Russie: liberté pour Aleksey Gaskarov et Maksim Solopov!

Suite à l’émeute antifa en défense de la forêt de Khimki en Russie, la police a procédé le 30 juillet à l’arrestation de deux activistes les plus connus de Moscou (un anarchiste et un communiste).

Tous deux sont des porte-paroles du mouvement antifa et à ce titre sont depuis le temps des cibles des nazis, particulièrement actifs et brutaux en Russie (à noter également qu’en Allemagne, la journée pour les animaux du 31 juillet à Munich a également été attaquée par les nazis, qui ont pu être repoussés).

Une campagne internationale commence donc pour la libération de Aleksey Gaskarov et de Maksim Solopov!

A noter également, toujours concernant le forêt de Khimki, que le Front de Libération de la Terre a revendiqué l’incendie à la mi-juillet d’un camion servant à transporter les arbres.



Vidéo et compte-rendu de l’évacuation et de l’abattage de la forêt de Lappersfort

La répression contre la résistance à la destruction de la forêt de Lappersfort a été bien plus brutale que les premières informations ne le laissaient penser. Le nombre d’arrestations également!

Voici donc un compte-rendu, et une longue vidéo est également désormais disponible.

Expulsion et abattage de la forêt de Lappersfort

Jeudi 4 mars, le bourgemestre de Bruges et Fabricom, le proprio, ont envoyé les forces de destruction massive pour expulser le camp qui résistait à l’intérieur de la forêt de Lappersfort et la raser entièrement.

L’expulsion a duré 10h 30 (de 8h à 18h30), et au moment où la dernière personne quittait le site, la plus grande partie de la forêt était déjà abatue. Pendant toute la durée de l’opération, des dizaines de tronçonneuses et pelleteuses rasaient tout autour d’eux; les arbres ne cessaient de tomber de partout, y compris juste à côté de ceux sur lesquelles se trouvaient les occupantEs.

Le lendemain, des camions ne cessaient d’arriver pour terminer d’embarquer les derniers arbres tombés; à ce jour toute trace de la forêt a été effacée, ce n’est plus qu’un sinistre terrain-vague.

Encore une fois, la violence avec laquelle la police a traité les occupantEs ne nous a pas surpris. Les personnes qui étaient enchainées à des lock-ons ont été torturées pour faire en sorte qu’elles se rendent.

Les keufs appuyaient sur des points de pression, tordaient et tiraient comme des boeufs [sic] sur les bras, faisaient de la pression psychologique, etc… avec certains ils ont même fait recours au taser!…

L’équipe de grimpeurs, bien connue des activistes comme étant la plus violente en belgique lors des expulsions, n’a pas fait tort à sa réputation… Le manque total d’un minimum de sécurité est peut être le plus surprenant; ils ont sérieusement mis en danger la vie de plusieurs occupantEs.

Ils coupaient des cordes sans regarder où elles étaient attachées; c’est par exemple ainsi qu’ils ont failli faire tomber une personne qui se trouvait dans un filet à une douzaine de mètres de hauteur.

La façon dont ils se sont prit pour faire descendre deux personnes qui se trouvaient dans un lock-on sur un pont de singe à vingt mètres de hauteur est peut être la plus scandaleuse; ils ont d’abord coupé la corde du haut a laquelle ils pendaient; en tombant jusqu’à la corde du bas sur laquelle ils étaient aussi assurés, une personne s’est retrouvée la tête en bas, et alors ils n’ont rien trouver de mieux que d’ attacher cette corde à la grue, puis la couper aussi pour la faire descendre jusqu’au sol, avec les deux personnes qui pendaient n’importe comment…

C’est difficile à imaginer avec ces quelques explications, mais celleux qui ont eu le malheur de voir la scène, croyaient qu’ils allaient devoir enterrer deux copains… aussi ils coupaient des arbres dans lesquels se trouvaient des cabanes sans aller voir si quelqu’un était dedans. La liste d’autres scènes scandaleuses est longue, mais je n’ai pas le courage maintenant de revivre tous ces moments morbides que les camarades nous ont racontés…

Quant au bilan légal pour l’instant, les keufs ont été bien occupés toute la journée… A notre connaissance, 46 personnes ont été arrêtées en tout le jour de l’expulsion.

