• L'IPBES et "les peuples autochtones, les communautés locales"

“Les refus de pause WC dans l’industrie de la volaille”

L’ONG Oxfam a publié un rapport d’enquête sur les conditions de travail dans les abattoirs aux Etats-Unis. On sait à quel point, là-bas comme ici, ce sont les cadences qui décident de tout.

C’est vrai pour tous les emplois, mais l’exploitation animale est quelque chose en expansion ouverte et où le rythme est par conséquent d’autant plus effréné.

D’ailleurs, le rapport ne parle pas des conditions d’un travail, mais d’un aspect très précis : la possibilité d’aller aux toilettes. Le titre du rapport est ainsi explicite :

«Pas de répit. Les refus de pause WC dans l’industrie de la volaille.»

FranceTVinfos, présentant le rapport, raconte ainsi que :

Un ouvrier, par exemple, évoque l’expérience de sa mère, qui porte des couches au travail, après avoir été contrainte d’uriner dans ses vêtements. Au Texas, une femme assure que plusieurs collègues de son usine font de même.

Mêmes difficultés pour Dolores, ancienne employée dans l’Arkansas, dont les demandes de pause ont été rejetées “de nombreuses fois”. Après avoir essayé de porter une serviette hygiénique, elle a finalement opté pour des couches. “Moi et beaucoup d’autres, nous devions porter des Pampers. (…)

L’ONG cible notamment quatre poids lourds de la volaille : Tyson Foods, Pilgrim’s, Perdue et Sanderson Farms, qui contrôlent 60% du secteur et emploient plus de 100 000 personnes au total.”

Slate.fr nous dit :

D’autres ouvriers interviewés ont expliqué que dans une usine de l’Alabama, les chefs menaçaient les employés en disant: «va aux toilettes et après, va aux ressources humaines», et que dans d’autres usines, obtenir l’autorisation d’aller aux WC pouvait prendre entre vingt et soixante minutes.

Comme le rappelle le Washington Post, plusieurs autres rapports avaient révélé des problèmes similaires dans l’industrie du poulet.

En 2013, le Southern Poverty Law Center avait trouvé qu’en Alabama, 80% des 266 ouvriers de la volaille interviewés n’avaient pas le droit d’aller aux toilettes quand ils en avaient besoin.

Et en avril, une association de défense des droits des travailleurs avait publié une étude montrant que 86% des employés interrogés dans le Minnesota n’étaient autorisé à prendre que deux pauses pipi par semaine.

L’Express précise encore :

D’après l’étude publiée mardi, “la grande majorité” des 250 000 ouvriers du secteur avicole américain “dit ne pas bénéficier de pauses-toilettes adéquates”, en “claire violation des lois américaines de sécurité au travail”.

Ils “luttent pour s’adapter à ce déni d’un besoin humain de base. Ils urinent et défèquent debout face à la ligne d’assemblage, portent des couches au travail, réduisent leurs prises de liquides et fluides à des niveaux dangereux” et risquent “de graves problèmes de santé”, martèle l’étude.

Levif.be donne plus de détails, permettant d’avoir une meilleure vue d’ensemble.

Debbie Berkowitz, employé au National Employement Law Project, qui se bat pour la sécurité et la santé de ces travailleurs, dénonce les conditions de travail affligeantes dans le secteur du poulet:

“Je suis témoin des dangers, les ouvriers de l’industrie du poulet se tiennent épaule contre épaule de chaque côté de longues chaînes de production, ciseaux et couteaux à la main dans des conditions froides, humides et bruyantes, répétant les mêmes gestes des milliers et des milliers de fois par jour, pour enlever la peau, couper, désosser et emballer les poulets.

Une industrie produit 180 000 poulets par jour. Un ouvrier en manipule 40 chaque minute.”

La législation du travail aux Etats-Unis autorise pourtant les employés à faire des pauses pour se rendre aux toilettes.

En réponse, les entreprises ont mis en place un système dans lequel des ouvriers supplémentaires restent disponibles pour remplacer d’autres ouvriers de la chaîne de production qui devraient s’absenter pour faire leurs besoins.

Ce système est toléré par le gouvernement à la condition qu’il y ait suffisamment d’ouvriers de remplacement pour assurer aux travailleurs de ne pas devoir attendre trop longtemps pour aller se soulager.

Mais selon Oxfam, le système n’est pas respecté par les chefs d’équipe. Des travailleurs doivent ainsi parfois attendre plus d’une heure avant d’être remplacés et lorsqu’ils ont le feu vert pour s’absenter, ce n’est pas plus de dix minutes.

Un délai difficile à tenir lorsqu’il faut traverser de vastes plateaux d’usines où les sols peuvent être glissants, couverts de sang ou résidus d’animaux, et sachant qu’il leur faut enlever puis remettre des vêtements de protection. (…)

Les chefs de ligne refusent aux ouvriers ces pauses “parce qu’ils sont sous pression pour maintenir la vitesse de production”, fait valoir Oxfam. “Le secteur volailler affiche aujourd’hui des bénéfices records” tandis que “les ouvriers gagnent de faibles salaires, souffrent de taux élevés de blessures et maladies, évoluent dans des conditions difficiles” et “un climat de peur”, dénonce l’étude.

Au quotidien, les entreprises du secteur du poulet sont autorisées à faire défiler 140 volailles par minute sur les lignes de production, un débit qui pourrait prochainement encore être augmenté à 35 gallinacés par minute.

Naturellement, OXFAM en tant qu’ONG ne propose que des réformes, nullement l’abolition de l’exploitation animale ni des conditions de vie totalement différente pour les travailleurs.

Et les gens, aliénés, participent à leur propre écrasement. Rappelons qu’en France, il y a 1285 McDonald’s, avec 69 000 salariés, pour 1,8 million de repas par jour…

Lors du mouvement contre le projet de loi travail, on a pu voir des gens, censés être vraiment très à gauche, chanter “on veut du caviar dans nos burgers” devant un fast food…

L’Académie nationale de Pharmacie sur la légalisation du cannabis

Alors que le débat sur la légalisation du cannabis fait rage – il y a deux jours lors d’un “débat” à ce sujet, à Saint-Ouen en région parisienne, le député PS député Bruno Leroux s’est prononcé pour une “légalisation contrôlée” – voici la position de l’Académie nationale de Pharmacie. Le document est très clair et très utile pour son argumentaire.

DÉPÉNALISATION DU CANNABIS : L’ACADÉMIE DIT NON, PREUVES À L’APPUI !
Communiqué adopté par le Conseil, le 25 avril 2016

Alors que certaines voix en France s’expriment publiquement pour une légalisation de l’usage du cannabis, l’Académie nationale de Pharmacie réitère son opposition à un tel projet. Une légalisation serait un très mauvais message adressé à la jeunesse de notre pays et ses conséquences seraient catastrophiques en terme de santé publique, spécialement dans notre pays caractérisé par une consommation record en Europe.

En effet :
1/ En France, entre 1993 et 2014, la concentration moyenne de son principe actif, le tétrahydrocannabinol (THC), a considérablement augmenté (multipliée par 5) pour atteindre 20 % dans la résine de cannabis et 13 % dans l’herbe.

Certains font de cette augmentation des teneurs un argument pour la dépénalisation mettant en avant qu’elle sera contrôlée dans les produits vendus. Il n’en est rien puisque dans les pays qui l’ont adoptée, il est constaté une expansion de l’autoculture qui n’est jamais contrôlée.

2/ Le cannabis est un facteur d’accidents de plus en plus souvent présent sur les routes de France en raison de ses effets sur les fonctions cognitives et motrices (diminution de la vigilance et des réflexes, modifications de la perception du temps et des distances, rétrécissement du champ visuel, disparition des inhibitions et indifférence vis-à-vis de l’environnement, perturbations de la mémoire immédiate).

3/ Le cannabis peut perturber gravement la maturation cérébrale qui survient entre 12 et 20 ans.

Modifiant les connexions entre les neurones, il peut déterminer des troubles délirants, hallucinatoires, cognitifs qui sont des manifestations caractéristiques de la schizophrénie.

4/ D’un usage régulier de cannabis sur plusieurs années peuvent émerger : une anxiété vive ; une dépression avec ses risques suicidaires ; un très important déclin des performances « scolaires » avec une diminution irréversible du Quotient Intellectuel (QI) ; l’escalade vers d’autres drogues, à l’origine de polytoxicomanies.

5/ La relation causale entre son usage chronique et diverses complications vasculaires touchant le cœur (infarctus), le cerveau (accident vasculaire) et les membres inférieurs (artérite) est maintenant bien établie.

6/ La fumée de cannabis possède un pouvoir cancérogène supérieur à celui du tabac.

7/ Le cannabis diminue la libido et la fertilité masculine. En effet, le THC se concentre dans les testicules et réduit la sécrétion de testostérone. Il est rendu responsable d’une variété agressive de cancer du testicule.

8/ Dans les pays ayant légalisé l’usage du cannabis, le constat est catastrophique :

– banalisation du produit et augmentation du nombre de nouveaux usagers (aux États-Unis, la
comparaison inter-états indique que la prévalence d’usage est plus importante dans les états
ayant légalisé que dans les autres) ;
– augmentation du nombre de personnes dépendantes ;
– accès plus facile à des variétés nouvelles et plus concentrées en principe actif (THC) ;
– augmentation du risque de passage à d’autres drogues dures ;
– explosion de l’autoculture et développement de nouveaux modes de consommation ;
– augmentation du nombre d’hospitalisations pour intoxications aiguës et chroniques ;
– augmentation du nombre de cas d’ingestion accidentelle par des enfants ;
– augmentation du nombre d’accidents de la route liés au cannabis.

Nous disposons maintenant de la preuve que l’on meurt du cannabis, ce n’est donc pas une drogue douce.

Compte tenu de toutes ces informations issues de publications scientifiques et médicales, la légalisation du cannabis serait la pire des solutions à adopter pour lutter dans notre pays contre ce fléau destructeur ; à l’heure où l’on mène une campagne contre le tabagisme, la légalisation de l’usage du cannabis serait « irresponsable ».

En revanche, il apparait indispensable d’intensifier la lutte contre le trafic et de multiplier les actions de prévention et d’information notamment à l’attention de la jeunesse.

Pour les pigeons : ramassez les fils, ficelles et cheveux dans les rues!

Voici un acte qui doit être le lot quotidien de tout un chacun aimant les animaux : ramasser les fils, ficelles et cheveux dans les rues.

Cela est bien sûr vrai dans les villes, où l’hygiène est souvent déplorable et où ces fils, ficelles et cheveux qui traînent dans les rues provoquent l’horreur : ils s’emmêlent dans les pattes  des pigeons.

Le résultat est alors que les pattes voient leur circulation sanguine bloquée par les fils, ficelles et cheveux, qui deviennent ensuite, au bout d’un long martyr, de véritables guillotines.

Pour cette raison, il est capital pour toutes les personnes aimant les animaux de se préoccuper de systématiquement jeter les fils, ficelles et cheveux. Il suffit d’avoir, le cas échéant, un mouchoir ou une feuille de sopalin pour les attraper et les jeter dans la poubelle la plus proche.

Quand on vit en ville, c’est un acte qu’on peut être amené à faire plusieurs fois par jour.

Nous rappelons également qu’il est nécessaire de porter son attention sur les endroits un peu à l’écart, où un ami en détresse cherche peut-être à se protéger, où une main secourable doit alors se porter !

La réalisation de ce simple geste de ramasser les fils, ficelles et cheveux qui traînent dans les rues est selon nous porteur de quelque chose de très important.

C’est une contribution pratique très importante pour nos amis les oiseaux, c’est un rappel de la discipline qui doit être la nôtre, dans un esprit d’ouverture et d’action.

Dans l’image suivante, le bout de bois a été sciemment accroché à un pigeon par des pratiquants de rite de type vaudou.

Les photos des oiseaux montrés ici viennent notamment d’une association de sauvetage de pigeons à Hambourg en Allemagne.

