Earth Crisis : Ultramilitance, Born from pain, Fortress

Voici les paroles de trois autres chansons d’Earth Crisis, dont le très grand classique “Ultramilitance”.

Ultramilitance

Legal channels have been exhausted. Uncruel alternatives rejected.
Awareness created and ignored. Direct action is the last recourse.
Ultramilitance. Ultramilitants.
Les voies légales ont été épuisées. Les alternatives non cruelles rejetées.
La sensibilisation créée et ignorée. L’action directe est le dernier recours.
Ultramilitance. Ultramilitants.

Salvation of innocents. Intensified resistance.
Flooded by sabotage disabled whaling ships sink beneath the waves.
Strikes against roving murderers. Through destruction, innocents persist.
A rainforest seen as nothing more than an area on a map
to be stripped of resources for corporate profit.
Le salut des innocents. La résistance intensifiée.
Inondés par sabotage, des baleiniers rendus inopérants coulent sous les vagues.
Les coups contre les meurtriers itinérants. Grâce à la destruction, les innocents persistent.
Une forêt tropicale considérée comme rien de plus qu’un secteur sur un plan,
pour être dépouillée de ses ressources pour les bénéfices des sociétés.

The indigenous cultures and animals are displaced or destroyed
unless bulldozers are disabled to prevent access.
Ultramilitance. Ultramilitants. Salvation of innocents. Intensified resistance.
Les cultures indigènes et les animaux sont déplacés ou détruits
à moins que les bulldozers ne soient désactivés afin d’empêcher l’accès.
Ultramilitance. Ultramilitants. Le salut des innocents. La résistance intensifiée.

Forth from cages into the darkness. Minks liberated by masked rescuers.
Laws designed to protect oppressors correctly regarded as worthless.
Hors des cages dans l’obscurité. Les visons libérés par des sauveteurs masqués.
Les lois destinées à protéger les oppresseurs étant correctement considérées comme sans valeur.

Now this war has two sides…
Ultramilitance.
Ultramilitants. Salvation of innocents.
Intensified resistance. Wreck!
Maintenant cette guerre a deux protagonistes…
Ultramilitance.
Ultramilitants. Le salut des innocents.
La résistance intensifiée. Sabote !

Born From Pain

Strength. Born from pain. Beyond that of my flesh.
Betrayed, robbed and beaten, but not defeated.
Through my search for allies, I have found myself.
Force. Née de la douleur. Au-delà de celle de ma chair.
Trahi, volé et battu, mais pas vaincu.
Grâce à ma recherche d’alliés, je me suis trouvé moi-même.

Persistence is the answer to regain all that was taken.
Hatred drives me onwards
across to desolation of dying dreams and failure,
to find I am my own salvation.
From the experience of injustice, from the
horror that I have witnessed comes the knowledge that freedom must be won.
La persistance est la réponse pour retrouver tout ce qui a été pris.
La haine me pousse à partir
à travers à la désolation des rêves mourant et de l’échec,
afin de trouver que je suis mon propre salut.
De l’expérience de l’injustice, de
l’horreur que j’ai vu, vient la connaissance que la liberté doit être gagnée.

Strangled by frustration, no longer will I be my victim.
My patience is waning, now all it takes is one spark to set me off.
I have to try to find some peace and hold that peace inside before it gets to late.
Étranglé par la frustration, je ne serai plus ma victime.
Ma patience décline, maintenant tout ce qu’il faut, c’est une étincelle pour me mettre hors tension.
Je dois essayer de trouver un peu de paix et maintenir la paix à l’intérieur avant qu’il ne soit trop tard.

Emancipate my mind. Breathing life into my visions,
forcing them into reality.
From paradise into the inferno, into paradise, into paradise.
Émanciper mon esprit. Donner vie à mes visions,
les forçant à aller dans la réalité.
Du paradis à l’enfer, au paradis, au paradis.


La chanson est à 29:46.

Fortress

Encircled. Sodom’s children on every side.
Feeding their selfishness with no regard for the pain that their
actions bring. Forked tongues spill promises
of release through submission through carnal thoughts.
Encerclé. Les enfants de Sodome de tous côtés.
Nourrissant leur égoïsme sans aucun égard pour la douleur que leurs
actions apportent. Les langues fourchues débordent de promesses
de délivrance par la soumission à travers les pensées charnelles.

Their greed or a drug induced deadened state.
Pain awaits the fools who fall prey to the lies.
Time melts their false idols into pools of worthless lead.
Exhume myself from the wreckage to drag my body free.
Leur avidité ou une drogue induit un état mort.
La douleur attend les imbéciles qui sont la proie des mensonges.
Le temps fond leurs fausses idoles dans des piscines de plomb sans valeur.
M’exhumer moi-même de l’épave pour faire glisser mon corps libre.

