• Les chasseurs et le Diplôme d’Université en droit animalier

The Byrds – Hungry Planet

Nous sommes en 1970 et le groupe “The Byrds” a déjà apporté une contribution importante à la musique, avec leur folk rock. Voici les paroles de leur chanson “Hungry Planet”, qui témoigne d’une grande conscience écologiste… il y a déjà 45 ans…

I’m a hungry planet
I had a youthful face
They were in a hurry
To go to outer space
Je suis une planète qui a faim
J’avais un visage jeune
Ils étaient pressés
D’aller dans l’espace

They needed bombs and tungsten
Ore and iron too
So they climbed and they dug and they blew
Divided me right in two
Ils avaient besoin de bombes et de tungstène
De minerais et de fer aussi
Alors ils sont montés et ils ont creusé et ils m’ont fait sauter
M’ont divisé juste en deux

I’m a hungry planet
Orbiting in the sky
The things they did to hurt me
Pass on by and by
Je suis une planète qui a faim
En orbite dans le ciel
Les choses qu’ils ont fait pour me blesser
Passent au fur et à mesure

Now here I am all alone
They never ever learn
Well I had to shake and quake
And make their houses burn
Maintenant je suis ici toute seule
Ils n’apprendront jamais
Eh bien j’aurais à m’agiter et à trembler
Et faire en sorte que leurs maisons brûlent

I’m a hungry planet
I had the bluest seas
Oh, the people kept choppin’ down
All my finest trees
Je suis une planète qui a faim
J’avais les mers les plus bleues
Oh, les gens ont continué de tronçonner
Tous mes meilleurs arbres

Poisonin’ my oxygen
Diggin’ into my skin
Takin’ more out of my good earth
Than they’ll ever put back in
Empoisonnant mon oxygène
Creusant dans ma peau
Tirant toujours davantage de ma bonne terre
Qu’ils ne remettront jamais

I’m a hungry planet
Je suis une planète qui a faim

La couleur noire et les corps des animaux morts

La photographie suivante, publiée par Vosges Matin il y a quelques jours (“Les vegan se mobilisent à Paris”), est peut-être la plus traumatisante dans le genre. Le non respect des animaux décédés est à la base même inacceptable dans ce type de démarche, mais il y a ici en plus quelque chose de directement lugubre, de sombre, de malsain. C’est absolument ignoble.

N’y allons pas par quatre chemins : il faut être vraiment détraqué pour oser faire une exhibition morbide comme cela.

Et qu’on ne prétende pas que cela aide les animaux. La seule image fournie aux gens normaux est celle de gens glauques, incapables de présenter quelque chose de positif, célébrant un culte macabre afin de justifier leur pessimisme, leur absence de perspective.

C’est précisément à ce niveau qu’il existe une porosité très forte avec l’extrême-droite, avec la fascination pour le nazisme, les images fortes, etc.

Montrons au passage le niveau de l’humour de “Cause Animale Nord”, encore tout récemment.

Plus sérieusement, on ne peut pas dire qu’on respecte les animaux et utiliser leurs corps de cette manière. C’est manquer de respect. Rien qu’il y a deux jours, des éleveurs ont d’ailleurs procédé de la même manière, en exhibant le cadavre d’une vache, comme le raconte Normandie Actu.

Celle-ci a été pendue par la Coordination rurale, à Avranches, à la permanence d’un député des Républicains). La vache était morte depuis déjà trois semaines…

N’est-ce pas d’un sordide innommable?  Le véganisme n’est-il pas justement l’inverse de cela, à savoir l’harmonie, le positif, la construction, l’amour des animaux, la joie?

Ou est-ce une révolte existentielle, désespérée, tournée vers la couleur noire, comme par exemple à Lyon, il y a quelques jours, pour une marche pour “l’abolition de la viande”?

“Nicolas Hulot n’entrera pas au gouvernement”

La rumeur, qui a commencé avant-hier, s’est propagée dans tous les médias… Pour se terminer hier par un message de Nicolas Hulot sur Twitter.

