• Les chasseurs et le Diplôme d’Université en droit animalier

Le véganisme pour les animaux ou avec les animaux ?

Devenir vegan pour les animaux revient malheureusement le plus souvent à dire vegan sans les animaux. En effet, il s’agit d’un refus de participer à l’exploitation animale, mais cela s’arrête là.

Il n’y a pas de considération sur la destruction du vivant à l’échelle planétaire, la compassion ne va pas jusqu’à l’amour.

Quiconque s’est occupé d’animaux de manière un tant soit peu prolongée connaît la problématique de l’animal vieux ou malade, demandant énormément d’attention et de soins.

Cela exige une très grande discipline, une abnégation complète, comme par exemple lorsqu’il faut se lever toutes les deux heures pour nourrir quelqu’un.

Pourtant, si l’on regarde de ce côté là, on voit que des gens non végans le font parfois, et même que les gens dans les refuges qui sont parmi les plus actifs ne sont pas du tout végans.

Alors, qui faut-il considérer comme le plus avancé ? Les vegans qui rejettent les animaux avec l’exploitation animale, ou bien les gens acceptant l’exploitation animale mais se tournant vers les animaux ?

On aurait tort de ne pas voir la portée gigantesque du choix qui doit être fait ici. Car il y a parfois bien plus de véganisme, comme objectif universel, dans une personne aidant les oiseaux en hiver que chez une personne cherchant une attitude existentialiste de refus de la « dureté » du monde.

Le véganisme qui est à la mode chez les bobos, dont il est parlé dans tous les journaux et les revues, avec une certaine bienveillance, ce n’est ainsi pas dans l’ordre des choses. C’est qu’il y a un problème de fond, qu’il s’agit d’un véganisme acceptable, ne posant pas problème.

Car le problème que pose le véganisme « pour les animaux » mais sans eux, c’est un problème intellectuel à prétention moralisante, qui amène une discussion marginale, un commerce nouveau qui tourne, mais sans dimension réellement universelle, subversive.

Le véganisme avec les animaux pose lui par contre un véritable problème, parce qu’il pose le problème non pas de l’attitude des êtres humains par rapport aux animaux dans un cadre uniquement anthropocentriste, mais du rapport de l’humanité à la Nature dans sa totalité.

Cette question de la totalité est honteusement « oubliée » par des gens pour qui le véganisme relève d’un simple choix individuel, un peu comme une sorte de conversion morale dans un sens religieux personnel.

Mais les individus ne sont pas le fond du problème, la base de la question. C’est la protection de la planète et de tous les êtres vivants qui est en jeu. La planète connaît de terribles destructions, chaque jour les animaux sauvages sont des victimes de la destruction de leur milieu, d’offensives industrielles ou artisanales à leur encontre.

Vu ainsi, on pourrait dire que même si le véganisme réussissait (ce que nous ne croyons pas) à s’imposer de manière institutionnelle, réformiste dans la société humaine, le temps que cela arrive il n’y aurait plus de Nature, plus d’animaux sauvages.

A cela s’ajoute le réchauffement climatique. C’est une question universelle, d’une importance capitale. Pourquoi cette donnée n’existe-t-elle pas dans le véganisme « pour les animaux » mais sans eux ? Justement en raison du refus de l’universel.

Force est de constater d’ailleurs que la question de fond, c’est celle-là : soit le véganisme est une démarche individuelle, relevant d’une dimension personnelle, d’un choix à portée morale. C’est alors un aboutissement intime, du domaine du privé.

Soit le véganisme est un point de départ, une démarche qui a une portée universelle, une dimension collective touchant tous les aspects de la vie. C’est alors une volonté de compassion universelle qui exigerait de réaliser, d’une certaine manière, l’utopie qu’espérait l’hindouisme et le bouddhisme dans leur aspect moral, tout comme d’ailleurs finalement la plupart des religions.

C’est réaliser le paradis, considérer l’Éden comme devant nous et non pas derrière nous. C’est possible : un rapport universel entièrement différent de l’humanité à la Nature est possible, tout le monde le sait.

Et soit cette révolution complète arrive, soit l’humanité ne peut voir que sa civilisation s’autodétruire, provoquant des dégâts profonds et terribles dans la Nature.

Braconnage d’un rhinocéros en France

C’est une nouvelle de portée historique, parce que la portée de cet acte montre qu’il n’y a plus de frontières dans la barbarie généralisée envers les animaux.

Nous vivons une époque du quitte ou double : ou bien la reconnaissance de Gaïa, de la planète comme lieu de vie, ou bien la généralisation de la destruction.

Et comme nous sommes le 8 mars, journée de la femme, soulignons que les acteurs de ce crime sont forcément des hommes. Il y a dans le fait d’aller fracturer plusieurs portes d’un zoo, tuer un rhinocéros de trois balles dans la tête, de couper sa corne à la tronçonneuse, quelque chose qui relève d’une attitude typiquement patriarcale.

Voici le communiqué du zoo de Thoiry où s’est produit ce crime, dont le zoo est d’ailleurs en partie responsable. Cette prison pour animaux prétend protéger : la vanité de ses prétentions est flagrante.

