• Chasse à courre : quatre personnes agressées pour avoir filmé en forêt

Notre cible : Total – La société du pétrole

Voici le document diffusé par le Camp climat du Havre et qui explique le pourquoi de Total comme cible, par rapport à comme nous le disions l’appel pour le blocage de la raffinerie Total de Gonfreville l’Orcher le 16 octobre 2010.

Le monde moderne s’est construit sur une énergie gratuite, facile à produire et illimitée : le pétrole. Notre mode de vie n’a plus grand chose à voir avec celui de nos grands-parents. Nous avons tendance à prendre pour des droits la possibilité de se déplacer à grande vitesse, d’accéder à la haute technologie, de manger selon nos envies, de communiquer autant que désiré… de consommer, chacun, en moyenne dans le monde occidental, l’équivalent en travail humain de bien plus de 100 personnes. C’est la magie du pétrole.

Les inégalités augmentent, mais grâce à une augmentation permanente de la production d’énergies fossiles, les plus pauvres consomment malgré tout plus que leurs parents. C’est la magie du capitalisme.

Il existe un lien direct entre le niveau de vie d’une société et la quantité d’énergie fossile consommée. Mais il en existe un autre entre l’énergie consommée et la production de gaz à effet de serre.

Colonisant les pays du Sud, soutenant financièrement la junte militaire en Birmanie, investissant dans l’exploitation des sables bitumineux au Canada, ainsi que dans le nucléaire, développant l’industrie des agro carburants, menant des campagnes publicitaires pour repeindre son blason en vert, TOTAL est l’un des premiers émetteurs de gaz à effet de serre en France.

Si nous allons jusqu’au bout de la logique du pétrole, le réchauffement climatique aura largement dépassé les seuils d’irréversibilité. C’est la magie de la réalité.

La seule piste réaliste pour maintenir à coup sûr la possibilité d’une vie humaine sur Terre, c’est de sortir rapidement du productivisme. L’emprise du pétrole sur nos mode de vie est telle qu’aucun parti politique, rouge, vert ou autre, n’ose imaginer une politique énergétique qui puisse faire face à ces enjeux.

La seule piste réaliste pour sortir rapidement du productivisme, c’est de bloquer le système. Le mouvement mondial pour la Justice Climatique et le Camp Action Climat affirment que l’extraction des combustibles fossiles doit cesser maintenant et que nous devons entreprendre immédiatement une transition sociétale pour ne plus en dépendre. Des solutions de reconversion justes doivent être trouvées pour les travailleuSEs du secteur énergétique.

Sans un sursaut du peuple, l’humanité va bientôt se retrouver confronter à la plus grave crise qu’elle n’a jamais connue. Le PETROLE n’est pas un problème écologique, social et politique, c’est LE PROBLEME. Le PETROLE n’est pas une responsabilité de plus que nous laissons aux générations futures, ce sont NOS VIES qui sont en jeu.

TOTAL PRÉDATOR

Total est la caricature de la multinationale qui viole régulièrement les lois, collabore avec des régimes dictatoriaux ou illégitimes, investit dans des projets polluant et dangereux et …..qui dégage de gros bénéfices. Total, 13 milliards de bénéfice, et 13,6 millions de CO2 en 2008. Le PDG de Total, Christophe de Margerie, a touché en 2009 un salaire de 4,5 millions d’euros.

Total c’est :

• en Birmanie :
Soutiens financiers à la junte au pouvoir depuis 1962, « contribution à un haut niveau de corruption en Birmanie » et complicité de « travail forcé et d’exécutions » sur le site du gisement gazier de Yadana, dans le sud du pays.

• Au Nigeria :
70 millions de tonnes de CO2 sont rejetés lors du torchage, les torchères brûlent depuis 33 ans, 24 h sur 24 ; les terres, les rivières et les ruisseaux sont entièrement pollués ; retombées de pluie acide. Total est la compagnie qui émet le plus au monde de CO2 à cause des torchères.