Nicolas Hulot a montré avec ce tweet qu’il ne servait à rien : étant institutionnel, il avait les moyens d’agir vraiment en leur sein, en tant que numéro deux du gouvernement, juste derrière Manuel Valls.

Il a refusé, préférant selon certains commentateurs une candidature à la prochaine présidentielle. D’ailleurs Jean-Paul Besset et Pascal Durand viennent de quitter EELV. Pascal Durand a dirigé EELV en 2012 et en 2013, il est aux côtés de Nicolas Hulot depuis de nombreuses années, dès 2007, étant même son directeur de campagne pour la primaire écologiste de 2012 (perdue face à Eva Joly).

Nicolas Hulot ne prend naturellement pas position ouvertement dessus, expliquant juste qu’il ne participerait pas à une primaire de gauche.

En fait, il fait tout pour ne pas cliver, pour être populaire en allant dans le « sens commun » qui n’est rien d’autre que le masque du conformisme qui s’imagine plus ou moins « rebelle ». C’est aussi pourquoi il avait écrit la préface de l’édition française de l’encyclique du pape au sujet de l’écologie, “Laudato Si”.

Sur France Inter, Nicolas Hulot a même réfuté l’existence de l’écologie comme système de pensée :

« Je me demande si “écologie politique” n’est pas une forme d’oxymore.

L’écologie, pour moi, est supra-politique. Si l’écologie est politique c’est parce que les grandes formations politiques ont déserté ce sujet. »

Nicolas Hulot se pose en fait comme homme providentiel et on ne peut pas comprendre sinon le lancinant populisme qu’il pratique de manière ininterrompue.

C’est le contraire qui est vrai : la « politique » n’est pas politique, la vraie question politique aujourd’hui c’est l’écologie.

C’est une question écologiste et donc politique que de dire : on laisse les riches rouler en 4×4, ou on les en empêche par la force. C’est une question écologiste et donc politique que de dire : on laisse les entreprises pratiquer la vivisection, ou on les en empêche par la force. C’est une question écologiste et donc politique que de dire : on laisse l’Amazonie subir la déforestation, ou on empêche cela par la force.

Nicolas Hulot n’est, évidemment, pas un révolutionnaire : selon lui l’écologie peut être diluée au sein du système, car c’est une question de survie pour le système lui-même. Sauf que le système en question est totalement irrationnel et se moque de toute pratique écologiste, y compris gestionnaire, car il s’imagine que demain il trouvera bien autre chose pour continuer à exister, que de toutes façons l’humanité ne pourra jamais exister différemment.

Tout cela suinte, au fond, la peur : la peur du soulèvement des consciences, la peur d’avoir à bouleverser les pratiques de la vie quotidienne, la peur d’avoir à cesser un mode de pensée anthropocentriste confortable.

Nicolas Hulot veut être au-dessus de la politique, parce qu’il veut neutraliser l’écologie dans ce qu’elle porte : le 21e siècle connaîtra pourtant inéluctablement une révolution écologiste, ou il ne sera que chaos, guerre, effondrement de la civilisation.

Il y a un proverbe qui dit qu’il faut boire le calice jusqu’à la lie : la société française, pétrie d’esprit conformiste faussement rebelle, doit donc supporter Nicolas Hulot (et L214, EELV, etc.) jusqu’au bout, jusqu’à ce que tout le monde comprenne les enjeux réels de notre époque…

C’est une guerre qui est menée contre la planète. Elle a besoin de nous. De notre abnégation complète, de notre engagement total.

“Hollande sauvé par la weed”?

Le nouveau numéro des Inrockuptibles est tellement grossier dans ses formulations qu’il est absolument impossible qu’il n’ait pas été téléguidé par l’Élysée. Rien que la couverture est magistrale!