Enzo, 11 ans, plonge pour sauver des beagles

C’est une histoire qui refléte la contradiction essentielle de l’humanité. D’un côté, on a un jeune de onze ans qui est avec son grand-père, tous les deux pêchant, activité inutile et supprimant la vie de créatures vivantes.

Et, on a un moment où des chiots sont jetés à l’eau et le jeune garçon se comporte de manière héroïque pour aller sauver ces vies !

Il y a ici une grande contradiction, une réflexion morale qui se rapproche du véganisme alors qu’il n’y a pas de véganisme ; il y a une grande réflexion à faire à ce niveau, pour voir comment faire avancer les choses.

Voici une vidéo où l’un des protagonistes raconte ce qui se passe :


Enzo et son papy sauvent 6 chiots de la noyade par CharenteLibre

Voici les faits, racontés par la Charente libre :

L’enfant pêche sous le pont de Frégeneuil avec son grand-père. «Tout à coup, on a entendu deux ‘Plouf’», se souvient Joël Délias, qui habite Vindelle. Dans les remous, Joël et Enzo aperçoivent la silhouette de deux chiots. Deux petits beagles qui se débattent dans les courants froids.

«C’est un promeneur qui nous a dit qu’il y avait une femme sur le pont.» Le grand-père grimpe à sa rencontre et la trouve affairée à tirer les chiots de son sac à main et à les lancer sept mètres plus bas comme on balancerait des cailloux à la mer. Il a juste le temps d’en rattraper un par la peau des fesses avant qu’il ne passe aussi par-dessus bord.

En contrebas, Enzo ne réfléchit à rien. Ni à la température de l’eau, ni aux remous ni à la profondeur. «D’un coup, je l’ai vu ressortir tremblant et trempé avec un chien sous chaque bras», raconte Marie-France, la grand-mère. Dans le même temps, un troisième chiot regagne la berge, frigorifié. Deux autres n’ont pas eu cette chance et sont morts avant que ces pêcheurs-sauveteurs n’aient pu les sauver.

La famille frictionne les rescapés dans une serviette pour les réchauffer, en attendant l’arrivée de la police municipale puis de la police nationale, qui souligne le courage de l’enfant qui a secouru les animaux malgré les forts courants.

«On a beaucoup parlé avec cette dame, se souvient le retraité. Elle a expliqué que c’est son compagnon qui lui avait demandé de jeter les chiens, qu’ils n’avaient pas assez d’argent pour nourrir cette portée née le 20 mars. C’est un crime. Il suffisait de les donner. On ne tue pas comme ça», s’insurge encore cet ami des animaux.

Il loue la gentillesse des policiers intervenus. Ces derniers ont demandé à la propriétaire indélicate de leur apporter les deux derniers chiens, restés chez elle et sans doute promis au même sort.

Trois jours après cette partie de pêche mouvementée, le jeune garçon reste très choqué et passe des nuits difficiles. «Il veut que cette dame soit punie», dit son papy. La jeune femme, placée sous tutelle, n’a pas encore pu être entendue, son tuteur étant absent. Son compagnon, en revanche, a nié être à l’origine de cette funeste idée et a même indiqué aux policiers avoir voulu «connaître les joies de la paternité».

Il n’exclut d’ailleurs pas de porter plainte contre sa compagne. Enzo, lui, a été rendre visite samedi après-midi à ses petits beagles miraculés, placés au chaud à la SPA de Mornac. «Ils vont bien, rassure la présidente Sophie Barrière. Ils seront bientôt disponibles à l’adoption.» Elle a remis à l’enfant une carte de membre d’honneur du Refuge de l’Angoumois pour le féliciter de son acte de bravoure.

Le scandale de l’affaire Denis Baupin

C’est une affaire scandaleuse de plus pour EELV, mais cette fois c’est d’une telle gravité que plus personne ne peut prétendre que ce parti a été progressiste d’une manière ou d’une autre.

Quand on est progressiste, quand on veut lutter pour un monde meilleur, il faut des valeurs à la hauteur et il faut les assumer. Nous sommes pour une ligne incorruptible, pour des personnes s’engageant en conservant la pureté des idéaux, en assument avec rigueur le véganisme, en étant prêt à tout donner pour les animaux.

EELV n’a jamais été rien d’autre qu’un assemblage électoral de petit-bourgeois n’assumant rien, rejetant la Nature et faisant de l’écologie une sorte de modernisation verte du capitalisme.

Ce que révèle l’affaire Baupin, c’est la pourriture qui y règne et qui y a régné, c’est la corruption, l’esprit beauf.

Nous parlions récemment de Denis Baupin, qui en avril a quitté EELV, afin de se placer dans l’orbite de François Hollande.

Mediapart et France-Inter en ont fait un symbole de l’ignominie en  publiant une enquête sur lui l’accusant de harcèlement sexuel, avec huit femmes témoignant de cela, expliquant que d’autres n’ont pas osé.

On est là dans quelque chose de très violent, d’absolument inacceptable ; voici par exemple ce que raconte une  secrétaire régional EELV :

« Au total, j’ai reçu une centaine de messages. Du type ‘Je suis dans un train et j’aimerais te sodomiser en cuissarde’. ‘J’adore les situations de domination. Tu dois être une dominatrice formidable’ »

Que nos propos soient clairs : ce genre de harcèlement sexiste, d’idéologie pornographique n’a rien à faire dans notre camp et ceux qui s’imaginent pouvoir se comporter ainsi doivent être cassés de la manière la plus virulente.

C’est une question de morale, de culture et il semble qu’à EELV, ce qu’il y a en arrière-plan est odieux. Voilà où mène l’orientation libérale-libertaire, qui rejette la Nature, qui considère que le couple serait “réactionnaire”, qui fait de la politique en s’intégrant aux institutions.

Voici un autre témoignage, montrant bien le sentiment d’impunité :

Octobre 2011, Montreuil. x se tient à la tribune, face aux cadres d’Europe Écologie-Les Verts venus préparer le programme pour la présidentielle et les législatives de 2012. « À un moment donné, j’ai voulu faire une pause », raconte-t-elle. Elle se lève, quitte la pièce, part aux toilettes.

« Dans le couloir qui longe la salle, Denis Baupin est venu. Il m’a plaquée contre le mur en me tenant par la poitrine, et a cherché à m’embrasser. Je l’ai repoussé violemment. »Tout se passe très vite. Presque en silence. « Sur le moment, j’étais tellement choquée que je n’ai pas dit grand-chose. »

Elle venait d’intégrer la direction de son parti. Denis Baupin, lui, est déjà un cadre influent du mouvement écologiste, adjoint au maire de Paris de 2001 à 2012. « J’arrivais sur le quota non-Verts, je venais de province, et j’étais une femme. Personne ne me connaissait. J’étais la petite nouvelle. »

Quelques minutes après les faits, Sandrine Rousseau, économiste à l’université de Lille-I, revient à la tribune. « Je ressentais un très grand malaise. J’ai immédiatement pensé que c’était absolument anormal que je subisse ça. Mais le mot agression sexuelle, je l’ai mis très longtemps après. »

À un de ses voisins, elle glisse ce qui vient de se produire. « Il m’a dit : “Ah, il a recommencé.” Ça a été sa phrase. »

Ce qui est terrible, c’est que les témoignages commencent en 1998 et que Denis Baupin est le compagnon d’Emmanuelle Cosse, qui est désormais ministre du logement, qui a surtout été secrétaire nationale d’EELV de décembre 2013 à février 2016 !

A EELV, on savait, c’est une évidence, mais comme dans toute organisation intégrée aux institutions, à la morale dominante, on a été dans l’oppression, le sexisme, la mentalité d’exploitation.

Jean-Sébastien Herpin, co-secrétaire régional d’EELV pour la région Centre, avoue explicitement sur son blog :

« Oui, je savais, pas tout, pas complètement. Autour d’un bon verre de vin, en soirées amicales, tour à tour, des camarades, pour certaines des amies, parlaient, se confiaient et je blêmissais, et je savais que ça tomberait un jour, il fallait que cela tombe, mais comment, que faire, mon silence me rendait coupable. Soutenir ? Parler ? »

Tout est dit : les petit-bourgeois n’ont pas osé parler, préférant leur carrière. Les femmes victimes ont également fait une lourde erreur, car elles étaient tout à fait conscientes de tout cela, protestant symboliquement avec EELV contre le sexisme, mais n’assumant pas la lutte dans la réalité, trahissant la cause générale afin de privilégier leur carrière.

On a là quelque chose de terriblement sordide, où les enjeux institutionnels, de carrière, ont permis une vaste corruption, profitant déjà de l’idéologie libérale-libertaire…

Voici d’ailleurs ce qu’on lit – c’est édifiant ! – dans une étude universitaire intitulée ‘Nous nous sommes tant aimés’. (In)égalités des droits et questions sexuelles chez Europe écologie – Les Verts (EELV) :

« C’est ce qui ressort, selon nous, de la comparaison de deux « affaires » chez Les Verts : celle, connue, médiatisée, jugée – et finalement pardonnée – de Stéphane Pocrain (56), et celle, citée par la rumeur mais jamais dénoncée, du harcèlement sexuel auquel se livrerait un élu depuis plusieurs années, et qui aurait même suscité l’intervention d’une dirigeante, proposant d’importantes sommes d’argent aux salariées du siège harcelées afin qu’elles ne déposent pas plainte.

Un journaliste du Canard enchaîné enquête, dit-on dans le parti… Sorte de « DSK des Verts », cet élu semble bénéficier d’une forme de bienveillance, qui n’est pas sans rappeler celle dont bénéficie Dominique Strauss-Kahn.

(56)Condamné pour violences conjugales et abandon de famille, il a néanmoins fait partie de l’équipe de campagne d’Eva Joly pour la présidentielle de 2012. La polémique suscitée en interne par ce recrutement avait contraint la candidate à invisibiliser sa présence dans l’organigramme de son équipe de campagne. Les médias l’avaient néanmoins interrogé sur ce recrutement qu’elle avait légitimé au motif que chacun méritait « une seconde chance ». »

Tous les cadres d’EELV savaient, c’est une évidence. Mais personne n’a rien dit, même pas les femmes. C’est révélateur d’une orientation malsaine, corrompue, d’absence d’intégrité morale, de mensonges.

Quand on sait cela et qu’on lit le communiqué d’EELV sur l’affaire, on ne peut que constater qu’il n’y a aucune autocritique, qu’il est fait semblant, encore et encore…

Déclaration d’Europe Écologie Les Verts au sujet des accusations portées à l’encontre de Denis Baupin

Suite à la parution des enquêtes de Médiapart et de France Inter, Europe Écologie Les Verts salue le courage des militantes qui ont brisé la loi du silence en apportant leurs témoignages accusant Denis Baupin d’agression et de harcèlement sexuels.

Les écologistes sont convaincus que seules la dénonciation systématique de tels actes et la mise en œuvre d’une réponse collective permettront de faire reculer ces comportements et de protéger les femmes.

Dans notre société, les femmes sont victimes d’une « double peine » d’abord en tant que victimes mais aussi quand certains minimisent ce qu’elles ont vécu, voire les en rendent responsables.

Après le salutaire manifeste «Bas les pattes» co-signé par une quarantaine de journalistes révélant de fréquents comportements déplacés — indignes et irresponsables — de certains hommes politiques issus de tous les partis, Europe Écologie Les Verts avait décidé de réagir en invitant les journalistes concernées à signaler d’éventuelles attitudes sexistes de la part d’élus et militants écologistes au moyen d’une adresse email.

Dans l’immédiat, Europe Écologie Les Verts entend mettre en œuvre de nouveaux dispositifs internes pour faciliter la libération de la parole, en accompagnant les personnes victimes de comportements répréhensibles, en recueillant leur parole, en les accompagnant vers des associations spécialisées et en mettant à disposition des moyens pour les soutenir dans d’éventuelles démarches juridiques.

Europe Écologie Les Verts ne peut qu’espérer que le courage des lanceuses d’alerte soit contagieux et que la parole se libère à l’encontre de tous les harceleurs et agresseurs que ce soit en politique ou plus généralement. La peur et la honte doivent changer de camp.

