• Les chasseurs et le Diplôme d’Université en droit animalier

“Earth Song” : “la chanson de la Terre” de Michael Jackson

Michael Jackson a souvent parlé de la “folie” de notre monde… Que ne dirait-il pas aujourd’hui! On peut penser bien sûr que notre monde est tout à fait logique, puisque ce sont les profits qui comptent, associé au rejet de la Nature.

Mais Michael Jackson a écrit de très belles chansons, que sa sensibilité ne limite pas : à défaut d’explications, on a une protestation à fleur de peau, comme en témoigne la belle chanson intitulée “Earth Song”, “la chanson de la Terre”.

On remarquera deux choses sur le plan culturel. Tout d’abord, exactement comme dans les paroles des chansons Harldine, les traditions religieuses sont employées afin de parvenir à exprimer quelque chose de très fort en termes d’images, sans pour autant aller forcément dans le sens de la religion en tant que tel, voire même pas du tout.

Ensuite, les paroles traitant de la défense de l’enfance, du monde de demain, forment une référence évidente à Marvin Gaye et son album “What’s going on”, notamment à sa chanson “Save the children”, et bien sûr la chanson “Mercy Mercy Me (The Ecology)” est l’immense classique d’une constatation et d’une protestation face aux crimes dans le monde.

Où sont donc nos Marvin Gaye, nos Michael Jackson, nos Earth Crisis aujourd’hui?

What about sunrise
What about rain
What about all the things
That you said we were to gain…
What about killing fields
Is there a time
What about all the things
That you said was yours and mine…
Did you ever stop to notice
All the blood we’ve shed before
Did you ever stop to notice
The crying Earth the weeping shores?
Qu’en est-il de l’aube
Qu’en est-il de la pluie
Qu’en est-il de toutes les choses
Que tu as dit que nous devions gagner…
Qu’en est-il des champs de morts
Y a-t-il un temps
Qu’en est-il de toutes les choses
Que tu as dit être les tiennes et les miennes…
Ne t’es tu jamais arrêté pour remarquer
Tout le sang que nous avons répandu jusque là
Ne t’es tu jamais arrêté pour remarquer
La Terre qui pleure et les rivages éplorés?

What have we done to the world
Look what we’ve done
What about all the peace
That you pledge your only son…
What about flowering fields
Is there a time
What about all the dreams
That you said was yours and mine…
Did you ever stop to notice
All the children dead from war
Did you ever stop to notice
The crying Earth the weeping shores
Qu’avons-nous fait au monde
Regarde ce que nous avons fait
Qu’en est-il de toute la paix
Que tu as promis à ton fils unique…
Qu’en est-il des champs fleuris
Y a-t-il un temps
Qu’en est-il de tous les rêves
Que tu disais être les tiens et les miens…
Ne t’es tu jamais arrêté pour remarquer
Tous les enfants morts de la guerre
Ne t’es tu jamais arrêté pour remarquer
La Terre qui pleure et les rivages éplorés??

I used to dream I used to glance beyond the stars
Now I don’t know where we are Although I know we’ve drifted far
J’avais l’habitude de rêver j’avais l’habitude de lancer des regards au-delà des étoiles
Maintenant je ne sais pas où nous sommes Bien que je sache que nous avons dérivé bien loin

Hey, what about yesterday (What about us)
What about the seas (What about us)
The heavens are falling down (What about us)
I can’t even breathe (What about us)
What about apathy (What about us)
I need you (What about us)
What about nature’s worth (Ooo, ooo)
It’s our planet’s womb (What about us)
Qu’en est-il d’hier (Qu’en est-il de nous)
Qu’en est-il des océans (Qu’en est-il de nous)
Les cieux nous tombent sur la tête (Qu’en est-il de nous)
Je ne peux même plus respirer (Qu’en est-il de nous)
Qu’en est-il de l’apathie (Qu’en est-il de nous)
J’ai besoin de toi (Qu’en est-il de nous)
Qu’en est-il de la valeur de la Nature (Ooo, ooo)
C’est l’utérus de notre planète (Qu’en est-il de nous)

What about animals (What about it)
We’ve turned kingdoms to dust (What about us)
What about elephants (What about us)
Have we lost their trust (What about us)
What about crying whales (What about us)
We’re ravaging the seas (What about us)
What about forest trails (Ooo, ooo)
Burnt despite our pleas (What about us)
Qu’en est-il des animaux (Qu’en est-il de cela)
Nous avons changé les royaumes en poussière (Qu’en est-il de nous)
Qu’en est-il des éléphants (Qu’en est-il de nous)
Avons nous perdu leur confiance (Qu’en est-il de nous)
Qu’en est-il des baleines sanglotantes (Qu’en est-il de nous)
Nous ravageons les mers (Qu’en est-il de nous)
Qu’en est-il des chemins forestiers (ooo, ooo)
Brûlés malgré nos appels (Qu’en est-il de nous)

What about the holy land (What about it)
Torn apart by creed (What about us)
What about the common man (What about us)
Can’t we set him free (What about us)
What about children dying (What about us)
Can’t you hear them cry (What about us)
Where did we go wrong (Ooo, ooo)
Qu’en est-il de la Terre Sainte (Qu’en est-il de ça)
Déchirée par la croyance (Qu’en est-il de nous)
Qu’en est-il de l’homme commun (Qu’en est-il de nous)
Ne pouvons-nous pas le rendre libre (Qu’en est-il de nous)
Qu’en est-il des enfants mourant (Qu’en est-il de nous)
Peux-tu entendre leurs pleurs (Qu’en est-il de nous)
Où nous sommes-nous trompés (Ooo, ooo)