D’abord les 21 personnes qui résistaient dans la forêt ont été amenés en garde à vue, et fichées avec photos et empreintes digitales, mais toutes ont refusé de déclarer leur identité. 11 d’entre elles ont été libérées après environ 12 heures (parmi lesquelles une a reçu un avis d’expulsion valable pour toute la zone schengen).

Les 9 autres ont été détenues au centre fermé à Bruges, ceci y compris quelques personnes de nationalité belge (!…). Une personne apatride qui se trouvait dans la forêt a été détenue en prison, accusé d’avoir une affaire ouverte. Selon les dernières nouvelles, il devrait passer au moins 3 mois en prison.

Depuis la première demi heure de l’expulsion, des gens se sont rassemblés près de la forêt, et vers midi, après avoir témoigné l’affreux spectacle des machines de la mort, quelques personnes ont repoussé la barrière de barbelés et sont passées entre la ligne de keufs pour atteindre la forêt.

Pendant qu’ils se faisaient poursuivre, un des keufs a trébuché sur lui-même et a atterri au sol la tête la première (il y a de belles images de ce moment sur une vidéo, qui est passé à la télé et que vous pourrez sûrement trouver bientôt sur internet). Les quatre personnes se sont fait arrêter dans la forêt; elles ont été libérées le soir meme, mais avec des accusations de coups et blessures envers des keufs (!!); leur procès aura lieu le 25 mars.

Ensuite une manif sauvage était prévue pour 20h, mais les keufs bloquaient toute la zone bien avant. 6 personnes ont été arrêtées avant 20h.

La manif a quand même eu lieu et s’est terminée en rassemblement devant le comico pour attendre les personnes qui se faisaient libérées un par un. 9 personnes ont été arrêtées lorsque les keufs ont décidé de dissoudre la manif (y compris 2 des personnes qui étaient dans la forêt, et qui ont rejoint la manif après avoir été libérées).

Encore 5 autres personnes ont été arrêtées alors qu’elles se réfugiaient dans un hotel.

Alors que l’expulsion avait encore lieu, le bourgemestre de bruges et le boss de fabricom ont donné une conférence de presse, dans laquelle quelqu’un est rentré pour poser des questions et poser une banderole. A la sortie, les keufs l’attendaient et ont voulu l’identifier. Ayant refusé de donner son identité, il s’est aussi retrouvé détenu en centre de rétention (alors que lui aussi a un passeport belge).

En ce moment, deux personnes qui étaient au centre fermé ont été relâchées (après avoir été identifiées), avec elles-aussi un avis d’expulsion du territoire schengen. Il reste donc encore 7 personnes enfermées qui sont toujours anonymes, plus une personne en taule.

Le bourgemestre de bruges est très content que “l’affaire lappersfort est enfin terminée”; mais la guerre n’a fait que commencer! Il faut leur montrer que ceci n’est que le début! La campagne d’actions contre fabricom, ou le mégalo groupe GDF-Suez a été lancée, et maintenant c’est le moment de continuer en force!

Une des entreprises qui va se faire des tunes sur le dos de cette déforestation c’est Groep Mouton (avec siège à Lochristi); leurs camions remplis de pub écolo sur la biomasse ramassaient les arbres plus petits et les branches pour les réduire immédiatement en copeaux (qui seront sûrement ensuite transformés en pellets pour les poêles des maisons de bourges).

Protégeons les forêts! Sabotons le monde capitaliste!

Solidarité avec les prisonnierEs et inculpéEs du Lappersfort! Et tous les autres qui se retrouvent en cages.

Source: CeMAB (Centre de médias alternatifs de Bruxelles)