• Les chasseurs et le Diplôme d’Université en droit animalier

Action de l’ALF en Alsace Lorraine

L’ALF a revendiqué une action en Alsace-Lorraine, voici le communiqué et des photos qui vont avec. Comme d’habitude, c’est le site Bite back! qui l’a rendu public (notons en passant que nous ne comprenons pas l’idée d’un incendie dans un tel endroit).

“Dans le nord-est de la France, en région Alsace Lorraine [en fait désormais Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine et bientôt Grand Est], 4 miradors de chasse ont été détruits par des activistes ALF.

Des graffitis siglant ALF et le message “Stop chasse” en français et en allemand ont été inscrits.

Nous sommes excités. Ce n’est qu’un début. L’été sera actif. Rejoignez-nous dans l’action.”

Le Nouvel Observateur et la légalisation du cannabis

On continue encore et encore à aller vers un référendum pour la légalisation du cannabis, au nom d’une morale libérale-libertaire.

Cette fois, c’est le Nouvel Observateur, une revue hebdomadaire de gauche libérale, qui s’y colle.

Le numéro prétend être un dossier pesant le pour et le contre, mais en pratique rien qu’à la couverture, on comprend l’idée, surtout avec le titre…

La présentation du dossier est également significative…

“Pourquoi pas chez nous?”, tel est le leitmotiv général et cela au nom du libéralisme : chacun doit pouvoir faire comme il l’entend! Du moment qu’il n’y a pas préjudice pour autrui, pourquoi pas?

Afin de justifier ce relativisme, l’argument classique est que le relativisme a déjà triomphé. Après tout le monde fume, alors “pourquoi pas?”.

Là où l’hypocrisie saute aux yeux, c’est que la revue reconnaît que la reproduction du cannabis est interdite. Or, elle le fait sur sa couverture, assumant de contribuer à faire tomber un “tabou” dont elle prétend qu’il serait déjà tombé…

Est révélateur également quant aux couches sociales portant cette revendication ces propos sur les milieux chics, où le cannabis est bien entendu très présent…

Si les grands bourgeois fument aussi, alors “pourquoi pas?” : telle est la logique de ceux qui prônent les paradis artificiels, contribuant à enfermer l’humanité dans une aliénation dénaturée.

Vegan, on t’attend au refuge!

Mobie, Vespa et Scooter ont été trouvés par la gendarmerie dans les sacoches d’un scooter d’un SDF par une température hivervanle très basse. Terrorisés et affamés. La gendarmerie nous les a confiés. Scooter est celui qui a le plus de mal à prendre confiance. Encore très craintif, il faut plus de temps pour le caresser. Malformation ou accident, il a un léger handicap à une patte arrière. Scooter est un chat [senior] à qui il faudra donner du temps et de l’amour.

Les chats se trouvent en Essonne et le refuge a besoin de bénévoles :
– Pour donner un peu d’affection aux chats et chatons, les distraire, jouer avec eux …
– Pour leur donner à manger, changer les litières, les soigner, les brosser …
– Pour les emmener en promenade … ou chez le vétérinaire …
– Pour entretenir la chatterie, bricoler, réparer …

Animaux abandonnés lors des déménagements au Canada

Voici un communiqué de la SPCA canadienne, qui fournit beaucoup d’informations sur la situation très difficile qui existe au Canada sur le plan des logements par rapport à la vie avec un animal. Le communiqué est utile, car il fournit également beaucoup de liens, qui sauront être utiles pour les personnes concernées!

Trois fois plus d’animaux abandonnés pendant la période des déménagements

Montréal, 29 juin 2016 – Chaque été, des milliers de Québécoises et Québécois sont contraints de prendre une décision déchirante, soit celle de se défaire de leur animal de compagnie, qu’ils considèrent pourtant comme un membre de la famille, afin de se procurer un logement locatif à un prix abordable. En effet, alors qu’un foyer québécois sur deux possède un animal de compagnie, seulement 4.2 % des propriétaires acceptent des locataires avec chien. Cette restriction touche surtout les familles à faible revenu en raison de leur choix de logement plus limité.

Confronté à un problème semblable, le gouvernement de l’Ontario a réagi en adoptant, dans les années 1990, une loi invalidant toute clause interdisant la possession d’animaux dans les logements locatifs. De manière semblable, la France et la Belgique ont jugé que les clauses interdisant les animaux dans les baux résidentiels sont déraisonnables, abusives et contraires à l’ordre public ; ces clauses ont été déclarées nulles et sans effet.

