• Les chasseurs et le Diplôme d’Université en droit animalier

Sylvia Pinel et la légalisation du cannabis comme “extension du champ des libertés individuelles”

Sylvia Pinel est la présidente du parti radical de gauche, qui va participer aux primaires organisées par le parti socialiste. Au début, elle comptait se présenter directement, mais les sondages lui accordaient 0 % donc elle a décidé d’accepter les primaires rejetées ouvertement auparavant.

Sa ligne est libérale-libertaire mais, naturellement, difficile encore de le dire tel quel. Aussi y a-t-il le thème de la sécurité qui a été saupoudré sur la justification de la légalisation du cannabis…

Voici à quel point c’est mal fait et révélateur d’une sacrée hypocrisie, au moyen de son « projet présidentiel ».

Cela commence donc de la manière suivante :

« Une République forte pour assurer la sécurité de tous.
Notre sécurité est un devoir. Je dégagerai tous les moyens pour lutter contre le terrorisme et la radicalisation. J’engagerai par ailleurs un combat déterminé contre les réseaux mafieux liés à la drogue par la légalisation encadrée du cannabis. C’est aussi une exigence de santé publique. »

Quand on lit cela, on comprend donc que la légalisation du cannabis est motivée par la lutte contre les mafias.

Cependant, que lit-on un peu plus loin ?

Qu’en fait, la consommation du cannabis serait un « droit ». Pour bien le souligner, c’est mis côte à côte avec d’autres « droits » considérés comme « nouveaux » à obtenir…

« INSTITUER DE NOUVEAUX DROITS

Le droit de mourir dans la dignité
La possibilité pour toutes les femmes de recourir à la PMA sans conditions
Le droit de vote pour les étrangers résidents en situation régulière
La légalisation de l’usage du cannabis, sous contrôle de l’État »

La contradiction est ici totalement évidente. Et comme le « projet présidentiel » fait 54 pages, il a fallu bien aborder cela.

Voici comment Sylvia Pinel tente de s’en sortir, au prix de multiples contorsions :

« La légalisation du cannabis, que je propose, ne doit pas être seulement regardée comme un élément d’extension du champ des libertés individuelles. Elle doit également s’analyser comme un moyen efficace de lutte contre les réseaux de trafic et la délinquance organisée.

La légalisation du cannabis devra s’accompagner de mesures destinées à prévenir les usages nuisibles à la santé, comme à la sécurité : Les ventes seront contrôlées par l’État sur le modèle de la commercialisation d’alcool.

Le cannabis sera en accès libre dans les pharmacies. Le prix d’achat sera calibré. Il devra être suffisamment élevé pour ne pas encourager les ventes, mais suffisamment bas pour prévenir le développement de réseaux souterrains.

Les sanctions contre l’usage de cannabis au volant seront fortes et les contrôles plus fréquents. Les tests salivaires pourraient être systématiquement effectués lors des contrôles. Des contrôles stricts seront effectués sur la qualité de ces produits pour répondre à la problématique de santé publique que posent les substances actuelles. Les risques en seront atténués.

J’ajoute que l’intervention de l’Etat dans le dispositif de production, de commercialisation et de contrôle du cannabis génèrera de nouvelles recettes publiques, de l’ordre de 2 milliards d’euros. »

On l’aura compris : l’argument des recettes publiques est censé justifier le tout.

La lutte contre les mafias est bien ce qui est secondaire par rapport à ce qui est bien défini comme une « extension du champ des libertés individuelles ».

Un peu plus loin, on trouve toutefois ce petit rappel :

« Légaliser l’usage du cannabis Pour être pleinement comprise, cette mesure de libéralisation doit être mise en rapport avec la politique de sécurité intérieure (voir ci-dessus). »

C’est là que toute l’hypocrisie se révèle : l’argument anti-mafias est juste censé rassurer, donner un justificatif social positif à quelque chose qui doit être considéré pour ce que c’est, à savoir une véritable régression !

La question des simili-carnés et de leur dénomination

La Coordination rurale est un syndicat d’agriculteurs et d’éleveurs, c’est même le second derrière la FNSEA, qui est critiquée pour représenter les intérêts des plus gros industriels.