Parc Zoologique de Thoiry
[NEWS]
LE DOMAINE DE THOIRY VICTIME DU BRACONNAGE
DANS LA NUIT DU 6 AU 7 MARS

Dans la nuit du lundi 6 mars au mardi 7 mars 2017 des malfaiteurs se sont introduits dans le Domaine de Thoiry malgré les mesures de sécurité mises en place et ont tué l’un des trois rhinocéros blancs pour s’emparer de l’une de ses cornes.

L’ensemble du personnel est extrêmement choqué. Une enquête de gendarmerie a été diligentée dès les premières heures de la matinée. La direction du Domaine de Thoiry va porter plainte.

LES FAITS

Les malfaiteurs sont entrés au Domaine de Thoiry en forçant l’une des grilles extérieures proches de la Plaine africaine. Ils se sont ensuite dirigés vers le bâtiment des rhinocéros blancs dont ils ont forcé la porte métallique et ont fracturé une porte intérieure intermédiaire. Cela leur a permis d’accéder aux loges des animaux.

Ils ont alors tué par balle Vince un jeune mâle de 4 ans pour couper l’une de ses cornes, probablement à la tronçonneuse. Sa seconde corne n’a été que partiellement tranchée ce qui laisse imaginer que les criminels ont été dérangés ou que leur matériel s’est révélé défectueux.

Les deux autres rhinocéros blancs vivant à Thoiry, Gracie âgée de 37 ans et Bruno âgé de 5 ans, ont échappé au massacre et sont sains et saufs.

Vince a été trouvé ce matin par sa soigneuse qui, très attachée aux animaux dont elle s’occupe, est profondément affectée. Cet acte odieux a été perpétré malgré la présence de cinq membres du personnel zoologique vivant sur place et de caméras de surveillance.

LE CONTEXTE

Les cornes de rhinocéros font l’objet d’un commerce illégal car on leur prête des propriétés médicinales infondées. En 2015 sur le marché noir, 1kg de corne de rhinocéros était vendu 51 000 euros. Il existe 5 espèces de rhinocéros et 11 sous-espèces, toutes menacées.

Vince est né fin 2012 au Burger’ Zoo d’Arnhem aux Pays-Bas. Il est arrivé en mars 2015 au Domaine de Thoiry.

Il appartient à la sous-espèce rhinocéros blanc du Sud qui, après avoir frôlé l’extinction au 19ème siècle (seulement 20 à 25 animaux dans la nature), a vu ses effectifs remonter jusqu’à atteindre un peu plus de 20 000 individus dont 18 000 se trouvent en Afrique du Sud.

Il s’agit donc d’une sous-espèce extrêmement menacée pour laquelle la reproduction et la conservation en parcs zoologiques et sur le terrain est essentielle.

250 rhinocéros blancs du Sud sont actuellement hébergés dans les zoos européens et font l’objet d’un programme d’élevage.

Ces dernières années le braconnage en Afrique du Sud a connu une hausse exponentielle. En 2007, 13 rhinocéros blancs ont été tués, en 2011, 448 rhinocéros blancs, en 2014, 1 215 et en 2015, ce sont 1 175 rhinocéros blancs qui ont été braconnés.

Le 21 février dernier, l’orphelinat dédié aux rhinocéros de Thula Thula en Afrique du Sud a été attaqué. L’équipe a été sérieusement molestée et plusieurs jeunes rhinocéros tués.

Les vols de cornes de rhinocéros sont également en recrudescence à travers l’Europe. Il s’agirait cependant de la première fois qu’un zoo subit une attaque entraînant la mort d’un rhinocéros.

Très impliqué dans la sauvegarde des animaux et leur protection, le Domaine de Thoiry avait déjà, à sa façon, tiré la sonnette d’alarme en organisant en 2013 une conférence portant sur le trafic de cornes de rhinocéros.

Différents spécialistes du rhinocéros et de la faune sauvage y avaient participé dont la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED), la Direction de la nature et des paysages du Ministère de l’Écologie, du Développement Durable et de l’Énergie (MEDDE), la Brigade CITES – Capture de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS), le Président de l’African Rhino Specialist Group de l’Union International pour la Conservation de la Nature (UICN), le responsable TRAFFIC pour le World Wildlife Fund (WWF).

En France, un arrêté, publié le 17 août 2016 au Journal officiel, interdit «sur tout le territoire national et en tout temps» le transport à des fins commerciales, le colportage, l’utilisation commerciale, la mise en vente, la vente ou l’achat de défenses et d’objets composés en tout ou partie d’ivoire des espèces d’éléphants ou de corne de rhinocéros.

Cet arrêté concerne toutes les espèces d’éléphants (d’Afrique et d’Asie) et de rhinocéros (blanc, noir, indien, de Sumatra et de Java). Des dérogations à cette interdiction sont toutefois prévues. Ces dérogations concernent le commerce des antiquités (objets travaillés datant d’avant 1947), «actuellement libre de documents Cites, au cas par cas», a précisé le ministère de l’Environnement.

Le commerce et la restauration d’objets travaillés datant d’après mars 1947 et d’avant le 1er juillet 1975 restent également possibles, «sous réserve d’avoir obtenu préalablement, au cas par cas, le certificat intra-UE (CIC) prévu par le règlement Cites».

Le trafic d’espèces sauvages et de leurs produits est sévèrement puni par la loi en France.

Le trafic d’espèces sauvages protégés représente le 4ème trafic au monde après celui de la drogue, de la contrefaçon et celui d’êtres humains.