Someone tell me why (What about us)
What about babies (What about it)
What about the days (What about us)
What about all their joy (What about us)
What about the man (What about us)
What about the crying man (What about us)
What about Abraham (What about us)
What about death again (Ooo, ooo)
Do we give a damn
Que quelqu’un me dise pourquoi (Qu’en est-il de nous)
Qu’en est-il des bébés (Qu’en est-il de ça)
Qu’en est-il des jours (Qu’en est-il de nous)
Qu’en est-il de toutes leurs joies (Qu’en est-il de nous)
Qu’en est-il de l’homme (Qu’en est-il de nous)
Qu’en est-il de l’homme pleurant (Qu’en est-il de nous)
Qu’en est-il d’Abraham (Qu’en est-il de nous)
Que dire de plus sur la mort (Ooo, ooo)
Nous en foutons-nous?

Homélie du “prédicateur” de la “maison pontificale”

Nous avions parlé de la journée de “prière pour la sauvegarde de la création”, en voici le texte complet, très utile pour comprendre la campagne religieuse en cours avant la COP21, pendant, et certainement après aussi…

LITURGIE DE LA PAROLE
POUR LA JOURNÉE MONDIALE DE PRIÈRE POUR LA SAUVEGARDE DE LA CRÉATION

HOMÉLIE DU PAPE FRANÇOIS

Basilique vaticane
Mardi 1er septembre 2015

HOMÉLIE DU P. RANIERO CANTALAMESSA, O.F.M. Cap.
PRÉDICATEUR DE LA MAISON PONTIFICALE

Dieu les bénit et Dieu leur dit : « Soyez féconds, multipliez, emplissez la terre et soumettez-la; dominez sur les poissons de la mer, les oiseaux du ciel et tous les animaux qui rampent sur la terre » (Gn 1, 28).

Ces paroles ont suscité récemment de fortes critiques. Sans doute, a-t-on écrit, en attribuant à l’homme une domination indiscriminée sur le reste de la nature, ces paroles sont à l’origine de la crise écologique actuelle. On renverse la relation du monde antique, en particulier celui des grecs, qui considérait l’homme en fonction de l’univers, et non pas l’univers en fonction de l’homme (Lynn White, The historical roots of our ecologic crisis in « Science » 1967 et in « Ecology and religion in history » 1974).

Je crois que cette critique, comme tant d’autres analogues soulevées contre le texte biblique, part du fait que l’on interprète les paroles de la Bible à la lumière de catégories séculières qui lui sont étrangères. « Dominez » n’a pas ici la signification que le mot a en dehors de la Bible. Pour la Bible, le modèle ultime du dominus, du seigneur, n’est pas le souverain politique qui exploite ses sujets, mais c’est Dieu lui-même, Seigneur et père.

La domination de Dieu sur les créatures ne vise certainement pas à son propre intérêt, mais à celui des créatures qu’il crée et dont il a la garde. Il existe un parallèle évident : de même que Dieu est le dominus de l’homme, ainsi, l’homme doit être le dominus du reste de la création, c’est-à-dire être responsable de cette dernière et être son gardien.

Personne ne peut servir sérieusement la cause de la sauvegarde de la création s’il n’a pas le courage de pointer le doigt contre l’accumulation de richesses exagérées entre les mains d’une poignée de personnes et contre l’argent qui en est la mesure.

Que cela soit clair : Jésus n’a jamais condamné la richesse en soi. Ce que Jésus condamne est « la richesse malhonnête » (Lc 16, 9), la richesse accumulée aux dépends du prochain, fruit de la corruption et de la spéculation, la richesse sourde aux besoins du pauvre: celle, par exemple, du riche Epulon de la parabole, qui aujourd’hui, d’ailleurs, ne représente plus une personne, mais tout un hémisphère.

Consacrons un peu d’attention également à François d’Assise, à son cantique des créatures que le Pape François, par une très heureuse intuition, a choisi comme cadre spirituel pour son encyclique. Que pouvons-nous apprendre de lui, nous hommes d’aujourd’hui ?

François est la preuve vivante de la contribution que la foi en Dieu peut apporter à l’effort commun pour la sauvegarde de la création. Son amour pour les créatures est une conséquence directe de sa foi en la paternité universelle de Dieu. Il n’a pas encore les raisons concrètes que nous avons aujourd’hui de nous préoccuper de l’avenir de la planète : pollution de l’atmosphère, manque d’eau propre… Son écologisme est un écologisme exempt des visées utilitaristes, quoi que légitimes, que nous avons aujourd’hui.

Les paroles du saint qui définit beau le soleil, beau le frère feu, claires et belles les étoiles, sont l’écho de ce « Et Dieu vit que tout cela était beau », du récit de la création.

Le péché fondamental contre la création, qui précède tous les autres, est de ne pas écouter sa voix, le condamner irrémédiablement, dirait saint Paul, à la vanité, à l’insignifiance (cf. Rm 8, 18sq). L’apôtre lui-même parle d’un péché fondamental qu’il appelle impiété, ou « étouffer la vérité ». Il dit qu’il est le péché de qui « bien que connaissant Dieu, ne le glorifie pas et ne lui rend pas grâce » comme il convient à Dieu. Cela n’est donc pas seulement le péché des athées qui nient l’existence de Dieu ; c’est également le péché de ces croyants dont ne s’est jamais élevé du cœur avec enthousiasme un « Gloire à Dieu au plus haut des cieux ».