La série d’articles, dont voici le sommaire, est un éloge du cannabis comme vecteur économique et marqueur idéologique de ce qui serait la gauche, qui est en réalité la gauche libérale-libertaire.

Comme il faut bien un prétexte, ce sont des propos d’un professeur qui sont utilisés, comme argument “scientifique” prétendument neutre, objectif, etc. Ce professeur, qui lutte contre le tabac, a même appelé à la radio François Hollande à légaliser “un marché des feuilles de cannabis, de la marijuana”.

Voici comment les “Inrockuptibles” présente la chose, avec “humour” (“François Hollande, dont le nom est à lui seul une bénédiction”, allusion aux Pays-Bas, où le cannabis est légalisé).

Trois arguments peuvent être utilisés clairement pour affirmer que c’est téléguidé depuis l’Élysée. Tout d’abord, il est expliqué que Christiane Taubira n’est pas contre un débat.

Elle vient de démissionner et les médias la présentent comme la nouvelle égérie de la gauche de la gauche, alors que historiquement elle n’a jamais appartenu à la gauche.

Elle fait figure d’anti-Valls, et justement l’article – c’est le second argument – tacle sévèrement Valls. On a ici un argument : soutenons François Hollande comme vecteur libéral-libertaire face aux sociaux-réformistes conservateurs.

Troisième argument, et non des moindres : le nouveau ministre de l’intérieur, pourtant clairement conservateur, est présenté sous un jour favorable du point de vue des partisans de la légalisation du cannabis, avec des détails de connaisseurs. C’est là une manœuvre politique absolument claire qui dépasse clairement le seul cadre journalistique…

L’argument électoral n’est même pas caché par ailleurs dans les articles de la revue porte-parole des bobos.

On notera également qu’il y a un long article sur les retombées économiques “bénéfiques” du cannabis. Rappelons ici aussi que c’est un thème classique de la gauche bobo, depuis Le Monde, jusqu’aux éditoriaux notamment (par exemple ici), jusqu’à Libération (par exemple ), en passant par Europe Ecologie Les Verts (par exemple ici).

Rappelons que le cannabis est “développé et breveté“, on est là dans un capitalisme très développé. On ne s’étonnera donc pas que la revue bobo mentionne le “think tank” appelé “Terra Nova”, regroupement “intellectuel” conseillant le Parti Socialiste et célèbre pour préconiser d’abandonner les ouvriers au profit d’une ligne libérale-libertaire jouant sur le communautarisme (ciblant les “jeunes”, les “immigrés”, les “femmes”).

Ces dernières lignes montrent l’appel du pied de François Hollande aux bobos. Entre ceux-ci et les fachos, la France est vraiment mal partie…

Raison de plus d’œuvrer à la véritable alternative : une société humaine unifiée travaillant à protéger la Nature, refusant les drogues et les faux-semblants, refusant l’exploitation animale et toute exploitation d’ailleurs, pour une planète bleue et verte!

La Folle journée de Nantes : la Nature

Aujourd’hui commence « La Folle journée de Nantes », un festival de musique classique qui existe depuis 1995. Cette année, plus de 300 concerts ont comme thème « la Nature » raison de plus de s’y intéresser.

Voici comment le thème est présenté :

« Pour sa 22ème édition, La Folle Journée explorera le thème universel de la Nature. Dès l’origine fascinés par l’alternance des saisons, la diversité des paysages ou le déchaînement des éléments, les hommes se sont de tous temps essayés à traduire en musique l’infinie palette de sensations que lui procurait le contact avec la Nature ; on peut ainsi dire que la musique est véritablement née de la nature, et que celle-ci n’a cessé d’inspirer les musiciens à travers les âges.

Dès l’époque de la Renaissance, et durant toute l’ère baroque, les compositeurs se plaisent à imiter les bruits de la nature, notamment le chant des oiseaux qui a toujours charmé les hommes – Clément Janequin, puis Jean-Philippe Rameau, François Couperin… – ; il s’agit alors d’une musique essentiellement descriptive.