Sources des informations chiffrées
IFAW – WWF – Save the Rhino – IUCN RedList

C’est un exemple terrible, un de plus. Il montre que la boucle est bouclée dans le cadre de l’accroissement exponentiel de l’exploitation à l’échelle mondiale.

Les frontières tombent ! Mais pas pour la compassion, pour la défense de la Nature ! Seulement pour le crime, l’exploitation.

“Les éleveurs doivent pouvoir choisir d’abattre leurs animaux à la ferme”

L’hebdomadaire Marianne a publié sur son site une tribune d’un Collectif “Quand l’abattoir vient à la ferme”, intitulé “Les éleveurs doivent pouvoir choisir d’abattre leurs animaux à la ferme !”.

C’est un point de vue rétrograde au possible, bien entendu, avec cet éternel éloge de la petite production, présentée comme “éthique”.

Ce serait le “système industriel” qui serait le vrai problème, lit-on dans cette prose pétainiste, dont on se souviendra encore du passage suivant dans dix ans, comme exemple de remarque barbare :

La qualité des produits animaux repose avant tout sur une qualité morale, celle du respect des animaux.

On notera que parmi les signataires de ce collectif, on trouve notamment :

– Elisabeth De Fontenay, très souvent présentée comme une très grande philosophe pro-animaux par le milieu du bien-être animal (L214 etc.),

– le réseau France Nature Environnement, qui montre par là qu’il passe totalement à côté de la problématique animale,

– Laurent Pinatel, porte-parole de la Confédération Paysanne, qui rappelle que la ligne à la José Bové n’est qu’une nostalgie d’un passé idéalisé.

Voici la tribune.

Les éleveurs doivent pouvoir choisir d’abattre leurs animaux à la ferme !

Après des décennies d’ignorance voire d’indifférence collective quant au sort des animaux de ferme arrivant par milliers chaque jour dans les abattoirs français, un focus médiatique a récemment rappelé l’existence des abattoirs et a mis en évidence les conséquences graves de leurs dysfonctionnements structurels sur les animaux.

Les travaux de la commission parlementaire sur « les conditions d’abattage des animaux de boucherie dans les abattoirs français », en conclusion d’un grand nombre d’auditions et de la rédaction d’un rapport avançant 65 propositions, ont finalement donné lieu à une proposition de loi relative au respect des animaux en abattoirs.

Un article, notamment, de cette proposition de loi a été voté par l’assemblée le 12 janvier dernier : la mise en place de la vidéosurveillancedans les abattoirs à partir du 1er janvier 2018.

Surveiller ou changer de système ?

Même si cette mesure recueille l’assentiment d’un grand nombre de nos concitoyens, nous savons qu’elle ne constitue pas une réponse suffisante, ni même efficace, aux graves problèmes que pose la majorité des abattoirs français aujourd’hui.

Car, il faut le rappeler, les animaux sont majoritairement abattus comme ils sont produits, industriellement. Les « productions animales », ce sont les usines de production des animaux (les porcs, les volailles…) et des produits animaux (le lait, les œufs…) et les usines de transformation de cette matière animale.

Entre les deux, l’abattage, simple procédure technique de passage du vif au mort. Car, si les animaux sont produits comme des choses, ils sont également traités comme des choses à l’abattoir.

Ce n’est donc pas la surveillance de travailleurs eux-mêmes en souffrance qui changera quoi que ce soit aux conditions de vie et de mort des animaux.

C’est le système industriel qui s’impose dans nos relations aux animaux de ferme, de leur naissance à leur mort, à quoi il faut d’urgence renoncer.

L’innovation est notre culture. La qualité, notre priorité
En dehors de ces systèmes industriels, des milliers d’éleveurs travaillent de manière digne et respectueuse des animaux, de l’environnement et des consommateurs.

Mais, pour ces éleveurs, il n’existe pas d’alternatives à l’abattoir. Il reste encore sur le territoire des abattoirs « de proximité » mais ils sont le plus souvent pensés sur le modèle industriel et ils doivent répondre aux mêmes normes et aux mêmes procédures.

Autrement dit, même si des éleveurs élèvent leurs animaux dignement, ils ne peuvent se soustraire à un abattage indigne. Ils doivent déléguer l’abattage de leurs animaux à des structures opaques en lesquelles ils n’ont pas confiance.

Cette délégation obligée est cause de souffrance pour les éleveurs car ils ont le sentiment d’abandonner leurs animaux à un moment ou au contraire ils devraient plus que jamais assumer leurs responsabilités envers eux.

Une réalité : des éleveurs refusent l’abattoir

C’est pourquoi un certain nombre d’entre eux refusent l’abattoir et, de manière illégale, abattent leurs animaux à la ferme. Ils risquent en cela six mois de prison et une amende de 15 000 €.

Or, ces éleveurs cherchent simplement à être à la hauteur de leurs animaux et à être cohérents dans leur métier.

Est-il normal que ce soient ces éleveurs, qui engagent leur sens moral dans le travail, qui soient passibles de prison ?

Depuis près de deux ans, notre Collectif dénonce cette injustice et travaille au développement d’alternatives et notamment au développement des abattoirs mobiles en France.