Certes, François n’avait pas la vision mondiale et planétaire du problème écologique, mais une vision locale, immédiate. Il pensait à ce qu’il pouvait faire lui, et éventuellement ses frères.

La sauvegarde de la création, comme de la paix, se fait, dirait notre Saint-Père François, « de façon artisanale », en commençant immédiatement par soi-même. La paix commence par toi, répète-t-on souvent dans les messages pour la journée de la paix, la sauvegarde de la création aussi commence par toi. C’est ce qu’un représentant orthodoxe affirmait déjà lors de l’assemblée œcuménique de Bâle en 1989 sur le thème : « Justice, paix et sauvegarde de la création » : « Sans une conversion du cœur de la part de l’homme, l’écologie n’a aucune espérance de succès ».

Je conclue ma réflexion. Quelques semaines avant sa mort, saint François ajouta une strophe à son Cantique, celle qui commence par les paroles : « Loué sois-tu, mon Seigneur, par ceux qui pardonnent pour ton amour » (Légende de Pérouse, 84). Je pense que s’il était en vie aujourd’hui, il ajouterait une autre strophe encore à son cantique: Loué sois-tu, mon Seigneur, pour tous ceux qui œuvrent en vue de protéger notre sœur mère Terre, scientifiques, hommes politiques, chefs de toutes les religions et hommes de bonne volonté. Loué sois-tu, mon Seigneur, pour celui qui, avec mon nom, a pris également mon message et l’apporte aujourd’hui au monde entier !

Quelques exemples sur la forêt en France

Puisque hier il était parlé de la forêt dans le monde, jetons un oeil sur la situation en France, avec trois exemples pouvant avoir l’air anecdotique, mais qui révèle la tendance de fond…

Commençons par ce que Le Parisien constate dans la banlieue parisienne, dans un article intitulé “Les forêts franciliennes envahies par les déchets de chantier”.

Impossible de les rater. Les tas d’immondices qui défigurent la forêt de Saint-Germain-en-Laye (Yvelines) sont devenus omniprésents. Les gens qui se promènent dans cet immense poumon vert de 3 500 ha voient se multiplier des amoncellements de gravats et de déchets de chantier. Et si le massif forestier des Yvelines est parmi les plus touchés, c’est un problème en pleine expansion dans toute la région.

Dans ses forêts d’Ile-de-France, l’Office national des forêts a ramassé pas moins de 1 500 t de déchets en 2014. (…)

Ici, on est arrivé au point de rupture. « En 2014, nous avons ramassé 3,5 t de déchets de chantier, raconte Pascal Loffroy, le responsable de l’unité territoriale du Nord-Yvelines à l’ONF. En 2015, entre janvier et juillet, les chiffres ont complètement explosé. On est déjà à 40 t ! »

Le chiffre est colossal mais, estime Pascal Loffroy, « on en compte tout autant qui est encore au sol et ça va grimper après la rentrée, une période où les chantiers s’enchaîneront et où l’on verra fleurir de nouveaux dépôts sauvages. » Et à chaque fois, par effet boule de neige, d’autres poubelles seront déposées, faisant grossir les entassements.

L’extrait d’article suivant vient de France Bleu, au titre qui en dit long sur un certain degré de folie de la société actuelle: “Gironde : ils avaient défriché un bois pour cultiver du cannabis”…

Quatre personnes ont été interpellées par les gendarmes à Reignac, au nord de Bordeaux. Elles avaient installé leur plantation de cannabis au milieu d’un bois de la commune. (…)

Les militaires ont effectivement découvert une jolie plantation de 141 pieds de cannabis. Non contents de cultiver leurs plantes, les occupants s’étaient aménagés un véritable espace de dégustation !

Un salon de jardin en pleine nature

C’est mercredi dernier que les gendarmes de Saint-Ciers-sur-Gironde ont trouvé l’endroit. Sans la moindre gêne, quatre personnes avaient défriché et clôturé un bois de la commune de Reignac, sur environ 200 m2.

Ils ont été arrêtés en flagrant délit, en pleine séance de jardinage. Ils avaient également installé sur place un très confortable salon de jardin.

Enfin, voici ce que constate Le Monde, dans un article intitulé “Crise à l’ONF : quand la forêt s’enflamme”, avec un arrière-plan terrible : suicides en série dans des proportions incroyables, camps de vacances de luxe comme programme de l’ONF devenue ouvertement une entreprise d’Etat au service des entreprises du privé…

C’était au début de l’été, le 1er juin 2015. Un ouvrier forestier de l’Office national des forêts, l’établissement public chargé d’administrer et d’exploiter les bois et les forêts françaises, mettait fin à ses jours. Un acte qui porte à trois le nombre de suicides à l’ONF depuis le début de l’année, et à 38 depuis 2005. (…)

L’ONF, sous la double tutelle des ministères de l’agriculture et de l’écologie, est un établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC), comme l’Etablissement français du sang, la Comédie-Française, le Centre national d’études spatiales ou encore l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer).

