nucléaire du 9 mars 2013

Pour les personnes à Paris ou pouvant être à Paris le 9 mars, voici les rendez-vous pour la chaîne humaine pour l’arrêt du nucléaire civil et militaire. A chaque fois est précisé l’esprit du rendez-vous, l’organisateur et les raisons du choix du lieu.

Avec parfois des paradoxes cocasses: il y aura un rassemblement devant le ministère de l’écologie dans le 92, mais en même temps EELV 92 se rassemble mais ailleurs.. Il est d’ailleurs dommage qu’il n’y ait pas un pôle d’écologie radicale.

***Arche de la Défense (92)
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Accès :RER A – M° 1 – Tram T2 – SNCF : Ligne L et U
Collectif(s) organisateur(s) :Survie, Parti de Gauche, FASE, Gauche anticapitaliste, Alternatifs, EELV 92 et 78
Thème :Areva en Afrique

Lieu(x) de pouvoir à encercler :

Société Générale
Une des principales et plus anciennes banques de France, la Socgen est aussi une des plus “radioactives” avec un engagement à hauteur de 9,7 milliards d’euros dans plusieurs projets et entreprises nucléaires.
Source : http://www.nuclearbanks.org/#/nuclear%20banks/societe%20generale
AREVA
Autoproclamé “leader mondial du nucléaire”, cette entreprise détenue à 90 % par l’Etat français dispose de sites de production dans 43 pays. Au nombre de ses activités mortifères citons entre autres l’extraction, la transformation et l’enrichissement de l’uranium.
Source : http://www.nuclearbanks.org/#/nuclear%20companies/areva
EDF
75 % de la production électrique française provient de ses 58 réacteurs nucléaires. Mais sa « radio-activité » n’est pas restreinte à l’hexagone comme en témoignent plusieurs projets de réacteurs EPR à l’étranger.
Source: http://www.nuclearbanks.org/#/nuclear%20companies/edf
COFACE
La Compagnie française d’assurance pour le commerce extérieur, privatisée en 1994, assure entre autres les exportations des entreprises françaises impliqués dans des projets nucléaires à l’étranger. Elle utilise pour cela des fonds publics avec par exemple pour le projet de centrale à Jaitapur (Inde) un montant qui atteindrait au minimum 133 € par contribuable français… caution solidaire de la prochaine catastrophe ?
Sources: http://www.amisdelaterre.org/Jaitapur-un-projet-fou-soutenu-par.html; http://www.chomster.fr/2011/03/16/les-francais-caution-financiere-solidaire-du-nucleaire-indien
Ministère de l’Écologie
Il s’agit avant du ministère du développement durable de l’énergie nucléaire. Comme de nombreuses administrations il est aux mains des fonctionnaires et du corps des Mines qui dictent leur politique aux ministres qui ne font que passer. Sa fonction première est de justifier sous couvert de durabilité la politique nucléaire et de laisser croire à une transition énergétique.

***Pont de Neuilly (92)
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Accès :M° 1
Collectif(s) organisateur(s) :collectif corrézien pour la sortie du nucléaire
Animation :”le Choeur Gaillard” (chansons engagées et accordéon)
Infos pratiques :stand restauration (tartines, gâteaux, jus de pomme et vin)

***Porte Maillot – Square Parodi (16e)
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Accès :M°1 : Porte Maillot – RER C : Neuilly/Porte Maillot
Collectif(s) organisateur(s) :Stop EPR ni à Penly ni ailleurs

Lieu(x) de pouvoir à encercler :

EDF
75 % de la production électrique française provient de ses 58 réacteurs nucléaires. Mais sa « radio-activité » n’est pas restreinte à l’hexagone comme en témoignent plusieurs projets de réacteurs EPR à l’étranger.
Source: http://www.nuclearbanks.org/#/nuclear%20companies/edf
Bouygues
Une des plus grandes entreprises françaises dans le domaine de la construction dont le secteur nucléaire. Ainsi EDF Energy, filiale britannique d’EDF, lui confie certains des travaux pour le projet de centrale à Hinkley Point.
Source: http://lecercle.lesechos.fr/economie-societe/politique-eco-conjoncture/politique-economique/221148167/bouygues-edf-nucleaire-et-