• En France, le traumatisme de l’Erika et d’AZF :
30 morts, 400 km de cote souillée et 150 000 oiseaux mazoutés. Le rapport entre ces deux cauchemars ? La recherche du profit, toujours plus de profit, d’un côté en utilisant un navire poubelle ne répondant plus aux normes de sécurité, et d’un autre en utilisant la sous traitance et l’intérim, les travailleurs permanents ignorant l’activité des travailleurs sous-traitants et intérimaires. Les activités de travail sur le site classé « Sévéso » le matin et les jours précédant l’explosion, n’ont jamais pu être reconstituées, du fait de la sous-traitance.

• Au Canada, en Alberta :
Jusqu’à présent il n’était pas rentable de sortir le pétrole du sable. Mais le pétrole devenant rare, il devient donc rentable de l’extraire et plutôt que d’investir dans les énergies renouvelables, Total préfère investir dans les sables bitumineux (justement parce que le pétrole deviendra rare…il sera cher). 4000 km2 de forêt déjà détruits (soit la surface d’un département français). 200 000 km2 seront détruits (soit le quart de la France).

Il faut six barils d’eau pour produire un baril de pétrole, 25% de l’eau de l’Alberta est donc utilisé dans ce but. Autres conséquences : détournement de rivières, destruction de la biodiversité, rejet massif d’agents polluants, souffre et métaux lourds. Le ministre de l’environnement parle de tragédie inacceptable, l’Alberta est la province la plus polluée du Canada.

Total est un groupe archaïque et opaque qui sévit dans 130 pays. La liste de ses ravages est trop longue : enfouissement du CO2 à Laqc, « Pétrole contre nourriture » en Irak, sable bitumineux à Madagascar, corruption en Iran, etc.

En conclusion :
« Un prédateur est un organisme vivant qui met à mort des proies pour s’en nourrir ».

Total est un prédateur de notre planète.

Les stratégies de Total rappellent celles de la prédation :

1-Repérage des proies :
Total est organisé pour repérer ses proies : Pétrole birman, nigérien, kazakhstan, pétrole bitumineux… C’est le secteur amont de Total qui récupère un maximum d’informations. Il mène des activités d’exploration et de production dans plus de 40 pays pour 10 milliard d’euros d’investissement en 2008.

2-Mainmise sur la proie :
Total met en place les moyens les plus efficaces pour obtenir ce qu’il veut. L’efficacité seule est son objectif. Qu’il s’agisse de payer la junte militaire, de verser des dessous de table, de louer un bateau pourri pour transporter le pétrole, de prendre des sous-traitants pour l’usine AZF, tout est bon pour faire du profit.

3-Destruction :
Total n’a aucun respect de ses proies, il ne souhaite pas les garder en vie, il les exploite jusqu’à épuisement. Il ne faut pas lui prêter de sentiments humains, c’est une machine créée dans un seul but : le profit. Total exploite la nature et les hommes qui, pour lui, sont jetables. Quand l’exploitation sera terminée en Afrique, il se jettera sur le Canada. L’objectif de ce comportement prédateur est de favoriser la croissance du groupe.

La charité fait partie de la stratégie comme le green painting.

Ce système ne respecte aucune valeur ni aucune morale.

Ours polaires, Ours bruns, Grolars et Pizllys

Au début du mois au Canada, le 8 avril 2010, un ours a été tué par un chasseur Inuit, de la tribu Inuvialuit.

Cet ours avait un pelage blanc comme les ours polaires, mais ses jambes et ses pattes étaient bruns, comme les ours bruns.

Une analyse ADN a montré que cet ours était un grolar, appelé parfois également pizzly. Ces deux termes anglais sont en fait la combinaison des mots « polar bear » (ours polaire) et grizzly, et désignent un ours ayant un père et une mère de ces deux espèces différentes (le nom de l’espèce du père étant mis en premier, le nom de l’espèce de la mère en second).

Or, normalement dans la nature, ces deux espèces s’évitent. Leurs niches écologiques sont également différentes.

Plus important encore, l’ours abattu est plus précisément un grolar de la seconde génération, un cas jamais vu encore par les scientifiques. Cet ours avait comme mère un ours « hybride » de type grolar et son père était un grizzly.