Crawling through the ashes as their profane creation collapses in upon itself.
Unscatched. I have not partaken.
The X symbolizes my lifetime commitment to live free from their poisons.
I’ve built myself to last.
Ramper dans les cendres alors que leur création profane s’effondre sur lui-même.
Sans blessures. Je n’ai pas participé.
Le X symbolise mon engagement, à vie, à vivre à l’abri de leurs poisons.
Je me suis construit pour durer.

Fortress. Time melts their false idols into pools of worthless lead.
Encircled. Sodom’s children on every side.
Feeding their selfishness
with no regard for the pain that their actions bring.
Forteresse. Le temps fond leurs fausses idoles dans des piscines de plomb sans valeur.
Encerclé. Les enfants de Sodome de tous côtés.
Nourrissant leur égoïsme
sans aucun égard pour la douleur que leurs actions apportent.

Starbucks se lance dans…. l’alcool

C’est une information qui vient du Canada, et elle va surprendre d’une certaine manière.

« Le géant américain du café voit ses revenus ralentir et il cherche des façons de stimuler ses ventes. Starbucks a déjà commencé à vendre de l’alcool dans ses cafés dans certaines villes américaines, comme Seattle, Chicago et Los Angeles. L’entreprise veut maintenant étendre cette pratique à d’autres commerces.

Certaines succursales au Canada commenceront à offrir du vin et de la bière d’ici la fin de l’année dans le cadre d’un projet pilote. L’entreprise veut ainsi attirer plus de clients en soirée.

Le menu sera aussi élargi pour offrir des plats légers, comme des assiettes de fromages, des olives et des noix à partir de 16 h. 

Starbucks, qui veut augmenter sa clientèle après l’heure du petit déjeuner, a déjà diversifié son menu en y ajoutant des sandwichs et des salades. »

Comme on le voit ici, Starbucks fait sa « révolution ». Auparavant, c’était une chaîne qui visait à donner une ambiance cosy, un peu appartement, avec du café ou du chocholat, dans des variantes végétaliennes y compris, avec une musique du type easy listening digne des ascenseurs des grands hotels (ou tout au moins comme on se les imagine).

Seulement voilà, business is business. Et qu’est-ce qu’y rapporte ? Notamment l’exploitation animale et l’alcool. Par conséquent, Starbucks s’y précipite.

C’est une manière de remplir en soirée des Starbucks qui ferment tôt et dont les clients passent surtout en matinée. Le but : toujours plus de profits, mais on apprend rien en constatant cela.

De manière plus poussée, on pourrait naturellement ici se demander dans quelle mesure la dépendance au café ou au cacao n’est pas la base culturelle permettant de passer aux autres dépendances. Car c’est un fait historique que tant le café que le cacao, aux côtés de l’opium, formaient des biens « de choix » issus de la colonisation, visant en tout premier lieu les classes aisées urbaines du 19ème siècle…

Bien entendu, la nocivité du café n’est pas celle de l’opium. Mais il y a une réflexion à faire : il est ainsi de voir que ce qui est proposé dans ce cadre, c’est soit quelque chose qui relève du très rapide (un café sur le pouce, une « viande » rapide dans un burger pour reconstituer ses forces, une cigarette pour déstresser…) ou du très lent (un thé ou du cacao qu’on savoure, tel un cigare ou une pipe, etc.).

Il semble y avoir un équilibre sordide entre d’un côté la cocaïne et le haschisch, les « shots » et la bouteille de vin, bref entre la prétention à exciter le corps et de l’autre à le relaxer, mais toujours au moyen d’un paradis artificiel pour l’encadrer dans ses sensations.

Starbucks devait être un lieu sympathique, très propre et agréable, où l’on boit tranquillement une boisson entre amis, sans prétention, de manière pratiquement épicurienne…

Mais l’exigence du profit fait passer Epicure à la trappe. Une raison de plus de lire son appel à un bonheur prudent et rassurant, frugal et agréable !

« Ainsi, nous considérons l’autosuffisance comme un grand bien : non pour satisfaire à une obsession gratuite de frugalité, mais pour que le minimum, au cas où la profusion ferait défaut, nous satisfasse. Car nous sommes intimement convaincus qu’on trouve d’autant plus d’agréments à l’abondance qu’on y est moins attaché, et que si tout ce qui est naturel est plutôt facile à se procurer, ne l’est pas tout ce qui est vain.

Les nourritures savoureusement simples vous régalent aussi bien qu’un ordinaire fastueux, sitôt éradiquée toute la douleur du manque : pain et eau dispensent un plaisir extrême, dès lors qu’en manque on les porte à sa bouche.

L’accoutumance à des régimes simples et sans faste est un facteur de santé, pousse l’être humain au dynamisme dans les activités nécessaires à la vie, nous rend plus aptes à apprécier, à l’occasion, les repas luxueux et, face au sort, nous immunise contre l’inquiétude.

Quand nous parlons du plaisir comme d’un but essentiel, nous ne parlons pas des plaisirs du noceur irrécupérable ou de celui qui a la jouissance pour résidence permanente – comme se l’imaginent certaines personnes peu au courant et réticentes à nos propos, ou victimes d’une fausse interprétation – mais d’en arriver au stade où l’on ne souffre pas du corps et ou l’on n’est pas perturbé de l’âme.