David Cormand, secrétaire national
Élise Lowy et Jean Desessard, secrétaires nationaux adjoints

Tout cela est lamentable et à EELV c’est une habitude de bout en bout. Ces gens ont sali l’écologie, ils ont menti, ils n’ont jamais pensé qu’à leurs carrières ; leur culture n’a même pas été une écologie alternative hippie comme les Verts allemands, ce qui aurait déjà été mieux que rien ! Non, ils n’ont été qu’un ferment de décomposition morale de plus.

La situation des animaux à Fort McMurray

[Si  vous vous êtes retrouvés à fuir Fort McMurray et qu’un animal de votre foyer est toujours là-bas, allez sur cette page remplir le formulaire pour les opérations de sauvetage.

La carte géographique pour fournir les informations quant aux animaux à aider se trouve ici.]

Le facebook d’actualité des sauvetages se trouve ici.]

C’est une nouvelle excellente et la preuve qu’une mobilisation démocratique en faveur des animaux sait triompher quand elle s’en donne les moyens !

Nous avions parlé de la terrible situation provoquée par l’incendie au Canada (Feux de forêt au Canada : des animaux abandonnés). La situation s’est renversée sous l’action populaire !

Voici ce que nous apprend le journal de Montréal : non seulement des équipes sont déjà allées livrer de la nourriture à Fort McMurray, mais il y a également un travail d’équipe pour aller chercher les animaux !

Des volontaires aidés par les services d’urgences ont commencé à identifier, extraire et transporter les animaux qui ont été laissés derrière lors de l’évacuation de la municipalité. Les bêtes vont ensuite être prises en charge par des spécialistes qui vont leur procurer des soins vétérinaires avant de les conduire dans les locaux de la SPCA [Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux] à Edmonton.

«Nous ne savons pas combien d’animaux devront être amenés ici, ni quelle quantité d’aide sera nécessaire dans le secteur d’Edmonton», a indiqué la société sur son site internet.

Une partie importante du travail de la SPCA est de réussir à identifier et retrouver les propriétaires des animaux. L’organisation a demandé à tous les propriétaires de remplir un formulaire disponible en ligne afin de faciliter son travail.

Avant cette opération de sauvetage, la SPCA s’était déjà rendue à Fort McMurray avec des camions remplis de nourriture pour chien, chats et toutes sortes d’espèces animales afin de venir en aide aux animaux abandonnés.

Il faut savoir qu’au milieu de la semaine dernière, il y avait déjà une équipe, la Fort Mac Fire – Pet Rescue, réussissant à ramener 230 animaux, afin de se faire chasser de la zone.

La police – qui est surtout focalisée sur le fait de bloquer la zone pour éviter les pillages et refuse toute activité non institutionnelle – a dû céder et accepter de l’aide associative.

On notera qu’une compagnie aérienne a accepté le transport de passagers animaux, comme le relate Radio Canada :

Des animaux de compagnie ont pu voyager en cabine avec leurs propriétaires dans un avion de la compagnie Canadian North qui évacuait des travailleurs d’un camp au nord de Fort McMurray.

Les 19 chiens, cinq chats et deux tortues se sont tenus dans les couloirs, sur les genoux ou au pied des voyageurs pendant les 53 minutes qu’il fallait pour rejoindre Edmonton depuis le site Albian Sands jeudi dernier.

La soute de l’avion n’avait pas suffisamment de place pour les mettre.

L’agente de bord Wanda Murray dit avoir effectué un décompte de ses 130 humains et des animaux avant le décollage. « Nous avions un Grand Danois, dit-elle. Ils se sont tous bien comportés. »

Un porte-parole de Canadian North, Kelly Lewis, constate qu’il est inhabituel d’avoir tant d’animaux en cabine, mais qu’il n’y avait pas d’autre choix : « Nous n’allions pas laisser les gens abandonner leurs animaux. »

Le brasier qui fait rage à Fort McMurray pourrait atteindre 3000 kilomètres carrés samedi. Il risque même de se propager en Saskatchewan.

La situation est bien sûr terrible encore. Les compte-rendus des gens fournissant leur code d’immeuble avec leur adresse, en décrivant la situation des animaux là-bas (leur nombre, le type de cages, etc.) est terrifiant.

Certains n’hésitent pas à mettre l’information comme quoi les clefs sont dans la boîte aux lettres et qu’il ne faut pas hésiter à forcer la porte au cas où !

La culpabilité est exprimée bien entendu également, même s’il est difficile de savoir pour l’instant encore comment tout cela s’est déroulé.

Il y a beaucoup à réfléchir à ce sujet et déjà une chose simple et évidente : il faut toujours avoir une boîte de transport de disponible chez soi en cas de souci, afin de ne laisser personne derrière !

Crosby and Nash : “To The Last Whale”

Sur l’album “Wind on the Water” sorti en 1975, David Crosby and Graham Nash ont écrit en commun une très belle chanson : ” To The Last Whale. a, Critical Mass. b, Wind On The Water”.

Cet écrit “à la dernière baleine” s’ouvre par un chant acapella (“Masse critique”), avant de se voir suivi de paroles tristes au sujet de la situation des baleines, de leur utilisation par l’industrie, notamment des cosmétiques (“Vent sur l’eau”).

Une chanson magnifique d’une immense profondeur. Posons de nouveau la question : où sont nos Crosby et Nash d’aujourd’hui? Où sont les jeunes artistes vantant autre chose que leur ego?

Over the years you have been hunted
by the man who throws harpoons
And in the long run he will kill you
jus to feed the pets we raise,
put the flowers in your vase
and make the lipstick for your face.
Au fil des années, vous avez été chassées
par l’homme qui jetait des harpons
Et sur le long terme, il vous tuera
Juste pour nourrir les animaux de compagnie que nous élevons,
Mettre les fleurs dans ton vase
Et faire le rouge à lèvres pour ton visage

Over the years you swam the ocean
Following feelings of your own
Now you are washed up on the shoreline
I can see your body lie
Au fil des ans, tu as nagé dans l’océan
Suivant tes sentiments à toi
Maintenant, tu es échouée sur le rivage
Je peux voir ton corps allongé

It’s a shame you have to die
to put the shadow on our eye
Maybe we’ll go,
Maybe we’ll disappear
It’s not that we don’t know,
It’s just that we don’t want to care.
C’est une honte que tu aies à mourir
Pour mettre de l’ombre sur notre oeil
Peut-être que nous partirons,
Peut-être que nous disparaîtrons
Ce n’est pas que nous ne savons pas,
C’est juste que nous ne voulons pas nous en préoccuper.

Under the bridge
Over the foam
Wind on the water,
Carry me home.
Sous le pont
Au-dessus de la mousse,
Le vent sur l’eau,
Amène6moi à la maison.

Feux de forêt au Canada : des animaux abandonnés

Le journal de Montréal a publié un article vraiment très important, appelant à une vraie réflexion de fond. En cas de catastrophe, rien n’est en effet prévu du côté des Etats pour les animaux vivant aux côtés des humains.

C’est également le cas, d’ailleurs, en cas d’intervention de pompiers. On connaît les vidéos de pompiers sauvant un chat ou un chien en lui fournissant de l’oxygène : pourquoi n’y a-t-il pas un travail systématique à ce sujet ? Pourquoi n’y a-t-il pas des cages de prévu au cas où ?

Nous reparlerons des feux de forêt frappant le Canada. Mais on peut déjà voir qu’il y a déjà un scandale qui se profile : des êtres vivants ont été abandonnés. Abandonnés à la peur, à la terreur, à la mort…

Fort McMurray: des animaux abandonnés

Certains résidents de Fort McMurray ont été obligés d’évacuer leur maison si rapidement à cause des feux de forêt qu’ils ont dû laisser derrière eux leurs animaux de compagnie.

C’est notamment le cas de Laura Gislason et Kyle Benio, qui n’ont pas eu le temps d’emporter quoi que ce soit avec eux, a rapporté la Presse canadienne jeudi avant-midi.

Bien que le couple soit désormais en sécurité à Edmonton chez de la famille, toutes leurs pensées sont dirigées vers leurs petites bêtes. Gabi, un shih tzu de 16 ans et Pastel, un chat de 5 ans, se trouvent toujours au domicile familial.

«Il devrait y avoir de la nourriture ou de l’eau pour eux pour les prochains jours, au moins, a indiqué Mme Gislason. J’espère qu’ils ont pensé qu’on reviendrait un jour et qu’ils ont fait une petite sieste ou quelque chose du genre.»

Près de deux jours après l’évacuation complète de la ville, nombreux sont les résidents désespérés qui cherchent leurs animaux. Des groupes Facebook ont d’ailleurs été créés à cet effet.

Plusieurs ont également utilisé leur réseau social personnel pour lancer un appel à tous.

«Nous avons dû libérer mes trois chevaux, a écrit Megan Bastien. Si quelqu’un voit ou entend parler d’eux, s’il vous plaît, contactez-moi.»

«Deux petits chiens sont enfermés dans une maison du centre-ville présentement, a pour sa part annoncé Natalie Lynn, au nom de la propriétaire de l’animal. Est-ce que quelqu’un peut aider?»

Des organismes de sauvetage d’animaux n’ont pas manqué de blâmer les autorités sur les réseaux sociaux. Melissa Foley, de Farm Animal Rescue & Rehoming Movement, dénonce le fait que des policiers sont postés à plusieurs coins de rue et empêchent les organismes et les propriétaires d’aller chercher leurs animaux.

«Beaucoup de gens sont, par exemple, coincés à l’aéroport d’Edmonton, dit-elle. Ils étaient censés être rentrés à la maison. Leurs chiens sont là et les gens qui étaient censés prendre soin d’eux ont juste décidé de s’en aller et de laisser les animaux derrière eux.»

D’autres étaient au travail lorsque l’ordre d’évacuation a été donné et n’ont simplement pas pu aller chercher leurs animaux à la maison, ajoute Mme Foley.
C’est justement le cas de Laura Gislason et Kyle Benio. Le couple se trouvait au centre-ville lorsque les feux se sont intensifiés. Arrivés à la maison, leur rue était fermée et ils ne pouvaient plus mettre les pieds chez eux.

Deanna Thompson, directrice de l’Alberta Animal Rescue, a mentionné à la Presse canadienne que les autorités locales ne semblent pas avoir de plan pour aider les animaux de compagnie des évacués.

Son organisme a lui aussi ouvert une page Facebook pour aider les propriétaires d’animaux à se retrouver au travers de tout ce chaos. Des familles vivant à l’extérieur de Fort McMurray se sont notamment offertes pour accueillir les animaux temporairement.

Des millions de poissons morts au Vietnam

C’est une histoire très dure, une fois de plus, qui est difficile à cerner de par le manque d’informations démocratiques à ce sujet, comme on peut s’en douter.

Ce n’est pas un cas isolé. Depuis mars – les informations sont malheureusement comptées par tonnes de poissons ce qui est indigne – 65 tonnes de poissons morts ont été retrouvées au Cambodge dans les eaux de Kampong Thom, 40 tonnes en Inde dans le district du lac Nalgonda, 70 tonnes en Colombie dans le département de Magdalena, 4000 tonnes au Chili en Araucania.

Les causes n’ont pas été officiellement données et il en va de même pour l’affaire qui secoue le Vietnam depuis un mois.

Depuis la mi-avril, 34,5 tonnes de poissons morts ont été trouvées dans la seule province de Quang Tri, alors que trois autres provinces sont touchées (Hà Tinh, Quang Binh, Thua Thiên-Huê) et qu’on considère que des millions de poissons sont morts alors que leurs corps échouent sur 200 kilomètres de côtes (le Vietnam compte au total 3 000 kilomètres de côtes).

Soyons ici très clairs : ce n’est pas la ferveur écologiste qui a provoqué le scandale, loin de là. Voici, pour comprendre l’arrière-plan, une information du Courrier du Vietnam d’il y a deux jours :

Selon le ministère de l’Agriculture et du Développement rural (MADR), le Vietnam a exporté pour 1,97 milliard de dollars de produits aquatiques ces 4 premiers mois, soit une croissance de 6,2% sur un an.

