• Les chasseurs et le Diplôme d’Université en droit animalier

Jimmy Cliff : “Save Our Planet Earth”

Nous sommes en 1989 et Jimmy Cliff, une très grande figure du reggae, sort l’album Save Our Planet Earth, dont voici la chanson au titre éponyme.

Ding-ding-ding-ding-ding
Ding-ding-ding-ding-ding
Ding-ding-ding-ding-ding
Whoa-whoa-whoa-whoa-whoa

Ding-ding-ding-ding-ding
Ding-ding-ding-ding-ding
Ding-ding-ding-ding-ding
Whoa-whoa-whoa-whoa-whoa

Save our planet earth! (a so we say, a so we say)
Save our planet earth! (a so we say, a so we say)
Save our planet earth! (a so we say, a so we say)
Hear what we’re saying!
Save our planet earth! (a so we say, a so we say)
Sauvons notre planète Terre (et ainsi nous disons)
Écoutez ce que nous disons

You better stop cutting down the forest
Stop, you’re under arrest
Stop killing out animals
Stop, you are a criminal
Vous feriez bien de cesser de pratiquer la déforestation
Stop, tu es en état d’arrestation
Cesse de tuer les animaux
Stop, tu es un criminel

We want to live, we want to love
We want to see what life is worth (we want to live)
The children want to love, they want to live
To see what life is worth (they want to love)
We no want no more ???
Nous voulons vivre, nous voulons aimer
Nous voulons voir ce que vaut la vie (nous voulons vivre)
Les enfants veulent aimer, ils veulent vivre
Voir ce que vaut la vie (ils veulent aimer)
Nous ne voulons plus de ???

Save our planet earth! (a so we say, a so we say)
We want a better nation
Save our planet earth! (a so we say, a so we say)
Save our planet earth!
Inna this ya creation
Save our planet earth! (a so we say, a so we say)
Sauvons notre planète Terre (et ainsi nous disons)
Nous voulons une meilleure nation
Sauvons notre planète Terre (et ainsi nous disons)
Sauvons notre planète Terre
A l’intérieur de cette création de toi
Sauvons notre planète Terre (et ainsi nous disons)

Everybody wants a better future
So we’ve got to stop this crying the nature
Every single one of us, you want to survive
So we’ve got to do the right things to stay alive
Chacun veut un meilleur futur
Aussi nous avons à stopper ces pleurs de la nature
Chacun d’entre nous voulons survivre
Aussi nous avons à faire les choses correctes pour rester vivant

We want to live, we want to love
We want to see what life is worth (we want to live)
Hear what we say now!
We want to live, we want to love
We want to see what life is worth (we want to love)
Nous voulons vivre, nous voulons aimer
Nous voulons voir ce que vaut la vie (nous voulons vivre)
Écoutez ce que nous disons maintenant !
Nous voulons vivre, nous voulons aimer
Nous voulons voir ce que vaut la vie (nous voulons aimer)

Save our planet earth! (a so we say)
Stop wha you a gwaan with on ya
Save our planet earth! (a so we say, a so we say)

Ding-ding-ding-ding-ding
Ding-ding-ding-ding-ding
Ding-ding-ding-ding-ding
Whoa-whoa-whoa-whoa-whoa

Ding-ding-ding-ding-ding
Ding-ding-ding-ding-ding
Ding-ding-ding-ding-ding
Whoa-whoa-whoa-whoa-whoa

If you’re a farmer, then what could you do?
If you’re a ???, what could you say?
We are not from another galaxy
Everybody got to live and this ya jam be free
Si tu es un fermier, alors que peux-tu faire ?
Si tu es ???, que peux-tu dire ?
Nous ne sommes pas d’une autre galaxie
Chacun doit vivre et c’est ton affaire sois libre

Save our planet earth! (a so we say, a so we say)
Hear what we deh say!
Save our planet earth! (a so we say, a so we say)
Sauvons notre planète Terre (et ainsi nous disons)
Écoutez ce qu’ils disent
Sauvons notre planète Terre (et ainsi nous disons)

You better stop bursting the ozone layer
Stop or you won’t have a prayer
Stop disturbing atmosphere
Stop polluting the air
Vous feriez mieux de cesser de crever la couche d’ozone
Stoppez ou vous n’aurez pas de prière
Cessez de déstabiliser l’atmosphère
Cessez de polluer l’air

We want to live, we want to love
We want to see what life is worth (we want to live)
Hear what we deh say!
The children want to love, they wan to live
To see what life is worth (they want to love)
Nous voulons vivre, nous voulons aimer
Nous voulons voir ce que vaut la vie (nous voulons vivre)
Écoutez ce que nous disons maintenant !
Nous voulons vivre, nous voulons aimer
Nous voulons voir ce que vaut la vie (nous voulons aimer)