Car ni les beuveries, ni les festins continuels, ni les jeunes garçons ou les femmes dont on jouit, ni la délectation des poissons et de tout ce que peut porter une table fastueuse ne sont à la source de la vie heureuse : c’est ce qui fait la différence avec le raisonnement sobre, lucide, recherchant minutieusement les motifs sur lesquels fonder tout choix et tout rejet, et chassant les croyances à la faveur desquelles la plus grande confusion s’empare de l’âme.

Au principe de tout cela, comme plus grand bien : la prudence. Or donc, la prudence, d’où sont issues toutes les autres vertus, se révèle en définitive plus précieuse que la philosophie : elle nous enseigne qu’on ne saurait vivre agréablement sans prudence , sans honnêteté et sans justice, ni avec ces trois vertus vivre sans plaisir.

Les vertus en effet participent de la même nature que vivre avec plaisir, et vivre avec plaisir en est indissociable. »

Accélération de l’élévation du niveau de la mer

Voici l’éditorial du “site alternatif” sur la conférence de l’ONU sur le climat qui va se dérouler à la fin de cette année, et surtout un article qui traite de l’accélération de l’élévation du niveau de la mer. Il y a de nouvelles études montrant, en effet, que celle-ci n’a pas été suffisamment pris en compte, voire au sérieux.

Une raison de plus de se focaliser sur la défense de la planète!

Accélération de l’élévation du niveau de la mer

Jusqu’ici l’élévation du niveau de la mer sur la période 1900 à 1990 était estimée à 1,6 – 1,9 mm par an. A partir de 1993, les mesures deviennent beaucoup plus précises notamment grâce aux satellites et l’élévation du niveau de la mer est depuis de 3,2 mm ± 0,7mm par an.

Le problème pour la première période était qu’avec cette valeur, il n’était pas possible d’expliquer d’où proviendrait toute cette quantité d’eau supplémentaire : les calculs n’arrivaient qu’à une élévation de 0,5 mm en moins.

Une étude récente, publiée le 14 janvier dans le magazine Nature, a trouvé à l’aide de nouvelles méthodes statistiques que l’élévation pour cette période (1901-1990) ne serait que de 1,2 mm ± 0,2 mm par an.

Mesurer le niveau de la mer est une chose très complexe, comme le rappelle Carling Hay, un des auteurs de l’étude. En effet, s’il existe des données produites par des marégraphes (instruments permettant une mesure à un endroit donné sur une durée déterminée), en activité depuis des siècles pour certains, utiliser ces données pour mesurer efficacement l’élévation du niveau de la mer dans le temps comporte de nombreux problèmes.

Premièrement, la plupart se trouvent à des latitudes moyennes dans l’hémisphère nord, sur des sites côtiers, ils ne sont donc pas très bien répartis. Ensuite, différents facteurs viennent perturber les mesures comme le mouvement des plaques tectoniques (ce qui modifie le niveau des marégraphes), les prélèvements d’eau, le mouvement des océans, etc.

Cette nouvelle estimation s’appuie sur un autre projet visant à établir une sorte d’empreintes digitales du niveau de la mer. L’idée générale est que lorsque les calottes glaciaires fondent, les effets sur le niveau de la mer sont variables d’une calotte glaciaire à une autre et il est possible de déterminer d’où provient un changement de niveau.

« Cette variation du niveau de la mer est le résultat, en partie, de la taille de la calotte glaciaire, qui est si massive qu’elle attire l’eau à elle, créant ses propres marées.

Bien qu’une fonte des glaciers puisse déverser des millions de litres dans l’océan, cela réduit en même temps le volume de la calotte glaciaire, réduisant cet effet de marée. » (Jerry Mitrovica, de l’Université Harvard dans Harvard Gazette)

Chaque calotte glaciaire a ainsi un motif qui lui est propre, c’est ce motif qui constitue cette « empreinte digitale ». A partir d’un ensemble d’observations, l’étude a cherché à retrouver le poids de chaque calotte glaciaire dans l’élévation globale du niveau de la mer.

« Nous devons tenir compte des signaux de l’âge de glace, et nous devons comprendre comment les modèles de circulation océanique sont modifiés et comment l’expansion thermique contribue à la fois aux motifs régionaux et à la moyenne mondiale.

Nous essayons pour tous ces signaux d’utiliser nos simulations et nos méthodes statistiques, et ensuite de regarder ce qu’il reste et de voir si cela correspond aux modèles auxquels nous nous attendons pour chaque calotte glacière. » (Carling Hay, de l’Université Harvard dans Harvard Gazette)

Avec cette méthode les chercheurs ont donc trouvé une augmentation de 1,2 mm ± 0,2 mm par an, ce qui coïncide avec les valeurs trouvées par calculs auparavant. L’élévation du niveau de la mer pour la période 1900-1990 semble donc avoir été surestimé. Si les résultats de l’étude sont confirmés par des pairs, alors cela signifierait que le rythme de l’augmentation du niveau de la mer depuis 1993 est bien plus rapide que ce nous pensions.