En tant qu’EPIC, il doit gérer une activité de service public, mais peut également dégager des profits du fait de l’exploitation forestière. Après une année de résultat net négatif (une perte de 900 000 euros en 2012), l’établissement affiche un rebond progressif avec un résultat de 2,5 millions d’euros en 2013 et de plus de 10 millions en 2014. (…)

Le nouveau directeur va devoir conduire les négociations en vue de la signature, en octobre prochain, du prochain contrat d’objectifs et de permanence (COP), qui détermine les orientations de gestion et les programmes d’action de l’établissement et doit entrer en vigueur au 1er janvier 2016.

La situation est d’autant plus inquiétante que la transparence ne semble pas être la norme : organigramme complet impossible à consulter selon les syndicats, absence de système informatique pour gérer les ressources humaines, rémunérations biaisées par des primes dont les montants ne sont pas connus, multiplication des filiales (plus d’une vingtaine actuellement)…

L’une d’elles est d’ailleurs l’un des projets les plus décriés de l’ONF : Huttopia, des camps de vacances de luxe, dont le terme est annoncé, car l’accord du ministère pourrait lui être retiré. Qualifiée d’« exotique » par la Cour des comptes, l’opération est en effet assez éloignée de l’activité de l’ONF et a été mise en place avec une entreprise privée dans des conditions peu favorables à l’établissement public (qui a amené les fonds mais ne possède pas la majorité des parts).”

5 points majeurs imprévus de perte de la couverture arborée

Voici un article de Global Forest Watch, un projet commun de Google et de l’université américaine du Maryland.

Les Satellites Détectent 5 Points Majeurs Imprévus de Perte de la Couverture Arborée

Les forêts tropicales du monde sont menacées, confirme des nouvelles données satellites de l’Université du Maryland et Google et publiées aujourd’hui sur Global Forest Watch.

Le monde a perdu plus de 18 millions d’hectares (45 millions d’acres) de couverture arborée – deux fois la superficie du Portugal – en 2014. Les pays tropicaux ont perdu 9.9 millions d’hectares (24.5 millions d’acres) de couverture arborée – plus de la moitié du total.

La perte de la couverture arborée mesure le retrait ou la mort des arbres, indépendamment de la cause et prenant en compte tous les types de couverture arborée, des forêts tropicales humides en Indonésie aux plantations d’arbres en Europe. Ces données ne prennent pas en compte le gain de couverture arborée qui est une autre dynamique importante affectant les paysages forestiers dans le monde entier.

L’accélération de la perte de couverture arborée au niveau des tropiques constitue une préoccupation majeure, et une recherche plus approfondie sur ces données peut révéler des moyens pour lutter contre les causes de la déforestation.

Voici un aperçu sur cinq grands points majeurs de perte de la couverture arborée en 2014:

La perte de la couverture arborée s’étend au-delà du Brésil et de l’Indonésie

Les pays tropicaux ont à eux seuls perdu près de 10 millions d’hectares (25 million acres) de couverture arborée en 2014, une superficie représentant à peu près la taille de la Corée du Sud. Et la perte de couverture arborée dans les tropiques s’accélère.

Ceux qui suivent la déforestation tropicale ont tendance à se concentrer sur deux pays, le Brésil et l’Indonésie—pour la simple raison que les deux pays contiennent certaines des plus grandes superficies de forêts tropicales de la planète. Toutefois, le Brésil a réduit la déforestation en Amazonie de 70 percent au cours de la dernière décennie, ce qui est considéré comme un succès dans l’histoire de la conservation forestière. L’Indonésie a récemment prolongé un moratoire pour prévenir la délivrance des licences pour la déforestation dans certaines zones les plus riches en forêts du pays.

En 2014 cependant, nous pouvons constater une hausse dans la perte de la couverture arborée dans les deux pays. Les observateurs ont suggéré que l’augmentation au Brésil serait due aux changements des prix des matières premières et de la législation. En Indonésie, les dernières données déçoivent après la baisse dans la perte de la couverture arborée en 2013, mais les pertes restent bien au-dessous des taux de 2012. (Pour d’information à ce sujet, consulter notre prochain blog à paraitre le 3 septembre).

Le Brésil et l’Indonésie ne traduisent pas à eux tout seul l’image entière de la perte de la couverture arborée. Plus de 62% de perte de couverture arborée en zone tropicale en 2014 ont eu lieu dans des pays autres que le Brésil et l’Indonésie, comparée à 47% en 2001.

Cambodge : Un Point Majeur de Perte de Couverture Arborée dans le Mékong

La région du Grand Mékong (constitué du (consisting ofVietnam, Thaïlande, Cambodge,Laos, Myanmar and China’sprovince du Yunnan) en Chine) est le foyer de quelques-unes des forêts les plus riches en biodiversité dans le monde. Ces forêts sont économiquement importantes pour les populations locales. À l’exception de la Chine, le taux moyen de perte de la couverture arborée dans les pays du Mékong entre de 2001-2014 a augmenté **de plus de cinq fois du taux du reste des tropiques**

La situation est particulièrement préoccupante au Cambodge, due en grande partie à la conversion des forêts naturelles en plantations de caoutchouc. Depuis 2001, perte de la couverture arborée au Cambodge a augmenté plus rapidement que dans tout autre pays dans le monde. Bien que la perte de la couverture arborée au Cambodge ait atteint son sommet en 2010, il reste très élevé au cours des dernières années.

