• « Balance ton porc »

Construction d’été au Antitierbenutzungshof tout au long de la saison estivale 2011

Nous avions déjà parler du Antitierbenutzungshof, un refuge antispéciste en Allemagne (voir leur interview ici), qui héberge également une chocolaterie (on peut acheter leur chocolat, les bénéfices allant au refuge, sur vegantisch.de).

Voici leur appel pour les aider l’été, en rappelant bien entendu que tous les refuges ont besoin d’aide. Bien souvent, les gens des refuges ne lancent pas d’appel, en raison d’un grand pessimisme. A vous de montrer le contraire: il y a toujours des gens prêts à donner un coup de main, rassemblez les et appelez un refuge près de chez vous pour proposer de l’aide!

Construction d’été au Antitierbenutzungshof tout au long de la saison estivale 2011!

Le mois de construction du 16 Mai au 10 Juin a été un succès complet ! Nous avons accompli tellement de choses que nous avons décidé de l’étendre à l’été. :-)

Dans la période allant du 16 Mai au 10 Juin 2011, nous avons organisé un mois de construction, au cours de laquelle nous avons avant tout complètement rénové le toit, sous lequel se trouve le quartier résidentiel des chiens et des humains, l’atelier et l’usine de chocolat.

C’était vraiment urgent parce que le toit était seulement un tamis et qu’il fallait qu’il ne tombe pas sur nos têtes.

Cela a été un succès : plus de 30 personnes nous ont aidé et étaient ensemble lors du mois de construction, au Antitierbenutzungshof, et ont tout fait avec nous.

Merci à tous ce grand soutien pour que nous parvenions à rétablir le toit dans un délai beaucoup plus court que prévu, de sorte que nous avons pu commencer de nouveaux projets avec les gens qui sont venus dans la seconde moitié du mois: deux balcons ont été construits, une grange encore à rénover et un hangar pour le foin ont été rangés, il a été commencé à clôturer une zone élargie pour les cochons, le terrain pour chevaux nettoyé, les branches tombées de partout dans la zone des moutons et des chèvres ont été enlevés, et bien plus encore. Le toit lui-même est devenu vraiment bien.

Nous espérons que se sont amusés autant que nous tous ceux et toutes celles qui ont travaillé et ont passé ensemble des heures ici à la ferme.

Nous avons pensé que c’était vraiment génial que de travailler avec les nombreuses personnes sympas, qui ont réalisé autant de choses et ont aussi passé un bon moment ensemble. Nous ne pouvons guère trouver de mots pour ce que représente pour nous et la ferme la réparation du toit et les autres résultats du mois de construction.

Les résultats du mois de construction sont tellement impressionnants, et il y a encore tellement à faire cette année que nous aimerions avoir encore pour quelques temps des gens ici, qui nous aident à rénover la grange et son (afin que nous puissions y stocker le foin en hiver), à modifier la clôture du terrain des chevaux pour que les cochons puissent y aller quand ceux-ci n’y sont pas, vu qu’il est bien plus grand que le leur), et encore plein plein de choses.

Il y a plus que suffisamment à faire, et aussi longtemps que les conditions météorologiques le permettent, nous pouvons continuer à utiliser l’infrastructure du mois de construction (lits, tentes, cuisine…) afin d’héberger de nombreuses personnes ici. Alors, revenez pour une nouvelle étape et faites passer le mot aux gens qui ne pouvaient pas venir auparavant.

Il y a toujours des choses à faire, que tout un chacun peut faire, il n’y a pas besoin de connaissances ou de savoir-faire en particulier. Nous avons également besoin de gens pour s’occuper des animaux non humains.

Tenez-nous au courant par mail ou téléphone et dites nous quand vous pouvez passer. Nous nous réjouissons de toute nouvelle aide et de toutes les personnes déjà venues et voulant bien revenir !

Évidemment, le mois de construction a toujours besoin de dons d’argent ou de matériel (nourriture, matériel de construction, outils…). Contactez-nous si vous avez des idées.

Les personnes qui désirent nous soutenir doivent dans le meilleur des cas vivre de manière vegan, ou au moins être ouvertes par rapport au véganisme, c’est-à-dire que nous ne voulons pas que des gens ici utilisent des produits de la consommation animale.

Il y a ce qu’il faut niveau vegan ici, tout comme une douche solaire et des toilettes à compost. L’hébergement est très simple.