Édito du 4 février 2015

À peine l’année débutée, la conférence Paris Climat 2015 – COP21 se trouve déjà au cœur de l’actualité.

Après avoir appris la semaine dernière que l’engagement de François Hollande à supprimer les subventions pour les pays utilisant des centrales à charbon risquait de passer à la trappe, c’est au tour du Business and Climate Summit d’être controversé, avec notamment la présence dans son organisation d’Areva, ou encore de Total.

Ce sommet, initié par l’ONU, rassemblera en mai des dirigeants d’entreprise, afin de soumettre des solutions pour le climat lors de la COP21. L’objectif est (selon l’intitulé d’une des séances plénières du sommet) d’ « intégrer le climat dans l’économie mondiale » et bien évidemment pas d’adapter l’économie au climat, aux besoins de la planète.

Ce n’est sûrement pas la pression des monopoles, soumis aux intérêts économiques à court terme, qui mèneront la conférence Paris 2015 à être un succès. Au contraire, il n’y a qu’un vaste mouvement populaire et démocratique qui puisse faire espérer une issue positive à cette COP.

Notons également le lancement, en début de semaine, par France Info du label « #maplanète »qui doit récompenser et mettre en avant « des actions, idées et événements » en vue de la Conférence Paris Climat. Sans savoir exactement quelles genres d’initiatives seront primées on peut toutefois regretter le nom de ce label : « ma planète ».

Nous considérons que loin d’un anthropocentrisme individualiste nous avons besoin d’une vision différente de la planète, d’une vision globale où l’espèce humaine n’est plus ni au centre ni au dessus du reste, mais une partie d’un tout. Avec néanmoins une responsabilité particulière conférée par des millions d’années d’évolution.

Ainsi, être la ministre de l’écologie du pays organisateur de la COP21 et autoriser le braconnage des oies comme l’a fait Ségolène Royale est une aberration, une honte.
La planète n’appartient ni à un individu, ni à l’espèce humaine.

“Quand on est alcoolique, c’est pour la vie”

Le refus des drogues et de l’alcool est un combat important, dont la difficulté n’est jamais à sous-estimer. LTD a toujours souligné la signification qu’il y a à saluer les gens qui s’en sont arrachés, dans une bataille prolongée dont on sait à quel point qu’elle est rude dans la vie quotidienne.

Nombre de personnes straight edge sont d’ailleurs des gens qui de par le passé ont connu les drogues, l’alcool, avant de les réfuter.

Dans une interview à Paris Match, la chanteuse Véronique Sanson aborde cette question de la dépendance à l’alcool, de manière certainement critiquable.

Elle regrette clairement le fait de boire de l’alcool, elle n’a pas fait de réelle rupture culturelle, elle considère encore que l’alcool peut apporter des choses, que l’alcool a une valeur culturelle, etc.

Ce qu’elle dit est toutefois juste: l’alcool a une fonction. Celle de rassurer, même si c’est de manière illusoire.

Il est vraiment terrible d’ailleurs que les gens ne saisissent pas que si les SDF tombent dans l’alcool, ce n’est pas par oisiveté ou quoi que ce soit qui s’y rapprocherait, mais pour faire glisser plus rapidement le temps, pour faire passer plus rapidement les minutes d’une situation odieuse, insupportable sur le plan de la dignité.

Une chose en tout cas très importante qui ressort de ce que dit Véronique Sanson, c’est que le vin relève de la drogue. C’est bien sûr vrai. Pourtant, en France, pour l’instant, le vin n’est parfois même plus présenté comme un alcool!

En réalité, le besoin d’alcool, l’envie de se saouler, qu’est-ce que c’est? Une envie de disparaître pour un temps qui apparaît comme bloqué, un envoi d’un SOS qui ne passe pas par les mots, un combat illusoire mais dont on a l’impression d’avoir besoin face à sa propre souffrance intérieure…

Vous m’avez dit un jour que vous étiez une miraculée­ de l’A13, faisant référence à toutes les fois où vous avez pris la route ivre. Où en êtes-vous aujourd’hui de vos problèmes d’alcool ?

Aujourd’hui, ça va. Ça a été un combat très long, une acceptation très lente, si ça peut aider des gens, c’est bien d’en parler. Il y a beaucoup de choses à faire, mais les AA [alcooliques anonymes], il n’y a rien de mieux au monde.

Je continue quand je le peux à aller aux réunions. Les ­discussions ne sont pas du tout gnangnan, c’est intéressant. L’alcool fait disparaître la tristesse, le désespoir, le doute.

D’où son danger. Mais je sais que je peux retomber demain, je vivrai toute ma vie avec cette épée de ­Damoclès au-dessus de la tête.