Car nous affirmons que non. Non, ce n’est pas normal de risquer la prison parce que l’on respecte ses animaux. Les éleveurs doivent pouvoir faire un travail digne de la naissance à la mort des animaux. Pour cela, il faut qu’ils puissent avoir la possibilité de choisir et de maîtriser l’abattage.

Cela veut dire pouvoir abattre les animaux là où ils sont nés, à la ferme. Cela implique également qu’ils puissent prendre le temps nécessaire à cette étape pour les animaux et pour eux-mêmes.

Lors des auditions de la commission « Abattoirs » et lors des débats à l’Assemblée, le collectif « Quand l’abattoir vient à la ferme » a demandé à pouvoir mettre en place des expérimentations d’abattage à la ferme notamment via des abattoirs mobiles.

Ces demandes ont été rejetées laissant de nombreux éleveurs dans le désarroi. De nombreux éleveurs mais également de nombreux consommateurs.

Car l’abattage à la ferme est également une demande d’une part croissante de nos concitoyens refusant le système industriel.

Eux aussi veulent pouvoir assumer leurs responsabilités envers les animaux et pouvoir faire confiance aux éleveurs.

Il en est de même pour un grand nombre de professionnels, bouchers, chefs, artisans, vétérinaires…

La qualité des produits animaux repose avant tout sur une qualité morale, celle du respect des animaux.

Ayons enfin le courage de nos voisins Européens !

Des solutions d’abattage à la ferme existent. Elles sont mises en œuvre en Suède, en Allemagne, en Suisse… via des équipements adaptés à différentes tailles de troupeaux et différents systèmes d’élevage.

Ce qui est possible dans ces pays est possible en France. C’est pourquoi nous demandons aux pouvoirs publics français de soutenir les expérimentations d’abattage à la ferme proposées par notre Collectif. Pour les animaux, pour leurs éleveurs et pour la pérennité d’un élevage en France digne de ce nom.

Le Collectif « Quand l’abattoir vient à la ferme »

Co-signataires de cette tribune: Association en faveur de l’abattage des animaux dans la dignité (AFAAD) ; Collectif Plein Air ; Nature et Progrès ; Bio Where; Yves-Marie Le Bourdonnec (Maître Artisan-boucher et spécialiste de la maturation, Titré Meilleur boucher de Paris) ; Thierry Bedossa (vétérinaire et comportementaliste, Clinique du Pont de Neuilly ) ; Elisabeth De Fontenay(philosophe et essayiste) ; Christian Laborde (écrivain, poète, chroniqueur et pamphlétaire) ; France Nature Environnement (FNE) ; Frédéric Lenoir(philosophe, sociologue, conférencier et écrivain) ; Thierry Marx (chef cuisinier étoilé) ; Laurent Pinatel (porte-parole de la Confédération Paysanne) ; Philippe Radault (réalisateur-documentariste, auteur notamment du documentaire A l’abattoir) ; Isabelle Saporta (journaliste et écrivaine) ;Perico Légasse (critique gastronomique et rédacteur en chef de Marianne) ; Denis Fric, Pierre Froment, Paul Polis, Hubert Hiron, Nathalie Laroche (vétérinaires, GIE Zone verte).

Tibo in shape : “je deviens vegan pendant 1 mois!! (avant après)”

“Tibo in shape” est un “youtubeur” très connu, dont  les vidéos sont  vues souvent  à un million d’exemplaires. Sa dernière vidéo atteint justement 1,3 millions de vues en 24 heures et s’intitule  “je deviens vegan  pendant 1 mois!! (avant après)”.

Voici la vidéo, avec quelques précisions avant de la regarder. La posture de Tibo sur youtube  est celle du costaud sympa qui joue à l’idiot.

Il combine cela avec une certaine attitude beauf pour être accessible et faire passer des conseils pour être “énorme et sec”.

Naturellement, les problèmes dans ce qu’il raconte sont innombrables. Déjà, bien sûr, il n’y a rien de vegan ici : il s’agit de végétalisme.

S’il affirme qu’on peut très bien devenir musclé tout en étant vegan (en fait végétalien), il ne peut s’empêcher tout le temps de dire que la viande lui manque, et il conclut en expliquant que chacun fait comme il veut pour son régime alimentaire.

C’est là la logique du consensus, qu’on trouve chez un youtubeur comme Norman ou un homme politique comme Macron, et qui relativise absolument tout, afin de ne froisser personne et d’être conforme au libéralisme.

Alors on peut voir l’aspect positif : sur le plan de l’énergie, on peut tout à fait être vegan. Tibo in shape l’assume, il n’a pas de position passéiste là-dessus et il l’assume.

Mais, imaginons que cela ne soit pas vrai : qu’est-ce que cela changerait ? Car le véganisme raisonne en termes de morale.

L’important c’est bien entendu d’être en bonne santé, donc d’être sportif relativement, tout comme d’ailleurs de manger des choses bonnes.

Toutefois la focalisation obsessionnelle sur les bons petits plats ou le sport témoignent d’un décalage complet par rapport à la morale.

Autrement dit, et c’est notre accusation envers le “véganisme” à la mode actuellement : c’est un “véganisme” sans animaux, sans amour des animaux, sans défense de la Nature, où les animaux sont en fait les objets d’un refus existentialiste de ce qui se passe dans le monde.