Il y a un plan pour les personnes faisant du stop et pour tous ceux qui utilisent les transports en commun, n’hésitez pas à nous demander au cas où. Plein de salutations et un grand MERCI à toutes les personnes déjà venues et à tous les soutiens !

Les gens du Antitierbenutzungshof

 

Interview d’une refuge antispéciste & chocolaterie en Allemagne

L’année dernière nous avions parlé de la vache Yvonne ainsi que de chimpanzés qui finalement ont pu se réfugier à Gut Aiderbichl en Allemagne, un « Gandenhof » c’est-à-dire une ferme pour animaux sauvés.

Non loin de là, on trouve un autre refuge, d’un genre très différent…. Un refuge dont le mot d’ordre est « Pour un monde qui n’a pas besoin de fermes pour animaux sauvés, parce que tous les animaux vivent en liberté ! »

C’est le « Antitierbenutzungshof », la ferme contre l’utilisation des animaux. Voici une petite interview de gens faisant une initiative salutaire qui est bien entendu à soutenir bien que nous ne sommes pas forcément d’accord sur certains points, notamment sur la distanciation qu’ils ont envers leurs protégEs.

Nombreuses sont les personnes, nous le savons, qui vivraient bien dans un refuge pour animaux qui fonctionne aussi à côté comme chocolaterie !

Que voulez-vous dire par « Antitierbenutzungshof », ferme contre l’utilisation des animaux ? Quelle différence avec Gut Aiderbichl ?

La différence tient à ce que Gut Aiderbichl ne s’engage pas pour la libération de tous les animaux par rapport à la domination humaine.

Une ferme pour animaux sauvés comme Gut Aiderbichl n’a pas comme objectif un monde antispéciste, un monde vegan – et ne l’est d’ailleurs pas lui-même.

Cela s’exprime par le fait que les animaux qui vivent à Gut Aiderbichl sont utilisés par exemple pour des voyages en calèche, la thérapie animale, pour la « crèche vivante de Noël »…

Dans le restaurant de Gut Aiderbichl sont servis des produits issus de l’exploitation animale. Gut Aiderbichl met en avant une exploitation animale qui soit humaine, où les animaux continuent d’être exploités selon des critères précis.

Le Antitierbenutzungshof n’est pas une ferme pour animaux sauvés. Que les animaux puissent vivre là-bas n’est pas un geste de grâce des personnes s’en occupant.

Au Antitierbenutzungshof, le véganisme est vécu et propagé à l’extérieur – l’objectif est une société antispéciste, où il n’y a plus d’élevage, et finalement plus de Antitierbenutzungshof, car là-bas aussi il y a de la violence à l’encontre des animaux, qui est de fait immanente dans le fait d’avoir des animaux : les animaux ne sont pas libres.

Les gens du Antitierbenutzungshof le reconnaissent et ne romantisent pas le fait d’avoir des animaux comme le fait Gut Aiderbichl.

Gut Aiderbichl a une « philosophie. » Il y est par exemple expliqué que : « Mais de la vallée de larmes au paradis il n’y a pas qu’un pas : du boucher à l’abattoir au vegan, de l’agriculture industrielle au retour à l’union familiale paysanne… Les revendications maximales peuvent être un objectif, mais pas la voie. »

Qu’en pensez-vous ?

Nous pensons que les gens choisissent d’eux et elles-mêmes les voies à prendre, qu’ils considèrent comme compromis lorsqu’ils/elles ne deviennent pas vegan (« manger moins de viande », devenir végétarien…). Ces compromis, à nos yeux « pourris », nous n’avons pas besoin de leur servir en plis comme option, mais nous exigeons au contraire le « maximum » (ce qui pour nous va de soi), à savoir qu’il faut cesser la violence contre les animaux non-humains et qu’il faut vivre vegan.

Tout le reste signifie conserver le rapport de violence contre les animaux !

« L’union familiale paysanne » ou quelque terme que ce soit pour minimiser l’exploitation animale ne signifie qu’esclavage, la captivité, la torture, le meurtre…

Il va de soi que nous ne pouvons nous engager pour cela, nous qui souhaitons une libération animale à l’échelle de la société.