***Place Guillaumin (8e)
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Accès :M° 1 et 2 – RER A : Charles de Gaulle / Étoile
Collectif(s) organisateur(s) :Alliance Ecologiste Indépendante, Les Jeunes Ecologistes
Thème :Sobriété
Infos pratiques :deux sanisettes publiques au point de rassemblement, une au métro Saint Augustin

***Gare Saint Lazare – Cour du Havre (8e)
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Accès :M°3, 12, 13, et 14 – RER E – M° 9 : St Augustin
Collectif(s) organisateur(s) :Sud Rail
Thème :Transports des déchets / les salarié-e-s du nucléaire et leur reclassement ou reconversion

Lieu(x) de pouvoir à encercler :

AREVA
Autoproclamé “leader mondial du nucléaire”, cette entreprise détenue à 90 % par l’Etat français dispose de sites de production dans 43 pays. Au nombre de ses activités mortifères citons entre autres l’extraction, la transformation et l’enrichissement de l’uranium.
Source : http://www.nuclearbanks.org/#/nuclear%20companies/areva
SNCF
Deux à trois trains chargés de déchets radioactifs ou de combustibles nucléaires parcourent la France chaque jour. Ces transports sont considérés comme « sans danger » pour les cheminots qui les convoient, promet la Société Nucléaire… pardon, la Société Nationale des Chemins de fer Français (SNCF). Du coup, il n’y a aucun suivi médical particulier pour les agents de la SNCF qui sont pourtant soumis à des risques d’irradiation et de contamination.
Source: http://www.bastamag.net/article2012.html

Infos pratiques :restauration militante

***Place de l’Opéra (9e)
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Accès :M° 3, 7 et 8 : Opéra – RER A : Auber
Collectif(s) organisateur(s) :Sortir du nucléaire Paris et Yosomono-net
Thème :Situation au Japon
Animation :Danse des femmes de Fukushima

Lieu(x) de pouvoir à encercler :

Société Générale
Une des principales et plus anciennes banques de France, la Socgen est aussi une des plus “radioactives” avec un engagement à hauteur de 9,7 milliards d’euros dans plusieurs projets et entreprises nucléaires.
Source : http://www.nuclearbanks.org/#/nuclear%20banks/societe%20generale
KEPCO
Ça vous fait penser à TEPCO ? Vous n’êtes pas complètement dans l’erreur, car la Kansai Electric Power Company est un des plus grands fournisseurs d’électricité du Japon, elle y exploite 3 centrales nucléaires. En 2004, une explosion de vapeur s’est produite dans celle de Mihama, due à la négligence vis-à-vis des inspections de sécurité. Cinq employés ont été tués.
BNP Paribas
Avec 13,5 milliards d’euros d’investissement, BNP Paribas est la banque la plus « nucléarisée » du monde. Parmi les projets financées, deux sont situés dans des régions sismiques : Jaitapur (Inde) et Béléné (Bulgarie).
Source: http://www.nuclearbanks.org/#/nuclear%20banks/bnp%20paribas

***Concorde (1er)
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Accès :M° 1 et 12 arrêt Concorde – M° 8 arrêt Madeleine
Collectif(s) organisateur(s) :Brigade Activiste des Clowns
Thème :l’intervention de la Narine nationale au Mali
Animation :Brigade Activiste des Clowns

***Place du Palais Royal (1er)
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Accès :M° 1 et 7 : Palais Royal / Musée du Louvre
Collectif(s) organisateur(s) :CIREN
Thème :Démocratie
Infos pratiques :Vente de gâteaux et boissons au point de rassemblement et aux Tuileries

***Louvre – Rue de l’Amiral de Coligny (1er)
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Accès :M° 1 : Louvre/Rivoli – M° 7 : Pont Neuf
Collectif(s) organisateur(s) :CIREN
Thème :Sortir du nucléaire, l’exemple de l’Allemagne
Infos pratiques :Vente de gâteaux et boissons au point de rassemblement, toilettes au Louvre

***Hôtel de Ville – Avenue Victoria (4e)
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Accès :M° 1 et 11
Collectif(s) organisateur(s) :CHANN (Collectif Halte Au Nucléaire Nîmes), Vigilance Citoyenne Gard Rhodanien, EELV Gard, Alternatifs Gard et mouvement UTOPIA
Thème :EPR, ASTRID, LGV ou Notre Dame des Landes : Halte aux Grands Projets Inutiles Imposés
Animation :théâtre de rue, table des éditions Utopia centrée sur les livres « nucléaire idées reçues » et « nucléaire arrêt immédiat », cabane Notre Dame des Landes.