Elle représente les petites entreprises qui veulent encore être grandes, et elles viennent de se lancer dans une opération qui est déjà très forte en Allemagne : empêcher que les produits simili-carnés utilisent les mêmes termes pour se définir que les produits carnés.

Voici leur tout nouveau communiqué de presse à ce sujet :

La mention « steak » doit être réservée à la viande. Un steak ne peut pas être vegan !

A l’instar de son homologue allemand, Christian Schmidt, la section Viande de la Coordination Rurale demande au ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll d’interdire l’utilisation des dénominations associées aux produits carnés (steak, saucisse, jambon…) pour la commercialisation des produits ne contenant pas de viande, ou pour les lieux de leurs ventes (boucherie…).

Les plats tentant d’imiter la viande n’en sont pas pour autant. Il faut mettre fin à ces pratiques trompeuses pour les consommateurs.

Les éleveurs de la CR rappellent que les récentes enquêtes de 60 millions de consommateurs à ce sujet ont encore montré que les apports nutritionnels des produits élaborés uniquement à base de protéines végétales ne sont pas équivalents à ceux des produits carnés.

Il serait donc également souhaitable que, dans la restauration collective, en particulier scolaire, des menus végétariens uniques ne soient pas imposés certains jours comme cela arrive de plus en plus fréquemment.

En effet, il revient à chaque adulte responsable de faire ses propres choix alimentaires pour ce qui le concerne, et l’Éducation nationale ne peut contribuer à les formater de manière abusive, au risque de nuire au développement physique et psychique de l’enfant et de l’adolescent ; c’est une question de santé publique.

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Tout cela est totalement logique. A partir du moment où le véganisme ne se pose pas comme moral, comme culture, que c’est l’industrie qui prédomine, alors la question de fond devient celle de la concurrence économique.

A partir du moment où l’on ne met pas en avant la Nature, mais le fait de ne pas tuer, c’est-à-dire non pas la vie mais la mort, on aboutit à l’existentialisme, à une passivité consommatrice.

Tout cela est bien philosophique et pour faire plus simple : réduire le véganisme au remplacement de la viande par du simili-carné, c’est réduire l’alimentation végétalienne à des substituts de viande.

La conséquence en est déjà une base morale insuffisante : nous ne croyons pas qu’à terme il restera grand-chose de la vague L214 – Aymeric Caron, plein de superficialité et d’esprit bobo individualiste.

Une autre conséquence est que le véganisme devient une question capitaliste, avec capitalisme contre capitalisme. Le summum du militantisme semble d’ailleurs être chez certains d’ouvrir son épicerie ou son restaurant dans le centre-ville, ce qui peut être utile, mais si le but est le profit et si les produits vendus sont du simili-carné, le véganisme n’est qu’un prétexte à du business…

Et qui dit business dit concurrence. Il n’est nullement étonnant que les producteurs de « viande » tentent de préserver leurs parts de marché, leur monopole. Et partant de là, qu’ils comptent empêcher l’utilisation de définitions relevant de leur production.

Cela ne nous étonne pas et nous trouvons absurde les gens qui ont envie de retrouver le goût du cadavre dans leur bouche, même si cela n’en est pas un.

Nous considérons le véganisme comme une véritable culture, pas comme une variante de cette société où tout est à changer.

L’autre interprétation du véganisme se donne comme objectif de véganiser la société, en affirmant que c’est possible, qu’on peut faire confiance aux institutions.

Rien que cette question des noms employés pour le simili-carné reflète déjà l’impossibilité de cela : le système veut bien des niches, il n’a rien contre 1 ou 2 % de gens se « perdant dans le décor ». Mais il ne faut pas que cela déborde, cela ne doit pas dépasser du cadre, chaque chose doit rester à sa place…

“Foie gras” : plus d’un million de canards massacrés en raison d’une grippe aviaire

C’est une catastrophe de plus, d’une ampleur terrifiante, surtout si l’on prend en compte que cela est considéré comme “normal”.

Plus d’un million de canards vont être assassinés par l’exploitation animale, ceux-ci ne correspondant plus à la forme de marchandise dont elle a besoin.

La concentration d’êtres vivants à haut degré est, effectivement, anti-naturelle et par conséquent vecteur de maladies. En l’occurrence, c’est la grippe aviaire H5N8 qui est en cause.