La SPCA de Montréal croit qu’il est temps que le Québec suive ces exemples. Les clauses interdisant les animaux dans les baux résidentiels ont des effets dévastateurs, non seulement pour les familles qui se retrouvent dans l’incapacité de garder leurs animaux de compagnie, mais pour les animaux eux-mêmes. « Nous nous trouvons présentement en plein dans ce que nous appelons la “période des déménagements”, à savoir les semaines qui précèdent et qui suivent le 1er juillet », explique Me Alanna Devine, Directrice de la défense des animaux à la SPCA de Montréal.

« Au cours de cette période, le nombre d’animaux recueillis à la SPCA de Montréal triple, passant de 600 à 1 600 animaux par mois. Nous savons qu’une part importante de ces abandons est attribuable au fait que des familles sont incapables de trouver un logement locatif abordable qui accepte les animaux ».

En mars 2015, nous avons lancé une pétition provinciale parrainée par la députée Manon Massé visant à invalider les clauses interdisant les animaux dans les baux résidentiels. Malgré un appui massif de la population avec plus de 22 000 signatures recueillies en trois mois, le gouvernement provincial a refusé d’agir. En dépit de ce dénouement décevant, la SPCA de Montréal continuera à travailler sans relâche pour faire des clauses anti-animal une chose du passé.

Entre temps, nous mettons à disposition des outils pour aider le public à trouver un logement qui accepte les animaux, ainsi que des conseils sur comment faire face à un propriétaire ou un syndicat de copropriétaires problématique.

– Consultez nos conseils pour faciliter votre recherche d’un logement qui permet les animaux en cliquant ici.

Visitez le site web Appartmap afin de trouver un logement qui accepte des animaux dans votre secteur.

Cliquez ici  pour des informations concernant vos droits et vos obligations, ainsi que pour des conseils sur comment faire face à votre propriétaire.

Téléchargez une lettre modèle à envoyer à votre propriétaire en cliquant ici, ou à votre syndicat de copropriétaires encliquant ici.

– Pour des informations additionnelles au sujet des clauses interdisant la possession d’animaux dans les baux résidentiels, consultez notre foire aux questions (FAQ) en cliquant ici.

– Pour exprimer votre soutien au droit de posséder des animaux dans un logement résidentiel locatif et pour obtenir un changement législatif sur cette question, nous vous encourageons à communiquer avec Martin Coiteux, Ministre des Affaires municipales et Occupation du territoire à ministre@mamot.gouv.qc.ca. Pour un modèle de lettre à envoyer à M. Coiteux, cliquez ici.

– Pour plus d’informations, veuillez visiter www.spca.com/gardonslesfamillesunies

The abused – Drug free youth

Nous sommes au tout début des années 1980 et New York est une ville très difficile à vivre, avec la violence et les drogues. Des gens très jeunes se saisissent du punk pour exprimer leur refus de tout cela, utilisant un son très brut, très métallique, très froid, donnant naissance au genre du « New York Hardcore ».

Voici un exemple du genre, avec la chanson « Drug Free Youth » du groupe « The Abused », qui a sorti un album en 1983. Composé de gens à peine sorti de l’adolescence, il exprime une rage exposée brutalement, à l’opposé de la scène hardcore de la côte ouest très liée au punk (les Dead Kennedys, Black Flag), ou bien de celle de Boston qui est plus sèche et minimaliste (Minor Threat).

Le chanteur est celui qui a inventé le logo avec un X séparant les lettres N, Y, H et C, pour New York Hard Core ; le titre de la chanson a été l’inspiration pour le nom du groupe Youth of Today, le chanteur de ce dernier groupe reprenant son fameux style de chant au groupe de la même époque, Antidote.

La chanson « Drug Free Youth » fut notamment reprise par le groupe Warzone, typique du genre de New York (auquel appartient également le groupe Judge), le chanteur chantant dans le public pour éviter les bagarres, appelant à l’unité au-delà de la couleur du peau ou de la différence hommes-femmes, tout en célébrant la rébellion antisociale de type skinhead, etc.
La chanson se situe à 8:28.