Le Cambodge a perdu 4 fois la superficie de la couverture arborée en 2014 comme il l’a fait en 2001. Les chercheurs ont établi une forte corrélation entre déforestation dans le Mékong et les prix du caoutchouc sur le marché mondial, suggérant que la déforestation se poursuivra certainement avec l’augmentation de prix des matières premières.

En dehors de l’Amazonie: Le Gran Chaco disparaît rapidement

Alors que les taux de perte de la couverture arborée ont sensiblement baissés dans l’Amazone brésilienne, nous assistons maintenant à une augmentation inquiétante du taux de perte de la couverture arborée dans d’autres régions boisées de l’Amérique du Sud, particulièrement dans les forêts tropicales sèches du Gran Chaco couvrant les zones du Paraguay, l’Argentine et la Bolivie. Le Paraguay se distingue particulièrement comme un point majeur notable de perte – tant dans le Chaco que d’autres écosystèmes comme les forêts Atlantiques—riches en biodiversité – en raison de l’extension de l’élevage du bétail et la culture de soja.

Certains prévoient que la déforestation continuera à augmenter dans le Gran Chaco et les forêts environnantes compte tenu du fait les éleveurs et les cultivateurs de soja étendent leurs activités dans des régions autrefois isolées, mais il y a des raisons d’être optimiste.

De plus en plus d’entreprises – y compris les acheteurs de soja et de bœufs – prennent des engagements vis avis des politiques à zéro-déforestation. Il sera important de tenir ces entreprises pour responsables vis-à-vis de ces engagements. Global Forest Watch Commodities contribue au suivi des progrès réalisés dans ce sens.

Afrique de l’Ouest et Bassin du Congo

Des dix pays ayant la plus grande vitesse de perte de la couverture arborée, presque la moitié se trouve en Afrique de l’Ouest et Madagascar. Bien que l’Afrique de l’Ouest n’est pas souvent considérée comme un point majeur de déforestation, l’expansion du développement d’huile de palme a atteint son paroxysme sur les forêts de la région étant donné que les investisseurs et autres acteurs accélèrent la déforestation.

Les pays du Bassin du Congo, y compris la Democratic Republic of the Congo,Republic of Congo, Cameroon, Central African Republic and Gabon ont aussi connu une augmentation rapide de la perte de la couverture arborée du fait de l’expansion des plantations d’huile de palme, l’extraction du bois et l’agriculture à petite échelle.

Madagascar

En 2014, Madagascar a perdu 318,465 hectares importants (787,000 acres) de couverture arborée, environ 2% de sa superficie forestière totale, du fait de l’agriculture, des activités minières et l’extraction du bois de haute valeur.

Qu’est-ce que tout cela veut dire?

Alors que nous nous rapprochons du prochain Sommet sur le Climat de l’ONU (COP 21) a Paris en Décembre, les pays devront accorder une attention particulière à leurs forêts. Dans chaque pays figurant dans ce blog à l’exception de la Chine, le changement d’utilisation des terres, y compris la déforestation représente la plus grande source d’émissions de gaz à effet de serre.

En absence de mesures urgentes pour mieux gérer les forêts, par exemple diriger l’expansion agricole sur des terres déjà dégradées—plusieurs pays pourraient ne pas atteindre leurs objectifs de réduction des émissions. Cela pourrait également limiter leur accès au financementREDD+ ou d’autres régimes de paiement basé sur la performance offerts par les pays donateurs. Plus important encore, ces pays vont perdre les bénéfices innombrables que les forêts procurent aux citoyens, tels que l’air pur et l’eau filtrée, le bois de chauffe et les aliments, l’habitat pour la faune, et bien plus encore.

Ces leçons sont également importantes pour les entreprises de consommation et les pays qui achètent les produits qui ont un impact direct et indirect sur les forêts. La Chine par exemple, a des répercussions massives sur les forêts bien au-delà de ses frontières, compte tenu du fait que sa demande en soja entrainent la déforestation en Amérique Latine et sa demande en bois, caoutchouc et enhydroélectricitéconduit au défrichement de forêts dans le Mékong. Les autres grands pays consommateurs, y compris les Etats-Unis et les pays européens devraient également trouver des moyens pour réduire leur impact sur les forêts à l’étranger.

Les données peuvent aider. Compte tenu du fait que la technologie s’améliore,Global Forest Watch aura davantage de grandes capacités pour le contrôle de la perte de la couverture arborée et son corollaire important, le gain de la couverture arborée, pour fournir une image plus complète de la dynamique compliquée de perte et de gain qui caractérise les forêts du monde.

Le prochain rapport de la FAO relatif à l’Evaluation de Ressources Forestière qui sera lancée la semaine prochaine au Congrès Forestier Mondial en Afrique du Sud va également contenir des informations importantes nous aidant à comprendre les changements en milieu forestier dans le monde entier, enrichissant une banque de données qui remontent à un plus d’un demi-siècle. Comme le monde de l’information forestière devient plus riche, tout le monde des représentants gouvernementaux, aux chercheurs et citoyens ordinaires peut être plus impliqué dans le suivi et la gestion de nos ressources forestières.

Le style de vie vegan straight edge est une rupture…

Aujourd’hui dans la société française, il existe un mépris profond pour la Nature, l’humanité n’étant valorisée que parce qu’elle serait sortie d’un état naturel pour devenir culturel. Le triomphe du « je pense donc je suis » est général.