Save our planet earth! (a so we say, a so we say)
Got to godly construction
Save our planet earth! (a so we say, a so we say)
Sauvons notre planète Terre (et ainsi nous disons)
Nous avons une construction divine
Sauvons notre planète Terre (et ainsi nous disons)

Too much destruction
Save our planet earth! (stop, stop)
Save our planet earth! (stop, stop)
Trop de destruction
Sauvons notre planète Terre (stop, stop)
Sauvons notre planète Terre (stop, stop)

This ya feary planet
We nah go a mars
We nah go a mercury.
C’est ta planète qui a peur
Nous n’avons pas une Mars
Nous n’avons pas une Mercure

La campagne belge “Tournée minérale”

En Belgique, la Fondation contre le Cancer lance une campagne pour une “Tournée minérale“, c’est-à-dire un mois sans boire d’alcool.

La chose est présentée sous une forme de défi à soi-même, qui permettra de constater les bienfaits apportés par le fait d’éviter l’alcool. Voici les arguments mis en avant.

Tu dors mieux.

Tu as plus d’énergie, tu te sens plus en forme.

L’alcool assèche la peau. Après un mois sans, tu auras un meilleur teint et une plus belle peau.

Le sentiment irremplaçable d’avoir relevé un sacré challenge. Surtout si tu lies tes efforts à la récolte de fonds pour la recherche contre le cancer.

L’alcool est calorique. Beaucoup de gens perdent du poids en l’arrêtant.

Tu épargnes de l’argent. Découvre combien grâce à notre calculateur.

PAS DE GUEULE DE BOIS = plus de temps pour t’amuser, même le lendemain de la veille.

Vin, bière, gin… l’alcool est cher ! En 2014, chaque famille belge a dépensé en moyenne 462 euros en boissons alcoolisées : 289 euros en vins et apéritifs, 115 euros en bières et 58 euros en alcools forts. Tu peux calculer toi-même combien d’argent tu épargneras en février grâce à notre calculateur.

Arrêter de boire durant un mois permet de gérer l’alcool de manière plus saine par la suite. La plupart des gens qui en ont fait l’expérience ont déclaré que leur consommation s’était réduite, même des mois plus tard.

Quoiqu’on en dise, l’alcool n’est tout simplement pas un produit sain. A côté des classiques soirées qui se finissent penché sur la cuvette et des gueules de bois, sa consommation entraîne de sérieux risques pour la santé : dépendance, maladie du foie ou encore cancer.

Tu peux doubler l’effet bénéfique de ton mois sans alcool en augmentant en même temps ta consommation d’eau. Les avantages pour ta santé sont nombreux. Ton corps est composé en grande partie d’eau, et être bien hydraté est vraiment bénéfique. Ta peau sera plus belle, ta capacité à te concentrer augmentera et tu te sentiras globalement en meilleure forme.

L’eau est une véritable boisson énergétique ! En plus, l’eau permet de remplir l’estomac, sans absorber de calories, ce qui permet d’éviter les fringales. Et si tu crains que boire de l’eau devienne lassant, essaye l’une de nos recettes d’eaux aromatisées.

L’alcool est encore moins bon pour toi si tu fais du sport. Pendant que ton corps se charge de l’évacuer, tes muscles reçoivent moins de sucre et l’acide lactique se décompose plus lentement.

Cela se traduit par une baisse d’énergie et plus de raideurs musculaires. Selon certaines études, arrêter de boire durant une longue période permet d’augmenter la vitesse de course de 10% !

L’alcool est lié à un risque accru pour plusieurs types de cancers : bouche et gorge, larynx, oesophage, foie, sein (chez les femmes) et colorectal (chez les hommes). Dans les pays développés, on considère que l’alcool est la cause de 3% (chez les femmes) à 10% des cancers. Tu as des questions sur les liens entre alcool et cancer ? Contacte Cancerinfo gratuitement au 0800 15 801.

Il y a toute une campagne, avec des badges, des pins, des affiches, que l’on peut commander afin de lancer des initiatives là où on le peut.

Plus de 120 000 personnes ont informé qu’elles participeraient à l’initiative.

C’est une initiative intéressante, parce qu’elle va renforcer l’idée qu’on peut dire non à l’alcool. Cela banalise le fait qu’on puisse s’opposer au fait de consommer de l’alcool lors d’un événement, d’une fête, d’une réunion, etc.

Bien entendu, cela a ses limites, car le côté défi individualise la problématique, au lieu de souligner la dimension sociale de la question.