C’est parce que la très importante industrie de l’aquaculture est touchée, ainsi que la pêche, qu’il y a scandale. Le nationalisme prime d’ailleurs dans la démarche, en raison des propos du responsable d’une aciérie.

Le responsable à Hanoï de la Formosa Hà Tinh Steel Company (FHS) a ainsi déclaré :

Vous ne pouvez pas tout avoir. (Vous) devez choisir entre les poissons, les crevettes ou une aciérie. Si vous en voulez deux à la fois, je vais vous dire que vous ne pouvez pas, même si vous êtes le Premier ministre”

Il n’en fallait pas plus pour mettre le feu aux poudres, avec un slogan nationaliste mis en valeur :

“Je suis Vietnamien et je choisis les poissons”

C’est un excellent exemple de comment le nationalisme représente une logique étroite, incapable d’avoir une vue d’ensemble. La démagogie nationale est là pour masquer les faits : le Vietnam s’industrialise de manière anarchique et la vie aquatique devient esclave de ce développement.

Le nationalisme sert ici de défense à une logique économique destructrice, sous prétexte de “développement”. C’est assez exemplaire…

Le gouvernement vietnamien a, de son côté, au bout de trois semaines d’attente, envoyé plein d’appels à l’aide aux experts internationaux, afin de trouver les causes.

Cependant, dans la province du Quang Binh, dans le district de Bo Trach, il  y a eu des témoins d’un phénomène connu : la “marée rouge”.

C’est le résultat d’une pullulation de microalgues… qui bien entendu doit elle-même résulter de quelque chose de précis.

Espérons qu’on en saura davantage, mais doutons en. Les industriels feront tout pour cacher les causes réelles et les gouvernements, de la même manière, tenteront de ne pas présenter les faits tels qu’ils sont réellement.

La raison est simple : l’écocide continue, pour des motifs d’intérêts économiques. Partant de là, pour que ce processus continue, il ne faut pas que les choses apparaissent pour ce qu’elles sont, de peur d’une opposition complète et intransigeante à l’écocide…

“L’âge de la neo-vie”

Nous avons parfois parlé du primitivisme, une théorie que nous ne défendons pas et qui propose un retour avant l’émergence de la civilisation.

Si on ne peut qu’exprimer un intérêt certain pour la scène primitiviste sud-américaine – vegan, straight edge, extrêmement social malgré ses discours ultra-individualistes – on ne peut qu’être dubitatif du primitivisme dans les pays développés, qui semble bien plus être un mélange de misanthropie, de pessimisme et de un moyen pour éviter le véganisme.

Difficile de penser autre chose à la lecture la brochure intitulée “Decomposition – Autour de la civilisation et de la domestication”, diffusée par le site insurrectionaliste Contra-Infos.

On n’est pas ici dans la libération de la Terre, mais dans l’éloge du “sauvage”, c’est-à-dire de l’individu comme mesure de toute chose, au-delà des “genres”, de tout concept (et même de l’amour). Le primitivisme est ici vraiment un discours mystico-universitaire pour éviter le véganisme.

Voici un extrait très parlant de cette brochure, qu’on peut télécharger en cliquant sur l’image.

La guerre contre les femmes, la guerre contre les pauvres, la guerre contre les peuples indigènes et subsistants de la terre, et la guerre contre le sauvage sont toutes connectées. Au regard de la civilisation, illes sont tou-te-s perçu-e-s comme des commodités – des choses à être revendiquées, extraites, et manipulées pour le pouvoir et le contrôle. Illes sont tou-te-s vue-s comme des ressources, et quand illes ne sont plus d’aucune utilité pour le pouvoir-structure, illes sont jeté-e-s dans les décharges de la société. (…)

Au cours de son développement, la technologie a toujours joué un rôle en expansion constante. En fait, les progrès de la civilisation ont toujours été directement connectés, et déterminés par le développement de technologies toujours plus complexes, efficaces, et innovatrices. Il est difficile de dire si c’est la civilisation qui pousse la technologie, ou vice-versa.

La technologie, comme la civilisation, peut être vu plus comme un procédé ou un système complexe que comme une entité physique. Cela implique de façon inhérente une division du travail, l’extraction de ressources, et l’exploitation par le pouvoir (celleux possédant la technologie). Tout contact avec, et les conséquences de la technologie, sont toujours une réalité aliénée, arbitrée et lourdement chargée de conséquences.

Non, la technologie n’est pas neutre. Les buts et valeurs de celleux qui produisent et contrôlent la technologie sont toujours inscrits en elle. Différente d’un simple outil, la technologie est connectée à un processus plus large et infectieux, et projeté lui-même en avant par son propre élan.

Ce système technologique avance toujours, et a toujours besoin d’inventer de nouvelles façons de se supporter, s’alimenter, se maintenir et se vendre lui-même. Une partie clé de la structure moderne-techno-capitaliste et l’industrialisme, le système mécanisé de production fondé sur un pouvoir centralisé et l’exploitation des individu-e-s et de la nature. L’industrialisme ne peut exister sans génocides, écocides et impérialisme.

Afin de le maintenir, la coercition, l’expulsion de terres, le travail forcé, la destruction culturelle, l’assimilation, la dévastation écologique, et le commerce global sont acceptés et perçus comme nécessaires. La standardisation de la vie par l’industrialisme l’objectifie et en fait une commodité, voyant chaque vie comme une ressource potentielle.

La technologie et l’industrialisme ont ouvert la porte à la domestication ultime de la vie – l’étape finale de la civilisation – l’âge de la neo-vie.

Ainsi nous sommes maintenant dans la post-moderne, neolibérale, bio-tech, cyber-réalité, avec un futur apocalyptique et un nouvel ordre mondial. Est-ce que les choses peuvent vraiment empirer ? Ou cela a-t-il jamais été si mauvais ?

Nous sommes presque totalement domestiqués, à l’exception de quelques rares moments (émeutes, se faufiler dans le noir afin de détruire des machineries ou les infrastructures de la civilisation, connecter avec d’autres espèces, nager nu-e dans la rivière d’une montagne, manger de la nourriture sauvage, faire l’amour (1)… ajouter vos préférés) durant lesquels nous avons un aperçu de ce que cela pourrait être que d’être sauvage.

(1) ndt [note du traducteur] : on n’est pas d’accord avec l’idée de « faire l’amour ».

L’amour est à nos yeux l’une de ces notions construites par un système hétéro-patriarcale et capitaliste dont le seul but est encore une fois l’enfermement d’individu-e-s dans des cages qu’ielles construisent elleux-même. Il se base sur des attentes incompatibles avec le respect de la liberté des individu-e-s, et une division hiérarchisée entre les ami-e-s [celleux avec qui t’es pas censé faire du sexe et avec qui tu passes un peu de temps, et avec lesquel-le-s tu es modérément attaché émotionnellement] et ton amoureuxe [avec qui t’es censé faire du sexe, passer le plus de temps possible, être le plus attaché-e émotionnellement, etc.].

L’amour, c’est aussi un bon moyen de rappeler aux gen-te-s qu’il faut être hétéro, faire et avoir envie de faire des enfants qui elleux aussi pourront être une force de travail et être une existence rentable pour le système dans lequel nous sommes forcés de vivre.

“Je voudrais bien voir la montagne. Je ne l’ai jamais vue qu’à la télévision”

Rethel est une ville d’environ 7000 personnes, dans les Ardennes, en Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine. Il existe une association qui va fermer le 30 juin : l’association sud ardennaise de protection des animaux.

Voici comment l’Union présente cela :

Ginette Desimeur, fondatrice et gestionnaire de l’Asapa de Rethel, tourne une page. Le refuge ne sera plus dans un mois.

Le compte à rebours est lancé pour l’association sud ardennaise de protection des animaux (Asapa) de Rethel. Le refuge, installé rue des Eaux-Vergères à Acy-Romance, fermera définitivement ses portes le 30 juin.

Un crève-cœur pour sa fondatrice et gestionnaire, Ginette Desimeur, qui se résout toutefois à prendre du temps pour elle. «  Je voudrais bien voir la montagne, fait-elle mine de se consoler. Je ne l’ai jamais vue qu’à la télévision.  »

Cette citation est un résumé tout à fait pathétique et totalement réaliste sur la condition des gens travaillant dans les refuges, dont l’abnégation est complète.

On ne soulignera jamais assez le formidable travail des bénévoles dans les associations, qui sacrifient littéralement leur vie quotidienne pour maintenir la digue de la compassion face à l’indifférence.

Qu’on reproche au travail effectué des insuffisances, cela se conçoit car nous devons mieux faire, toujours mieux faire. Nous sommes encore loin de la bienveillance générale de l’humanité envers les animaux !

Mais il faut comprendre que c’est une guerre qui est menée aux animaux et que les personnes dans les associations font avec les moyens du bord. Bien souvent, elles ne sont pas végans et d’ailleurs les terribles difficultés auxquelles elles font face les empêchent même parfois de penser qu’on pourrait réellement faire mieux.

Car ces personnes veulent le bien des animaux, alors comment pourraient-elles comprendre par exemple des gens qui se disent vegans simplement pour leur bonne conscience, sans aucun engagement positif pour les animaux ?

On ne dira jamais assez suffisamment à quel point le coeur réel du véganisme, c’est l’amour de la nature, l’amour des animaux, et non les fictions juridiques inventées par des intellectuels cherchant une place au soleil institutionnel.

Pour cette raison, nous ne pouvons qu’appeler encore et encore : allez aider les refuges du lieu où vous habitez. Même une aide infime s’avère très précieuse. Le moindre apport matériel, la moindre aide physique, tout compte.

Rappelez-vous d’agir avec un esprit discipliné, afin de pas nuire aux animaux, aux gens qui savent ce qui doit être fait et ce qui ne doit pas être fait.

Trouvez un sens dans le regard des êtres victimes que vous essayez d’aider, et que nous ne ferons jamais assez mieux qu’essayer de les aider tant que nous n’aurons pas changé le monde pour le rendre plus bienveillant !

Et exprimez vos encouragements, votre soutien, votre appui aux personnes qui travaillent dans les refuges.

Pensez à cette dame âge qui, dans les Ardennes, n’a jamais vu la montagne, car le sens qu’elle a donné à ses actes la dépassait, par esprit de bienveillance.

A propos de l’arrêt temporaire d’une partie de la production de “foie gras”

Le foie est un organe bien précis du corps qui a trois fonctions : il épure, il synthétise et il stocke. Comme on le sait, en France des oiseaux sont gavés afin que cet organe soit malade, pour être ensuite consommé.

Une perspective horrible et un tel goût ne peut être que celui de la mort (ce qui veut dire que vouloir consommer son équivalent « végétal » relève de cette même approche morbide).

De manière intéressante historiquement, depuis hier, il n’y a plus de production de « foie gras » dans 18 départements du sud-ouest. Les abattoirs et les usines sont fermés jusqu’au 15 août 2016, l’objectif étant de stopper la grippe aviaire : les industriels cherchent à protéger leur production.

Cela représente 71% de la production nationale qui est stoppée pour un temps et il y aura 9 millions de canards de « produits » en moins, 38 millions l’étant normalement chaque année.

Ces chiffres sont gigantesques. On a beau le savoir, raisonner en termes de millions d’êtres qui vont être directement rendus malades, par un gavage brutal, est quelque chose qui ne peut que provoquer de l’aversion.

On se doute également de la dimension industrielle d’une telle démarche. Loin de l’image d’Épinal du « petit producteur », 90 % des animaux subissant la torture pour développer un foie gras sont « produits » par les groupes Maïsadour et Euralis.

Ce que cela montre, et c’est un argument pour le futur, c’est qu’il est possible de mettre un terme à l’exploitation animale. Si l’on est capable de cesser une partie de la production de foie gras pendant plusieurs mois, alors on peut la fermer pour plus longtemps, pour tout le temps, et cela même pour toute la production.

L’exploitation animale, ce n’est pas que l’alimentation, c’est aussi énormément de superflu, de manière de se faire davantage de profit en systématisant son utilisation, même lorsque ce n’est pas nécessaire.