Les individus ne sont présentés comme ayant réussi dans la vie que lorsqu’ils auraient choisi suivant leur libre-arbitre c’est-à-dire que lorsqu’ils sont égoïstes, calculateurs, pragmatiques, voire pratiquement égocentriques.

Pour satisfaire cette mentalité, l’idéologie dominante célèbre les choses qui vont très vite et qui ne durent pas, et donc le fait que tout, absolument tout, serait consommable.

La planète entière est considérée comme une zone à piller par cet esprit pirates des temps modernes : pour le tourisme et son bétonnage, pour l’extraction des ressources, pour la soumission industrialisée des espèces animales et leur gestion agro-industrielle, pour l’étalement des villes et de leur mode de vie fondé sur l’individualisme.

Allant de pair avec cette démarche relevant de l’écocide, l’exploitation animale se généralise à l’échelle mondiale, avec comme objectif l’intégration de tous les êtres vivants dans une gigantesque machinerie industrielle, de renforcement continu de l’esprit de profit.

Il s’ensuit, pour pouvoir avoir une vie sociale, pour disposer d’une reconnaissance personnelle, une fuite en avant dans la consommation de biens futiles ne servant que de faire-valoir éphémère, et à côté de cela une pauvreté toujours plus grande, un désarroi culminant dans la consommation massive de drogues ou encore le fanatisme religieux.

Les valeurs dominantes ne signifient qu’un série de choix destructeurs tant pour la planète que pour les individus. Elles sont marquées par la superficialité, la société par toujours plus de brutalité, les rapports humains par toujours plus de cupidité et de déception.
Elles empêchent la construction d’une psychologie solide, d’une personnalité cultivée, d’un corps sain, d’attitudes rationnelles, d’une vie en harmonie avec la Nature.

Le style de vie vegan straight edge est une rupture complète avec cela, assumant les valeurs de la libération animale et de la libération de la Terre, c’est-à-dire le biocentrisme comme système de valeurs pour une nouvelle société.

Face au rythme toujours plus fou de la société, le style de vie vegan straight edge prône la sincérité, la construction authentique, par le refus de l’alcool, des drogues, des relations sexuelles sans cadre sentimental construit.

A côté de cela, la défense de toute vie est l’acceptation de la Nature telle qu’elle existe et telle qu’elle se développe ; c’est le sens même de l’existence. Chaque être veut le bonheur, persévérer dans son être.

Dans la situation présente, assumer la défense de la vie est non seulement juste, mais révolutionnaire, c’est un principe qui permet de ne pas sombrer individuellement, de dépasser les démarches superficielles où l’amour est assassiné par la promiscuité sexuelle, où l’humanité est divisée par le racisme, où le profit est le but hypnotique d’esprits subjugués par les mentalités propres au capitalisme.

Il n’est pas acceptable d’assister passivement à la destruction de notre mère la Terre, tout cela pour la satisfaction d’une minorité infime de la population aux valeurs décadentes, alors que la grande majorité est encore inerte et apathique, que la quasi totalité des gens ne voient pas d’issue à part une vie inventée pour Facebook, un statut conquis au moyen d’Apple, un divertissement au moyen de la télé-réalité, une fuite au moyen de la propriété privée, une assurance au moyen du traditionalisme et du terroir.

Nous avons besoin de rupture, qui vague après vague brise les valeurs dominantes et leur négativité, pour développer les valeurs positives. Il ne s’agit pas que de changer la culture : c’est tous les choix économiques et moraux qu’il faut modifier de fond en comble. Cela s’appelle une révolution.

La planète redeviendra bleue et verte !

“Journée Mondiale de Prière pour la Sauvegarde de la Création”

Le pape François est talentueux. « Petite révolution au Vatican » titre le Nouvel Observateur, qui explique que le pape a demandé que les prêtres « accordent le pardon à tous les catholiques qui ont avorté ou provoqué l’avortement, pourvu qu’il y ait une démarche de repentir. »

Or, cela n’a strictement rien de nouveau… Et le terme utilisé s’appelle d’ailleurs… une « indulgence », terme bien connu car dénoncé par Luther et Calvin comme une escroquerie. On peut toujours se “racheter”…

D’ailleurs, le pape François entend bien à la fin de cette année réintégrer dans l’Église catholique des prêtres de la Fraternité Saint Pie X, ces « ultras » réactionnaires.

La fin de l’année, c’est aussi la COP21, et le pape François a expliqué à l’évêque (sans évêché) Gaillot, qui vient de lui rendre visite qu’a priori il ne prévoyait pas de visite en France bientôt.

On le voit mal ne pas venir, pourtant. Cela sera certainement le “clou du spectacle”.

D’ailleurs, le pape a célébré hier une prière pour la « sauvegarde de la Création », dans le cadre de la « Journée Mondiale de Prière pour la Sauvegarde de la Création », instituée par une lettre du pape François le 6 août dernier.

Il s’agit d’une « unité » avec l’Église orthodoxe, qui a initié cette journée, pour renforcer le poids religieux à l’occasion de la COP21…. Mais également d’une opération de reconquête : les fidèles de France sont invités à aller prier en commun avec les orthodoxes, mais aussi les protestants, par exemple…

C’est l’OPA généralisé et on devine à quoi va ressembler la COP21. Voici ce que diffuse l’Église catholique à ses ouailles, entre autres, comme proposition de mobilisation pour hier et le mois suivant:

« Des idées pour un temps de partage

Repas :

Proposer un repas partagé dans une salle paroissiale ou chez soi en invitant quelqu’un de la communauté qu’on ne connaît pas avec une proposition originale: local, végétarien, autour d’un fruit décliné, ou d’une couleur.