A propos de la libération animale : nous pensons que l’être humain devrait se considérer comme une partie de la Nature. Il n’y a pas de « mur » entre nature et culture. Nous ne sommes donc pas d’accord quand des gens sont contre l’exploitation animale, mais ne s’intéressent pas à la nature, aux animaux, qu’ils/elles ne ressentent rien à ce sujet.

A votre avis, quel rapport doivent avoir les personnes véganes avec les animaux ? Comment voyez-vous l’opposition intervenir / ne pas intervenir ?

Le rapport des êtres humains aux animaux non humains devrait être empreint de respect. Nous voyons comme relativement distant le rapport aux animaux non humains dans une société – pour l’instant utopique – antispéciste, c’est-à-dire le respect, l’attention, s’exprimerait avant tout dans le fait de laisser tranquille les animaux.

C’est-à-dire que ce serait dans l’ordre que d’admirer les animaux, de s’émerveiller, d’apprécier, mais également de ne pas les apprécier (d’éprouver des sentiments à leur encontre), cependant tout cela sans aller vers eux trop près.

Nous pensons que la majorité des animaux non humains n’est pas intéressée par un contact avec les humains, s’ils n’étaient dépendants d’eux, si une société antispéciste était établie.

Comment vivent les animaux à l’Antitierbenutzungshof? Que faites-vous, et comment vous sentez-vous ? Qu’avez-vous appris, qui peut nous aider à mieux comprendre le véganisme ?

Les animaux sont gardés à l’Antitierbenutzungshof, ils ne sont donc pas libres. Ils ne peuvent pas déterminer eux-mêmes leur vie – pas là où ils veulent aller, avec qui ils veulent vivre, ce qu’ils veulent manger, etc. – tout cela nous devons le décider pour eux.

Au-delà de cette non liberté fondamentale, ils sont régulièrement livrés à des mauvais actes de violence, comme la castration et la stérilisation, la tonte (pour les moutons), l’enlèvement des œufs (pour les oies), et encore plus d’autres choses.

Ce n’est pas un monde végan comme nous nous l’imaginons, car dans un monde vegan le fait de garder des animaux serait aboli. L’Antitierbenutzungshof n’est pas une île végane. Nous pratiquons le fait de garder des animaux avec tous les affreux effets, parce que les animaux seraient sinon assassinés ou auraient sinon une vie bien pire.

Revenons ici à la philosophie de Gut Aiderbichl. Dedans il est dit : « la création n’est pas sortie d’une côte de Dieu et la compassion, le sentiment de justice et la miséricorde ne sont pas des choses qui vont de soi. »

Cela sonne très chrétien : le monde serait mauvais, mais la grâce est possible. Comment voyez-vous la nature ? Voyez-vous la nature comme une concurrence comme le fait le « néo-darwinisme », ou bien comme une coopération en développement ?

Nous ne voyons la nature en ni comme « bonne » ni comme « mauvaise » (ici nous nous voyons nous-mêmes comme une partie de la nature, ou au moins pas comme en opposition à elle).

Il se passe beaucoup de choses que nous ne trouvons pas bonnes (par exemple que certains animaux en tuent d’autres ou que de la violence soit exercée), mais nous trouvons que cela ne regarde pas les humains et que partant de là ils ne devraient pas intervenir.

Ce qui nous concerne bien plus est la violence qui vient des humains, que nous pouvons thématiser et discuter. Une critique, ou plus exactement un rejet de la violence et de la domination n’a pas pour nous rien à voir avec la grâce ou la « miséricorde. »

Pouvez-vous nous parler de Sissi, qui est morte il y a quelques temps ?

Sissi était un cheval qui a vécu à l’Antitierbenutzungshof et qui était en danger de mort en raison d’un mauvais positionnement d’une partie de la jambe. Son état devenait de plus en plus mauvais au fur et à mesure, et à un moment elle n’aurait plus pu courir.

Afin de lui assurer une vie sur le long terme il était nécessaire de lui garder la jambe droite. Nous avons pu réaliser cette opération chère grâce à un énorme soutien financier de nombreux groupes du spectre de la libération animale ainsi que de personnes individuelles.

Après que l’opération se soit initialement passée avec succès et que Sissi soit visiblement allée toujours mieux, il y a eu deux semaines après l’opération une catastrophe inattendue, avec un os moins utilisé pendant l’opération de raidissement qui n’a plus tenu et s’est brisé devant l’effort.