Il y a ici un aspect essentiel, parce que tant qu’on aura pas un document de 250 pages expliquant de A à Z comment supprimer la production de l’exploitation animale dans notre pays, comment réorganiser la production, en maintenant les emplois ou en créant, le tout en haussant le niveau de vie, le combat contre l’exploitation animale ne sera pas crédible.

Évidemment, un tel programme ne saurait exister dans un cadre libéral où les entreprises font ce qu’elles veulent. Cela veut dire que le projet est fondamentalement autoritaire, expropriant des gens, faisant fermer administrativement des entreprises, interdisant des productions, etc.

Si l’on refuse cela, alors il n’y a que deux alternatives : espérer que tout le monde devienne vegan et que les entreprises s’adaptent à cette consommation vegane devenue majoritaire. Sauf que dans une société comme la nôtre, la majorité ne pourra pas devenir vegane, car les gens consomment ce que les entreprises leur imposent, et non l’inverse.

De par leur poids, leur influence, leur capacité à faire du profit, il est par ailleurs absurde de rêver et de penser que le capitalisme « vegan » sera capable de renverser le capitalisme non vegan.

Cela veut dire qu’on a besoin d’un mouvement vegan fort, strict sur les principes, formant un pôle moral irradiant et influençant massivement la bataille pour le changement social.

Vu que la France est très à droite pour l’instant et que les personnes contestataires n’en ont rien à faire de la Nature, la situation est plutôt mauvaise pour l’instant… mais demain les choses seront forcément très différentes.

En ce qui concerne le succès actuel du véganisme, force est de constater qu’il n’est pas une avancée en tant que « conquête », mais un simple rattrapage culturel d’une démarche existant depuis des années dans d’autres pays.

C’est quand il sera intégré comme sous-culture au sein du système général de l’exploitation animale que les choses vont commencer à être très sérieuses. Les personnes désireuses que la tendance au véganisme ne s’arrête pas mais triomphe vont porter quelque chose de très fort, qui va être en confrontation directe avec l’exploitation animale.

L’égalité animale, l’abolitionnisme, l’antispécisme, tout cela ce sont des mots : c’est d’une révolution dont on a besoin… dont les animaux ont besoin, pour que cesse l’anthropocentrisme, dans les idées comme dans le mode de vie de la société.

Pierre Perret : “La cage aux oiseaux”

La chanson populaire, ou la variété plus précisément, vise à divertir de manière simpliste, que ce soit intellectuellement ou émotionnellement.

On y trouve cependant des perles poétiques reflétant le point de vue populaire profond, comme cette admirable chanson de Pierre Perret appelant à libérer les oiseaux en cage. Le texte est encore d’une précision et d’une révolte formidable, 40 ans après.

Quand on pense qu’une telle chanson se retrouve sur l’album “Le cul de Lucette”, album de 1972 à la chanson éponyme (“Mon préféré c’est celui d’ Lucette / Son merveilleux p’tit cul en trompette”) !

Notons bien qu’il n’est malheureusement pas possible de libérer aussi facilement de nombreux oiseaux “exotiques”, en raison des difficultés d’acclimatation au climat en France et à la difficulté de trouver une alimentation adaptée. Même si on voit effectivement parfois de tels oiseaux voler, qui ont été abandonnés ou se sont enfuis et qui tentent de survivre…

Ouvrez ouvrez la cage aux oiseaux
Regardez-les s’envoler c’est beau
Les enfants, si vous voyez
Des p’tits oiseaux prisonniers
Ouvrez-leur la porte vers la liberté

Un p’tit dé à coudre
Et trois gouttes d’eau dedans
Au-dessus du perchoir
Un os de seiche tout blanc
Et un petit piaf triste de vivre en prison
Ça met du soleil dans la maison
C’est c’ que vous diront
Quelques rentiers vicelards
Des vieux schnocks
Qui n’ont qu’ des trous d’air dans l’ cigare
Une fois dans votre vie,
Vous qu’ êtes pas comme eux
Faites un truc qui vous rendra heureux

Si votre concierge fait cui-cui sur son balcon
Avec ses perruches importées du Japon
Ses canaris jaunes et ses bengalis
À votre tour faites leur guili-guili
Sournoisement, exclamez-vous
“Dieu ! quel plumage !
Mais, chère Madame
On vous demande au troisième étage”
Et, dès que la brignole aura l’ dos tourné
Même si on doit pas vous l’ pardonner

Les voitures sportives, aberration écologique

C’est l’histoire d’une Porsche qui défraie la chronique et qui en dit long sur l’état culturel de notre pays. Les gens disposant d’une certaine richesse considèrent que chacun doit pouvoir faire ce qu’il veut, qu’avoir de l’argent relève du travail et que, si on veut une Porsche, alors on doit pouvoir l’avoir.

Comme c’est le premier mai, moquons-nous de cela et disons justement que, si l’humanité était cohérente, elle ne produirait pas des voitures pouvant dépasser les limitations de vitesse, ni d’ailleurs des voitures coûtant une fortune juste pour le prestige.

Une Porsche peut être considérée comme très belle esthétiquement, mais en tant que voiture individuelle c’est un mélange de m’as-tu-vu et de consommation d’essence multipliée par deux.

Aucune humanité n’assumant l’écologie ne peut tolérer une monstruosité pareille, un tel gâchis d’énergie et de moyens. Libre aux riches de défendre leur droit à « faire ce qu’ils veulent », libre aux gens rationnels de s’y opposer de la manière la plus stricte.

C’est bien pour cela d’ailleurs que si on dit qu’en France, les gens sont très mécontents, ils ne le sont finalement pas tant que cela, car la critique de la société ne va pas jusqu’à remettre en question le style de vie.

L’hégémonie culturelle est telle que les partisans de ce culte des voitures polluantes et chères n’ont pas hésité à faire un hashtag #JeSuisPorsche sur Twitter. L’objectif : défendre un pauvre « ouvrier » ayant vu sa voiture incendiée lors d’une manifestation contre la loi travail…

Dans Le Figaro, le propriétaire de la voiture, « un électricien de 30 ans », raconte son “désarroi” et explique les choses suivantes :

«Sur Twitter, j’ai vu que les gens disaient que c’était une voiture de patron, alors que je ne suis qu’ouvrier!».

«Je suis juste un passionné de Porsche depuis que je suis gamin… C’est la troisième que j’ai depuis mes 28 ans»

«magnifique Porsche 911 type 996 Carrera 4S» de 2002, un modèle dont la cote varie «entre 35 et 42.000 €»

Trois Porsches en deux ans, on a compris qu’on est loin de l’ouvrier classique avec son SMIC, même si les commentaires du Figaro expliquent que ce serait possible en se privant, en revendant ses voitures, en les bichonnant, en travaillant la mécanique, etc.

C’est là sous-estimer le coût de la vie et nier les coûts de réparation et d’entretien astronomiques de ce type de voitures… Il faut compter 1500 euros par an, qu’on multiplie rapidement en cas de soucis mécaniques, inévitables avec les voitures sportives…

Autant dire que cela ne tient pas debout et d’ailleurs, le père de « l’électricien » n’y est pas allé par quatre chemins dans Ouest-France, vendant la mèche :

« Mon fils a 30 ans, c’est un jeune cadre qui travaille dans une grande entreprise. C’était sa semaine de RTT donc il a décidé de refaire la carte grise d’une autre voiture ce jour-là. Et voilà. Le mauvais jour au mauvais endroit. »

Benoit a acheté sa Porsche Carrera 4S « entre 40 000 et 60 000 € », il l’avait depuis trois mois et a longuement économisé pour se la payer. « C’est quelqu’un qui est passionné, qui a économisé. »

« Mon fils n’est ni facho, ni capitaliste. Son argent, il ne le vole pas, il travaille dur pour l’avoir. »

Ce que veut dire ici sans doute le « entre 40 000 et 60 000 € », c’est que la voiture a été achetée vers 40 000 et qu’il a fallu améliorer le tout pour environ 10 000 euros. A part cela, il ne serait pas un capitaliste?

Mais même s’il était ouvrier ayant économisé toute une vie, il aurait exprimé le capitalisme, son aliénation.

Les voitures sportives et tout ce qu’on peut y rattacher représentent un système où les individus font ce qu’ils veulent et le revendiquent de manière tapageuse, gâchent les énergies pour des choses inutiles, polluent. Elles n’ont pas leur place dans l’avenir !

“Libérez-nous” de Patrick George

Voici un petit ouvrage pour enfants, au titre évocateur, qui va sans doute s’avérer incontournable.

Voici la présentation de l’oeuvre par l’école des loisirs, qui l’a publié :

Une tête de cerf au-dessus de la cheminée ou dans les bois ? Une tortue capturée dans un filet de pêche ou qui pond ses oeufs dans le sable ?

10 000 poules sans lumière ou qui picorent près du lapin? Des chaussures de luxe ou un crocodile dans la mare ? Un dauphin qui fait le show ou qui plonge avec ses frères dans la mer ?

Le principe est simple et basé sur l’utilisation de pages transparentes, comme montré ici pour la version américaine qui a été donc traduite cette année en français.

Un charmant petit ouvrage à offrir à ses enfants ou aux enfants des autres, à conseiller et dont l’existence doit être diffusée. Il y a toute une nouvelle culture à faire partager!

“Cendrillon” de Téléphone

C’est une des chansons les plus connues du groupe Téléphone et son atmosphère correspond vraiment à celle du début des années 1980. On a un mélange de critique de la société et d’approche désabusée, de portrait réaliste et de cynisme.

“Cendrillon”, qui date de 1982, est en tout cas une chanson incontournable et elle ne peut que rappeler l’intérêt de la position straight edge de garder intact sa morale, de ne pas céder aux illusions d’un monde “adulte” qui ne correspond qu’aux besoins de la société de consommation.

Cendrillon pour ses vingt ans
Est la plus jolie des enfants
Son bel amant, le prince charmant
La prend sur son cheval blanc
Elle oublie le temps
Dans ce palais d’argent
Pour ne pas voir qu’un nouveau jour se lève
Elle ferme les yeux et dans ses rêves
Elle part, jolie petite histoire (x2)

Cendrillon pour ses trente ans
Est la plus triste des mamans
Son prince charmant a foutu l’camp
Avec la belle au bois dormant
Elle a vu cent chevaux blanc
Loin d’elle emmener ses enfants
Elle commence à  boire
A traîner dans les bars
Emmitouflée dans son cafard
Maintenant elle fait le trottoir
Elle part, jolie petite histoire (x2)

Dix ans de cette vie ont suffit
A la changer en junkie
Et dans un sommeil infini
Cendrillon veut voit finir sa vie
Les lumières dansent
Dans l’ambulance
Mais elle tue sa dernière chance
Tout ça n’a plus d’importance
Elle part
Fin de l’histoire

Notre père qui êtes si vieux
As-tu vraiment fais de ton mieux
Car sur la terre et dans les cieux
Tes anges n’aiment pas devenir vieux

Aymeric Caron et le véganisme à 90 %

Je refuse tout accessoire en peau… à part les ceintures. Mes habits sont végans… sauf mes chaussures. Quant à ceux qui veulent la vertu en soi, ce sont des nazis, car de toutes manières, nul n’est parfait.

Petit extrait de « Antispéciste » d’Aymeric Caron, du chapitre « Pourquoi les vegans extrémistes sont en réalité spécistes », dont nous conseillons la lecture intégrale dans son ouvrage.

« Monsieur Caron, vous défendez les droits des animaux. Mais êtes-vous vegan au moins ? Cette question, elle m’a été adressée des centaines de fois.

Sans compter Untel qui se plaint sur les réseaux sociaux que j’ai raconté dans un précédent livre ne pas avoir encore réussi à me passer totalement de chaussures en cuir ou Unetelle qui délire en certifiant que je mange du foie gras…

Il m’a même été reproché ma participation à un jeu télévisé au prétexte que des animaux y étaient, non pas tués, mais utilisés : des insectes dans des bocaux, des serpents et des tigres dans le décor… Mes contempteurs fermaient les yeux sur le plus important : le fait que j’étais le capitaine d’une équipe qui a, ce soir-là, joué pour une association de protection animale antispéciste pour laquelle nous avons remporté 13 000 euros, et qui a eu les honneurs du prime time sur la plus grande chaîne publique, ce qui ne s’était jamais vu auparavant. Ne pas comprendre le bénéfice pour les animaux d’une telle action relève de l’aveuglement.