Au début du XVIIIème siècle, le compositeur français Jean-Féry Rebel s’inscrit lui aussi dans cette veine avec une oeuvre originale : Les Éléments, qui offre une peinture musicale des quatre éléments. Mais au même moment, le regard sur la nature se fait déjà plus contemplatif, avec les Quatre Saisons de Vivaldi notamment.

C’est alors une longue tradition de musique pastorale qui se met en place, avec des compositeurs tels que Carl Stamitz (Le Jour variable) ou Justin Henri Knecht (Portrait musical de la nature), qui ouvrent la voie à la fameuse Symphonie Pastorale de Beethoven.

Propice au recueillement et à la méditation, la nature devient une confidente et joue un rôle essentiel chez les compositeurs romantiques, qui puisent l’inspiration dans leurs promenades solitaires : dans des forêts peuplées de chasseurs, d’oiseaux, d’auberges, les saisons, les éléments, la nuit et ses mystères inspirent à Schubert, Schumann, Liszt puis Brahms une multitude d’oeuvres.

Très présente également à l’orée du XXème siècle avec Gustav Mahler ou Richard Strauss, la nature inspire largement la création musicale des temps modernes : de Claude Debussy à Olivier Messiaen et Toru Takemitsu, en passant par Maurice Ravel ou Henri Dutilleux, elle continue de procurer aux compositeurs une infinité de thèmes et de générer à travers eux des émotions propres à toucher tous les auditeurs. »

Résumons ce qui est dit de manière plus parlante. La musique s’expliquerait de la meilleure manière avec le mythe d’Orphée, celui qui pleura Eurydice retenue aux enfers (car Orphée s’était retourné dans les escaliers au dernier moment en la cherchant là-bas), car il jouait de la lyre de manière magique, charmant même les animaux.

La Nature serait ainsi une base à reproduire, une source d’inspiration, une manière d’exprimer ses sens de la manière le plus poussée (le romantisme), un prétexte à l’expérimentation (la musique « moderne » ou « contemporaine »).

C’est une vision qui manque de dynamique, dans la mesure où l’on a l’impression que l’artiste est quelqu’un qui « traduit » la Nature. C’est la vision traditionnellement catholique, celle de la Renaissance, où la Nature apparaît comme une sorte de « miroir » de l’humanité indépendante.

C’est une vision très formelle, mais on ne peut guère s’attendre à mieux de la part de musiciens qui n’ont que très rarement une vision « idéologique » ou culturelle de leur approche, fonctionnant à la technique et à l’émotion.

Consciente de cette limite qui part du principe de faire un fourre-tout panorama de « musiques classiques » très diverses et n’ayant rien à voir, voire même franchement contradictoires, il y a heureusement des ouvertures à des musiques classiques du Japon ou de Perse.

Il y a également la tentative de procéder par thèmes : on a ainsi les saisons, les quatre éléments, la nuit, les pastorales, le bestiaire, les paysages, la Nature dans les textes sacrés, les Jardins.

Là aussi toutefois, il ne faut pas se leurrer, il s’agit de masquer que Vivaldi n’a rien à avoir avec Debussy, ni Sibelius avec Glass (même si ce dernier a réussi une œuvre pertinente avec le fameux Koyaanisqatsi, encore est-il que c’est une musique de film).

On notera également qu’il y a vendredi une conférence sur « La symphonie printanière des oiseaux chanteurs » et que la veille il y a des séances « Cinéma pour l’oreille » par un audio-naturaliste.

Bref, il n’y a aucune unité cohérente dans les musiques proposées, qui sont coupées de leur approche culturelle et historique, mais on peut trouver ça et là quelques œuvres très intéressantes.