Assemblée Nationale – Place Edouard Herriot (7e)
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Accès :M° 12 : Assemblée Nationale – RER C : Invalides
Collectif(s) organisateur(s) :NPA
Thème :Transition énergétique, alternatives

Lieu(x) de pouvoir à encercler :

Assemblée nationale
C’est ici que sont votées les lois sur le nucléaire, et notamment la loi sur la politique énergétique qui doit résulter du “débat” en cours. Bien souvent, les lois et les rapports parlementaires sur le nucléaire, l’armement, les déchets radioactifs… sont préparées par un petit nombre d’élus proches de l’industrie nucléaire : http://groupes.sortirdunucleaire.org/Deputes-radio-actifs

***Place Jacques Bainville (7e)
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Accès :M° 12 : Solférino
Collectif(s) organisateur(s) :Maison de Vigilance, MAN, Armes nucléaire stop et Stop Fessenheim
Thème :abolition des armes nucléaires + stop Fessenheim

Lieu(x) de pouvoir à encercler :

Ministère de la Défense
Un « exploitant » d’installations bien particulières : sous-marins, porte-avions à propulsion nucléaire et armes nucléaires françaises dont le dernier né est le missile M51. Un potentiel de destruction inimaginable et étroitement lié au nucléaire dit “civil”.
Ministère de l’Écologie
Il s’agit avant du ministère du développement durable de l’énergie nucléaire. Comme de nombreuses administrations il est aux mains des fonctionnaires et du corps des Mines qui dictent leur politique aux ministres qui ne font que passer. Sa fonction première est de justifier sous couvert de durabilité la politique nucléaire et de laisser croire à une transition énergétique.

***Avenue de Breteuil – place Vauban (7e)
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Accès :M° 13 : Varenne ou St François Xavier – M° 8 : École Militaire – RER C : Invalides
Collectif(s) organisateur(s) :Indépendance de l’OMS
Thème :Santé

Lieu(x) de pouvoir à encercler :

Ministère de la Santé
Le nucléaire constitue un danger pour la santé, c’est évident… Le Ministère de la Santé devrait constituer un danger pour le nucléaire : en soutenant des recherches sur les risques, en publiant des statistiques sur le cancers autour des sites nucléaires, bref en dénonçant le fait que le nucléaire “nuit gravement à votre santé et à celle de votre entourage”! Mais c’est loin d’être le cas !! En attendant il y a tous les vendredis une vigie devant le ministère organisée par le collectif IndependentWHO, pour protester contre la soumission de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) à l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique (AIEA).

***Luxembourg – place Edmond Rostand (6e)
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Accès :RER B : Luxembourg – M° 10 : Cluny/La Sorbonne
Collectif(s) organisateur(s) :Confluence
Thème :Déchets
Animation :Animations musicales, atelier maquillage pour les enfants

Lieu(x) de pouvoir à encercler :

Sénat
C’est ici que sont votées les lois sur le nucléaire, et notamment la loi sur la politique énergétique qui doit résulter du “débat” en cours. Bien souvent, les lois et les rapports parlementaires sur le nucléaire, l’armement, les déchets radioactifs… sont préparées par un petit nombre d’élus proches de l’industrie nucléaire : http://groupes.sortirdunucleaire.org/Deputes-radio-actifs

***Place du Panthéon (5e)
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Accès :RER B : Luxembourg – M° 10 : Cardinal Lemoine – M° 7 : Place Monge ou Jussieu
Collectif(s) organisateur(s) :CIAN94
Thème :ITER
Animation :spectacle Marieettonio exposition de la fresque de Anne Lazarevitch prise de parole de Ulla Klotzer (femmes contre le nucléaire en Finlande)