On vit au jour le jour. Un jour à la fois.

Quand tu es alcoolique et que tu te dis que plus jamais de ta vie tu ne boiras de petrus, c’est terrible.

C’est pour cela qu’on n’est jamais à l’abri. Je n’ai pas gagné. ­D’ailleurs, on ne parle jamais ­d’“ex-­alcoolique”, ça ne se dit pas.

Quand on est alcoolique, c’est pour la vie.

La coke, j’en ai pris, mais ce n’était pas ma drogue de choix, ça me faisait mal au nez, ma drogue de choix c’étaient les bons vins.

Est-ce que vous pensez avoir fait de mauvaises chansons sous l’influence de l’alcool ?

Non. Cela n’a jamais affecté mon inspiration.

Au contraire ?

Oui, c’est là le danger, cela ouvre des portes, annihile les peurs, les doutes. La question que tu devrais me poser est : ­“Comment fais-tu sans ?”

Comment fais-tu sans ?

Je fais. On se met au piano et on a peur qu’il ne vous réponde rien d’autre qu’une fin de non-recevoir. Et puis ça finit par venir.

L’inspiration met plus longtemps à venir mais elle vient. Quand on est plus jeune, tout se bouscule, ça jaillit.

Plus tard, on a peur de se répéter. Ou de s’apitoyer sur soi-même.

Mais là, je suis satisfaite, j’ai déjà huit titres pour mon album studio qui ­sortira en septembre, il ne m’en reste plus que deux à faire. Je ne suis pas inquiète.

32ème Festival international du film d’environnement

Hier a commencé le festival international du film d’environnement, qui se déroule à Paris. Voici la présentation, faite par le site alternatif consacré à la conférence de l’ONU sur le climat à Paris, en décembre 2015.

On notera d’ailleurs au sujet de cette conférence la création d’un secrétariat général à la préparation et à l’organisation.

Demain, mardi 3 février, s’ouvrira pour une durée d’une semaine le festival international du film d’environnement, organisé par le Conseil Régional d’Ile-de-France.

Cette 32ème édition accordera évidemment une place importante à la question climatique, en vue de la conférence sur le climat Paris 2015.

Au total ce seront 101 films et 20 webdocumentaires qui seront projetés (principalement au cinéma Le Cinéaste à Paris 17ème) sur des thèmes comme le réchauffement climatique, les animaux, la santé et l’environnement, etc.

Le jeudi 5 février aura lieu une projection-débat « Les Négociations climatiques internationales » dont voici la présentation :

Et si on parlait climat ?

Après Lima en 2014, c’est au tour de Paris d’accueillir, en décembre, la 21e Conférence des Nations unies sur les changements climatiques.

D’ici là, le Festival international du film d’environnement organise, le 5 février, une projection-débat sur les négociations climatiques internationales, dont les résultats apparaissent mitigés.

Depuis la première conférence sur le climat organisée par les Nations unies en 1979, les rencontres internationales sur le réchauffement climatique se succèdent. Pour quel succès ?

C’est ce dont débattront le 5 février, au Cinéma des cinéastes à Paris (17e),  les invités du débat organisé par le Festival international du film d’environnement à l’issue de la projection du documentaire « The Climate Blueprint ».

Interviendrons à la tribune Ruth Chao et Fran Rodriguez, respectivement réalisatrice et co-scénariste du film, Corinne Ruffet, vice-présidente de la région Île-de-France chargée de l’environnement et Jean-François Julliard, directeur général de Greenpeace.

Alors que l’Europe, les Etats-Unis et les pays émergents se livrent bataille sur les objectifs à atteindre,

2014 a été déclarée comme étant l’année la plus chaude sur Terre depuis les premiers enregistrements des températures en 1880.

Et selon les prévisions du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), le mercure n’a pas fini de grimper.

« Vu le développement continuel de nos activités industrielles et la diffusion du modèle de consommation occidental partout dans le monde, le scénario le plus communément envisagé pour 2100 est celui où la concentration en CO2 aura doublé par rapport à l’ère pré-industrielle.

La température de la Terre s’élèvera alors de 3°C en moyenne d’ici à 2100, un scénario catastrophe ».

A noter que cette projection-débat sera suivie d’une autre projection, « Climatosceptiques – La guerre du climat », investigation au cœur du lobby climato-sceptique.

Vous trouverez ici et les informations concernant les séances liés au changement climatique.

Savoir éviter le pire pour nos proches qui dépendent de nous

L’une des questions très importantes de la vie avec les animaux avec qui on vit est la suivante : que vont-ils devenir s’il m’arrive malheur ?

C’est une question angoissante à laquelle il faut réfléchir et surtout répondre. Voici en triste illustration deux photos d’un chien de quatre ans dont le « maître » est décédé il y a peu.


Ce chien vous attend dans le Lot (grosso modo entre Limoges, Bordeaux et Toulouse), au refuge Le Recours Poils et Plumes 46, qui par ailleurs a un grand besoin de soutien dans ses activités.