Conseillons peut-être la journée de dimanche (Daquin : Le Coucou, Vivaldi : Les Quatre Saisons, Smetana : La moldau, Tchaïkovsky : Le Lac des Cygnes, ainsi que plus tôt Mozart : Sonate pour violon et piano en sol majeur K. 301, Schumann : L’oiseau prophète, extrait des Scènes de la forêt opus 82, Dvorák : Silence des bois Granados : La Jeune fille et le rossignol, extrait des Goyescas, Grieg : Petit oiseau, extrait des Pièces lyriques, Schumann/Auer : L’oiseau prophète, arrangement pour violon et piano, Casals : Le Chant des oiseaux, Rimski-Korsakov : Le Vol du bourdon, Perlman : a birdly sings, Rossini : ouverture de La Pie voleuse).

La mort dramatique de Griffin

C’est une histoire terrible qui a défrayé la chronique ces derniers jours et a connu hier son épilogue judiciaire. Voici les faits présentés par Nice matin :

Jeudi soir, peu après minuit, un différend familial éclate dans un immeuble du quartier de La Madeleine, à Nice. Un homme d’une trentaine d’années a manifestement des doutes quant à la fidélité de sa compagne.

Il veut inspecter son téléphone portable mais, vu l’heure tardive, celle-ci l’invite plutôt à aller se coucher. L’homme n’en démord pas: il veut le téléphone portable, sinon…

“Sinon, je brûle le chat !”

Voilà la menace qu’il brandit. Menace suivie d’effet. L’homme aurait attrapé le pauvre animal avant de l’asperger d’alcool et d’y mettre le feu. Le chat en flammes aurait alors mordu son tortionnaire. Suffisamment fort pour que celui-ci le lâche.

L’animal de compagnie, terrorisé et toujours en feu, a alors filé sous le canapé pour se cacher. Evidemment, le canapé a commencé a prendre feu lui aussi.

Pour éviter que l’appartement ne parte en fumée, l’homme a alors saisi à nouveau le chat et l’a jeté par la fenêtre du septième étage.

Après tant de sévices, l’animal était toujours vivant. Le vétérinaire réquisitionné par la police a dû, à son arrivée sur les lieux, euthanasier l’animal pour mettre fin à ses souffrances. L’auteur présumé des faits a quant à lui été interpellé.

Le procès a eu lieu dans la foulée et voici comment Le Figaro en raconte le résultat :

Le sort de Griffin a provoqué une onde de choc chez les défenseurs des animaux.

Agé de 6 ans, le chat, transformé en torche vivante, a été jeté du 7e étage d’un immeuble du quartier de la Madeleine à Nice, jeudi soir. Encore vivant, l’animal au corps disloqué avait dû être euthanasié par un vétérinaire. (…)

Lundi, une cinquantaine de personnes au tribunal, majoritairement des femmes scandalisées par la cruauté du «bourreau», ont assisté au procès de cet homme de 30 ans, qui était jugé en comparution immédiate au tribunal correctionnel de Nice.

A la barre, ce charpentier au chômage n’a pa su expliquer ses actes:

«C’est pas moi, je comprends pas comment j’ai fait ça», a-t-il marmonné. Le tribunal a suivi les réquisitions du parquet, qui souhaitait une peine exemplaire.

L’homme a été condamné à deux ans de prison ferme et six mois avec sursis et mise à l’épreuve pour violences sur sa compagne et actes de cruauté sur animal. (…)

Jeudi soir, cet homme, «en état d’ivresse manifeste» a eu une vive altercation avec sa compagne qui refusait de lui donner accès à son téléphone portable.

L’un et l’autre se sont échangés des coups. Le couple entretenait une relation orageuse depuis près d’un an, et la femme souhaitait rompre. L’homme a commencé par jeter son propre portable par la fenêtre.

Puis, il a aspergé le chat avec de l’alcool à brûler. «Il a dit: “Donne moi ton téléphone, sinon je crame ton chat”», a relaté sa compagne lundi lors de l’audience.