Cela est une preuve d’un phénomène déjà constaté : en raison du réchauffement climatique, les deux espèces se rencontrent de plus en plus. Ces dernières années, on avait déjà découvert des grolars et des pizzlys.

Et il y a évidemment déjà un business : 10.000 Euro pour une peau de ces hybrides ! Terrible constat de comment le profit utilise même la destruction de la planète.

Car en raison du réchauffement climatique, les glaces arctiques ont reculé de 30%, réduisant l’environnement des ours polaires. Il est déjà prévu que 50% des ours polaires mâles meurent dans la baie occidentale de l’Hudson, alors que ces dernières vingt années leur population globale a déjà baissé de 22%.

Les 2/3 des ours polaires vivent au Canada (une grande partie du 1/3 restant vivant en Alaska), et si c’est dans ce pays qu’il est le mieux étudié, les études sur la conservation de cette espèce ne prennent pourtant guère en compte le réchauffement climatique dans leur prévision : l’ours blanc n’est pas une priorité.

Les scientifiques sont par contre bien plus informés de quand il y aura un passage maritime d’ouvert dans l’océan arctique – autour de 2019!

Voici des images montrant la fonte de la banquise de l’océan arctique. Le premier schéma montre le déclin de la surface (en millions de km²), le second consiste en une carte montrant à quel point la banquise recule.

Rappelons que la banquise reflétait une partie de la lumière du soleil: plus la banquise fond, plus c’est l’océan qui est frappé par les rayons du soleil, se réchauffant et ajoutant au réchauffement climatique, faisant fondre la banquise qui donc absorbe moins la chaleur, laissant la place à l’océan en absorbant davantage, etc.

C’est une véritable réaction en chaîne qui se joue dans l’Arctique, mais les puissants, raisonnant en termes “nationaux”, ne pensent qu’à leurs intérêts matériels, “géopolitiques”, et sont tout heureux d’avoir des perspectives de forage du pétrole par exemple.

Comme nous le disions tout récemment, imaginons que la catastrophe dans le Golfe du Mexique se passe dans l’océan arctique, et ses conditions terriblement dures… Un mois après la catastrophe dans le Golfe du Mexique, la fuite n’est toujours pas colmatée, alors que se passerait-il dans cette zone!

Et quelle triste ironie que le terme « arctique » vienne du grec ancien ἄρκτος (árktos), qui signifie… ours, en référence aux ours polaires de cette partie du monde, alors que ceux-ci sont en voie d’être anéantis d’ici 50 ans…

A moins que le mouvement pour la libération de la Terre renverse du tout au tout les choix dominants actuellement dans l’humanité!

Ecocide avec l’exploitation des sables bitumeux au Canada

L’espèce humaine, toujours avide de pouvoir, de profits et de grands projets de destruction de la Nature, ne tire pas encore les conclusions des conséquences dramatiques de ses actes d’exploitation démesurée sur l’environnement.

Toutes les catastrophes pétrolières en sont un triste exemple, et la situation actuelle avec la terrible fuite du DeepWater Horizon, montre bien les priorités des industriels (et de l’Etat) : exploiter toujours plus et faire encore et toujours plus de profits sur le dos de la Nature.

La province de l’Alberta, au Canada, concentre ainsi les plus grandes réserves de sables bitumeux (soit environ 175 milliards de barils de pétrole), qui sont une forme semi-solide de pétrole brut, de sable, d’argile minérale et d’eau.

Après extraction et transformation des sables bitumineux, on obtient le bitume, qui est un mélange d’hydrocarbures sous forme solide ou liquide.

Pour extraire ces sables bitumeux, il faut détruire des hectares de la forêt boréale et le processus de séparation sable/pétrole demande l’utilisation de quantités astronomiques de litres d’eau : il faut de 2 à 5 barils (pour rappel 1 baril équivaut à environ 159 litres) d’eau douce pour produire un seul baril de pétrole.

Eau douce qui est directement puisée dans les cours d’eau, entraînant un assèchement des sols et de ce fait la disparition de vies animales et végétales.