Cela se réduit à une mode bobo, d’où la vidéo de Tibo in shape qui tente de surfer là-dessus pour promouvoir ses vidéos. Le végétalisme n’est qu’un prétexte à une “expérience” personnelle pour une vidéo ; il n’y a aucun contenu.

D’ailleurs la course effrénée à “l’énorme et sec” relève d’une idéologie d’apparence et de consommation typique de ces dernières années, qui ne raisonne pas du tout en termes de morale, de réflexion.

Cela participe au chacun pour soi, au culte de l’image de soi et les salles de sport pullulent de ce fait ces derniers temps, tout comme les magasins de protéines.

Il faudrait gonfler, toujours plus gonfler et il n’est pas bien difficile de voir que cela relève d’une idéologie patriarcale tout à fait caricaturale, dont relève Tibo in shape dans ses autres vidéos.

Tout cela n’a vraiment rien de naturel !

Maroc : cannabis et karkoub

Nous parlions il y a peu de la possible légalisation du cannabis au Maroc ;  voici quelques informations au sujet de l’importance de cette industrie, le département d’Etat américain ayant fait un rapport sur la production de drogues.

On y apprend que le Maroc est à la fois le premier producteur et le premier exportateur de cannabis. La section drogues et criminalité de l’ONU évalue d’ailleurs la production total de cannabis à 700 tonnes pour l’année 2015-2016.

Or, la valeur de ces 700 tonnes équivaut à pas moins de 23% du PIB marocain !

On s’imagine par conséquent la signification du cannabis pour l’économie marocaine. En fait, cette économie elle-même est dépendante de la drogue.

Une légalisation en France aurait une conséquence énorme sur elle, provoquant une déstabilisation sans pareil. En même temps, il est inévitable que pour devenir un véritable pays développé, le Maroc rompt avec une telle production.

Non seulement parce que cela maintient le Maroc au statut de traditionnel pays du tiers-monde produisant de simples matières premières, mais aussi de par les conséquences sur le plan des mafias.

Le pays est ainsi en train de devenir un lieu de passage pour la cocaïne sud-américaine exportée vers l’Europe. Ici, des pauvres hères d’Afrique de l’ouest sont notamment utilisés comme mule à l’aéroport international de Casablanca, notamment par l’ingestion de sachets.

A cela s’ajoute la diffusion massive du “karkoubi”, la drogue des pauvres. Il s’agit d’anxiolytiques ou d’anti-épileptiques, connu sous le nom de “Ibolha hamra” pour le Rivotril, “2 points” pour le Valium, La Roche pour un des médicaments de ce laboratoire pharmaceutique.

Leurs conséquences sont des hallucinations et une désinhibition complète, au point par exemple de s’automutiler sans pratiquement le remarquer.

Pour renforcer dans l’horreur, la dépendance est très importante, leur prix relativement bas (autour d’un euro l’unité) et cette drogue a pénétré les milieux scolaires, étant parfois consommée dès l’âge de 10-11 ans.

Au Maroc, des centaines de jeunes se sont mutilés les bras, le visage, etc., alors que 80% des agressions dans le pays sont considérées comme étant liées à la consommation de tels stupéfiants. Parmi les drames connus, un garçon de 14 ans étrangle son père avec le câble d’une antenne parabolique, un autre de 15 ans tue un ami d’un coup de couteau dans le ventre pour un demi-litre de vin rouge, etc.

Une version parmi les plus dangereuses de ces drogues est appelé “al katila”, c’est-à-dire la tueuse. Elle est composée d’une petite boule de farine, avec un cocktail de gouttes de ces psychotropes et de cannabis.

Bref, c’est toute une culture, et aurait-elle été possible sans la présence du cannabis ?

Il faut noter ici également une triste mentalité, qui nuit au combat contre les drogues : le cannabis en Algérie provient du Maroc, la drogue Karkoubi présente au Maroc provient d’Algérie.

Ce qui montre bien que les drogues sont une problématique mondiale et que la seule réponse possible est le refus général, sans compromis.

Grippe aviaire : les oiseaux migrateurs une fois de plus incriminés à tort

Alors que 1,3 million de canards ont été assassinés en raison de l’épizootie frappant les élevages de la filière du foie gras, on vient d’apprendre qu’il y a encore 360 000 autres canards qui vont être tués afin de tenter de stopper la propagation du virus H5N8.

573 communes de la Haute-Garonne vont devoir pratiquer un “vide sanitaire”, alors qu’il y a eu officiellement 373 foyers de contamination.

Les éleveurs sont bien entendu furieux, malgré que l’État leur ait débloqué 120 millions d’euros… On reconnaît le fonctionnement de l’exploitation animale et le soutien permanent de l’Etat à son égard.

Ce qui n’empêche pas le populisme outrancier des éleveurs : à Pau des “canards en colère” ont déversé des plumes de canards, de la paille, du maïs et des pneus devant la MSA, sécurité sociale des agriculteurs…

Et un aspect inévitable est l’accusation faite à la Nature d’être la “cause” de tous les problèmes. La Ligue de Protection des Oiseaux a publié un intéressant document à ce sujet.

Grippe aviaire : les oiseaux migrateurs une fois de plus incriminés à tort.

La LPO dénonce le détournement des causes réelles de cette épizootie. Explications !