[Nous avons nous-même dénoncé cette participation, voir l’article “Manger des cerveaux à Fort Boyard serait-il subitement justifié?” – LTD]

Entre les interrogations accusatrices des uns et les affabulations des autres, il n’est pas toujours simple de faire partie de la grande famille des défenseurs des animaux. Certains militants ont la désagréable manie de chercher à démontrer que vous n’êtes pas assez vertueux et, donc, que vous êtes indigne de la Cause.

Chacun peut entrevoir les dangers d’un tel tribunal. Être antispéciste ne signifie pas que l’on a signé une charte de bonne conduite en 20 ou 30 points. Cela implique une cohérence, mais laisse également des questions en suspens. (…)

La production commerciale de lait, quelle que soit la taille de l’exploitation, entraîne donc souffrance et mort. Mais imaginons une petite ferme où aucun animal n’est envoyé à la boucherie. Les animaux se reproduisent naturellement, et chacun meurt de sa belle mort. Qu’est-ce qui nous empêche dans ce cas de prélever un peu de lait pour notre consommation personnelle ?

La vache n’en souffrira pas, ni son veau. Cette configuration relève sans doute de l’utopie dans notre monde actuel, mais elle n’est pas irréaliste dans un futur proche. (…)

En ce qui concerne les œufs, c’est une autre histoire. Il existe à la campagne de petits élevages de poules en liberté, dont aucune n’est maltraitée ou tuée lorsqu’elle devient moins productive. Pourquoi ne pas récupérer leurs œufs ?

Aucune souffrance engendrée, les poules sont nourries et protégées des prédateurs en retour, et les œufs sont une source de protéines pour l’homme. En tout cas, cela me semble cohérent.

Encore un mot sur le cuir : j’ai récemment attristé une amie qui m’avait offert un porte-cartes en cuir en lui expliquant que je ne pourrai pas utiliser son cadeau et qu’il fallait par conséquent le rapporter. Voilà près de vingt-cinq ans que je refuse tout accessoire en peau, à part les ceintures que j’ai longtemps portées, faute d’alternative satisfaisante.

En revanche, pour les chaussures, je reconnais ma faiblesse : je possède encore quelques paires en cuir. La raison est simple : il est toujours compliqué aujourd’hui de trouver des chaussures vegans dans les magasins.

Il existe bien des sites Internet qui les commercialisent, mais acheter des chaussures par correspondance s’est toujours révélé un fiasco pour moi : une paire de chaussures s’essaye, c’est même le principe premier. Mais ce n’est qu’une question de temps : très prochainement, il n’y aura plus du tout de peau morte dans mon appartement, à part celle de mes pieds passés à la pierre ponce.

De toute façon, nul n’est parfait. On pourrait toujours faire mieux. Mais les militants des droits des animaux qui semblent vouloir décrocher un brevet de pureté en envoyant à l’échafaud ceux qui dévient de la ligne du Parti font fausse route.

Toute personne qui se bat contre l’exploitation animale mérite d’être considérée, sauf si bien sûr ses actes sont en contradiction flagrante avec son discours. Avant de mépriser un végétarien ou un flexitarien, en l’accusant d’incohérence ou de faiblesse, il faut d’abord considérer l’effort que celui-ci fournit par rapport à un carnivore indifférent. (…)

Je côtoie ainsi de nombreux vegans en transition qui s’accordent encore un bout de brie ou de chèvre de temps en temps. Faut-il les excommunier pour autant ? Je ne le crois pas.

Je lis aussi les commentaires de certains vegans qui reprochent violemment à d’autres vegans de ne pas vérifier systématiquement la composition de tous les produits qu’ils achètent (alimentaires ou autres) afin de contrôler qu’aucune substance d’origine animale ne s’y est insidieusement cachée – il est vrai qu’il s’en trouve dans certains endroits inattendus comme le shampoing ou le dentifrice.

La discipline vegan observée avec précision implique de rejeter tous les biens de consommation qui contiennent des bouts d’animaux (il faut passer en revue la composition de chaque produit), mais également ceux qui ont pu être testés sur des animaux.

Donc il est nécessaire de se procurer une liste détaillée et de la consulter avant chaque achat douteux, ce qui demande un temps considérable, autant pour la nourriture que pour les produits cosmétiques ou ménagers. On ne peut reprocher à certains de ne pas avoir toujours le temps.

Être vegan à 90 % ou 95 %, dans une société où les produits de l’exploitation animale sont omniprésents, représente déjà un effort considérable. (…)

De la même manière, un vegan puriste ne devrait plus lire de livres sur papier, puisque pour fabriquer ce papier des arbres ont été abattus, et des vies minuscules qui habitaient ces arbres en ont forcément pâti. (…)

J’irai même plus loin : les militants antispécistes intransigeants qui s’en prennent aux non-vegans sont en réalité spécistes. En effet, il y a chez les défenseurs des droits des animaux plusieurs espèces, des plus modérées aux plus radicales. Or, les radicaux intolérants se présentent comme les représentants de l’espèce supérieure, plus intelligente et sensible que les autres pour lesquelles ils n’affichent que dédain.

Cela ne vous rappelle rien ? L’antispéciste, pour sa part, ne méprise pas la différence. Il essaye de la comprendre. Cela commence évidemment par les humains. »

Nous qui avons une certaine expérience du véganisme, nous disons ici franchement que nous ne pouvons que penser qu’Aymeric Caron ne restera pas végan longtemps, encore est-il d’ailleurs qu’il faut déjà qu’il le devienne vue cette histoire de chaussures.

Car une fois la fenêtre du relativisme ouverte, le bâtiment s’effondre inévitablement. Il faut être strict, suivre une voie stricte, le moindre libéralisme se transformant en plaie béante faisant s’écrouler tout l’édifice moral.

Il ne s’agit pas d’insulter les gens qu’il s’agit de convaincre, comme le prétend Caron afin de décrédibiliser ceux et celles assumant la morale comme un ensemble inébranlable, mais de dire aux petit-bourgeois relativistes qu’ils n’ont pas leur mot à dire.

Aucun amour pour les animaux, relativisme et esprit de “tolérance”… C’est tout autant illusoire, improductif et décalé que les propos de la porte-parole de L214 qui proposait hier des réformes à la commission d’enquête parlementaire sur les abattoirs, avec encore une fois le thème du halal et du casher…

Tchernobyl, il y a trente ans

On célébrait hier le triste trentième anniversaire de Tchernobyl. Sortir du nucléaire a publié un compte-rendu de la situation qui présente la catastrophe et ses suites. Nous conseillons particulièrement la vidéo du journal télévisé de l’époque, qui explique par le “miracle” de la météo que seule la France serait épargnée !

30 ans plus tard, la situation à Tchernobyl n’est toujours pas sous contrôle

L’Ukraine, le Bélarus mais aussi une grande partie de l’Europe ont été marqués par une catastrophe nucléaire en cours depuis 30 ans. Scandales sanitaires, mensonges et dénis, milieu naturel atteint, réacteur toujours menaçant : à l’occasion de ce triste 30è anniversaire de l’accident, retrouvez ci-dessous quelques rappels sur l’étendue d’un désastre.

26 avril 1986 : le début de la catastrophe

Le 26 avril 1986, le réacteur n°4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl (Ukraine) explose en projetant dans l’atmosphère des quantités considérables de radioéléments. La première vague d’évacuation ne commencera que le lendemain ; une zone d’exclusion de 30 km de rayon sera ensuite définie.

Pendant des mois, pompiers puis « liquidateurs » – de 600 000 à 900 000 personnes, essentiellement des jeunes appelés recrutés sur tous le territoire de l’URSS – se relaient dans des conditions sanitaires catastrophiques pour éteindre l’incendie, puis pour tenter à tout prix d’étouffer la fusion du cœur du réacteur. Comme celui-ci menace de s’enfoncer dans le sol, un tunnel de 167 mètres de long est creusé sous le réacteur pour y construire une dalle de béton. Une deuxième explosion catastrophique aura été évitée, mais au prix de l’irradiation de centaines de milliers de personnes.

Les radionucléides mortifères projetés par l’explosion ont touché principalement le Bélarus, l’Ukraine et l’Ouest de la Russie, mais se sont également dispersés, pour 53%, sur une grande partie de l’Europe. Des concentrations élevées se déposent notamment en Allemagne, en Autriche, en Suède et en Finlande [1]. La France n’est pas épargnée : les Alpes, la Corse et l’Alsace seront les régions les plus touchées.
30 ans de désinformation

Très vite, l’appareil de désinformation officiel se met en place en Ukraine, mais aussi en Europe. En France, le Professeur Pellerin, directeur du Service Central de Protection contre les Rayonnements Ionisants (SCPRI), intervient à de nombreuses reprises pour minimiser la menace sanitaire.

Aucune distribution de pastilles d’iode n’aura lieu, et – contrairement à ce qui s’est passé chez nos voisins européens – aucune consigne concernant les aliments contaminés ne sera donnée. Le même Pierre Pellerin fera partie du petit cénacle d’experts internationaux qui s’accorderont sur le nombre de morts de Tchernobyl à communiquer officiellement [2]. Attaqué par l’Association Française des Malades de la Thyroïde, il bénéficiera d’un non-lieu en septembre 2011 et décèdera en 2013, blanchi par la justice.

Pourtant, il existe de lourdes preuves du passage du nuage de Tchernobyl en France et du fait que les autorités en étaient averties. Avant d’être brusquement dessaisie du dossier en mars 2011, la juge d’instruction Marie-Odile Bertella-Geffroy a rassemblé de nombreux éléments accablants lors de perquisitions, notamment dans plusieurs ministères.

Quand la météo d’Antenne 2 affirmait que le nuage de Tchernobyl s’était fait refouler à la frontière française (JT Antenne 2 du 30/04/2016)

De nombreuses études ont tenté de mettre à jour les impacts réels de la catastrophe de Tchernobyl. Mais toutes, ou presque, ont finalement été enterrées par les autorités. En juillet 2013, pourtant, est sortie une étude épidémiologique indépendante menée par l’équipe du Pr Cremonesi, mettant en évidence la forte augmentation des maladies thyroïdiennes en Corse suite à l’accident.

Plus d’informations : http://www.sortirdunucleaire.org/Tchernobyl-retombees-France

La vie durablement contaminée

Dans les zones les plus contaminées, la catastrophe sanitaire n’a pas fini de sévir. Parmi les 600 000 à 900 000 liquidateurs, un grand nombre sont décédés ou tombés rapidement malades des suites de leur irradiation.

Plus de 3,5 millions de personnes vivent toujours dans des zones contaminées [3] en Ukraine, 2 millions au Bélarus et 2,7 en Russie. Certains radioéléments projetés en masse lors de l’explosion, toujours présents dans les sols, sont entrés dans la chaîne alimentaire, comme le césium-137 et le strontium-90, dont les effets nocifs ne prendront fin que d’ici trois siècles.

L’accumulation du césium-137 dans l’organisme va de pair avec une augmentation spectaculaire du taux de cancers et de pathologies cardiovasculaires, en particulier chez les enfants, mais atteint aussi l’ensemble des systèmes des organes vitaux.

Elle provoque également des malformations congénitales, cancers et leucémies, maladies neuropsychiques, endocriniennes, ophtalmologiques, infectieuses ou auto-immunes, augmentation de la mortalité périnatale.

La désinformation est toujours à l’œuvre concernant les impacts sanitaires réels de Tchernobyl. Devant l’élévation du taux de malformations congénitales (passé entre 2000 et 2009 de 3,5 pour 1000 à 5,5 pour 1000), la réponse du ministère de la Santé du Bélarus fut de fermer l’unique Institut de recherche sur les maladies héréditaires et congénitales [4], ainsi que l’Institut de radio-pathologie de Gomel.