Le sud-ouest, avec ses multiples élevages, est concerné avec pas moins de 89 foyers de cette forme de grippe!

Rien que le département du Gers contient 45 foyers…

Voici, à titre d’illustration, la liste officielle de ces foyers du Gers présentés par le ministre de l’agriculture.

Le 2 janvier 2017,  un foyer a été détecté à Sauviac dans une exploitation de 16800 canards.
Le 2 janvier 2017, un foyer a été détecté à Manciet dans une exploitation de 7000 canards.
Le 31 décembre 2016, un foyer a été confirmé à Bars dans une exploitation de 5800 canards.
Le 31 décembre 2016, un foyer a été confirmé à Mirannes.
Le 30 décembre 2016, un foyer a été confirmé à Monlezun d’Armagnac dans  une exploitation de 11500 canards.
Le 30 décembre 2016, un foyer a été confirmé à Saint-Michel dans une exploitation de10500 canards.Le 29 décembre 2016, un foyer a été confirmé à Eauze dans une exploitation de 8000 canards.
Le 29 décembre 2016, un foyer a été confirmé à  Ségos une exploitation de 10900 canards.
Le 29 décembre 2016, un foyer a été confirmé à Manciet dans une exploitation de 12000 canards.
Le 29 décembre 2016, un foyer a été confirmé à Duffort dans une exploitation de 1000 canards.
Le 28 décembre 2016, un foyer a été confirmé à Tillac dans une exploitation de 9000 canards.
Le 28 décembre 2016, un foyer a été confirmé à Caupenne d’Armagnac dans une exploitation de 9500 canards.
Le 28 décembre 2016, un foyer a été confirmé à Barcugnan dans une exploitation de 8000 canards.
Le 28 décembre 2016, un foyer a été confirmé à Monguihem dans une exploitation de 5200 canards.
Le 28 décembre 2016, un foyer a été confirmé à Barcelone du Gers dans une exploitation de 4400 canards.
Le 28 décembre 2016, un foyer a été confirmé à Eauze dans une exploitation de 9200 canards.
Le 28 décembre 2016, un foyer a été confirmé à Monguihem dans une exploitation de 4000 canards.
Le 24 décembre 2016, un foyer a été confirmé à Ste-Christie-d’Armagnac dans une exploitation de 8000 canards ; un autre foyer a été confirmé le même jour à Duffort dans un élevage de 9 000 canards.
Le 23 décembre 2016, un foyer a été détecté à Montesquiou dans une exploitation de 390 canards.
Le 23 décembre 2016, un foyer a été détecté à Lannux dans une exploitation de 900 canards.
Le 23 décembre 2016, un foyer a été détecté à Sainte Christie d’Armagnac dans une exploitation de 10 600 poulets et 1 900 pintades.
Le 19 décembre 2016, un foyer a été détecté à Castex d’Armagnac dans une exploitation de 8 100 canards.
Le 19 décembre 2016, un foyer a été détecté à Segos dans une exploitation de 1 469 canards.
Le 19 décembre 2016, un foyer a été détecté à Bernede dans une exploitation de 1 144 canards.
Le 18 décembre 2016, un foyer a été détecté à Laujuzan dans une exploitation de canards.
Le 18 décembre 2016, un foyer a été détecté à Bars dans une exploitation de 5 900 canards.
Le 17 décembre 2016, un foyer a été détecté à Laujuzan dans une exploitation de 1 640 canards.
Le 17 décembre 2016, un foyer a été détecté à Barcelone du Gers dans une exploitation de canards.
Le 16 décembre 2016, un foyer a été détecté à Saint Medard dans une exploitation de 8 800 volailles.
Le 16 décembre 2016, un foyer a été détecté à Tillac dans une exploitation de 7 000 canards.
Le 16 décembre 2016, un foyer a été détecté à Monlezun d’Armagnac dans une exploitation de 900 canards.
Le 16 décembre 2016, un foyer a été détecté à Saint Médard dans une exploitation de 2 000 volailles.
Le 15 décembre 2016, un foyer a été détecté à Laujuzan dans une exploitation de 7000 canards.
Le 13 décembre 2016, un foyer a été détecté à Mauléon d’Armagnac dans une exploitation de 650 canards.
Le 13 décembre 2016, un foyer a été détecté à Mansempuy dans une exploitation de canards.
Le 11 décembre 2016, un foyer a été détecté à Avéron-Bergelle dans une exploitation de 800 canards.
Le 11 décembre 2016, un second foyer a été détecté à Segos dans une exploitation de 8 800 poulets et 3 000 canards.
Le 11 décembre 2016, un foyer a été détecté à Eauze dans une exploitation de 900 canards.
Le 10 décembre 2016, un foyer a été détecté à Caupenne d’Armagnac dans une exploitation de 19 000 canards.
Le 8 décembre, un foyer a été détecté à Segos dans une exploitation de 1 200 canards.
Le 8 décembre 2016, un foyer a été détecté à Ricourt dans une exploitation de 7 600 canards et 17 600 poulets.
Le 2 décembre 2016, des foyers en lien épidémiologique avec le foyer du Tarn (du 1er décembre) ont été détectés dans les communes de :