Le 23 février 2017, après avoir découvert que des Tourterelles turques avaient été victimes du H5N8 dans le Lot et Garonne et supposant qu’elles étaient à l’origine de la contamination des élevages, une battue administrative a été organisée dans ce même département.

Face à cette nouvelle contamination des volailles domestiques, les oiseaux sauvages sont une fois de plus incriminés comme étant les vecteurs essentiels du virus.

Il n’est pas question de nier que l’oiseau sauvage peut être porteur. La question est de savoir s’il est à l’origine ou s’il subit le virus.

La LPO tient à soulever des incohérences face à ces conclusions qu’elle estime fausses :

Les Tourterelles turques victimes du H5N8 et supposées être à l’origine de la contamination sont sédentaires. De fait, la probabilité d’être contaminées vient donc davantage de la fréquentation d’un élevage du sud-ouest que d’un voyage vers les contrées asiatiques.
Les oiseaux hivernant en France ne croisent pas de région d’élevages industriels de plein air, sauf… dans le sud-ouest de la France, et ponctuellement depuis les élevages de l’Europe centrale et de l’ouest.

Il n’existe pas d’oiseau migrateur reliant l’Asie du sud-est et la France. La seule espèce « long courrier » est la Sterne arctique qui effectue un déplacement vertical de 40 000 km, entre la Scandinavie et l’Antarctique.

Les seuls oiseaux qui nous arrivent en masse d’Extrême-Orient sont des volailles domestiques qui prennent l’avion !

Ce n’est pas un hasard si la flambée du H5N8 est apparue en France en particulier durant les fêtes de fin d’année, pendant que la filière palmipèdes (78% des foyers recensés dans cette filière, notamment celle des canards gras) s’affairait dans les opérations de négoce.

Et c’est encore moins un hasard si la région Nouvelle Aquitaine est particulièrement affectée par cette flambée du H5N8 puisqu’elle assure à elle seule plus de 57% de la production française et près de 43% de la production mondiale de foie gras.

Ce n’est pas un hasard non plus si le département des Landes est le plus impacté : avec une production de 11 millions de palmipèdes en élevage, dont 8 en gavage.

La concentration des élevages sur de petites surfaces, l’augmentation considérable du nombre d’exploitations et de leur taille durant ces dernières années (multipliées par 6 en 30 ans !) nécessite en particulier des règles d’hygiène intra et inter-élevages très strictes qui ne sont manifestement pas toujours bien appliquées.

Une enquête a d’ailleurs été ouverte début février afin de vérifier si les conditions d’hygiènes ont été respectées par les divers maillons de la chaine industrielle lors des transports d’animaux.

La LPO s’étonne que l’on ait continué à autoriser l’usage « d’appelants » (canards domestique destinés à attirer les canards sauvages) pour les chasses à la hutte, alors que le H5N8 est apparu dans le Pas-de-calais, à partir « d’appelants », et tandis que tous les éleveurs ont eu l’interdiction de transporter leurs volatiles, y compris au Salon de l’Agriculture.

La LPO surveillera de près les résultats de l’enquête ouverte début février et devant mettre en lumière le respect ou non des conditions d’hygiènes par les divers maillons de la chaine industrielle lors des transports d’animaux.

Béruriers Noirs – Les bûcherons

Les Béruriers Noirs sont un groupe punk très connu en France, de par le succès qu’ils ont eu. Voici les paroles d’une chanson de 1983, qui témoigne d’une réflexion accompagnée d’une dénonciation concernant la forêt et les abattoirs.

La chanson, d’esprit expérimental et datant du tout début des “bérus”, alors qu’ils fréquentaient les squatts autonomes, cherche à exprimer la “continuité” de l’esprit du massacre, la logique de la destruction.

 

Les bûcherons sont entrés dans la forêt
Les bûcherons sont de plus en plus laids
Avec leurs barbes longues de 4 mètres
Et leurs haches qui fendent les chênes
Leurs chaussures écrasent les plantes
Et dans les arbres détruits ils dansent
A grands coups de tronçonneuse
Ils atrophient la nature pieuse

Ils marchent sur la forêt
Il sont de plus en plus laids

Mais il est arrivé qu’un jour il n’y avait plus d’arbres
Tout n’était que tristesse et désordre
Les bûcherons ont beaucoup souffert ce jour-là
Il n’y avait plus rien à abattre
Dans un village perdu près des marais noirs
Les bûcherons sont entrés
Avec leurs bottes aux pieds et le matériel usé

Ils marchent sur la forêt
Il sont de plus en plus laids

Dans ce village perdu il y avait un abattoir
Les bûcherons ont prêté leurs mains, leur force, leur courage
Pour abattre les boeufs, les veaux et les porcs,
Pour en faire de la viande
C’est ainsi que les bûcherons reprirent courage,
En tronçonnant les bêtes…

Ils marchent sur la forêt
Il sont de plus en plus laids

Il est arrivé qu’un jour dans ce village perdu
Il n’y avait plus de bêtes pour faire de la viande
Les bûcherons ont beaucoup souffert ce jour-là
Ils sont partis voir les gens de ce village éloigné
Avec leurs bottes aux pieds et le matériel usé

Ils marchent sur la forêt
Il sont de plus en plus laids
Même pas de coups de sabre
N’arrêteront leur marche

Les bûcherons sont entrés dans la chambre de ma mère
Dans la chambre de mon frère
Ils hachèrent mon père jusqu’à l’aube
Puis ils partirent vers une autre forêt
Et si un jour vous rencontrez un bûcheron
Rappellez-vous qu’ils ont massacré mes enfants,
Qu’ils sont assoiffés de sang
Qu’ils cachent derrière leurs barbes de futurs horribles carnages,
Futurs horribles carnages, futurs horribles carnages

Ils marchent sur la forêt
Il sont de plus en plus laids
Même pas les coups de sabre
N’arrêteront leur marche

Marine Le Pen “pour la défense des animaux”

Marine Le Pen a rendu public hier une vidéo au sujet de la question animale.