Lieu(x) de pouvoir à encercler :

Ministère de la Recherche
Toujours à la recherche d’une stratégie de survie pour le nucléaire qui, pour le Ministère, reste non pas une filière du passé mais de l’avenir avec par exemple le financement du projet de fusion nucléaire (100 millions d’euros en 2013), dit ITER, à Cadarache ; des “réacteurs de 4e génération” ; la filière des surgénérateurs,… Par rapport à ces engagements coûteux, la recherche pour les vraies énergies d’avenir se retrouve à la traîne.
Sources: http://cache.media.enseignementsup-recherche.gouv.fr/file/2013/72/9/Dp_budget_2013_web_227729.pdf 5p. 14), http://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/cid56102/energie.html

***Bastille – Arsenal (12e)
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Accès :M° 1, 5, 8 : Bastille
Collectif(s) organisateur(s) :RECH
Animation :Stand Enercoop, accordéon

***Bercy – Place du bataillon du Pacifique (12e)
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Accès :M° 6, 14 : Bercy
Collectif(s) organisateur(s) :Greenpeace
Thème :Responsabilité économique et politique en cas d’accident
Animation : Greenpeace a décidé d’ajouter une dimension symbolique, pour que notre message soit vu, entendu, écouté. Nous vous invitons à réaliser et à venir le Jour J, avec une grue en origami. En savoir plus.

Lieu(x) de pouvoir à encercler :

Crédit Agricole
La cinquième “banque nucléaire” du monde : 9088 millions d’euros pour financer des entreprises et projets de la filière nucléaire. CA = Crédit Atomique ?!
Source: http://www.nuclearbanks.org/#/nuclear%20banks/credit%20agricole
Ministère des Finances
À Bercy réside notamment le ministère du Redressement productif, dont le ministre est Arnaud Montebourg, un vrai adepte du nucléaire. Sa dernière idée de génie : la création du « Fond de modernisation des entreprises nucléaires » (FMEN), doté de 153 millions d’euros, pour donner un coup de pouce aux PME de la filière.
Source: http://www.entreprises.ouest-france.fr/content/nucleaire-letat-va-creer-fonds-pour-organiser-pme

***Parvis de la gare de Lyon (12e)
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Accès :M° 1 et 14 – RER A et D
Collectif(s) organisateur(s) :RECH, EELV Paris et Ile de France
Thème :point de rassemblement international
Animation :musiciens allemands

Lieu(x) de pouvoir à encercler :

Autorité de Sûreté Nucléaire
L’ASN assume, soit-disant, le contrôle de la sûreté nucléaire et de la radioprotection. Elle constitue un pilier de l’encadrement du nucléaire par l’Etat. Son image de “gendarme du nucléaire” et son discours portant sur la transparence envers les citoyens a pour vocation de rassurer ces derniers. Ainsi, la critique du fonctionnement du nucléaire vise à prôner sa maîtrise et à écarter une critique fondamentale.
Source: http://www.contretemps.eu/interviews/critique-nucl%C3%A9aire-gouvernement-opinion

“La viande de bœuf dans votre assiette ? De la vieille vache…”

Voici des extraits d’un article intéressant tiré du Monde (“La viande de bœuf dans votre assiette ? De la vieille vache…”) et qui apporte un éclairage sur l’exploitation animale.

Les mentions optionnelles : race et catégorie de bovin

Les étiquettes peuvent porter deux indications supplémentaires, optionnelles depuis 2002 après avoir été obligatoires en 1997 après la crise de la vache folle : le type de race et la catégorie de l’animal.

La dénomination “viande bovine” regroupe ainsi trois types de race différentes :

  1. Les races laitières : on compte ainsi 3,6 millions de vaches laitières en France fin 2011, principalement des Holstein, Normandes et Montbéliardes, sélectionnées pour leur importante production de lait (avec une moyenne de 7 000 litres par an).
  2. Les races à viande ou allaitantes. On en dénombre 4 millions, notamment des Charolaises, Limousines, Blondes d’Aquitaine, Aubrac ou Salers. Elles sont élevées pour donner des veaux qui seront engraissés avant de donner de la viande ou de devenir de jeunes bovins. Ce sont des bêtes à la plus faible production de lait mais au gabarit plus important.
  3. Les races mixtes. Ce sont des races laitières qui présentent de “bonnes caractéristiques bouchères”, comme les Normandes et Montbéliardes.