Monlezun, dans un élevage de 15 600 canards
Eauze dans un élevage de 1 640 canards
Beaumont sur l’Osse dans un élevage de 690 canards

Comme on le voit, il n’y a ici ni malchance ni hasard, c’est le résultat direct de la nature même de cette “production”.

A la concentration énorme s’ajoute d’ailleurs une division du travail tout à fait moderne, malgré la présentation imaginaire d’un “terroir” ancestral.

En l’occurrence – on parle ici d’animaux destinés à faire du “foie gras” – il y a les naissances chez des éleveurs, ensuite le transport jusqu’aux “gaveurs”, et enfin le parcours jusqu’à l’abattoir.

Ce processus, nullement artisanal, mais obéissant à des lois précises – celles du marché – fait que les décisions sont unilatérales, sans arrière-pensées.

Juste avant Noël, il y a déjà eu 600 000 canards abattus, là ce sont 800 000 qui vont l’être d’ici le 20 janvier. Si cela ne suffit pas pour enrayer la grippe, 500 000 autres canards présents dans la zone seront assassinés eux aussi.

Des chiffres énormes, qui ne font que pourtant environ 9% du “cheptel” des canards liés à l’industrie du foie gras… En sachant que, l’année dernière, c’est 25% du “cheptel” qui a été assassiné!

Une simple mesure “économique”, supervisée par une industrie énorme en France : chaque année, il y a 37 millions de canards et 700.000 oies qui sont gavées pour satisfaire cette industrie…

Rappelons aussi deux points très importants :

– c’est l’Etat qui paie les “opérations de dépeuplement” (il s’agit de l’expression officielle) ;

– l’Etat indemnisera les entreprises pour leur arrêt de production.

Comme on le voit, l’Etat est clairement dans le camp de l’exploitation animale (et du capitalisme en général).

Et pour l’anecdote, le document du ministère annonçant l’abattage a trois mots-clefs : “INFLUENZA AVIAIRE”, “SÉCURITÉ SANITAIRE” et… “PROTECTION DES ANIMAUX”.

MOB 47 : Animal Liberation

Nous sommes en 1983 et le véganisme existe déjà, comme affirmation révolutionnaire et ayant conscience de l’adversité…

Pour cette raison, la critique vegan de la condition animale est alors capable de critiquer l’aliénation sociale. On n’est pas ici dans le véganisme bobo qui a débarqué trente années après, en se prétendant nouveau…

Voici un exemple avec la chanson « Animal Liberation » du groupe suédois MOB 47, dont la musique sombre relève de tout ce courant punk – hardcore – squatt, en particulier dans sa version nordique, où le conformisme est historiquement extrêmement puissant.

L’album où était présente cette chanson a été d’ailleurs tiré initialement à 466 exemplaires, puis à 1200 seulement.