En 2005, le « Forum Tchernobyl », réuni à Vienne sous l’égide de l’AIEA, avait affirmé qu’à long terme, le nombre de décès attribuables à Tchernobyl atteindrait un maximum de 4000 victimes. L’augmentation des pathologies et la dégradation de l’état de santé des populations y sont mises sur le compte du stress, de l’alcoolisme, de la “radiophobie” et de la détérioration des conditions économiques et sociales dans les régions concernées.

Pourtant, les recherches menées par des scientifiques indépendants mettent au jour des chiffres autrement plus élevés. Selon une étude de trois éminents scientifiques russe et biélorusses, publiée dans les annales de l’Académie des Sciences de New-York en 2011, la catastrophe et ses suites seraient responsables de 985 000 morts prématurées entre 1986 et 2004 [5].

Par ailleurs, depuis plusieurs années, d’étranges « ONG » comme le CEPN [6] mettent en place des programmes destinés à prouver que l’on peut vivre en zone contaminée. Ainsi, le programme « ETHOS », en vigueur à Tchernobyl, est maintenant exporté… à Fukushima, pour appuyer le retour de populations dans des régions où la radioactivité ambiante devrait pourtant interdire tout séjour prolongé !

Les milieux naturels aussi sont touchés

En 2010, le reportage « Tchernobyl, une histoire naturelle » a contribué à populariser la thèse d’une nature intacte qui reprendrait ses droits. Pourtant, cette théorie va à l’encontre des observations scientifiques réalisées dans la zone contaminée (Lire l’analyse détaillée du professeur Michel Fernex : http://www.sortirdunucleaire.org/Tchernobyl-Fernex).

Après avoir mis en évidence l’existence de malformations importantes chez les hirondelles de Tchernobyl [7], Timothy Mousseau, chercheur à l’Université de Caroline du Sud a récemment découvert que la croissance des arbres pouvait aussi être affectée par les radiations [8]. Selon ce même chercheur, il apparaît également que les radiations nuisent aux micro-organismes, empêchant la décomposition des végétaux [9].

Cette accumulation de bois mort pose un nouveau risque : les incendies se déclenchent plus facilement, relâchant dans l’atmosphère une fumée chargée de radioéléments. En février 2015, une étude du Norvegian Institute for Air Research a ainsi confirmé que les feux de forêts plus fréquents contribuaient à répandre à nouveau la radioactivité [10].

Le 28 avril 2015, quasi 29 ans après l’explosion du réacteur n°4 de Tchernobyl, un important feu de forêt s’est déclenché autour de la centrale sur une surface de 10 000 hectares d’après les images satellites.

Selon les travaux d’une équipe de chercheur du Norwegian Institute for Air Research , l’effet cumulé des trois feux de forêt précédents a déjà relâché de 2 % à 8 % du seul césium 137 présent dans les sols et des particules radioactives ont été détectées jusqu’à Kiev.

La construction du nouveau sarcophage et les soins aux malades, victimes collatérales de la crise politique.

Le réacteur éventré, qui contiendrait encore 97 % des éléments radioactifs, constitue toujours une menace : le sarcophage de béton construit à la va-vite au-dessus de ses ruines se fissure déjà. En 2013, une partie du toit s’est déjà effondré [11].

La construction d’une arche métallique géante de 92 mètres de haut et 245 mètres de long destinée à recouvrir le réacteur, a donc commencé en 2010. Ce chantier pharaonique, mené par un consortium formé de Vinci et Bouygues, est censé coûter plus de 2 milliards d’euros.

L’Ukraine ne pouvant y contribuer qu’à hauteur de 8 %, le reste devait être financé par la Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement et le reste de la communauté internationale. En raison de manque de fonds, les travaux ont été retardés et la fin est annoncée au mieux pour novembre 2017, au lieu de 2015.

Les assemblages destinés au dôme viennent à peine d’être terminés en novembre 2015 mais le recouvrement à proprement dit des ruines de Tchernobyl ne devrait pas avoir lieu avant novembre 2016.

Ce cache-misère n’est en rien une solution pérenne pour la mise en route du démantèlement de la centrale et il a seulement pour but de confiner les projections d’éléments radioactifs lors d’un chantier qui devrait s’étaler sur plusieurs décennies.

La crise politique et le spectre d’opérations militaires ont également de lourdes conséquences humanitaires. Selon l’ONG autrichienne Global 2000, l’État ukrainien n’est plus à même de financer un système de santé déjà faible et certaines thérapies contre le cancer destinées aux enfants ne sont plus disponibles dans le nord du pays [12].

Fondé en 1990 par le Professeur Vassily Nesterenko, l’institut Belrad est considéré comme le seul organisme qui assure une radioprotection effective des populations vivant sur les territoires contaminés.

Il permet notamment aux enfants de bénéficier de soins et de mesures de la radioactivité présente dans leur corps. Confronté à des difficultés chroniques de financement, il est maintenant entièrement tributaire des fonds récoltés par des fondations et associations, en particulier l’association Enfants de Tchernobyl Belarus (Pour soutenir financièrement Belrad : http://enfants-tchernobyl-belarus.org/doku.php?id=adhesion_don). Voir une présentation de ces deux organismes en bas de l’article.

La crise politique accroît le risque nucléaire en Ukraine

Enfin, la menace d’une escalade de la violence fait réapparaître le spectre d’un nouveau désastre nucléaire en Ukraine. Le pays compte encore de nombreuses centrales en activité, dont celle de Zaporizhzhya, qui compte six réacteurs. En cas d’opération militaire, comment assurer la sécurité de ces sites ? Même s’ils sont arrêtés, comment garantir qu’ils restent approvisionnés en électricité pour que le refroidissement puisse se poursuivre [13] ?

En novembre 2015, la crainte de la survenue de ce type d’événements se confirme lors de la destruction de pylônes à haute tension par un groupuscule nationaliste ukrainien en Crimée. Cet attentat provoque alors un black-out pour près de 2,5 millions de personnes mais aussi une rupture d’alimentation pour 2 centrales nucléaires dont la centrale de Zaporizhia qui sera alors arrêtée d’urgence.

30 ans après l’explosion du réacteur, la catastrophe est toujours là, et pour longtemps. Au nom de toutes les victimes passées, présentes et à venir, nous devons absolument rappeler sa terrible actualité. Et tout faire pour empêcher un nouvel accident.

Nous avons ici beaucoup développé la situation en Ukraine, mais le Bélarus est le pays qui a été le plus largement touché. Pour en savoir plus et apporter une aide aux victimes, plus d’informations ici : http://enfants-tchernobyl-belarus.org/doku.php

Voir aussi le site de la CRIIRAD pour plus d’informations techniques : http://www.criirad.org/actualites/tchernobylfrancbelarus/conclusionsonu_aieasept05/sommaireconclusiononu.html

Le zoo de Tlemcen

L’esprit de compassion n’a pas de frontières, ni de limites. Aussi c’est sans aucune arrière-pensée ni préjugés que nous parlons d’une question importante qu’on nous a mentionné, au sujet du zoo de Tlemcen en Algérie.

Si Tlemcen est la perle du Maghreb, il en va bien différemment de ce zoo. Imaginons nous par exemple une cage de 2 à 3 m² occupée… par des caniches.

Un même espace aussi restreint est occupé… par des lions, qui ne peuvent pas se retourner, s’allonger confortablement, souffrant et mourant dans leurs propres déjections.

Qu’on nous dise qu’ils sont drogués, cela ne nous étonne pas : les rares vidéos de gens allant à ce zoo montrent des animaux exhibés.

On peut trouver également des chats siamois, au milieu de leurs déjections, sans abri contre la pluie, sans eau ni nourriture, alors que des rongeurs se baladent d’une cage à une autre, témoignant du manque d’organisation des bâtiments.

Cette colère qu’on peut éprouver à la vue d’un des caniches blessé à la tête, nous regardant de ses yeux emplis d’innocence, tel un appel à l’aide, ne peut que rappeler à quel point les zoos sont un non-sens, une insulte à la vie, à la bienveillance nécessaire envers tous les êtres vivants.

De manière plus politique, puisqu’on connaît la sensibilité nationale algérienne, disons également : quel intérêt de chasser le colonialisme si c’est pour reprendre sa culture de la ménagerie, de l’exhibition d’animaux, tels des trophées ?

Rappelons également que la situation est parfois tout aussi catastrophique dans des zoos français, qui se maintiennent à coups d’arrêtés préfectoraux permettant de contourner légalement les lois !

Pour les animaux subissant les attaques de la malveillance humaine, il est essentiel que les êtres humains prennent conscience qu’un autre monde est nécessaire et pour se faire il faut prendre des notes, des photographies, enquêter, raconter, dénoncer.

“L’Appel du 18 joint” de 1976

Voici, pour archive, le texte libéral-libertaire de “dans le quotidien Libération,  le 18 juin 1976. Il est très intéressant, car on y retrouve déjà le discours voulant que des pays comme le Canada ou les Etats-Unis sont plus ou moins allés dans le sens d’une dépénalisation.

De par la position nouvelle du Canada, on voit déjà les partisans du cannabis prendre ce pays en exemple…

On remarquera l’intérêt des dernières lignes, qui montrent que les signataires ont conscience que c’est aussi une question capitaliste. A l’époque, ces personnalités liées à la gauche disaient que c’était une autre question, aujourd’hui, la gauche libérale-libertaire trouve cela même bien pour les taxes et la relance de l’économie…

«Cigarettes, pastis, aspirine, café, gros rouge, calmants font partie de notre vie quotidienne. En revanche, un simple “joint de cannabis (sous ses différentes formes: marijuana, haschich, kif, huile) peut vous conduire en prison ou chez un psychiatre.

Des dizaines de documents officiels (notamment les rapports La Guardia aux Etats-Unis, Wootton en Grande-Bretagne, le Dain au Canada) ont démontré que le cannabis n’engendre aucune dépendance physique, contrairement aux drogues dites “dures, telles que l’héroïne, mais aussi au tabac ou à l’alcool, et n’a aucun effet nocif comparable (“Pas même une bronchite, sauf chez les grands fumeurs, a écrit aux Etats-Unis le directeur de l’Institut national contre l’abus des drogues).

Le contenu de ces documents n’a jamais été porté à la connaissance du public français, on a préféré laisser la grande presse mener des campagnes d’intoxication fondées sur des mensonges ineptes.

Dans de nombreux pays déjà ­ Etats-Unis (Californie, Oregon, Alaska), Pays-Bas, Canada ­, la législation sur le cannabis a été considérablement adoucie.

En France, on continue d’entretenir la confusion entre drogues dures et drogues douces, gros trafiquants, petits intermédiaires et simples usagers.

Cela permet de maintenir et de renforcer une répression de plus en plus lourde: depuis 1969, la police peut perquisitionner chez n’importe qui, sans mandat, à toute heure du jour ou de la nuit, sous prétexte de drogue. Cela permet des arrestations massives de jeunes et des quadrillages policiers.

Cela sert à justifier la détention de centaines de personnes, petits revendeurs ou fumeurs de cannabis, quand tout le monde sait que des gros bonnets de l’héroïne sont en liberté. Ces emprisonnements, bien sûr, sont sélectifs et frappent en priorité la jeunesse, surtout la jeunesse ouvrière et les immigrés, particulièrement dans les régions.

Or, des milliers et des milliers de personnes fument du cannabis aujourd’hui en France, dans les journaux, les lycées, les facultés, les bureaux, les usines, les ministères, les casernes, les concerts, les congrès politiques, chez elles, dans la rue. Tout le monde le sait.

C’est pour lever ce silence hypocrite que nous déclarons publiquement avoir déjà fumé du cannabis en diverses occasions et avoir, éventuellement, l’intention de récidiver. Nous considérons comme inadmissible toute forme de répression individuelle, soumise à l’arbitraire policier, et entendons soutenir activement tous ceux qui en seraient victimes.

Nous demandons que soient prises les mesures suivantes: ­ Dépénalisation totale du cannabis, de son usage, sa possession, sa culture (autoproduction) ou son introduction sur le territoire français en quantités de consommation courante.