Étant donné qu’ici un cheval avec trois jambes n’a aucune chance de survie et qu’il n’y a pas dans toute l’Europe de vétérinaires qui veulent mettre une prothèse à un cheval, nous n’avons pas eu d’autres choix que de laisser tuer Sissi (« l’euthanasier »).

Nous sommes malgré tout heureux et heureuse d’avoir essayé de sauver la vie de Sissi (et nous sommes ici reconnaissant et reconnaissante de tous les gens qui nous ont soutenu), car Sissi était un individu avec une vie unique, pour qui tout devait être essayé – comme cela serait le cas pour un humain.

Comment est-il possible de vous aider ?

Le plus important pour nous est d’intervenir contre le spécisme dans tous les domaines. Car le spécisme, la pensée comme quoi les « animaux » seraient là pour nous, est la cause qui fait que des animaux sont gardés – que ce soit dans une relation d’exploitation ou dans des fermes comme la nôtre.

Notre ferme a naturellement besoin d’aide directe, par exemple dans la mesure où notre tract est distribué ou que des gens soient informés de l’existence de l’Antitierbenutzungshof.

Notre travail principal consiste, à côté de fournir les aliments aux animaux, en l’amélioration des conditions de vie de tous les animaux de la ferme, afin qu’ils puissent vivre de la manière la plus digne qui soit avec nous.

Ici, nous avons besoin de davantage de moyens financier que nous pouvons nous-mêmes trouver, et nous sommes heureux et heureuse de tout soutien à ce sujet, qui peuvent également provenir de l’organisation de soirées de solidarité, de la vente d’aliments, de brocantes, de tombolas ou de choses dans le genre.

Bienvenues sont aussi les donations de toutes sortes, car beaucoup de choses qui nous manquent aussi, des gens l’ont peut-être sans s’en servir.

Il est aussi possible de soutenir l’Antitierbenutzungshof en achetant auprès de notre chocolaterie végane, chez vegantisch.de, dont les bénéfices vont complètement à l’Antitierbenutzungshof. En ce moment, en plus des divers produits au chocolat, il y a également des T-shirts à message.

Slogans de manifestation en Allemagne et Action Antispéciste

Les activités menées en Allemagne par les groupes se revendiquant de « l’action antispéciste » ont éveillé un intérêt certain. Il y a eu cette fois avec le groupe « Vegane Antifa Süd » et l’appel à la manifestation à Francfort début 2010, mais il y a eu d’autres exemples comme justement les précédentes manifestations à Francfort, ou encore l’interview du groupe berlinois BerTA.

Un intérêt parfois critique, d’ailleurs nous-mêmes n’utilisons jamais le terme de « antispéciste » et considérons que la libération de la Terre va de pair avec le véganisme (chose d’ailleurs parfois partagée en Allemagne également).

Mais il est évident que tout cela est fortement intéressant, vu depuis notre pays où dans la scène pour les animaux prédominent Bardot et l’obsession du Halal…

Toutes les activités de ces groupes en Allemagne montrent que la libération animale peut être un mouvement avec plusieurs centaines de personnes, avec des groupes très nombreux dans tout le pays, avec une base à la fois claire et radicale : aucun compromis dans la lutte pour la libération animale.

Dans ce court article, nous avions compté 61 groupes activistes vegans en Allemagne… A Berlin, il y a chaque jour plusieurs cantines populaires veganes, en plus des restaurants…

Il y a donc de l’idée et certainement quelque chose qui peut nous aider à construire quelque chose. Nous ouvrons donc une catégorie « action antispéciste » et afin de souligner que dans l’idée il s’agit de construire, cette catégorie est directement accessible à l’adresse actionantispeciste.fr.

Est-ce que cela se construira, sous quelle forme, nous n’en savons rien, mais cela ne peut que faire avancer le débat… et surtout la prise de positions permettant de se couper véritablement de ceux pour qui l’actualité animale, c’est le « halal » …

Comme autre contribution à cela, voici une petite liste des slogans qui sont utilisés lors des manifestations, lors des initiatives pour la libération animale en Allemagne.

La plupart riment bien évidemment en allemand, et le rythme avec lequel ils sont prononcés en dépend bien entendu.

Commençons par ceux en anglais:

Animal liberation, human right – one struggle, one fight!

No Border! No Nation! – Animal Liberation !

