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“Les pays européens globalement, et la France en particulier, restent cependant les plus gros consommateurs au monde d’alcool”

Voici un autre extrait du document de l’Institut de veille sanitaire concernant la question de l’alcool, dont nous parions hier.

Il s’agit d’une sorte de tentative d’établir une présentation « scientifique » de la question de l’alcool en France. Or, sans prendre en compte la question culturelle, c’est impossible… Comme en est la preuve la conclusion faite.

En 2011, la consommation d’alcool en France, mesurée à partir des ventes d’alcool (hors exportation), s’établit à 12,0 litres d’alcool pur par habitant âgé de 15 ans et plus.

Cette quantité équivaut à une moyenne de 2,6 unités standard (verres d’alcool contenant 10 grammes d’alcool pur) par habitant de 15 ans et plus et par jour.

Par « alcool pur », on entend la quantité approximative d’alcool pur contenu dans n’importe quel verre de boisson alcoolisée servi dans un débit de boisson.

Les enquêtes montrent que les quantités consommées par les hommes sont en moyenne plus importantes que celles des femmes. Le nombre d’unités d’alcool absorbées par les hommes en moyenne chaque jour était estimé à 4,4 unités en 2006, ce qui reste considérable au regard des conséquences connues d’un tel niveau de consommation sur la santé.

Sur la quantité totale d’alcool consommée, un peu plus de 58% l’a été sous forme de vin (y compris vins mousseux), 22% sous forme de spiritueux, près de 17,5% sous forme de bière, le reste (2,5%) sous forme de cidre et de produits intermédiaires (vins doux, vins de liqueurs, autres).

Depuis le début des années 2000, la part du vin a légèrement régressé (- 3 points de %), principalement au profit des spiritueux (+ 2,5 points de %).

Par rapport au début des années 1960, la consommation équivalente d’alcool pur en France a été réduite de plus de la moitié, cette diminution étant essentiellement imputable à la baisse de la consommation de vin.

Les niveaux de consommation (en équivalent alcool pur) de bières et de spiritueux par habitant de 15 ans et plus étaient un peu plus élevés dans les années 1960 qu’aujourd’hui, mais cette baisse n’intervient que de façon négligeable dans la très importante réduction de la consommation d’alcool des Français au cours des 50 dernières années.

Dans les années 2000, la diminution des quantités consommées s’est poursuivie à un rythme moyen de 0,2 litre par an. Les évolutions à la baisse continuent d’être constantes pour le vin et sont plus fluctuantes pour les bières, dont la consommation est cependant clairement en chute depuis 2006.

D’après les données de l’Organisation mondiale de la santé, la France se situerait en 2008 au 15e rang du classement des pays de l’UE suivant la consommation d’alcool par habitant âgé de 15 ans et plus, les pays les plus consommateurs se situant pour la plupart en Europe orientale et centrale.

Les méthodes de calcul des quantités d’alcool consommées n’étant pas standardisées, il faut considérer avec prudence ce classement entre pays.

Il apparaît, en définitive, que les habitudes de consommation d’alcool se sont très largement rapprochées dans les pays européens au cours des quatre décennies passées et que la France autrefois largement en tête du classement ne fait plus figure d’exception.

Les pays européens globalement, et la France en particulier, restent cependant les plus gros consommateurs au monde d’alcool.

La conclusion est très parlante : les pays européens deviennent homogènes dans leur basculement dans la culture de l’alcool. Et le problème est que la consommation « traditionnelle » chute au profit d’une quête de l’ivresse, d’une fuite absolument évidente, puisque comparé au reste du monde, l’alcool coule à flots…

Comme cela est dit :

« Les pays européens globalement, et la France en particulier, restent cependant les plus gros consommateurs au monde d’alcool.  »

Le problème est bien sûr que les « scientifiques » sont incapables d’ériger une position nette, libéralisme et business oblige. L’alcool est une idéologie tellement ancrée que l’attaquer de front est impossible pour ces gens.

C’est dire à quel point la question de l’alcool va devenir de plus en plus importante dans les années à venir !