Il ne s’agit pas ici d’éprouver de la nostalgie pour une période où le véganisme était underground et radical, mais d’avoir un aperçu historique sur ce que représente la libération animale comme concept historiquement…

Fastspänd på en bänk ingenstans att fly
Elektriciteten går genom hjärnan
Skalpellen skär genom nervsystemet
Kroppen skakar till och allt är slut
Sanglé sur un banc sans endroit où s’enfuir
L’électricité va dans le cerveau
Le scalpel coupe à travers le système nerveux
Le corps est secoué de spasmes et tout est fini

Vem har gett dom rätten att ta deras liv
Använda deras liv till sin forskning
Fylla dom med skit för att bota vår cancer
Hur kan vi se på när dom mördar djuren
Qui leur a donné le droit d’arracher leurs vies
D’utiliser leurs vies pour leurs recherches
De les remplir de saloperies pour guérir notre cancer
Comment pouvons-nous rester passif quand ils tuent des animaux

Animal liberation
Alla djurförsök är mord
Libération animale
Tous les essais sur les animaux sont un meurtre

Det finns alternativ till djurförsök
Man kan använda cellbyggnader istället för djur
Inga jävla sminkföretag ska få mörda fler djur
För att folk ska kunna använda deras skit
Il existe des alternatives à l’expérimentation animale
Vous pouvez utiliser des cellules au lieu d’animaux
Aucune saleté d’entreprise de maquillage ne doit plus tuer d’animaux
Pour que des gens puissent utiliser leurs merdes

La “Confédération pour l’Homme, l’animal, la planète : Tous unis pour le vivant”

Voici un aperçu de ce qui se  passe dans la mouvance  écologiste issue d’Europe écologie les verts, mais sous la forme d’un aperçu seulement car les informations sont rares, uniquement destinées aux médias, les structures sont multiples, les programmes divers sont vides, les sites internet à l’abandon, affreux ou tout aussi vides.

Ce qu’il faut retenir, apparemment, est la formation passée  entièrement inaperçue de la “Confédération pour l’Homme, l’animal, la planète : Tous unis pour le vivant”.

Si ces  gens publiaient  un communiqué, nous tenaient  au courant, nous l’aurions publié, seulement voilà on est ici dans une mouvance dont  les intérêts  et  les contours sont  plus que flous.

Cette “confédération” unifie plusieurs structures.

On a tout  d’abord le Mouvement écologiste indépendant (MEI) d’Antoine Waechter, qui ces dernières années portait un regard critique sur EELV, tout  de même soutenue électoralement, voire même au sein d’alliances (en partie  pour  les régionales de 2010,  soutien à Eva Joly pour la présidentielle de 2012,  alliance avec EELV dans plusieurs endroits  pour  les élections législatives de 2012, alliance aux élections européennes de 2014, etc.).

Cette fois, c’est donc terminé.

On a ensuite deux autres  structures, plus petites : Le Trèfle – Les nouveaux écologistes, présidé par Albert Lapeyre et le Mouvement Hommes, Animaux, Nature (MHAN), présidé par Jacques Leboucher.

Le Trèfle trouve son origine à l’extrême-droite,  avec l’avocat de cette mouvance Bernard Manovelli, qui avait fondé au début de la décennie 1990  pas moins de trois “partis” d’un coup: les nouveaux écologistes du rassemblement nature et animaux, le Parti pour la défense des animaux et l’Union nationale écologiste.

Le dirigeant actuel provient pareillement de la droite dure, tout comme Jacques Leboucher, président du Mouvement Hommes, Animaux, Nature.

Ces structures appellent d’ailleurs régulièrement à soutenir tel ou tel candidat de droite.

D’ailleurs, il n’y aura pas de candidature à la présidentielle, ce qui risquerait de nuire à la droite au premier tour, mais seulement  aux législatives, comme l’explique ce communiqué absolument vide sur le  plan du contenu :

A l’initiative de trois partis politiques ; le MEI (Les écologistes-Mouvement Ecologiste Indépendant), le Trèfle et le MHAN (le Mouvement Hommes, Animaux, Nature) , a été constituée samedi 3 décembre 2016 à Lyon une Confédération dénommée :

CONFEDERATION POUR L’HOMME, L’ANIMAL ET LA PLANETE
« Tous unis pour le vivant »

Cette initiative unitaire répond aux souhaits de nos concitoyens d’une prise en compte de l’écologie dans toutes ses dimensions.

Cette confédération a vocation à accueillir les partis qui défendent les valeurs de l’écologie, du respect de la dignité humaine et de la sensibilité des autres êtres vivants. Elle entend promouvoir un modèle adapté à la finitude et à la diversité du Monde.