Soit : libération animale, droit des êtres humains – une seule lutte, un seul combat !

Pas de frontière ! Pas de nation ! – Libération animale !

Il s’agit de deux slogans parmi les plus utilisés ; le premier est notamment connu pour son utilisation lors des campagnes contre HLS (et existe dans une variante en allemand : « Tierbefreiung, Menschenrecht – ein Kampf, ein Gefecht! »).

Le combat contre l’exploitation animale présuppose des slogans… contre l’exploitation. Cela n’a l’air de rien dit comme cela, mais en France le terme d’exploitation est parfois utilisée, sans aucun travail de critique du profit derrière. Ce n’est pas le cas en Allemagne, bien sûr. Voici donc des slogans qui vont avec :

Alles für Alle – und zwar Vegan !

Tout pour tous – et cela de manière végane !

Menschen und Tiere – sind kein Kapital !

Les êtres humains et les animaux – ne sont pas du capital!

Schluss mit dem Profit – auf Kosten der Tiere !

Finissons en avec le profit – avec les animaux comme prix!

Certains slogans sont plus marqués par un esprit militant. On a par exemple:

Wir sind laut und wir sind hier – für die Befreiung von Mensch und Tier !

Nous sommes bruyantEs et nous sommes ici – pour la libération des humains et des animaux!

Gegen Herrschaft und Repression – für die vegane Revolution !

Contre la domination et la répression – pour la révolution vegane!

Wir sind viele, wir sind krass – Antispe, da geht noch was !

Nous sommes beaucoup, nous sommes extrêmes – Antispe, il se passe quelque chose !

Vegan Resistance, der Widerstand sind wir – für die Befreiung von Erde, Mensch und Tier !

Résistance végane, la résistance c’est nous – pour la libération de la Terre, de l’humain et de l’animal!

Gegen jede Herrschaftsform – Speziesismus ist ein Teil davon!!

Contre toute forme de domination – le spécisme en fait partie !

Les campagnes contre la fourrure sont quelque chose de connues, mais quels sont les slogans utilisés en Allemagne ? On a droit justement à un mélange critique du profit / revendications militantes.

Für den Profit umgebracht – fühlende Wesen zu Pelz gemacht!

Pour le profit ils sont tués – des êtres sensibles transformés en fourrure!

Feuer und Flamme der Pelzindustrie – Friede mit ihr, nie, nie, nie !

Feu et flamme pour l’industrie de la fourrure – paix avec elle, jamais jamais jamais!

Pelze raus! – raus aus den Regalen !

Dehors la fourrure ! – hors hors des rayons!

Wir sind hier und wir sind laut – solange MaxMara/xxx Pelz verkauft !

Nous sommes ici et nous sommes bruyants – tant que [le magasin] MaxMara/xxx vend de la fourrure !

Wir – machen – Euch/xxx – pelzfrei !

Nous – faisons – de vous [le magasin]/de XXX – sans fourrure !

Tiere haben Rechte – Pelz ist Mord !

Les animaux ont des droits – la fourrure c’est le meurtre!

Ob Pelz oder Leder: Mord bleibt Mord!

Fourrue comme cuir : le meurtre reste le meurtre!

Dans certains cas, une personne lance un slogan, les autres répondent. Le modèle est ici né en Suède, dans les manifestations antifascistes. Ici la partie prononcée par ceux et celles qui répondent est en majuscule.

Der Pelzhandel gehört – ABGESCHAFFT!

Le commerce de fourrure doit être – ABOLI!

What do you want? – ANIMAL LIBERATION! | When do you want it? – NOW! | Are you willing to fight for it? – YES! | Are you willing to life for it? YES !

Que voulez-vous ? LA LIBERATION ANIMALE ! Quand le voulez-vous ? MAINTENANT ? Etes-vous prêtEs à lutter pour cela ? OUI ! Etes-vous prêtEs à vivre pour cela ? OUI!

Wer stoppt den Pelzhandel? WIR! | Wer stoppt den Pelzhandel? WIR! | Wer stoppt den Pelzhandel? WIR WIR WIR !

Qui arrête le commerce de fourrure ? NOUS ! Qui arrête le commerce de fourrure ? NOUS ! Qui arrête le commerce de fourrure ? NOUS ! NOUS ! NOUS!