Par ailleurs, l’eau restituée est polluée d’environ 250 ingrédients toxiques, nuisant ainsi aux populations locales d’un côté (le taux de cancer dans la région est conséquent) et tuant végétaux et animaux de l’autre côté. En 2008, plusieurs milliers de canards sauvages sont morts intoxiqués.

Enfin, pour extraire le bitume il faut chauffer des sables bitumineux avec du gaz naturel, augmentant ainsi les émissions de gaz à effet de serre et causant des pluies acides.

Dans la zone exploitée, il y a des bassins de décantation de 720 millions de mètres cubes d’eau polluée, avec des substances toxiques comme du cyanure, de l’huile, des graisses, des phényles et de l’arsenic.

Ce sont 130 km2 de territoire dans le nord de l’Alberta qui sont recouverts de bassins, qui contiennent 720 millions de mètres cubes d’eau polluée provenant directement de l’exploitation des sables bitumineux!

Dans un rapport publié l’an dernier, Environmental Defense Canada estimait que ces bassins laissaient échapper quatre millions de mètres cubes d’eau contaminée chaque année dans l’environnement…

Les rejets des groupes Shell, Syncrude et Suncor auraient contaminé la rivière Athabasca ainsi que trois autres cours d’eau.

Les sables bitumineux de l’Athabasca sont le plus important des trois dépôts de bitume de l’Alberta. Les trois gisements de sable bitumineux de la région prennent 21% de l’Alberta, soit 141 000 km2 de forêt boréale, de tourbières et de zones humides.

Autant donc de territoire où toute forme de vie est vouée à être exterminée à cause des souillures toxiques engendrées!

Forcément le gouvernement canadien est pointé du doigt à cause de son grand laxisme face à cette technique d’extraction du pétrole. Des écologistes canadiens et américains vont par exemple porter plainte contre le gouvernement canadien, afin de montrer que l’Etat ne respecte pas ses propres lois.

En effet, la loi sur les pêches interdit le rejet de “substances délétères” dans les milieux halieutiques. Le qualificatif halieutique se rapporte à la connaissance de l’exploitation des “ressources” de la pêche, en termes plus clairs il s’agit des poissons.

Comme quoi la destruction de Gaïa est insuffisamment comprise: on ne peut pas critiquer un Etat de l’intérieur, vue la nature de celui-ci. Les réserves de pétrole dans la zone sont considérées comme les plus grandes après celle de l’Arabie Saoudite: le profit est trop énorme et l’Etat canadien suivra inévitablement le mouvement.

De plus, le problème est vraiment gigantesque. Car ces pollutions ne s’arrêtent pas là : produire un baril de pétrole extrait des sables bitumineux, génère trois fois plus d’émissions de gaz à effet de serre que la production d’un baril de pétrole classique…

En 2012, l’exploitation des sables bitumeux au Canada produira… 100 millions de tonnes de CO2 par an!

Avec une exploitation de Gaïa galopante et toujours plus disproportionnée, on peut envisager le pire pour les années à venir avec le développement de ces sables bitumeux. Il faut que l’humanité change d’orientation, et adopte le point de vue de la libération animale et de la libération de la Terre!

Il faut sauver l’Athabasca!

Georges Laraque donne son avis !

Nous avions déjà parlé de Georges Laraque, ce hockeyeur du Canada devenu végétalien et qui avait déjà dû faire face à un autre genre de préjugés liés à la domination, le racisme. En cette rentrée les médias du Canada parlent un peu de lui qui a décidé de cesser de «manger des cadavres et d’abuser des animaux», et voici un long texte que lui-même met sur son site.

Un texte vraiment très intéressant, car il montre bien, en plus de l’appel à la compassion, qu’on peut être sportif de haut niveau et avoir un régime alimentaire végétalien. Bien entendu, Laraque n’appelle pas à la révolution, à la libération animale et la libération de la Terre. Ce n’est ni plus ni moins qu’un sportif, mais il assume déjà de très nombreuses choses, et son point de vue est déjà très intéressant.