Ces races comportent chacune plusieurs catégories d’animaux :

  1. Les génisses, des femelles n’ayant pas encore eu de veau (âgées de 12 à 30 mois).
  2. Les vaches réformées, c’est-à-dire des femelles arrivées au terme de leur production de lait ou de leur capacité de reproduction, qui vont être engraissées avant d’être menées à l’abattoir et consommées pour leur viande.
  3. Les jeunes bovins, mâles non castrés élevés jusqu’à 18 mois.
  4. Les bœufs, mâles adultes castrés.
  5. Les taureaux, mâles adultes non castrés.

La consommation française de viande bovine : essentiellement des vaches réformées

Sur les 1,6 million de tonnes-équivalent carcasse de viande bovine consommée en 2012 en France, 79 % venait de femelles (70 % de vaches et 9 % de génisses) et 21 % de mâles (13 % de jeunes bovins et taureaux et 8 % de bœufs), selon les chiffres de l’Institut de l’élevage.

Notre steak haché ou rumsteak consiste donc essentiellement dans des vaches considérées comme “en fin de course” – puisqu’elles sont conduites à l’abattoir au terme de leur production laitière ou de leur fonction de reproductrices, c’est-à-dire au bout de 6 à 7 ans pour les premières et 7 à 10 ans pour les secondes – bien plus que des jeunes bovins ou bœufs, à la viande a priori de meilleure qualité.

Surtout, plus du tiers de cette consommation (35 %) vient de vaches laitières réformées, qui se retrouvent plutôt dans les produits de bas de gamme contrairement aux vaches allaitantes (65 %), issues de races sélectionnées pour faire de la viande.

“Le marché français est plus demandeur de vache dans la mesure où sa viande est plus rouge et moins claire que celle des jeunes bovins”, explique Gérard You, chef du service économie des filières à l’Institut de l’élevage. Résultat : la France importe 373 000 tonnes de vache d’Allemagne et d’Irlande chaque année pour satisfaire une demande supérieure à sa production.

A l’inverse, elle exporte 268 000 tonnes de jeunes bovins, essentiellement à destination de l’Italie, qui manque de bêtes pour faire tourner ses ateliers d’engraissage.

Daniel Darc au paradis

Les sociaux-darwinistes se moqueront forcément de Daniel Darc quand celui-dit : « Quand je mourrai, j’irai au paradis, parce que c’est en enfer que j’ai passé ma vie. » Nous n’aimons pas le social-darwinisme et ne croyons pas au paradis, mais nous comprenons tout à fait ce que Daniel Darc voulait dire.

Décédé hier à 53 ans, d’un mélange d’alcool et de médicaments semble-t-il, Daniel Darc était une figure tourmentée, suintant la question des drogues. Il exprimait un malaise qui, aussi affreux qu’il puisse être, aussi « artiste décadent » qu’il ait pu tourner, correspond à une réalité certaine : ce monde est insupportable.

On peut personnellement considérer comme sans intérêt sa musique et comme ridicule sa conversion à la religion, mais il exprimait une dimension authentique évidente. Impossible de ne pas comprendre pourquoi il pouvait dire une chose comme :

Quand les gens disent “problèmes de drogue”, je dis “solutions de drogue”. Sans les drogues, je serais mort depuis longtemps, j’aurais pas pu supporter tout ce qui se passe.

Ne pas voir qu’il y a ici quelque chose de tout à fait réel, ce serait faux et absurde. Comme pour Verlaine dont nous parlions hier, on n’a pas le droit de se moquer des personnes souffrant d’une angoisse terrible dans une société terrifiante.

Bien entendu, on peut considérer qu’il y a un manque de conscience, de compréhension de l’importance de la Nature, de l’aspect positif qui doit l’emporter. Si Daniel Darc s’est tourné vers la religion (le protestantisme), c’est parce qu’il avait une vision négative du monde, comme tous les religieux.