Échange autour d’un texte ou d’un film

– La plaquette «Habiter autrement la création» et échanger à partir des questions proposées à la fin de chaque thématique abordée.

– Des textes bibliques sur la Création et partager ce que la lecture évoque à chacun. (cf Quelques textes bibliques)

– Un passage de l’Encyclique

Sortie en groupe

– Sortie contemplative : organiser une sortie dans un lieu naturel qui invite à la contemplation (mer, montagne, plaine, …)

– Visite écologique: organiser la visite de lieux écologiques pionniers (monastère, congrégation religieuse alliant écologie, prière, engagement pour la terre, éco-quartier, jardin bio, ressourcement,…) »

On a aussi des choses du genre :

« Des idées de gestes individuels et collectifs

– Défi des jeunes : devenir Acteurs dans la Création [D’ici la Cop21,deviens acteur de la Création! Avec imagination, crée des images, films, objets, symboles de ton lien avec la nature et ses êtres vivants.]

– Action de nettoyage de la nature

– Faire un Jeûne pour le climat tous les 1ers de chaque mois

– Participer aux manifestations, veillées, débats en vue de la COP21

– Se proposer pour héberger des chrétiens participant à la COP21 sur ephatta.com

– Des actions à mettre en place dans le cadre de sa paroisse ou de son mouvement: tri de déchets, co-voiturage, bilan énergétique…

– Semer des graines en pot, planter un arbre. »

Tout cela est parfaitement rodé. On voit mal comment l’écologie radicale pourrait avoir une quelconque place comme contre-projet à la fin de l’année, face à un tel rouleau compresseur.

Notons enfin au passage ce passage, absolument immonde, de ce qui a été expliqué hier au Vatican et retranscrit par Radio Vatican:

“Certes, le récit biblique « met en lumière une hiérarchie d’importance », une « hiérarchie de la vie et inscrite dans toute la nature », mais celle-ci est « pour la vie, pas contre elle ». Mais elle est « violée, poursuit le père Cantalamessa [prédicateur de la Maison pontificale], quand par exemple de folles dépenses sont faites pour des animaux alors que nous laissons mourir de faim et de maladie sous nos propres yeux des millions d’enfants ».”

C’est une ignominie totale, mais cela n’a rien d’étonnant. Ce qui compte surtout, c’est que tout est parfaitement organisé, verrouillé… Cela montre l’ampleur du problème religieux!

Interview d’Earth Crisis de 1992

Ce qui caractérise la société, c’est son conformisme. Les plus riches deviennent snobs ou bobos, les plus pauvres deviennent nazis, mais tout cela est tout à fait conventionnel et balisé.

Développer une culture en rupture véritable est de fait très difficile : les jeunes qui tentent de le faire sont vite ostracisés. Il faut beaucoup de détermination et d’orientation…

Voici une petite contribution à l’esprit de résistance avec des questions-réponses d’une interview datant de plus de vingt ans. Nous sommes en 1992 et cette interview a été faite par courrier avec Karl Buechner, chanteur d’Earth Crisis, dans un fanzine.

Le groupe vient à peine de sortir un mini album de quatre chansons sur un tout petit label… Mais nous sommes ici au tout début de l’émergence de la scène vegan straight edge…

Car avec des jeunes de 16-22 ans qui écrivent des chansons appelant à la violence militante pour la libération animale, dans un esprit d’abnégation complète, tout devenait possible…

S’il te plaît donne un bref historique d’Earth Crisis.

Earth Crisis a commencé à l’hiver 1989. Je jouais de la basse, composais toute la musique et écrivait toutes les paroles que nous utilisions. Cela s’est effondré car le batteur et le guitariste étaient tous deux des salopards qui ont trahi. Les paroles avaient les mêmes thèmes que maintenant, ce qui je pense était too much pour le vieux chanteur à ce moment. D.J. est un straight edge vertueux, mais le véganisme il n’était pas dedans. J’ai repris le chant quand j’ai remonté le groupe il y a un an et on a joué depuis.

Quel âge avez-vous dans le groupe?

Karl 22 ans au chant, Scott 18 ans à la guitare, Ben 17 ans à la guitare, Bulldog 16 ans à la basse et Mike 17 ans à la batterie. Mike quitte le groupe car il n’aime pas partir en tournée. Notre nouveau batteur a 20 ans, et il est vegan straight edge.

Est-ce que tout le monde est vegan dans le groupe ?

Vegan et straight edge un « x sur la main ». Earth crisis est un groupe vegan straight edge.

S’il te plaît, donne ta position sur notre bien aimée manière de vivre, le straight edge.

« Notre bien aimée manière de vivre ». C’est précisément cela.
Tout d’abord, le straight edge n’est rien sans le véganisme. Le véganisme est l’amour pour la terre, ses créatures et toute vie innocente.

Le straight edge traite du respect pour mon corps et mon esprit. Mon corps n’a jamais été empoisonné par des maladies liées aux drogues, fumer ou l’alcool. Comme je n’ai jamais pris part à la promiscuité sexuelle, mon esprit est libre de ces folles urgences qui conduisent les faibles au désespoir et à la maladie.