Mais cela montre inversement que ceux qui se résument à la position honnête de Laraque, et qui ne veulent pas aller plus loin, qui refusent la libération animale et la libération de la Terre, présentent des lacunes énormes, que leur conception est bornée, et donc insuffisante. Elle peut suffire à une prise de conscience personnelle comme celle de Laraque, mais pas à aller dans la perspective de changer le monde.

Car là il y a plein de choses à organiser, de luttes à construire, de points de vue et de plans à élaborer. Il ne s’agit pas que de changer sa conscience, il s’agit de renverser des valeurs et toute une économie fondée sur le profit, et nombreuses sont les personnes en prison pour avoir compris et lutté contre cela. La lutte est difficile, mais il en va de notre Planète et de tous les êtres vivants y habitant !

Votre attention, s’il vous plaît!

Depuis que je vous ai fait part de mon nouvel intérêt et de ma position en ce qui concerne la défense des animaux ainsi que de mon adhésion à de nombreux groupes militant pour cette cause, j’ai reçu des centaines de courriels de soutien de partout dans le monde.

Mais, bien sûr, quel que soit le point de vue que vous adoptiez au sein de la société, les répercussions sont toujours inévitables, surtout lorsque vous êtes une célébrité connue. Cette lettre tient donc lieu de réponse aux quelques courriels négatifs que j’ai reçus à ce sujet. Elle vous aidera à comprendre mon appréciation des animaux et la conviction que je partage qu’ils méritent d’être traités avec bonté. J’aime les animaux et je ne crois pas que le simple fait d’être humain nous donne le droit de les considérer comme marchandises et de les maltraiter.

Premièrement, je suis officiellement végétalien depuis le 1er juin 2009. Bien qu’il s’agisse de tout un changement en ce qui concerne ma nutrition, je ne me suis jamais senti mieux, en si bonne forme de toute ma vie. Étant donné que je suis un athlète professionnel, c’est toute une réalisation pour moi.

Elle a été rendue possible grâce à l’Association Végétarienne de Montréal et ma nutritionniste, Anne Marie Roy, qui m’ont créé un régime alimentaire sur mesure ne contenant aucun animal et produit d’origine animale. Cette partie est cruciale. Quand vous êtes végétarien, vous éliminez le poisson et la viande, mais lorsque vous êtes en plus un végétalien, vous devez couper tous les produits laitiers ainsi que tout ce qui vient des animaux. C’est tout à fait normal que je me sente en meilleure santé maintenant que je suis un végétalien.

Selon Les diététistes du Canada et l’American Dietetic Association, les végétariens ont moins de chance, que les mangeurs de viande, de souffrir de maladies du cœur, de certains types de cancers, du diabète et d’obésité. J’ai décidé de devenir végétalien après avoir vu le film TERRIENS (EARTHLINGS) qui montre en détails la cruauté que les animaux doivent endurer pour finir dans une assiette, dans un cirque, un zoo ou encore pour servir à la confection de vêtements.

Si les enfants savaient comment les éléphants, les tigres et les autres animaux du cirque sont dressés en étant dominés, terrorisés et punis physiquement à l’aide de chocs électriques ou de crochets en forme de corne de bœuf (qui ressemblent à un tisonnier), ils ne voudraient vraiment pas aller au cirque.

Ces animaux sont battus jusqu’à ce qu’ils deviennent soumis dans le seul but de présenter des trucs ridicules et forcés pour notre amusement. Ce n’est pas surprenant que tant d’incidents surviennent dans les cirques; les animaux deviennent fous et blessent gravement ou tuent même leurs entraîneurs ou des spectateurs.

Je comprends que le fait de devenir membre d’un groupe comme la PETA ait un impact. Mon but n’est pas de forcer les gens à devenir végétariens ou végétaliens, mais plutôt d’informer, de faire de ce monde un monde meilleur. Si, par exemple, vous pouvez regarder le documentaire TERRIENS (EARTHLINGS) au complet et continuer de manger de la viande, je respecte votre choix parce je sais qu’au moins, vous êtes au courant, vous savez à quoi vous contribuez et si ça ne vous dérange pas, et bien soit!