Think it’s fun to get high and drunk
Maybe even shoot up junk
It’s not cool to be wasted
Tu penses que c’est marrant d’être défoncé et bourré
Ou même d’aller jusqu’à se shooter, devenir junk
Ce n’est pas cool d’être raide

Didnt you know?
Cause that’s all you’ll be
With nowhere to go
Tu ne le savais pas
Car c’est tout ce que tu seras
Avec nulle part où aller

We need a drug free youth!
Drug free youth!
Drug free youth!
Nous avons besoin d’une jeunesse sans drogues !
Jeunesse sans drogues
Jeunesse sans drogues

Can’t remember what you did last night
Cause if you did you wouldn’t feel right
Don’t want to know what you may have said
Made a fool of yourself
In front of your friends
Tu ne peux pas te souvenir de ce que tu as fait la nuit dernière
Car si tu pouvais tu ne te sentirais pas bien
Tu ne veux pas savoir ce que tu as peut-être dit
Tu t’es ridiculisé
Devant tes amis

You’re just a burnout
You’ve got nothing worth saying
Nobody listens to your complaining
Shape up man before it’s too late
Got one life to live do it straight
Tu es juste un épuisement
Tu n’as rien d’intéressant à dire
Personne n’écoute tes complaintes
Remets toi en forme avant qu’il ne soit trop tard
Tu as une seule vie à vivre fais le bien

2016 et l’augmentation du nombre d’abandons

Beaucoup de médias ont parlé des refuges hier, en raison du nombre croissant d’abandons. Cela s’appuie surtout en fait sur les chiffres donnés par la SPA de Paris. Cela fait qu’on a appris, par exemple sur Telestar, que :

Le premier semestre 2016 (janvier à mai) n’a pas été florissant, puisque les abandons directs réalisés en refuge ont bondi de 27%.

6619 animaux ont été abandonnés contre 5207 en 2015 sur la même période. Si les chiens sont les plus touchés, 3194 ont été recueilli, les chats ne sont pas en reste avec 3013 félins reçus.

Or, ces chiffres sont absolument faux. En effet, ils ne prennent en compte que les chiffres des structures dépendant de la SPA de Paris. Comme les journalistes ne cherchent pas plus loin, ils s’imaginent que la SPA est nationale, que tous les refuges dépendent d’elle, etc.

Ce n’est pas du tout le cas. Ce qui fait qu’on a aucunement les chiffres à l’échelle nationale. C’est là un problème essentiel, fondamental. Il faudrait avoir une vue d’ensemble.

Mais le problème est que cette situation est elle-même le fruit de la situation générale, totalement chaotique, où chaque refuge fait avec les moyens du bord, tournant grâce à l’abnégation d’individus.

Là, on devrait pouvoir se dire : puisque le véganisme est « à la mode », les refuges devraient disposer de beaucoup plus de soutiens.

Voici par exemple le petit reportage de BFMTV, « La folie vegan s’empare de la France ».

Malgré cette « mode », il n’y a pourtant pas d’engouement pour les refuges. Il y a une certaine mobilisation en leur faveur, mais on peut constater qu’elle est tout d’abord indépendante de la tendance « vegan », ensuite qu’elle ne fait que courir derrière une situation qui empire.

La tendance au véganisme n’est d’ailleurs elle-même que le fruit d’une tendance qui empire. Il est assez affligeant de voir des gens se targuer d’avoir pratiquement inventé le véganisme, alors que cette pratique date de manière bien structurée du tout début des années 1990 !

Au lieu de dire : nous avons 25 ans de retard, il faut rattraper ce que l’humanité aurait du faire depuis longtemps, on a droit à des gens très satisfaits d’eux-mêmes.

Le décalage est vraiment total quand on voit la situation des refuges ou la condition animale en général. Mais surtout, on peut se demander ce qui va se passer quand tous ces gens vont s’apercevoir que les choses ne progresseront pas comme elles le pensent.

Lors de la vague de véganisme au début des années 1990, en Angleterre, aux Etats-Unis, en Suède, en Allemagne, beaucoup de gens sont devenus vegans… Bien peu le sont restés.

Le contexte était différent, c’est vrai. Cependant, malgré les facilités matérielles, il faut toute une culture en arrière-plan et pour l’instant le véganisme est parti pour être une forme de centre-ville, totalement éloigné de l’ensemble de la population.

Et comme les refuges ne sont justement pas dans les centres-villes, mais sont portées par des gens venant tout droit du peuple, le contraste est saisissant…

Un vrai véganisme ne peut avoir de sens qu’en s’orientant par rapport aux refuges, en ancrant sa démarche dans le rapport concret aux animaux, au soutien concret.

Heineken et l’Afrique

Olivier van Beemen est un journaliste néerlandais, qui a publié il y a six mois un ouvrage intitulé Heineken in Afrika.