Le discours est très bien fait : oui au bien-être animal, mais les éleveurs seraient pleins d’amour, l’ennemi est en fait surtout l’abattage rituel, il faut cesser la vivisection mais seulement si on peut, etc.

Cela ne veut rien dire, mais cela a l’air de faire avancer les choses, Marine Le Pen se glissant dans toutes les interstices et contradictions des appels au “bien-être animal”.

On l’aura compris, il s’agit d’une logique électoraliste, dans le cadre d’une opération de récupération.

De notre point de vue, c’est sur l’exploitation animale qu’il faut se focaliser. Et on peut voir que lors du salon de l’agriculture, Marine Le Pen a fait son choix… Comme ici avec l’Interbev…

Ou ici, avec l’interprofession laitière…

Ici avec les éleveurs…

Ce qui signifie bien entendu que Marine Le Pen participe à tout le “cinéma” du salon de l’agriculture. Rappelons que François Mitterrand, en tant que président, n’a jamais mis les pieds à ce salon durant ses deux septennats, en reconnaissant la dimension ouvertement réactionnaire…

Marion Maréchal-Le Pen a bien sûr été de la partie.


Tout cela est absolument clair… A condition qu’on parte du principe qu’il faut supprimer l’exploitation animale, qu’il faut donc pour cela briser son économie, avec ses entreprises extrêmement puissantes et extrêmement influentes.

Toute autre considération est, à différents degrés, obligée de tomber dans le “piège” tendu par Marine Le Pen…


La Réunion : les surfeurs en guerre contre les requins et la réserve marine

C’est une polémique qui a commencé il y a quelques jours et qui n’a cessé d’enfler jusqu’à présent : celle lancée par le sufeur Kelly Slater appelant à un « «serious cull», un abattage sérieux des requins à la Réunion.

“Honnêtement, je ne serai pas populaire en disant cela, mais il y a besoin d’un vrai abattage à la Réunion et cela devrait arriver chaque jour.

Il y a un réel déséquilibre dans l’océan à cet endroit. Si ce type d’attaques était aussi fréquent dans le monde entier, personne ne pourrait profiter de l’océan et des millions personnes mouraient littéralement de cette façon.

Le gouvernement français doit trouver une solution aussi vite que possible. Vingt attaques depuis 2011 ?!”

La Fédération Française de Surf a tenté de couvrir la « star » du surf, en disant que la traduction exacte serait une « régulation sérieuse ». Ce qui est un mensonge, le site du Larousse donnant par exemple :

cull

[kʌl]
noun

1.
[slaughter] massacre m
2.
[animal] animal m à éliminer

Mais cela ne change rien à la question de fond : dans tous les cas, ces gens veulent assassiner des requins, tout cela pour avoir le droit individuel de faire du surf.

Et Kelly Slater a une parole très marquée : il est la « star » du surf, avec onze titres de champion du monde et plus de cinquante victoires sur le circuit d’élite.

Et ce qu’il exprime ici, c’est ni plus ni moins l’opinion de personnes qui considèrent l’océan comme leur objet, comme leur chose, devant se plier à leurs désirs.

Bien sûr, il a tenté de se donner une image pro-Nature ici ou là, mais là on voit la vérité.

C’est tellement vrai que Kelly Slater tient ses propos à la suite de la mort d’un jeune blessé par un requin dans une zone où la baignade est interdite…

Les surfeurs se considèrent tout simplement comme au-dessus de la réalité.

Et ils le font savoir : cinq cocktails molotov ont été jetés dans la nuit de jeudi à vendredi  dans l’enceinte de la réserve marine à la Saline à la Réunion !

Les types attaquent les bâtiments d’une réserve marine !!! Peut-on faire pire comme sale mentalité ?

Jusqu’à l’absurde, d’ailleurs : les murs ont été tagués de deux inscriptions : « crapaud », c’est-à-dire le surnom du surfeur mort, ainsi que « assassins ».

Voilà donc notre époque : les surfeurs, adeptes de l’individualisme le plus anthropocentriste, déclarent la guerre à la Nature…

Jean-Paul Virapoullé, maire de Saint-André, la commune de la côte où le jeune surfeur est mort, tient un discours du même esprit :

« Il faut déclarer la guerre aux requins. Un point c’est tout. Ça plaît aux scientifiques, tant mieux, ça leur plaît pas, qu’ils aillent vivre ailleurs.

Ce maire accepte donc que quelqu’un soit allé surfer alors qu’il y avait des panneaux d’interdiction de baignade et d’activités nautiques, qui par ailleurs avaient même été sciés quelques jours auparavant…

On devine pourquoi : pour le commerce, pour le tourisme. Et tant pis pour la Nature !

