Star Trek IV: The Voyage Home

La série de science-fiction Star Trek est une anticipation du futur, et elle est connue pour de nombreuses critiques de la société nord-américaine de l’époque du tournage.

Dans un des films produits, Star Trek IV: The Voyage Home, le scénario fait directement référence à l’extermination des baleines. Si le film a pris un certain coup de vieux, comme de nombreux films du genre, aborder un thème comme celui-là en 1986 a été un parti-pris courageux.

L’idée de base est d’ailleurs intéressante : une sonde extraterrestre semble menacer la planète Terre, et on s’aperçoit qu’elle émet des signaux semblant être ceux d’une baleine.

Mais rien que comprendre cela a été difficile : les baleines ont été exterminé à la fin du XXème siècle… C’est Spock, le Vulcain aux oreilles pointues, qui doit l’expliquer : « Docteur, il y a d’autres formes d’intelligence sur la Terre. Il n’y a que l’arrogance humaine pour présumer que le message doit être destiné à l’homme. »

L’équipage du vaisseau Enterprise va donc dans le passé, afin de ramener des baleines. Ce qui est une manière poétique d’en appeler à préserver les baleines et de remettre en place l’humanité…

Lors de leur périple dans le passé, l’équipage constate « une culture très primitive et paranoïaque », qui se comporte de manière destructrice : « C’est un miracle que ces gens soient arrivés à sortir du 20ème siècle! »

Toutefois, il y a alors la rencontre avec une femme, docteur en biologie marine, spécialiste de l’étude et la sauvegarde des baleines, qui raconte : « Il y avait jadis des centaines de milliers de baleines à bosse. Il y en a aujourd’hui moins de 10 000. »

Si elle aime les baleines, Spock arrive à communiquer avec elles et fait passer leur message à cette scientifique : « Ils vous aiment beaucoup, mais ils ne sont pas vos baleines, nom de dieu! » (“They like you very much, but they are not the hell your whales”).

Les baleines sont en effet étudiées dans un bassin à San Francisco, en l’occurence au Monterey Bay Aquarium. Il s’agit d’un édifice, qui a succédé à une usine de boîtes de sardines…, où sont regroupées 623 espèces, soit 35.000 plantes et animaux, dans 200 bassins.

Le docteur aide l’équipage à récupérer deux baleines au préalable libérées, et qui échappent à un baleinier prêt à les harponner. La présence des baleines dans la mer dans le futur, répondant à la sonde extra-terrestre, permet de sauver la Terre.

Une belle manière de souligner que l’être humain n’est ni seul sur Terre, ni l’espèce « dominante. » Que la Terre appartient également aux autres espèces!

Puis, le film se termine sur une citation d’une partie d’un poème du britannique David Herbert Richards Lawrence : « Les baleines ne pleurent pas » (“Whales Weep Not”), une sorte d’ode aux baleines… (« Ils disent que la mer est froide, mais elle contient le sang le plus chaud de tous »).

Le film a eu un succès important aux USA, se plaçant dans la liste des films les plus vus cette année-là. C’est le Star Trek qui a eu le plus succès, après celui de 2009.

Ce fut également le premier film de la série Star Trek vu en URSS, en 1987, montré par le WWF lors d’une conférence pour abolir la chasse à la baleine.

Une nouvelle tirée du film, écrite par Vonda N. McIntyre, a aussi un succès aux USA ; culturellement, ce film a eu un grand impact, non pas par sa réalisation assez classique pour de la science-fiction, mais bien sûr pour le thème, et son approche.

Les plantes sont belles et intelligentes !

Les plantes sont intelligentes, car la vie est intelligente. A LTD nous avons un profond respect pour les végétaux, qui sont une composante de la vie en général. Si nous ne les mettons pas sur le même plan que les animaux, cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas lieu de les respecter.

Récemment une personne végane est décédée d’un cancer en Angleterre: à son enterrement il a été demandé de ne pas amener de bouquets de fleurs, c’est un point de vue tout à fait logique, lorsqu’on respecte la vie on la respecte au maximum.

Et que les plantes vivent, c’est un fait, même si ce fait perturbe encore largement une humanité pour qui à part l’humanité, tout revient au minéral, et est utilisable à volonté.

Le chercheur canadien James Cahill vient précisément de publier une recherche à ce sujet. Ce chercheur en biologie de l’université d’Alberta dans la ville d’Edmonton dirige une équipe qui s’intéresse aux plantes, à leur comportement, leur évolution…

Que dit cette recherche? Voici un résumé de cela:

À l’aide d’une caméra miniature, l’écologiste James Cahill et son équipe ont observé la croissance du système racinaire de l’abutilon, un petit arbuste des zones tropicales.

Lorsque la plante est seule dans un pot, ses racines occupent toute la place disponible dans la terre, que les nutriments soient distribués uniformément ou non.

Si deux plantes sont dans un même pot où la distribution des nutriments est uniforme, les racines occupent beaucoup moins d’espace horizontal. Les deux plantes évitent de se toucher, en gardant une séparation complète de leurs systèmes racinaires.

Les chercheurs expliquent que le risque d’entrer en compétition est trop grand par rapport à la récompense d’obtenir des nutriments.

Toutefois, si les nutriments sont concentrés entre les deux plantes, leurs racines s’étendent beaucoup plus, se touchant presque. Les plantes prennent le risque d’entrer en compétition parce que les nutriments sont plus difficiles à atteindre.

L’écologiste James Cahill affirme que la stratégie des plantes est à l’image des prises de risques et de la recherche de récompense des animaux en quête de nourriture.

Selon les chercheurs, la plante intègre en même temps l’information sur la localisation des ressources et sur l’emplacement des compétiteurs. James Cahill affirme que ce niveau de complexité du comportement chez les plantes n’avait jamais été observé auparavant.

La vie appelle la vie: c’est une réalité très simple, que l’humanité doit comprendre, au lieu de saccager!