«Le chat miaulait, se débattait. Je ne l’ai pas pris au sérieux. Il a allumé le briquet, le chat à pris feu. Il me regardait avec un sourire narquois», a-t-elle précisé. Le chat a mis le feu au canapé et aux rideaux, avant d’être défenestré.

«Je voulais pas le brûler, je voulais juste impressionner ma compagne», s’est défendu l’homme. «Elle m’a fait péter un câble, je suis quelqu’un de très gentil», avait-il juré aux enquêteurs.

Nul besoin d’en rajouter, encore est-il de comprendre que c’est un drame et non pas une tragédie. La mort de Griffin ne doit rien au destin, à une humanité qui serait “mauvaise” par nature, mais bien à une société dénaturée qui n’éduque pas le respect de la vie….

A une société qui cumule les problèmes sociaux, sans chercher à les résoudre, se cantonnant dans le relativisme et développant toujours plus de tendances nihilistes, comme on en a ici un dramatique exemple…

“Comment on fait pour compter les animaux?”

Sur le site suisse Migros magazine, on trouve cette question et cette réponse à l’intérêt immense.

Comment on fait pour compter les animaux?
Une question d’Abigaele, 8 ans.

La réponse Dr Séverine Altairac, biologiste et médiatrice scientifique au Musée cantonal de zoologie à Lausanne:

« En réalité, on ne sait pas combien d’animaux existent. Les scientifiques ont déjà identifié 1,5 million d’espèces d’êtres vivants, mais on considère qu’il en existe au moins neuf millions. Ce qui veut dire des milliards et des milliards d’individus, surtout si on pense aux insectes.

Ceux que l’on connaît le plus mal, ce sont les animaux du fond des mers et les insectes.

On estime qu’au rythme où travaillent les scientifiques à l’heure actuelle, il faudrait plusieurs centaines d’années pour les répertorier.

Ceux-ci décrivent quand même entre 15 000 et 18 000 nouvelles espèces par an,dont la bonne moitié sont des insectes.

Sur terre, ce sont les zones tropicales qui présentent la plus grande diversité d’espèces.

En Suisse, on découvre aussi de nouvelles espèces. Il s’agit souvent d’insectes.

Par exemple une guêpe, le poliste suisse, découvert en 2014 et qui vit dans la région de Zurich. Il y a également la petite cigale des montagnes, Cicadetta sibillae, que l’on trouve au Tessin, dans les Grisons et en Italie.

Toutefois, avec l’évolution et plus encore à cause des changements climatiques, certaines espèces ont de fortes chances de disparaître avant même que l’on ne sache qu’elles existent.

De nouvelles espèces apparaissent régulièrement, ce qui fait qu’il est impossible de répondre de manière exacte à la question d’Abigaele.»

Voilà quelque chose qui devrait être enseigné à tous les enfants. Un tel aperçu permet de voir les choses dans toute leur profondeur, de sortir d’une vision unilatéralement anthropocentriste. L’idéologie dominante prétend tout dominer, tout contrôler, tout connaître, maîtriser l’évolution de la planète.

Mais la moindre approche vraiment scientifique montre bien que ce n’est pas le cas, que la richesse de la vie est sous-estimée, quand elle n’est pas tout simplement niée. L’idéologie dominante a en effet une mentalité de comptable et est pragmatique, divisant les êtres vivants en utiles et nuisibles.

Il faut donc mettre en avant que la Nature est un processus d’une richesse sans bornes, que la vie s’est développée de manière formidablement riche et continue de le faire. A cela, il faut opposer la figure de l’être humain qui lui détruit au lieu de participer à la richesse, d’y contribuer. Au lieu de détruire la vie sur Terre, on ferait bien mieux de faire en sorte qu’elle puisse s’agrandir sur d’autres planètes, qu’elle puisse conquérir toujours plus de place.

Encore faut-il pour cela apprécier et aimer la vie, et il n’est guère étonnant que la société qui célèbre la destruction de la vie réfute également les valeurs straight edge, au nom de l’individualisme et du droit… à l’auto-destruction!