Les programmes seront soumis à l’approbation de nos concitoyens lors des élections législatives de juin 2017. Pour cela, la confédération est en mesure, à ce jour, de présenter plus de 250 candidat(e)s dans les différentes circonscriptions. D’autres organisations demandent à en faire partie. Le nombre de candidats pourrait alors rapidement atteindre les 350.

Chacune des organisations fondatrices assumera à tour de rôle les fonctions de présidence et de trésorier. Le tour a été tiré au sort. Ce sera le MHAN en 2017, le Trèfle en 2018 et le MEI en 2019.

On l’aura compris : c’est un parti politique fourre-tout sous la forme d’une pseudo-confédération, visant à avoir des élus dans le cadre d’un positionnement comme outil à la droite  pour les  élections.

C’est  un de ces multiples exemples d’attrape-nigauds électoraux… dont  l’équivalent à gauche est François de Rugy avec son “parti écologiste”.

Actions de l’ALF dans le sud de la France

Dans la nuit du 29 au 30 décembre 2016, “ALF”  et “meurtriers” ont été tagués sur des boucheries place Canteloup et rue Gaspard-Philippe dans le quartier Saint-Michel, à Bordeaux.

Dans le sud de la France, sans précisions géographiques (on imagine par principe de sécurité), des miradors servant aux chasseurs ont été sabotés, avec le communiqué suivant en date du premier  janvier 2017 :

“Vive le vand’, vive le vand’, vive le vandalisme !

Bonne année! Bon sabotage!

01/01/2017 – South of France

VA.”

La mort atroce lors des incendies des fermes-usines

Ce qui s’est passé à Ploubalay, village de 3000 habitants au nord de Dinan dans les Côtes-d’Armor, en dit long sur la manière dont les animaux sont considérés comme des marchandises, et rien d’autre.

Hier, un ouvrier agricole arrive à neuf heures du matin sur son lieu de travail et s’aperçoit que ce lieu, une ferme industrielle, est en feu.

2 200 porcelets meurent dans la destruction par les flammes d’un hangar de 700 m², ainsi que 220 truies dans un second bâtiment.

C’est un chiffre énorme et on imagine à quel point leur mort a été atroce.

Car il faut prendre en compte le résultat de ce calcul sordide : 700 m² divisé par 2 200, cela donne comme résultat 0,32.

Cela fait 30 centimètres carré par porcelet, dans une ferme-usine où les 2 200 porcelets étaient « élevés sur caillebotis », comme la quasi totalité des cochons dans l’industrie de l’exploitation animale.

C’est terrifiant !

Nous avions considéré qu’il était erroné de parler de manière unilatérale de camp de concentration pour les élevages industriels, comme cela a été fait récemment (“non aux camps de concentration” écrit comme slogan lors de l’incendie volontaire à la « ferme des mille veaux »).

Cependant, là, on doit bien reconnaître qu’un feu ravageant 2 200 être vivants collés les uns contre les autres, des êtres vivants jeunes, terrorisés, cela a dû correspondre à ce qu’on appelle l’enfer.

On doit penser bien sûr qu’il en a été de même pour les truies, qui étaient sans doute bloquées chacune par tout un appareillage métallique, dans l’incapacité de bouger.

Et on en déduit, puisque l’ouvrier découvre cela à 9 heures du matin, qu’il n’y a aucune surveillance. Quant à l’efficacité d’alarmes ou de quelque chose de ce genre, sans doute qu’il y a bien peu à espérer ici : on est dans une industrie qui, comme toutes les industries, associe pression commerciale et pragmatisme d’entreprise.

Pourtant, la loi est formelle et citons ici un arrêté préfectoral concernant une ferme-usine de Ploubalay. Nous ne savons pas si c’est celle-ci qui est concernée, il y en a plusieurs là-bas.

Néanmoins, on se doute que le principe est le même partout :

« 2.4. – Sécurité

2.4.1 – L’installation électrique doit être conforme aux normes en vigueur ainsi que les installations de chauffage et de stockage de combustibles, s’il en existe.

2.4.2 – L’établissement doit être doté de moyens de lutte contre l’incendie appropriés aux risques à défendre (extincteurs pour feu d’origine électrique).