Comme c’est le cas dans tous les refuges. Car la situation des animaux qui arrivent dans les refuges ne relève pas de la tragédie, du destin, mais bien du drame. Il y a une origine sociale à tout ce malheur.

Il faut d’autant plus responsabiliser sur la question de la responsabilité en cas d’accident ou de décès. Rien n’est pire qu’une mentalité individualiste qui pense : après moi, le déluge. Il faut au contraire prendre les devants.

Nombre de gens le font d’ailleurs pour leurs enfants. Et les animaux qui vivent avec nous sont tout autant dignes de notre responsabilité, de notre sens des responsabilités, de notre engagement à ne pas les placer dans une situation de détresse complète.

Bien sûr, on ne peut pas forcément prévoir toutes les situations, surtout lorsque le capitalisme en crise impose une vie quotidienne difficile, une très grande précarité. Cependant, cela devrait encore plus renforcer le sens de la solidarité.

Il est vrai malheureusement qu’il faut penser ici à la situation très difficile des personnes âgées, qui sont isolées socialement. Comment peuvent-elles prévoir, bien souvent, alors que la société les a mises à l’écart ?

Il est terrible de voir comment, lorsqu’on regarde la situation des animaux qui vivent à nos côtés, on ne peut que voir un nombre incalculable de problèmes, de soucis, de non-dits existant dans la société.

Rien n’est plus faux d’opposer ainsi la solidarité entre humains avec la solidarité avec les animaux : l’un ne va pas sans l’autre, quand on regarde la réalité en face, lorsqu’on a un sens correct, c’est-à-dire élevé de la compassion.

Il est ici trop facile de se moquer des gens qui s’occupent des animaux dans l’urgence et qui, pour cette raison, peuvent avoir certains aspects asociaux. Car il est tellement difficile de ne pas faire « comme tout le monde » et d’oser affronter la détresse !

Comment ne pas être en colère et plein d’émotion lorsqu’on voit une adoption nécessaire ? Prenons l’exemple de Blanco, qui vous attend dans le 62, à Bouvigny-Boyeffles, près d’Arras.

Comment ne pas se dire : je veux être là pour lui ? Bien sûr les gens qui adoptent sans avoir les moyens matériels de gérer ont perdu de vue l’essentiel : le bien-être de chaque être vivant. Toutefois, il faut bien comprendre la dignité du sentiment qu’il y a à la base.

Ce sentiment est-il, par ailleurs, divisible ? Non, il ne l’est pas : il ne peut être qu’universel. C’est pour cela plutôt que des actions visant au « choc visuel » montrant des massacres – même s’il faut savoir que telle est la réalité – ne convient pas. Ce qu’il faut c’est en appeler au meilleur de l’être humain.

Encore faut-il y croire et ne pas avoir basculé dans la misanthropie, le cynisme, prenant les animaux en otage pour une vision du monde morbide, ultra-élitiste, hautaine, arrogante, méprisante (que celle-ci soit d’extrême-droite ou bien « antispéciste »).

En vérité, la compassion est une expression naturelle, et il est donc naturel d’y faire appel, pour un monde meilleur.

“Nature, le nouvel eldorado de la finance”

Mardi soir à 22h25, Arte diffuse un reportage intitulé “Nature, le nouvel eldorado de la finance”. Le voici mis en ligne (pour aujourd’hui et demain seulement), avec une présentation, par Télérama (qui, pour le rappeler, est un média “catho de gauche”).

Sur fond de crise écologique, la protection des ressources naturelles est devenue un secteur lucratif, qui attire de plus en plus spéculateurs et multinationales.

Jusqu’au mardi 3 février nous vous proposons en avant-première cette enquête stupéfiante au cœur de l’économie verte.

La nature serait-elle en train de devenir le nouveau terrain de chasse des grands fauves [SIC- LTD] de la finance ?

C’est le stupéfiant constat auquel aboutissent Denis Delestrac et Sandrine Feydel, au terme d’une enquête fleuve dans la jungle de la nouvelle économie verte.

Un secteur émergent où les espèces en voie de disparition sont un placement lucratif, et la protection des écosystèmes un investissement ad hoc pour des multinationales qui doivent compenser les dégâts qu’elles commettent ailleurs.

La crise écologique serait donc devenue une opportunité économique, voire un objet de spéculation, dont cette vaste enquête dévoile les appétits et les logiques avec mordant.

« Il y a trois ans, lors d’une conférence sur l’économie verte, j’ai appris qu’aux Etats-Unis, c’étaient des institutions privées, des biobanques, qui s’occupaient de la protection des espèces en voie de disparition, explique Sandrine Feydel.

En creusant un peu, j’ai découvert que des économistes commençaient à parler de financiarisation de la nature, voire à évoquer des risques d’un nouveau krach si le monde de la finance se couplait trop avec les milieux de la préservation de l’environnement. »

Comment en est-on arrivé à mettre un prix sur une forêt primaire ou une barrière de corail, à chiffrer le service de pollinisation rendu par les abeilles (200 milliards de dollars) ?