Un grand nombre de personnes refusent de voir ce film ou refusent de se renseigner à ce sujet parce que, comme moi, ils sont sensibles et ils ont peur du changement. Mais, chers amis, ce changement n’est pas mal du tout. Tentez l’évolution. Les végétariens sauvent des centaines d’animaux chaque année et les végétaliens protègent des milliers d’animaux d’une vie remplie de souffrance et de la mort la plus douloureuse qui existe.

Le végétarisme est non seulement bon pour les animaux, mais il est aussi bon pour notre santé et notre environnement. Un rapport publié par les Nations Unies a indiqué que l’agriculture industrielle est le secteur économique qui contribue le plus au réchauffement climatique. Alors si vous voulez vraiment être « vert », assurez-vous d’inclure davantage de légumes verts et moins de viande à votre régime!

L’idée d’être végétarien vous plaît, mais vous avez peur de manquer de protéines ou d’avoir l’air maigrichon. Soyez sans crainte; les tonnes de protéines qui se retrouvent dans les produits végétariens sont beaucoup plus saines parce qu’elles ne contiennent pas le cholestérol des protéines animales.

Parmi les plus grands athlètes du monde, on compte, entre autres, des végétariens : John Salley, champion à quatre reprises de la NBA maintenant retraité, Carl Lewis (qui a été nommé Olympien du siècle par Sports Illustrated), Tony Gonzalez de la NFL et Prince Fielder de la MLB. Brendan Brazier, un triathlonien bien connu est, lui aussi, végétalien et réussit bien dans sa discipline.

Son sport est beaucoup plus exigeant que le hockey. Je savais que si c’était possible pour lui, ce le serait aussi pour moi. Des millions de personnes dans le monde entier deviennent végétariens pour les animaux, leur santé, leur environnement et je vous encourage à tenter l’expérience aussi!

Abordons maintenant un autre sujet qui est pas mal délicat au Canada : l’industrie du phoque. La PETA et les groupes défenseurs des droits des animaux ne sont pas les seuls à vouloir mettre fin au massacre commercial des phoques.

Les É-U et l’Union européenne en entier ont récemment banni l’importation de tout produit dérivé de la chasse commercial aux phoques et, une semaine plus tard, le Sénat américain a adopté à l’unanimité la Résolution 84 exigeant la cessation immédiate de la chasse.

Les leaders mondiaux ont dénoncé le carnage. Sachez que l’abattage commercial des phoques à grande envergure ne constitue plus un commerce de subsistance pour les peuples autochtones. C’est plutôt une entreprise à profit hors saison pour les pêcheurs commerciaux et le plus grand massacre de mammifères marins du monde.

Par contre, la chasse aux phoques traditionnelle pratiquée par les Inuits représente seulement une infime fraction des phoques abattus chaque année. À Terre-Neuve, les revenus dérivés du carnage représente environ 1 % de l’économie provinciale. Même si ce pourcentage était plus élevé, aucune excuse n’est valable pour tuer ces pauvres animaux à coups de bâton ou fusil.

Les peuples ont toujours été en mesure de remplacer les traditions cruelles par des pratiques plus humaines et cette situation n’a rien de différent.

C’est tout de même hypocrite de la part du Danemark de critiquer la chasse aux phoques pratiquée au Canada, alors que leur façon de chasser les baleines est aussi cruelle, sinon pire. L’essentiel, c’est que nous devons travailler ensemble pour réduire les souffrances où qu’elles se présentent et quel que soit leur victime.

Vous devez également réfléchir à ce qui suit : les vétérinaires et agents du ministère des Pêches et Océans ont remarqué que les crânes des phoques abattus ne sont souvent pas la cause principale de la mort des animaux. On pourrait donc en conclure que les mammifères sont souvent dépouillés alors qu’ils sont encore vivants.