Mais quoiqu’on puisse penser des modalités, cela montre que la question de l’alcool est d’actualité, qu’il y a des gens qui dans un esprit démocratique cherchent à poser le problème.

Et posons la question : une telle campagne pourrait-elle exister en France ?

Morgane Enselme : un exemple de capitulation bobo dans le véganisme

Le véganisme donnerait des maux de ventre… et ne plus être végan est une « délivrance » ! Ce sont les propos totalement aberrants et ridicules de Morgane Enselme, qui a participé à Secret Story et qui donne un exemple assez sévère de niaiserie.

Comme si l’alimentation végane n’était pas tellement infiniment variée qu’il serait possible, si c’était le cas, d’entièrement changer ce qu’on mange tout en restant végan…

Comment peut-on tomber aussi bas scientifiquement (ou si haut dans la mauvaise foi) pour prétendre qu’il faudrait manger de la viande ou du fromage ou encore des oeufs pour ne pas avoir de ballonnements ?

On a ici un exemple de mensonge, d’hypocrisie puisqu’en même temps elle prétend encore défendre les animaux, avoir le même niveau de révolte en faveur des animaux que le véganisme…

Expliquant même que le végétarisme n’est pas cohérent, alors qu’elle ne l’est même pas elle-même non plus. Quelle honte !

Pour cette raison, ce contre-exemple mérite l’attention ; sa vidéo, vue par pratiquement 500 000 personnes depuis la mi-novembre, vaut certainement le coup. C’est un exemple de capitulation bobo.

Des gens comme Morgane Enselme, il y en a eu et il y en aura. Car si la base du véganisme est incorrecte, si culturellement il y a corruption par les valeurs dominantes, alors tout s’effondrera inévitablement.

Les gens qui ne veulent pas trancher par confort, qui vivent dans le conformisme petit-bourgeois, qui profitent des effets de mode, qui n’aiment pas les animaux au fond mais simplement culpabilisent… ne sont pas des gens de confiance.

Le véganisme est tellement fort qu’il peut marquer n’importe quel esprit, mais il ne faut pas se leurrer : qu’attendre de quelqu’un comme Morgane Enselme qui passe à Secret Story et qui racole avec comme secret que son père est transsexuel ?

Le véganisme ne peut aller de pair qu’avec l’universalisme et non le relativisme, la libération animale et non la célébration de la jeune urbaine bobo fière de mettre ses cosmétiques et ses recettes sur instagram.

Le véganisme est une démarche stricte, imposant une délimitation stricte avec le conservatisme, le conformisme. Comme cela dérange les bobos dans leur vie quotidienne, ils sont prêts à inventer tout et n’importe quoi.

Ils seraient individuellement différents, ou bien il ne faudrait pas être extrême. Il faudrait surtout être antispéciste, ou bien flexitarien, etc.

Est-ce que cela veut dire que la vague « vegan » bobo est en train de passer, parallèlement à la tentative de l’industrie de promouvoir certains produits végétaliens dans la grande distribution ? C’est tout à fait possible et les prochains mois montreront ce qu’il en est.

Dans tous les cas, le véganisme à la mode, bobo, hipster, ne pourra de toutes manières pas tenir longtemps.

La charte pour les libertés et la diversité des cultures, Robert Ménard et les végans

Le relativisme culturel est un ennemi très clair de l’universalisme que ne peut qu’assumer le véganisme. Il est par conséquent défendu par les gens qui veulent vivre dans le passé, dans des moeurs dépassées.

L’Observatoire National des Cultures Taurines, qui représente en quelque sorte le think tank pro-tauromachie, s’est logiquement lancé à la fin de l’année dernière dans une campagne relativiste, “différentialiste”.

Elle propose une “charte pour les libertés et la diversité des cultures” et voici un extrait d’un de leurs partisans, lors d’un colloque au palais du Luxembourg à Paris, où siège le Sénat.

Les mairies d’Arles, de Bayonne, de Nîmes, de Vic, de Mont de Marsan, de Dax, de Béziers ont envoyé un représentant (le maire adjoint ou le maire) pour soutenir l’initiative.

Voici le texte de la charte :

“Dans un monde qui se globalise au risque de provoquer la
disparition de nombreuses cultures minoritaires, il est indispensable de rappeler – comme les Etats membres y sont
engagés par les conventions de l’UNESCO de 2003 et 2005
sur la protection et la promotion des patrimoines culturels
immatériels et de la diversité des expressions culturelles –
que celles-ci, tant qu’elles ne portent pas atteinte aux
Droits de l’Homme, doivent être respectées et pouvoir se
transmettre en toute liberté.