Ce maire critique-t-il pareillement la pratique traditionnelle à la Réunion de pécher les requins avec des chiens comme appâts ?

Ce qui se passe est ici très grave et témoigne d’une opposition toujours plus forte entre les anthropocentristes et les personnes reconnaissant la Nature et voulant la défendre.

Il faudra porter son attention sur la Réunion !

Un blog du Monde consacré au surf a également publié un article à ce sujet, voici quelques commentaires plutôt intéressants, témoignant d’une opinion juste ou bien au contraire, insensée, anti-Nature.

“Ce surfeur a oublié une chose !
Les requins sont chez eux , la mer est leurs domaines.
Nous , nous faisons qu’emprunter,la mer pour nous nourrir.
Alors les surfeurs a deux balles, qui s’amuse dans les zones à requins…………”

“Ex-« vigie requin », donc a priori bien sensibilisé au risque, allant surfer à l’heure du petit déjeuner des requins, en zone interdite, dans les eaux troubles et saumâtres qu’affectionnent les bouledogues, à l’embouchure d’une rivière gonflée par le récent passage de la tempête tropicale Carlos et ignorant volontairement les recommandations des pêcheurs du coin : il mérite de remporter – à titre posthume – les Darwin Awards 2017. Avec en 1er prix ex-aequo la « légende » qui, face à autant de bêtise, propose d’accélérer l’évolution du requin vers le statut d’espèce en danger.”

“Sinon, ce genre de surfeurs à deux balles peuvent aussi respecter les interdictions, qui ne sont pas mises en place à ces endroits sans raison, et le problème disparaîtra de lui-même.

Mais évidemment, s’adapter aux contraintes du monde réel, plutôt que de réclamer que le monde soit adapté à leurs désirs et leurs loisirs, ça passe au-dessus de la tête de ce genre d’individu.

Le monde -y compris la Réunion- regorge de lieux où l’on peut pratiquer le surf dans une relative sécurité. Mais non, c’est cet endroit, celui-là en particulier, qu’ils veulent. Donc on est censé aménager leur bac à sable.
C’est du niveau d’un enfant qui fait un caprice.

Le pseudo-argument de la « régulation » écolo de la population de requins est tout aussi pathétiquement faux-cul.”

Voici enfin deux autres commentaires : le premier affirmant qu’il y aurait davantage d’attaques, le second expliquant qu’il y a simplement davantage de surfeurs…

Hallucinant tous ces posts qui parlent « d’abattoirs qui rejettent des carcasses » le surf le soir….. des commentaires postés par des gens qui n ont jamais mis un pied à La Réunion. 1 seule petite attaque sans gravité dans l ouest jusqu’à en 2011 et ensuite une 8 morts et une demi douzaines d’amputés massacres par e énormes requins bouledogues ( certains font près de 4 mètres), des ados déchiquetés à 5 mètres du bord dans 1 mètre d eau en pleine journée (Sarah 14 ans à saint Paul…..). Lieu de pontes et de reproduction pour boules devant saint Gilles les bains, attaques concentrées sur quelques km de plages. Interdiction préfectorale de consommer le bouledogue en vigueur depuis 12 ans, les pêcheurs ne les pêchent plus car non vendables. Et interdiction de se baigner depuis 5 ans, hormis dans un petit lagon surpeuplé où l’on patauge dans 1 mètre de profondeur. Tout cela à cause de gens qui font du bouledogue le vengeur de la Nature, son bras armé punissant les Humains. Des gens qui préfèrent des poissons aux humains. Aucune compassion pour les victimes, leurs proches. Depuis 2011 : tues Eddy Mathieu Sarah (14 ans) Alexandre (20 ans) Alexandre (26 ans) Stéphane Élio (12 ans) Talon Bishop (20 ans, jeune femme dans 1 m d e profondeur). 6 amputés.

La mémoire collective des attaques de requins à la Réunion est bien pauvre..Faire croire que les requins ont soudain attaqué les surfeur en 2011 relève du mensonge et de l’ignorance.
Fin 90, déjà les requins attaquaient.
V.griraud tué quasiment au même endroit dans exactement les mêmes circonstances, sortie d’une ravine après pluie cyclonique,(bonnes vagues houle du nord, irrésistible…), coupé en deux par un bouledogue, puis ce jeune moreyeur, même époque tué au bord de l’eau dans la baie de St Paul face à la Marianne, Kurko, bras coupé à Etang Salé, attaque à St Pierre au Pic du Diable, un surfeur mordu et relaché, un jeune brésilien champion de yoyo attaqué à Boucan, planche croquée, . Tous surfant dans des zones connues pour la présence agressive des requins. Lors de mes plongées, régulièrement je croisais ces bêtes, présentes en nombre conséquent, notamment en saison de reproduction dans ces zones récifales. Non, les attaques de requin n’ont pas commencé par magie en 2011. Oui elles se sont multipliées comme le nombre de surfeurs présents à l’eau a explosé en 20 ans, passant de quelques dizaines que nous étions à plusieurs centaines. Plus de surfeurs, plus de pollution, moins de poissons, (une bouffonnerie la responsabilité de la réserve, ridicule par sa taille et sa misérable faune),occupation de zones dangereuses connues pour la présence des requins, tant de facteurs déclencheurs de drames déjà annoncés et vécus 20 ans plus tôt.