2.4.3. – L’installation classée dispose à 200 mètres au plus de l’établissement, en un emplacement facilement accessible par les sapeurs-pompiers et visiblement signalé, d’un poteau d’incendie de 100 m / m conforme à la norme NFS 61 213 capable de fournir en permanence un débit de 1000 litres / minute sous une pression dynamique de 1 bar minimum, ou d’une réserve d’eau d’une capacité utile de 120 m3 équipée d’une aire de mise en aspiration viabilisée, d’une surface de 32 m2 au moins, accessible en tous temps et en toutes circonstances.

2.4.4. – A défaut de disposer de moyens suffisants de lutte contre l’incendie implantés à moins de 200m au plus du risque ou d’un avis favorable des services d’incendie et de secours sur les moyens alternatifs de lutte contre l’incendie proposés par l’exploitant, celui-ci devra mettre en oeuvre une réserve d’au moins 120m3 destinée à l’extinction d’un sinistre dans un délai de 6 mois. »

Passons sur le fait qu’il n’y ait pas une surveillance 24 heures sur 24, des alarmes… Alors qu’en toute conscience cela devrait être le cas.

Si l’on se contente de ces lignes, alors le propriétaire de la ferme-usine est coupable de négligence… et de ce fait de maltraitance (c’est le moins qu’on puisse dire).

Or, on peut partir du principe qu’il n’y aura rien et que les assurances paieront.

Or, ce n’est pas la première fois que cela arrive, ces fermes-usines, en temps de crise économique massive, ont une bien étrange habitude de flamber…

Comme par exemple ici, en mai 2016, dans la Manche :

« Un incendie a entièrement décimé un élevage de porcs appartenant à la SARL Dorenlor, au lieu-dit “Le Chemin”, à Barenton (Manche), ce vendredi 27 mai. Le bâtiment, construit en 1994 et rénové en 2001, abritait trois lots de 300 porcs (300 porcs de 30 kg, 300 porcs de 80 kg et 300 porcs de 115 kg). »

En août 2016, dans la Vienne, deux fermes ont connu un incendie au même moment à Coulonges-les-Hérolles et Coussay-les-Bois, pourtant distants de 65 km…

Même localement, il y a eu plusieurs départs simultanés, et la nouvelle République rapporte à ce sujet l’hypothèse selon laquelle

« Un rat enflammé aurait pu propager l’incendie sur les différents lieux. »

Pour résumer : des bâtiments contrôlés et même modernes brûlent, les animaux meurent d’une mort atroce, personne n’est responsable.

Et cela ne relève pas de la stupidité, ni de la méchanceté : c’est ici un système économique parfaitement rôdé et protégeant ses intérêts.

Entrée dans le second mois de pollution massive dans la vallée de l’Arve

Hier, nous parlions de la neige polluée formée à partir des particules fines : voici un aperçu sur une autre situation aberrante, et en même temps conséquence inévitable d’un mode de vie insupportable.

En Haute-Savoie, dans la vallée de l’Arve, entre Annemasse et Chamonix, on entre dans le second mois d’alerte pollution…

C’est la montagne, on pourrait s’imaginer l’air pur, et en fait pas du tout. L’humanité saccage la Nature et cet exemple de la vallée la plus polluée de France est terrible.

Ce n’est pas seulement une crise sanitaire, qui se répète déjà à de très nombreuses reprises : cela correspond à la destruction générale de la Nature.

C’est un exemple particulier symbole d’une tendance universelle.

Localement, les notables et les élus tentent de déminer la situation en relativisant, cherchant à empêcher une prise de conscience nécessaire… et rapide !

Il faut agir vite, chaque jour qui passe la destruction va plus loin ! Il faut remettre tout à plat et partir du mot d’ordre : la Terre d’abord !

La Terre doit redevenir bleue et verte !

Voici deux vidéos édifiantes, présentant bien la situation, et devant motiver pour commencer l’année de manière militante !

Cette première vidéo présente le panorama : les montagnes avec leur pollution…

Voici un documentaire présentant l’arrière-plan de la situation.

Concluons sur une vidéo un peu engagée.

Pas de compromis en défense de notre mère la Terre !