Voici ce qu’il dit dans une interview, à Evene.fr en 2008 :

Comment un ancien junkie réagit-il face au mythe de la drogue dans le rock ? On le voit avec Pete Doherty ou Amy Whinehouse : dans l’esprit d’un tas de gens, le fait de se défoncer, ça donne une crédibilité…

Quand j’étais au lycée, je voyais des mecs se défoncer et je trouvais ça effectivement cool. Dans le même genre, Mick Jones des Clash a dit un jour : “Quand j’étais petit, je voulais être guitariste et junkie.”

Guitariste, c’est compliqué, junkie c’est plus facile. Mais en ce qui me concerne, je n’ai pas eu des problèmes de drogue, j’ai eu des solutions de drogue. Ça m’a évité de me foutre en l’air, au même titre que le fait d’être myope m’épargne toutes les merdes qui nous arrivent en face.

Je pense que certaines personnes ont une certaine sensibilité et que la dope est un moyen rapide d’y remédier.

Après, la différence entre Amy Winehouse et Pete Doherty, c’est que j’ai envie de faire l’amour avec elle et de lui écrire des chansons : elle a une voix sublime. Alors que lui, pour moi, il n’a pas spécialement de talent. Ce qu’il reste d’Edith Piaf ou de Billie Holiday, ce n’est pas qu’elles se défonçaient, c’est que c’était des chanteuses sublimes. Il y a des génies et des cons. Le reste, on s’en fout.

Par la force des choses, vous êtes vous-même devenu un archétype du poète-maudit-torturé-revenu-de-tout. Ça vous énerve ou vous trouvez ça plutôt classe ?

Ça n’est pas réfléchi, je ne fais que parler de ce que je connais. Je connais des junkies, des mecs qui sont morts du sida, des voyous, des gangsters… Mon monde, c’est ça. Et puis je ne suis pas poète, ça ne veut rien dire, ce n’est pas un métier.

Voici comment Daniel Darc parle du Straight Edge, dans une interview à un fanzine post-punk en 1994 :

Que penses tu du mépris qu’ont les hardcoreux et les alternos pour ta musique la comparant a Depeche Mode et la jugeant soft et commerciale?

La question c’est à voir en gros si j’ai plus à voir avec les pédés de Depeche Mode qu’avec les punks alternatifs ? Ben les punks alternatifs je ne sais pas qui c’est… C’est de la merde. Ils nous prouvent quand tu prends les Berus ou des groupes dans le genre que dès qu’il y’a trois francs en jeu ils se foutent sur la gueule parce que tout le monde veut le blé…

Donc pour moi, ce n’est rien d’autre que de la merde, ça n’existe pas, c’est rien. Je sais pas même qui c’est, je les emmerde.

Le seul mec que je respecte dans tout ça, et qui est vraiment honnête c’est Henry Rollins, c’est le seul qui mérite le qualificatif de straight edge. Moi je respecte ce truc là mais je ne pourrais jamais dire que je suis ou voudrais être straight. De même que mes potes sont bouddhistes, je ne vais pas dire que je suis bouddhiste.

Je picolle, je me bourre la gueule, de quel droit je pourrais me prétendre bouddhiste ? Straight edge c’est un truc qui se mérite et Henry Rollins est un des seuls qui le mérite à ma connaissance. Jello Biafra aussi est quelqu’un de bien. Ils arrivent à comprendre et à être compris par les mecs qui écoutent Berurier Noir et machin, et ils arrivent à diffuser un message qui vole plus haut que toute cette merde française.

En France, il n’y a que des groupes de merdes !!! Que des groupes de merde, non j’exagère mais eux qui se disent purs et tout ça, c’est de la pure merde et rien d’autre. Quel besoin de se dire pur ? A 15 ans j’étais dans la rue et je me foutais sur la gueule avec des mecs à coup de poings américains et de chaines de vélos… Bon ben une fois que tu as fait ça, c’est bon, t’as vite compris, c’est excitant pendant 15 jours et après ça te casse les couilles. La “street credibility”, la respectabilité de la rue, qu’est ce que j’en ai à foutre franchement ?

On voit bien que Daniel Darc fait des raccourcis, il n’a jamais dépassé une vision romantique du rock’n roll. Mais il y a une part de vérité, naturellement.