Ouverture de centres d’information sur les substances psychotropes, en ordre alphabétique: alcool, cannabis, cocaïne, héroïne, LSD, médicaments, tabac, etc.

Nous n’avons que faire de la légalisation de la marijuana, ni de sa commercialisation. Si des trusts à joints s’en emparent, c’est une question de société. Ce texte n’est pas un appel à la consommation. Il vise seulement à mettre fin à une situation absurde.»

Signataires: Abrahams Jean-Jacques, Annabel, Areski, Dr Atlan H., Alessandrini Paul, Alessandrini Marjorie, Arietta Adolfo, Anquetil  Gilles, Backman René, Bourgeade Pierre, Béranger François, Berger Claude, Bizot Jean-François, Baratier Jacques, Bastide Jean-Pierre, Bouteille Romain, Bardet Vincent, Bodevent Jean-Louis, Barouh Pierre, Bost Jacques-Laurent, Bok Philippe (médecin), Colombel Jeannette, Coste Patricia, Chesneaux Jean, Copi, Clémenti Pierre, Castagnet Paul, Copferman Emile, Carpentier Jean (médecin), Cahiers du cinéma, Calvet Louis-Jean, Cullaz Maurice, Deleuze Gilles, Duits Charles, Dollé Jean-Paul, Dupré Jean-Louis, Dubois Bernard, Davezies René, Devy Michel, Dachy Marc, Dautin Yvon, Delessert Philippe, Dosse Roger, Druillet Philippe, Dietlin Eric, Dubenton Anne, Erlinguer Serge (médecin), Fromanger Gérard, Font Patrick, Ferré René, de Fréminville Bernard (médecin), Fluence, Fourastié Philippe, Glucksmann André, Grasset Jean-Baptiste, Geismar Alain, Guattari Félix, Gotlib, Gébé, Gir Moebius, Haines Jim, Held Jean-Francis, Houdart Blandine, Huppert Isabelle, Isserman Dominique, Ithurriaque Jean (médecin), Jaubert Alain, Jacquot Benoît, Kalfon Jean-Pierre, Kouchner Bernard (médecin), Karsenty Serge, Kan Alain, Levy-Leblond Jean-Marc, Levy-Leblond Elisabeth (médecin), Le Forestier Maxime, Landau Maria (médecin), Letté Jean-Paul, Lyotard Jean-François, Lauten Elodie, Lacroix Hugo, Levaillant Yvon, Lagrange Valérie, Laperrousaz Jérôme, Lafont Bernadette, Leclerc Henri (avocat), Mandryka, Mallerin Daniel, Marc’O, Matricon, Mercadet Léon, Matzis Costas, Meunier Jean-Louis, Magny Colette, Muchnik Nicole, Morello Dominique, Maulineux Maud, Mercanton Isabelle, Morin Edgar, Manceaux Michèle, Mémmi Michael, Merleau-Ponty (avocate), Negroni François, Najman C., Nicoulaud Gilles, Oswald P.-J., Oswald Hélène, Ogier Bulle, Orla, Pinhas Richard, Pleyney Marcellin, Pradalié Philippe, Pasquet Sylvaine, Rauch Alain, Revault d’Allonnes, Reed Will, Renault Philippe, Rouzaud Jean, Ribbes Jean-Paul, Rochefort Christiane, Roche Denis, Raguenès Jean, Righini Marielle, Rosso Serge-Bruno, Richard Jean-Vincent, Sollers Philippe, Saint-James Daniel, Sarduy Severo, Sery Patrick, Samuel Laurent, Savary Jérôme, Simmonet Dominique, Szejer Myriam (médecin), Tavernier B., Timsit (avocat), Topor, Tobias, Thérame Victoria, Verlhomme Hugo, Vannoni Patrice, Varela José, Van Eersel Patrice, Vasca Jean, Verdier Joan Pau, Val Philippe, Yelnik Jean-Benoît, Zouzou, France Léa, Sami Ayari, Châtelet François.

Le Canada capitule devant le cannabis

La ministre de la santé du Canada a tenu un discours à New York, lors d’une session plénière extraordinaire de l’ONU sur les drogues. Elle y a expliqué que le Canada allait mettre en place l’année prochaine une loi pour légaliser le cannabis.

C’est un pas de plus dans l’intégration de cette drogue dans le capitalisme… Voici le document retranscrivant les propos de la ministre.

Déclaration en plénière pour l’honorable Jane Philpott ministre de la Santé – SEAGNU sur le problème mondial de la drogue
20 avril 2016

SEULE LA VERSION PRONONCÉE FAIT FOI

Monsieur le président, chefs d’État et de gouvernement, ministres et distingués délégués. C’est pour moi un honneur de participer à cette session extraordinaire à l’Assemblée générale des Nations Unies. Ce rassemblement est une excellente occasion de revoir nos efforts à l’égard des politiques mondiales concernant la drogue.

Il y a quelques semaines, j’ai rencontré un groupe d’ONG à Ottawa en vue du présent rassemblement. Ce groupe se composait d’avocats, de médecins et d’activistes très articulés, mais la voix qui s’est le plus démarquée est celle d’une mère.

Elle nous a raconté l’histoire de sa fille, qui est décédée des suites de complications liées à la toxicomanie. Elle a décrit comment elle avait vu sa fille s’éteindre alors qu’elle avait de la difficulté à accéder au traitement et aux services qui auraient pu sauver une vie fragile.

Des histoires comme celles-ci sont trop courantes. De nombreuses vies prennent fin trop rapidement en raison de surdoses de drogues licites et illicites. Aujourd’hui, je m’adresse à vous en tant que ministre de la Santé du Canada pour vous dire que nous devons faire mieux pour nos citoyens.

Je suis fière de défendre une politique à l’égard des drogues qui se fonde sur des données probantes scientifiques. Une politique axée sur la santé publique qui vise à sensibiliser au maximum le public et atténuer au minimum les risques.

En tant que médecin qui a pratiqué au Canada et en Afrique subsaharienne, j’ai vu trop de personnes subir les conséquences dévastatrices de la consommation de drogue et des crimes qu’elle engendre ainsi que des politiques de lutte contre la toxicomanie mal conçues.

Heureusement, des solutions sont à notre portée. Au Canada, je suis impressionnée par le travail d’Insite, un site de consommation supervisée où les personnes qui ont des problèmes de dépendance ont accès aux soins et à l’aide dont ils ont besoin [il s’agit d’une salle de shoot à Vancouver].

Je suis fière de la rapidité avec laquelle nous rendons plus accessibles les trousses de naloxone afin de sauver la vie de personnes faisant une surdose d’opioïdes.
Je sens notre empressement à travailler ensemble pour trouver des solutions, que ce soit pour les grandes villes ou les communautés autochtones éloignées. Je sais que cette bonne volonté et cette générosité sont présentes à l’étranger.

C’est pourquoi j’ai été encouragée par le récent rappel du président de l’OICS [Organe International de Contrôle des Stupéfiants, initié par l’ONU] de mettre la santé et le bien-être au centre d’une approche équilibrée à l’égard de la mise en œuvre des traités.

Notre approche à l’égard des drogues doit être exhaustive et axée sur la collaboration et la compassion. Elle doit respecter les droits de la personne tout en favorisant le partage des responsabilités. Et elle doit reposer sur une approche fondée sur la science.

Ces principes seront appliqués au Canada en ce qui concerne la marijuana.

À ces fins, au printemps 2017, nous allons présenter notre projet de loi pour empêcher la marijuana de tomber entre les mains des enfants, et les profits de tomber entre les mains des criminels. Bien que ce plan remette en question le statu quo dans plusieurs pays, nous sommes convaincus qu’il s’agit de la meilleure façon de protéger nos jeunes tout en renforçant la sécurité publique.

Le Canada continuera de moderniser son approche à l’égard de la politique relative aux drogues. En nous inspirant de nos réussites comme Insite, nous adopterons une approche mettant l’accent sur la prévention en amont, le traitement axé sur la compassion et la réduction des méfaits.

Nous collaborerons avec des partenaires des services d’application de la loi afin d’encourager la prise de mesures de justice pénale appropriées et proportionnées. Nous savons qu’il est impossible de régler le problème en procédant simplement à des arrestations.

La lutte contre la consommation de drogue est un défi que nous partageons tous. Les solutions doivent donc être collectives et demandent la participation des gouvernements, des Autochtones, de la société civile, des jeunes, des scientifiques et des grands organismes de l’ONU.

Je reconnais que d’autres pays et cultures adopteront des approches qui diffèrent de celle du Canada. Je crois que si nous respectons le point de vue de chacun et trouvons un terrain d’entente, nous pouvons atteindre notre objectif commun : protéger nos citoyens.

Mieux encore, nous pouvons améliorer leur vie. Merci.

Prince – When doves cry

Prince était un très grand artiste, qu’on a souvent comparé à Michael Jackson, pour les opposer. Tous deux pourtant portaient une culture très similaire, mélangeant pacifisme et universalisme, dans l’esprit de la musique soul.

Prince est même censé avoir été végétarien puis végétalien depuis une vingtaine d’années, refusant la laine, mais difficile de savoir s’il a été vegan et s’il l’a vraiment été. Peut-être qu’on en saura plus avec l’autobiographie qu’il comptait sortir avant de décéder.

Il avait composé une chanson pour le 20e anniversaire de PeTA, “Animal Kingdom”, expliquant qu’il fallait laisser les poissons dans l’eau, qu’il fallait refuser le lait ; il a également été nomme végétarien le plus sexy par PeTA dans les années 2000.

En attendant d’en savoir un peu plus – même si les chansons de ses albums finalement n’abordent pas réellement la question – voici les paroles de “When doves cry”, c’est-à-dire “Quand les colombes pleurent”, ou encore les pigeons, puisque les termes sont en pratique finalement largement interchangeables.

Une chanson très belle, présentant de manière réaliste les rapports dans un couple, avec les colombes comme référence d’harmonie : voilà qui relève indéniablement de notre culture!


Prince – When Doves Cry (1984) par retrospective1

Dig if you will the picture
Of you and I engaged in a kiss
The sweat of your body covers me
Can you my darling
Can you picture this?
Reprends cette photo si tu veux
De toi et moi engagés dans un baiser
La sueur de mon corps me couvre
Peux-tu ma chérie
Avoir une image en tête de cela ?

Dream if you can a courtyard
An ocean of violets in bloom
Animals strike curious poses
They feel the heat
The heat between me and you
Si tu peux imagine une cour
Un océan de violettes en fleur
Les animaux prennent de curieuses poses
Ils sentent la chaleur
La chaleur entre toi et moi

How can you just leave me standing?
Alone in a world that’s so cold? (So cold)
Maybe I’m just too demanding
Maybe I’m just like my father, too bold
Maybe you’re just like my mother
She’s never satisfied (She’s never satisfied)
Why do we scream at each other
This is what it sounds like
When doves cry
Comment peux-tu simplement me laisser tomber ?
Tout seul dans un monde qui est si froid (si froid)
Peut-être que j’en demande trop
Peut-être que je suis comme mon père, trop hardi
Peut-être que tu es simplement comme ma mère
Elle n’est jamais satisfaite (elle n’est jamais satisfaite)
Pourquoi est-ce qu’on se hurle dessus l’un sur l’autre
Cela sonne comme cela
Quand les colombes pleurent

Touch if you will my stomach
Feel how it trembles inside
You’ve got the butterflies all tied up
Don’t make me chase you
Even doves have pride
Si tu veux touche mon estomac
Sens comme à l’intérieur cela tremble
Tu es totalement débordé intérieurement
Ne m’oblige pas à te pourchasser
Mêmes les colombes ont de la fierté

Don’t Cry (Don’t Cry)
When doves cry
When doves cry
When doves cry
When Doves cry (Doves cry, doves cry, doves cry)
Don’t cry
Darling don’t cry
Ne pleure pas
Quand les colombes pleurent
Quand les colombes pleurent
Quand les colombes pleurent
Quand les colombes pleurent (les colombes pleurent, les colombes pleurent, les colombes pleurent)
Ne pleure pas
Chérie ne pleure pas