Cet ancien correspondant à Paris du quotidien économique néerlandais Het Financieele Dagblad n’a rien contre le capitalisme et les multinationales, mais il s’est aperçu que Heineken a une pratique au moins largement contestable…

Son enquête, qui a duré trois ans, s’appuie sur pas moins de trois cents sources et voici ce qu’il dit dans une interview à la revue “Afrique Méditerranée Business – Le Magazine des économies et des entreprises émergentes”.

On notera que le journal Le Monde a également accordé un article à l’ouvrage de van Beemen, traitant des étroites relations de Heineken avec des pouvoirs africains.



Numéro “Spécial animaux” du magazine Choc

La revue Entrevues est connu pour sa démarche racoleuse, célébrant le spectaculaire et une conception patriarcale du monde, où les femmes sont des objets.

Ce qu’on sait moins, c’est que parfois, cette revue aborde des cas de maltraitance animale, de manière engagée. On trouve cette démarche également chez Paris Match : il s’agit de combiner photos chocs et pseudo moralisme, pour donner aux lecteurs l’impression d’être “au-dessus”, tout en touchant également un lectorat populaire naturellement ami des animaux.

Une telle démarche est, de notre point de vue, absolument honteux et irrationnel. En voici un exemple avec la revue sortant aujourd’hui, “Choc”, appartenant au même groupe qu’Entrevues.

On est ici dans le déraisonnable, dans le racoleur. Une cause juste se voit utilisée ici de manière commerciale, réduite au spectaculaire.

S’imaginer que de telles choses font progresser la cause est absurde – et c’est pourtant le cas d’associations comme PeTA, L214, 269 life, qui cherchent toujours plus à “frapper les esprits”, témoignant de leur approche existentialiste – religieuse.

On retrouve d’ailleurs PeTA dans ce numéro de “Choc” (le précédent étant consacré au “top 100 des morts stupides), dont voici le sommaire.

Le nouveau numéro du magazine Choc « Spécial animaux » est en vente ! Un numéro 100% consacré à nos amis les bêtes :

Au sommaire en juillet-août :

Maltraitance, les pires scandales
– Expérimentations animales : les expériences de la honte. 2,3 millions d’animaux sont torturés et tués chaque année dans plus de mille laboratoires de France.
– Festival de Yulin : dans l’horreur du folklore chinois ! Chaque année, pour fêter le solstice d’été fin juin, 10 000 chiens et 4000 chats sont exécutés dans des conditions atroces pour être servis ensuite en plat de résistance sur les étales des marchés.
– Japon : la baie de la honte. Tous les ans, dans la baie de Taiji des centaines de dauphins sont massacrés transformant les eaux de la baie en bain de sang…
– La face cachée de l’industrie du luxe. Des lapins dépecés vivants, des oies plumées vivantes… Si les produits de luxe sont à la mode, l’horreur des coulisses est dissimulée par les grandes marques.
– Abattoirs : Retour sur les pires scandales au Canada, en Angleterre, aux États-Unis, en France…
– Antibes : Les orques de Marineland en danger ? Le parc, accusé de maltraitance animale, est sous le feu des critiques.

Les animaux, ces héros : Quand ils en ont l’occasion, nos amis les bêtes se dévouent corps et âme pour aider l’homme, le protéger voire le sauver. Retour sur les histoires de ces animaux héroïques.

Ils reviennent de loin… Abandonnés, maltraités… Ces animaux qui ont été sauvés d’une mort certaine !

Chat penaud, chien peureux, ours à la piscine : Top 10 de vidéos qui ont ému le web !

Les animaux et la pub : Le lapin Duracell, la vache Milka, le hérisson Spontex… La mise en scène des animaux dans la publicité est devenue monnaie courante !

Ces people qui s’engagent pour la protection des animaux : Pamela Anderson, Paul McCartney, Jeff Panacloc, Zahia Dehar, Fanny Maurer… Nombreuses sont les personnalités à user de leur notoriété pour défendre nos amis les bêtes.

Découvrez l’interview exclusive d’Isabelle Goetz, chargée de la campagne Peta France !

Un tel populisme sert à vendre des papiers et à présenter le monde comme sordide. Il ne s’agit nullement d’un pas en avant vers le véganisme, vers la défense des animaux sur toute la planète.

Il s’agit d’une récupération irrationnelle et commerciale des véritables sentiments en faveur des animaux qu’on trouve chez les gens. C’est de la manipulation émotionnelle, vers une voie de garage individualiste existentialiste, en dehors de toute démarche concrète vers le véganisme, vers les refuges, vers la libération animale.