De plus, bien que le Canada ait interdit en 1987 la chasse des blanchons, bébés phoques de moins de deux semaines dont la fourrure blanche est prisée, après cette période de restriction, les jeunes phoques peuvent toujours être chassés – en fait, la plupart des phoques abattus durant les massacres commerciaux sont tués à coups de massue ou de fusil avant d’atteindre l’âge de trois mois. Laissez-moi vous dire que toute cette brutalité et cruauté est la réalité.

Les vidéos que j’ai vues sont là pour le prouver et tout ami des animaux comprend que nous devons mettre un terme à ce carnage. Je suis entièrement d’accord avec vous que la tuerie impitoyable des phoques ne diffère aucunement du sort réservé aux autres animaux qui sont tués pour être mangés – voilà pourquoi je suis maintenant un végétalien!

Je comprends que certaines personnes ont des allergies et ne peuvent pas manger de noix et d’autres aliments, mais sachez qu’elles peuvent manger des fèves, des lentilles, du soya, des grains, etc. Il s’agit simplement de s’informer sur le végétarisme et apprendre qu’il existe de nombreuses options même pour les personnes qui souffrent d’allergies alimentaires.

À l’état sauvage, les animaux se nourrissent d’autres animaux pour survivre – ce n’est pas de ça dont il est question ici. Nous vivons dans une société civilisée où les aliments sont mis à notre disposition dans les épiceries. Nous ne vivons pas dans la nature.

Nous ne devons pas capturer les animaux, les dépecer et les déchirer avec nos dents. Le problème reste l’agriculture industrialisée à grande échelle qui castre les poules, les porcs et les vaches, qui les édente sans analgésique, qui les pend pour leur trancher la gorge jusqu’à ce qu’ils meurent au bout de leur sang ou bien qui les pousse tout simplement dans un hachoir à viande alors qu’ils sont encore conscients.

Je pourrais continuer à vous donner des exemples pendant des heures. Je sais que Dieu n’a pas créé les animaux pour qu’ils souffrent ou vivent de cette manière et je crois véritablement au karma. Je crois que ceux et celles qui engendrent la souffrance ont subi ou subiront les conséquences de leurs actes. Dans une autre vie, je suis persuadé que nous rencontrerons ce que nous avons tué. Voilà mes convictions personnelles à ce sujet.

En conclusion, si vous avez un chien ou un chat, s’il vous plaît, faites-les châtrer. Nous devons résoudre le problème de surpopulation de chats et de chiens. Votre famille désire adopter un animal de compagnie? Secourez une petite bête de l’abri pour les animaux de votre localité.

C’est la chose la plus facile que vous pouvez faire pour venir en aide aux animaux. Réduisez le montant de viande et de poisson que vous consommez et essayez le végétarisme – vous vous sentirez beaucoup mieux; vous épargnerez de l’argent; vous réduirez votre risque de contracter le cancer et d’autres maladies; vous vivrez plus longtemps et vous contribuerez à faire de ce monde un monde meilleur en commençant par d’abord respecter la vie autour de vous.

Soutenez les gens qui vous entourent, renseignez-les et aidez-moi à arrêter la cruauté envers les animaux! Je vous invite à aller visiter les sites Web suivants. Ils vous fourniront des renseignements intéressants sur les animaux et vous suggéreront de petites choses que vous pouvez faire afin de contribuer en tant qu’individu au mieux-être de ce monde et cela, pour tous ses habitants :  http://www.earthlings.com/ et http://www.goveg.com.

Mahatma Gandhi – « On peut juger de la grandeur d’une nation par la façon dont les animaux y sont traités. »

Action pro-visons au Canada

Le magazine Bite Back, qui publie les communiqués des actions clandestines en faveur de la libération animale, a rendu public un communiqué du Canada qui mérite d’être mentionné.

L'”unité de renseignement des fermes à fourrure” diffuse en effet une longue liste d’adresses personnelles de fourreurs, donnant les dates auxquelles ceux-ci ne seront pas chez eux, puisqu’ils seront à une grande convention aux USA des fourreurs massacrant des visons. Il s’agit de la convention des fourreurs du Canada (plus de 300 fermes), mais elle sera aux Etats-Unis (où se trouvent 270 fermes).