« Depuis des années, certains économistes défendent l’idée que s’il y a une dégradation aussi importante de la biodiversité, c’est parce que l’on n’a jamais attribué de valeur économique à la nature.

Et ce discours finit par s’imposer en même temps que se développent ces nouveaux marchés de la protection des espèces ou des écosystèmes, analyse la réalisatrice.

Selon la loi de l’offre et de la demande, en se raréfiant, les ressources naturelles prennent de la valeur. Comme nous l’a résumé un économiste : “La dernière forêt sur Terre, le dernier cours d’eau non pollué, le dernier endroit où respirer de l’air pur, ça vaudra plus que des diamants…” »

Plus largement, le film montre aussi comment a fait son chemin l’idée que l’économie et les marchés pouvaient résoudre la crise environnementale.

« Au sommet de Rio, en 1992, il ne venait à l’idée de personne de penser que les entreprises devaient être des acteurs de la protection de l’environnement, rappelle Sandrine Feydel.

Depuis, il y a eu un changement de paradigme, des multinationales destructrices de la nature ont réussi à faire croire qu’elles pouvaient faire partie des solutions au problème écologique. Et la crise économique a conduit à un désengagement des Etats.

Désormais, même les ONG doivent aller chercher l’argent là où il est, en nouant des partenariats avec des multinationales. Mais, à ce jeu-là, on peut se demander qui influence qui… »

Ségolène Royal légalise le braconnage des oies

Pendant que la Fondation 30 millions d’amis se gargarise de son succès juridique qui n’en est pas un, les faits viennent se rappeler, de manière encore une fois pathétique à la française.

La Fondation disait que la France aurait rattrapé l’Allemagne, l’Autriche… ben voyons. Il n’y a qu’en France qu’une ministre de l’écologie peut envoyer une lettre expliquant que ce n’est pas grave si les chasseurs dépassent la fin de la période de chasse des oies: il ne faut pas les verbaliser a-t-elle expliqué aux organes concernés.

C’est une preuve qu’il y a le droit en apparence, et le rapport de force derrière. Officiellement, la chasse a réellement pris fin le 31 janvier… Les faits, eux, sont tout autre!

Le communiqué de l’ASPAS:

Chasse aux oies : Ségolène donne son feu vert aux braconniers

Cette année la chasse aux oies sera fermée au 31 janvier, à la grande colère des chasseurs qui ont annoncé ne pas respecter l’interdit. La réponse en « off » de Ségolène Royal : feu vert pour les braconniers.
Loin d’affirmer la volonté du gouvernement de faire respecter la loi française, elle demande au directeur de l’Office National de la Chasse de ne pas verbaliser les contrevenants ! L’ASPAS demande la démission d’une ministre qui depuis le début de son mandat excelle dans l’anti-écologie.

Depuis des années, les ministres de l’écologie cèdent aux chasseurs extrémistes en prenant des arrêtés illégaux prolongeant la chasse des oies au mois de février. Cette saison, Ségolène Royal a annoncé ne pas prendre le risque de voir un nouvel arrêté retoqué par la justice, mais a choisi une autre stratégie, plus sournoise, pour laisser les chasseurs braconner les oies : celle de ne pas les verbaliser. Le 28 janvier, le courrier (ci-joint) a été adressé par ses soins au directeur général de l’ONCFS lui demandant de ne pas verbaliser les braconniers, et cela jusqu’au 9 février.

Les oiseaux sauvages ne peuvent être chassés pendant leurs périodes de migration. Celle des oies débute en janvier, leur chasse est donc interdite au delà du 31 janvier par le droit européen et français (arrêté du 19 janvier 2009). En tenant compte des études scientifiques, et notamment de la toute dernière étude de l’ONCFS, cette chasse devrait même être fermée à partir du 10 janvier.

Tous les arrêtés ministériels précédents ont bien évidemment été invalidés par le Conseil d’Etat saisi par les associations de protection de la Nature : ASPAS, LPO, FNE, Humanité et Biodiversité. Le dernier en date fut rendu au mois de décembre dernier.

Oies cendrées (F. Cahez)La ministre de l’écologie se rend complice de ce braconnage par une méthode indigne de la fonction qui lui a été confiée par le Président de la République. Plus que jamais, son devenir à ce poste est à reconsidérer.

L’ASPAS demande :
– L’application des lois et règlements pour tous, y compris pour les chasseurs qui ne sont pas au dessus des lois
– La démission de la ministre, qui s’est fourvoyée en se rendant complice de braconnage à très grande échelle.

Le communiqué de la LPO:

Ségolène Royal officialise le braconnage des oies !

« La France doit se montrer exemplaire en matière de biodiversité » n’a cessé de rappeler le Président de la République ». Dans le même temps, le devoir de respecter le droit a été martelé par le gouvernement.