À l’image des différentes formes de chasse, de pêche, des
arts et pratiques de l’agriculture, qui, tous, participent de
cet Esprit du Sud qui repose sur un patrimoine ancestral
largement partagé dans nos régions et bien au-delà, tel est
le cas de la Tauromachie dont le cadre juridique fut certifié
conforme à la Constitution par la décision du Conseil
Constitutionnel du 21 septembre 2012, et qui, au regard
également de la législation européenne, constitue une exception
culturelle parfaitement légitime dans ses régions
de tradition.

Au nom de toutes les villes taurines françaises, et des millions
de citoyens français qui se reconnaissent dans les valeurs
de la culture taurine, nous demandons à l’État
français de prendre en considération ce patrimoine ancestral,
dont les premiers témoignages apparurent dans les
grottes de Dordogne voici 23000 ans, dont les diverses manifestations ont accompagné l’histoire de la France depuis
sa création, et d’assurer sa préservation comme il s’y est
engagé en 2011, en l’inscrivant à l’inventaire du Patrimoine
Culturel Immatériel de la France ».

Voici les propos de Robert Ménard, maire de Béziers et figure très connue de l’extrême-droite. Son point de vue est à ce titre intéressant, car limpide dans son côté réactionnaire, mais aussi il parle des végans, dont il se plaint de manière assez particulière par rapport à son vécu.

«D’abord je voudrais remercier André Viard [qui est président de l’Observatoire National des Cultures Taurines], parce que ce sont les militants comme lui qui font que les choses avancent.

Ce que je voulais dire c’est d’abord les difficultés que l’on rencontre à Béziers et j’imagine que c’est pareil ailleurs.

On a beaucoup parlé du mouvement vegan, et moi j’ai deux de mes enfants sur quatre qui sont vegans. Je ne sais pas si vous imaginez.

C’est une espèce de folie … un «on aime les animaux » poussé à l’extrême. On aime surtout le chat et le chien parce que c’est ça qu’ils connaissent des animaux et je pense que cet air du temps est farouchement anti-corrida et il faut faire très attention.

Je ne connais pas bien le milieu taurin mais je suis abasourdi par ses divisions en tout cas dans notre ville. Aux anti taurins qui manifestent, je dis chaque fois : je vous protège, mais vous finirez par vous faire casser la figure par trois mecs qui aiment
le rugby, la corrida et l’opéra et qui ne vous aiment pas. Donc on protège les antis-corridas comme une espèce qu’il ne faudrait pas perdre tout de suite.

Et puis la crise économique. C’est cher les corridas, et à Béziers c’est un des problèmes car on est particulièrement chers. Tout ça ajouté explique les difficultés, d’où l’importance de la réunion que vous avez organisée ce matin et je me félicite que rien ne soit partisan ici, qu’on se retrouve les maires au coude à coude pour défendre, je ne sais si c’est la culture ou la tradition, peu importe, c’est ce que l’on aime.

C’est notre façon de vivre, notre façon de faire la fête, notre façon de parler, notre façon d’aimer, tout ça c’est nous et c’est ce que l’on a envie de défendre.

Béziers est une ville de 75 000 habitants et on fêtera l’an prochain les 120 ans  des arènes qui ont été construites pour la tauromachie mais aussi pour des opéras, car le milieu taurin à Béziers est le même que celui qui aime l’opéra. On a une école taurine on a un grand torero qui s’appelle Castella.

Au niveau économique je ne sais plus qui en parlais, la fréquentation de notre feria c’est 300 000 personnes selon la
police et 2 millions selon les organisateurs.

Moi je pense que c’est plutôt 300 000 que le million que mes prédécesseurs vantaient, mais 300 000 personnes dans une ville pendant trois jours cela fait vivre la ville. Voilà. Donc il y a des menaces et il faut y faire face ensemble.

André Viard merci. Vous pouvez compter sur Béziers au côté de tout le monde. Je ne parle pas de politique, ici ça n’a pas lieu d’être, c’est juste ce qu’est ce pays ce qu’est cette région ce qu’est ce continent et tout ça on y est attaché à Béziers comme ailleurs et si on peut se retrouver tous ensemble ça sera une bonne chose en tout cas on est là et on sera là et c’est pourquoi j’ai tenu à venir personnellement même si Benoît D’Abbadie [adjoint à la Tauromachie, à la mairie de Béziers] suffisait amplement pour le dire en mon nom.”

La question de la corrida est un symbole vraiment évident de ce que les gens refusant de poser la question animale se complaise dans un esprit du terroir totalement réactionnaire…

Le relativisme est un obstacle essentiel au véganisme.

Voici, pour finir, les propos d’Emmanuel Durand, délégué de l’Observatoire national des cultures taurines dans le Gard, tenus à France Bleu.