Abstinence totale, séparation totale, liberté totale.

A ton avis quelle est la pire chose qui arrive dans le monde aujourd’hui ?

Les camps de la mort et les viols de masse en Yougoslavie. J’ai l’impression que personne ne s’en préoccupe parce que depuis le ciel ils larguent de la nourriture au lieu d’armes. Cela doit cesser et les démons doivent rendre des comptes.

Que penses-tu de la hardline ? Penses-tu qu’il y a quelque chose de bien qui peut ressortir de ce mouvement ?

Le mouvement hardline tangue en ce moment en raison de la manière dont la question gay a été approchée. Je soutiens tous les autres aspects de la hardline. A part pour celui-ci, cela serait parfait. La définition de ce qu’est un acte déviant a besoin d’être redéfini si la hardline doit continuer.

L’homosexualité se déroule dans la nature, ainsi dire que cela défie la loi naturelle est crétin. Est-ce que c’est issu d’avoir été abusé, d’un déséquilibre chimique, ou d’un type génétique de prédisposition, cela ne compte pas. Si deux personnes du même sexe sont engagées l’un pour l’autre et que cela donne à chacun d’entre eux de la joie, laissons les tranquilles.

Quand j’ai affirmé être hardline, je considérais les actes déviants comme étant la promiscuité et le viol, de vraies perversions. Les choses qui sont liées à la faiblesse et la maladie. Des choses qui laissent les gens détruits.

Si des gens s’aiment l’un l’autre, pourquoi une personne préoccupée interviendrait-elle ? La bisexualité et la promiscuité sont liés au sexe pour le plaisir physique, pas l’intimité et l’amour.

Quand des gens vont de-ci de-là tentant de baiser n’importe qui, cela finit en mensonges, en blessures, ou abandonnés avec une maladie. Ce sont ce genre de choses qui me préoccupent.

A part cela, la hardline semble la meilleure approche pour le changement et la justice que j’ai rencontrée. Cela a juste besoin de mettre au clair que la violence est contre ceux qui détruisent ceux que nous aimons de tout notre coeur.

Que penses-tu de l’homosexualité ?

J’en m’en moque. S’il n’y a pas promiscuité ce n’est pas un problème.

Quels changements prévois-tu, s’il y en aura, dans les prochaines quatre années ?

Le monde va devenir vraiment fou et je vais devenir vraiment violent.

Quelle est la meilleure manière selon toi d’approcher une porteuse de fourrure ?

Fourrure, cuir, suède, tout cela c’est la mort. Je crierai moi-même jusqu’à devenir fou si je tentais de me disputer avec chacun d’entre eux. D’habitude j’insulte les gens pour porter de la fourrure, car c’est extravagant et non nécessaire.

Quelle est la réponse la meilleure que tu as eu d’une porteuse de fourrures ?

Personne n’a jamais répondu. D’habitude je dis la même chose et je m’en vais. « Beau manteau pute sans valeur. »

Que penses-tu de Shelter et de 108 [qui sont des groupes de Krsnacore], et de la diffusion de la religion ?

Dieu est le même type, chacun a juste un nom différent pour lui. Si leur religion a comme thème l’amour et le respect, c’est beau et j’espère que cela amène la paix aux gens, même si je ne suis pas d’accord avec cela.

Si Ray [Cappo de Youth of today puis Shelter] était hardline, que serait le hardcore aujourd’hui ?

Ray a vu des gens aider des gens dans le monde aujourd’hui, ou quelque chose de très similaire. Je ne sais pas où il regardait mais apparemment pas le monde réel. S’il portait un regard et voyait les choses telles qu’elles sont, il réaliserait que le véganisme et que l’environnementalisme militant sont les réponses pour le changement, comme toute personne devrait le faire.

Vivre dans une communauté à la campagne est très bien mais il est temps de rendre les coups avec bien d’autres choses que des mots.

Penses-tu qu’il existe quelque chose comme un avortement nécessaire ?

Oui. Si une femme est violée. Elle ne devrait pas avoir à regarder un enfant qui ressemble à son violeur. Elle violenterait probablement l’enfant, donc c’est sans doute la meilleure chose à faire. Il y a également la vie de la femme qui est en danger.

La seule autre instance où cela deviendrait nécessaire est que cela serait le plus charitable. Si l’enfant est né tellement blessé par un accident de voiture ou les drogues que sa vie serait une complète agonie.

La prévention des grossesses non voulues est ce que nous avons besoin de promouvoir. Si vous n’êtes pas financièrement stable ou émotionnellement capable de vous occuper d’un enfant, n’ayez pas de rapports sexuels. C’est assez simple.

A côté de cela les gens n’ont pas besoin d’avoir de rapports sexuels pour avoir du sexe. Le contrôle des naissances est facile. Les gens sont juste trop fainéants et trop irresponsables pour les utiliser correctement. Tragiquement, cela doit rester légalisé pour ces raisons précises.

Les derniers mots…

Paix à tous ceux qui soutiennent Earth Crisis et apprécient ce que nous avons fait. Merci à chacun qui a fait des concerts, des interviews ou qui a écrit à Earth Crisis. Devenez vegan, c’est la chose la plus importante que vous puissiez faire. Amour total et soutien d’Earth Crisis à tous les vrais gens hardline et les vegans straight edge.