« Le terrorisme végétarien » et un étrange droit de réponse…

Il est bien connu qu’il y a une criminalisation certaine de la cause vegan, ce qui est dans l’ordre des choses vu que l’Etat et les médias sont au service de ceux qui font le plus de profits.

Voici un petit exemple que nous avions raté et qui a amené en réaction une chose assez étrange… Cet article est tiré d’un blog lié au Nouvel Observateur et date du 30 mai 2009:

Le terrorisme végétarien

Les végétariens se targuent volontiers de leur non-violence. Ils prétendent que la consommation de produits animaux rend agressif, et affichent en guise de slogan cette phrase de Tolstoï: «Tant qu’il y aura des abattoirs, il y aura des champs de bataille».

Pourtant, c’est la nébuleuse des amis des bêtes, ennemis de la viande, et autres antispécistes qu’on soupçonne d’avoir, le 28 mai, ravagé par le feu l’important marché de la viande dit le Cadran d’Ussel, dans la Corrèze. Comprenne qui pourra.

Mais peut-être qu’à défaut de manger du bifteck, ces non-violents apprécient l’odeur du barbecue, finalement. Cela les rapprocherait presque des humains ordinaires, c’est-à-dire omnivores.

D’ailleurs les mêmes, dans un communiqué de presse, nous annoncent: «Le 6 juin, ça va saigner ». Il s’agit de promotionner la «Journée contre le spécisme», qui se déroulera samedi prochain dans une dizaine de villes de France, dont Paris bien sûr.

Clou de ces manifestations, destinées à nous dégoûter de la viande: des «opérations barquette», comme il disent. Des corps humains, nus et ensanglantés (mais avec du faux sang, nous rassure t-on), seront exhibés sous cellophane dans de gigantesques barquettes type supermarché. «De la chair humaine en barquettes!», proclament-ils avec gourmandise. C’est certain, ils vont nous dégoûter de la chair humaine. Promis, je n’en mangerai plus jamais!

En tout cas il y en a une qui apprécie la viande. C’est Madame la Gouverneure générale du Canada, représentante de la reine d’Angleterre en ces terres lointaines, et qui fait donc fonction de chef de l’Etat par délégation. Or cette personne très haut placée, en visite chez les Inuits et partageant de bon cœur l’un de leurs repas festifs traditionnels, a, sous les objectifs et les caméras, dégusté un morceau de cœur de phoque. Cru, et a peine extrait de la bête.

«Après la dégustation, Madame Jean a utilisé un mouchoir pour essuyer le sang sur ses doigts, et a expliqué son geste de solidarité envers les chasseurs inuits de la région», nous apprend l’agence Associated Press. On se demande ce que les végétariens du Canada vont en penser.

Comme on le voit, rien d’exceptionnel dans le ton, l’attitude, la mentalité. Non, si nous le publions c’est pour archiver et faire remarquer quant au « droit de réponse » qui a été fait.

En effet, le journaliste du Nouvel Obs, après avoir parlé de ce qui est en fait une action de l’ALF (dont nous avions parlé d’ailleurs), dit:

D’ailleurs les mêmes, dans un communiqué de presse, nous annoncent: «Le 6 juin, ça va saigner ». Il s’agit de promotionner la «Journée contre le spécisme»…

Normalement, dans ce genre de cas, la moindre des choses est de ne rien dire, ou alors on est condamné à considérer l’ALF comme « terroriste. » C’est d’ailleurs évidemment le but de la manoeuvre du journaliste et de son titre « le terrorisme végétarien » et de son assimilation ridicule entre « végétariens » et « anti-spécistes. »

Et pourtant… il y a une réponse des associations, expliquant justement que l’ALF est terroriste. Nous avons pensé qu’une telle chose méritait d’être mentionnée.

Voici donc le communiqué des « organisateurs » (les associations participantes étant: Droits des Animaux, PeTA France, Association Végétarienne de France, L214, CLEDA, Combactive, VegNord, VegLorraine, Dignité Animale, Croc Blanc, Animal Amnistie, AVIS, Action mutante, CLAM, collectif marseillais pour l’égalité, collectif Diois pour l’égalité, Collectif antispéciste de Besançon, Lausanimaliste, les Artichauts Mécontents, VegRouen).