Les lettres de Ségolène Royal, Ministre de l’Écologie, invitant la garderie de l’ONCFS et les gendarmeries à ne pas verbaliser avant le 9 février, alors que la chasse aux oies est fermée à partir du 31 janvier, est clairement une incitation à braconner pendant 8 jours. Cette pirouette en faveur des chasseurs est d’autant plus vulgaire que, quelques heures plus tôt, elle se faisait un point d’honneur à lutter contre le braconnage… des éléphants !

Dans la foulée, Philippe Plisson, président du groupe chasse à l’Assemblée Nationale et Pascale Got, membre de la commission des lois (!) ont déclaré aux chasseurs : « cette décision […] va nous permettre de pratiquer, mais attention la dernière nuit chassée devrait être celle du dimanche 8 février ».

Alors que la Journée Mondiale des Zones Humides propose, notamment via le réseau LPO (plus de 116 animations dans toute la France, voir : http://jmzh.lpo.fr/), d’aller sur le terrain durant ce week-end lors de sorties nature, les familles auront la surprise d’y rencontrer des chasseurs… en acte de braconnage officialisé par la Ministre en charge… de l’écologie !

La LPO a mobilisé tout son réseau pour relever les infractions. Par ailleurs, elle prépare immédiatement une information auprès de la Commission Européenne pour qu’une suite soit donnée au comportement français.

À quelques semaines de la loi sur la biodiversité, présentée à l’Assemblée Nationale, cette décision contraire au droit républicain dénature les espoirs de la LPO.

Allain Bougrain Dubourg
Président de la LPO

Le communiqué de Picardie Nature, qui apporte des précisions sur l’hypocrisie juridique organisée par la ministre.

Les oies pourront être chassées après le 31 janvier, illégalement mais en toute impunité !

Craignant qu’une nouvelle fois le Conseil d’Etat ne sanctionne le ministère de l’écologie et donne raison aux associations de protection de la nature, Mme Ségolène Royal avait écrit le 16 janvier au président de la fédération nationale de la chasse que ni une prolongation de la chasse aux oies ni une procédure de dérogation pour quelques départements ne seraient juridiquement défendable.

Lors d’une réunion au ministère en début de semaine, cette position était confirmée devant des représentants des chasseurs de gibier d’eau et des associations de protection de la nature.

Allait-on enfin voir la Directive « Oiseaux » appliquée ?

Cette directive européenne demande aux états membres de ne pas chasser les oiseaux migrateurs lorsqu’ils sont de retour vers leur lieu de nidification. Il s’agit d’une disposition pleine de bon sens.

Rappelons-nous qu’en 1999, à la demande de la ministre de l’Environnement le professeur Jean-Claude Lefeuvre du Muséum national d’histoire naturelle de Paris, s’est vu confier la rédaction d’un rapport sur la chasse des oiseaux migrateurs en France. Son but était de rechercher une solution aux problèmes posés par l’application de la Directive Oiseaux 79/409/CEE. Ses conclusions étaient claires : pas de chasse des oies au-delà du 31 janvier. Les études suivantes demandées également par les ministres de l’Ecologie et réalisées par l’Office national de la Chasse et de la Faune Sauvage aboutissent aux mêmes conclusions.

Oui la date de fermeture de la chasse aux oies est bien fixée au 31 janvier 2015.

La Ministre respecte en cela les décisions du Conseil d’État qui avait rejeté les arguments infondés et rappelé que la chasse en février, qui affecte des oiseaux en migration prénuptiale, est contraire à la directive européenne « Oiseaux » et à la loi française qui imposent la protection complète des oiseaux en période de reproduction.

Mais les chasseurs de gibier d’eau pourront tirer des oies au-delà du 31 janvier !

Comme le soupçonnait les associations de protection de la nature depuis longtemps, des directives sont adressées aux préfets pour que les agents de l’ONCFS, placés sous l’autorité des procureurs ne verbalisent qu’à compter du 9 février.
Mme Ségolène Royal a adressé une lettre circulaire aux préfets le 29 janvier très explicite.

Pour les associations de protection de la nature du mouvement France nature Environnement dont fait partie PICARDIE NATURE, cette façon de procéder est scandaleuse.

Le message politique qui est adressé aux citoyens est clair :

– nous ne respectons pas les multiples décisions de la plus haute juridiction administrative de notre pays sur l’application de la Directive Oiseaux ;

– nous ne tenons pas compte des études scientifiques, même celles menées par l’ONCFS, dont les conclusions sont constantes depuis plus de dix ans ;

– nous cédons aux pressions d’un lobby qui nous alerte sur le fait qu’il ne tient plus sa base et que le peuple chasseurs risque de voter pour les extrêmes.

Cette attitude est un déni de justice, un mépris des conclusions des scientifiques, un signal envoyé aux citoyens sur ce qui ressemble à une démocratie molle voire une république bananière.

Patrick THIERY, Président de Picardie Nature