Droit de réponse

Dans un article du 30 mai 2009, Fabien Gruhier, journaliste au service « Notre Époque » du Nouvel Observateur, assimile les associations participantes à la «Journée contre le spécisme» (discrimination exercée contre les animaux) aux auteurs d’incendies dirigés contre un marché de la viande.

Un tel amalgame est indigne d’un journal d’information, qui ne se serait probablement pas permis une telle assimilation à l’égard d’autres catégories de la population. Les défenseurs des animaux ne méritent-ils pas d’être considérés avec objectivité ?

Ce ne sera que la seconde fois que Le Nouvel Observateur se livre à ce type de caricature à leur sujet. Un premier droit de réponse leur avait été accordé. Nous continuerons à réagir chaque fois que de tels manquements à la déontologie du journalisme seront constatés.

Véhiculer l’amalgame entre végétariens et terroristes n’est pas anodin. C’est empêcher le débat de fond en discréditant aux yeux du public ceux qui remettent en cause la légitimité de la viande. Il est des moyens plus nobles d’exprimer un désaccord dans une démocratie.

A l’heure où les lois antiterroristes sont utilisées en Autriche pour détruire le mouvement des droits des animaux, dans un mépris éclatant de la liberté d’expression et d’association, de la présomption d’innocence et des droits de la défense, il est profondément choquant de voir Le Nouvel Observateur participer à une stigmatisation qui facilite de telles opérations.

C’est pourquoi nous vous adressons cette protestation collective, comme droit de réponse, afin que soit soulignée clairement la distinction entre les auteurs des incendies et les associations engagées dans la remise en cause du spécisme le 6 juin prochain.

Les associations participantes à la Journée contre le spécisme.

En parlant d’assimilation caricaturale, le communiqué explique donc clairement que l’ALF n’a rien à voir avec le mouvement pour les animaux. C’est une position guère tenable, quel que soit le point de vue qu’on puisse avoir sur l’ALF.

Et on peut remarquer d’ailleurs que ce n’est pas du tout le point de vue des gens inculpés en Autriche. L’association VGT, la principale concernée, ne défend pas la libération animale mais le principe de réformes allant au véganisme; cela n’est pas pour autant qu’elle tient ce discours sur les « terroristes. »

Rappelons d’ailleurs comme nous l’avions dit que l’une des personnes passant au procès en Autriche est arrivée habillée d’un t-shirt avec sur le devant la photo d’une personne masquée tenant un chien Beagle, avec inscrit « Smash HLS » et au dos le slogan « I support the ALF. »

Il y a également durant ce même procès des ballons roses placées au niveau de la fenêtre de la salle, avec accroché en dessous un poster de l’extra-terrestre de la célèbre série télévisée ALF.

Bref, ce communiqué raconte absolument n’importe quoi et il est très révélateur que soit dit justement:

« Il est des moyens plus nobles d’exprimer un désaccord dans une démocratie. »

Démocratie? N’est-il pourtant pas clair que les grandes entreprises décident? N’est-il pas clair aussi qu’il ne s’agit en rien d’un « désaccord » mais d’une vision du monde, et que justement les grandes entreprises qui font des bénéfices se moquent bien des « désaccords »?

A l’opposé de tout cela, faisons-nous plaisir en revoyant les belles photos de la traditionnelle manifestation pour les animaux de la mi-mars à Francfort en Allemagne.

Pour mémoire: Communiqué concernant l’action antispéciste menée contre le KFC et le Mac Donald à la fontaine des innocents à Paris le Samedi 17 Mai 2008

A la fin de la traditionnelle Veggie Pride, manifestation de la « fierté végétarienne et végétalienne », une tentative d’occupation spontanée s’est produite tout d’abord devant et dans le restaurant « fast-food » KFC se trouvant sur le trajet du défilé, puis au MacDonald quelques mètres plus loin.

En tant qu’antispécistes et anticapitalistes, nous revendiquons l’entière responsabilité des faits précités qui se sont déroulés ce jour. Nous voulions affirmer notre volonté politique d’en finir avec l’hypocrisie de ces entreprises : reflets d’un système qui suppose l’exploitation humaine toujours renouvelée et le massacre organisé de millions d’animaux élevés dans des conditions insupportables.

Lire la suite Pour mémoire: Communiqué concernant l’action antispéciste menée contre le KFC et le Mac Donald à la fontaine des innocents à Paris le Samedi 17 Mai 2008