• spa paris, presse
    Jacques-Charles Fombonne à la tête de la SPA de Paris

Interview d’Earth Crisis

Voici la traduction d’une interview de Karl Buechner, chanteur d’Earth Crisis, faite il y a peu par l’une des principales revues allemandes consacrées au hardcore, metal, etc. (Fuze magazine), à l’occasion de la sortie du nouvel album.

Les thèmes du nouvel album sont la justice par soi-même et l’auto-défense, une idée dont est convaincue Earth Crisis depuis longtemps. La chanson « Firestorm » avait déjà à ce sujet provoqué de chaudes discussions dans les années 1990.

Nous n’avons jamais en tant que groupe dit quelque chose afin de provoquer une controverse. Des chansons comme « Firestorm » ou « Ultramilitance » racontent de véritables luttes, que ce soit le Front de Libération Animale ou bien l’auto-défense face aux dealers.

Dans les médias, il n’est pas parlé de cela, ou bien de manière faussée.

Tout le monde connaît aujourd’hui des serial killers comme John Wayne Gacy ou Jeffrey Dahmer. Avec les médias, leurs crimes sont connus, voire populaire.

Nous trouvons étrange qu’il n’y ait par contre quasiment pas de compte-rendu sur l’auto-défense et des gens qui se défendent eux, et défendent des autres, par tous les moyens. Des gens comme Bernhard Goetz ou Peter Young.

Nous avons donc effectué des recherches et sommes tombés sur des exemples, ou encore des groupes, qui ont tenté de se protéger, eux et leurs communautés, face aux cartels de la drogue.

On pourrait parler de soulèvements populaires contre le trafic de drogue, comme celui contre le cartel de Medellin.

Ou bien encore ce qu’a réalisé dans les années 60 et 70 le Black Panther Party for Self-Defense… Nous considérons ces gens comme des héros.

Justement, dans le cas de Bernhard Goetz, il y a des opinions divergentes. On lui a reproché son racisme, et a priori il a clairement sur-réagi.

Il y a toujours deux aspects. A mes yeux, son action dans une telle situation menaçante en fait une héros. Il n’est pas une figure surhumaine de cartoon comme le Punisseur [un personnage de BD].

On doit penser que les gens sur lesquels il a tiré voulait le tuer afin de se procurer l’argent qu’il avait sur lui. Ils avaient déjà été condamnés auparavant, ont survécu aux tirs, et ont de nouveau été arrêté par la suite, pour des affaires de drogues, des attaques et des viols.

Il s’agissait de personnes avec une véritable carrière de criminels, agissant violemment contre des personnes innocentes.

Est-ce que le fait de s’armer et de faire soi-même justice est justifié, et dans des époques troublées sur le plan économique, encore plus nécessaire?

Je pense que la police n’est pas corrompue dans la plupart des régions des États-Unis et d’Europe de l’ouest, et qu’elle fait ce qui est en son pouvoir pour protéger les citoyens. Malheureusement, ce n’est pas partout ainsi.

Naturellement, on doit faire une différence entre les gens qui deviennent criminels afin de ne pas mourir de faim, et ceux qui tuent par appât du gain, avec les armes et le poison qu’ils diffusent.

Il y a une grande différence entre une vol en raison de la faim et la culture violente des gangs.

Dans la chanson « The eradicators » est décrit l’attaque d’un hélicoptère, comme on en connaît dans la guerre entre les USA et les cartels de la drogue en Amérique centrale et en Amérique du Sud. Est-ce qu’il y a une différence morale entre les mesures officielles et la protection privée du voisinage, telle qu’elle est décrite?

Naturellement, ce qui compte plus c’est lorsque les gens mettent leur propre sécurité en jeu, afin de ne pas devenir des victimes et de protéger leur prochain.

Dans certaines situations et dans certaines parties du monde, il n’y a pas d’autres possibilités. C’est un choix individuel que de considérer qu’à tel moment, il faut prendre ses droits entre ses propres mains.

Est-ce que Earth Crisis ne se consacre pas trop aux symptômes, comme la criminalité et le trafic de drogues, alors que les causes en fait de toutes ces mauvaises choses se situent ailleurs, par exemple dans la pauvreté et les inégalités?

Le petit vendeur de drogues du coin n’est en effet que le produit de l’ordre politique et social.

Je pense absolument que cela est juste. Peut-être que la guerre contre les drogues pourraient être gagnée, s’il y avait la volonté politique.

Mais cela n’arrive pas, et nous nous consacrons à comprendre les effets fatals pour la société humaine de drogues comme le Crystal Meth ou le PCP, et à la nécessaire résistance contre cela.

C’est de cela dont parle « Neutralize the threat », de la justice.

La planète Terre semble se diriger vers des crises toujours plus grandes. La dernière chanson de l’album, « Raze », décrit justement une image sombre, avec des allusions aux catastrophes biologiques, atomiques et cosmiques. Aujourd’hui plus que jamais on parle de durabilité, est-ce que ce n’est que du bla-bla?

La plupart des gens sont fondamentalement bons! Et plus intelligents qu’on ne le pense, même si souvent ils n’agissent que pour leurs propres intérêts.

Je ne m’attends pas à une fin catastrophique. Nous nous situons dans une période de transition.

Il y a beaucoup de mouvement autour de thèmes comme les droits des travailleurs, le rapport aux animaux ou les énergies alternatives. Absolument personne ne veut vivre dans un monde détruit.

Les gens sont inventifs, et déjà beaucoup de choses ont changé – rien que la popularité grandissante de l’alimentation végane et végétarienne!

Il est vrai que les monopoles disposent encore de l’argent pour créer des opinions, mais les gens commencent à voir au-delà de cette propagande. En tout cas, c’est mon espoir.

L’affaire de la free party sur la réserve naturelle de Crau

Au début du mois, sur trois jours (du 29 avril au 1er mai 2011), il y a eu une free party sur la réserve naturelle de Crau. Une free party, pour ceux et celles qui ne connaissent pas, est une rave party qui refuse toute démarche commerciale et se veut « hors système. »

Une free party est donc illégale ; le lieu est choisi de manière secrète et l’endroit révélé seulement au dernier moment.

C’est ce qui est arrivé donc au début du mois. D’un côté, il y a eu une fête légale, encadrée par les pouvoirs publics, à Laon-Couvron (Aisne), appelé N.O.I.S.E. Festival.

Ce festival prenait le relais des « Teknival », les teufs encadrées du 1er mai mises en place par Sarkoy pour casser le mouvement des free parties (d’où le surnom de « Sarkoval »). Il a été clairement un échec, avec seulement 18 000 personnes, alors qu’étaient attendus entre 30 et 80 000 personnes.

De l’autre, il y a une free party, une vraie, appelée par réponse « Fuck Noise festival » et victime dès le départ de multiples interdictions départementales (Franche-Comté, le Doubs, le Gard…) de la part de l’État afin « d’éviter que des rassemblements illégaux soient organisés par certains membres radicaux des milieux de la musique techno, refusant tout dialogue avec les pouvoirs publics. »

Elle a réussi malgré tout à se tenir, rassemblant à peu près 5000 personnes.

C’est là que la catastrophe arrive : cette free party a eu lieu sur la réserve naturelle de Crau. Voici quelques photos montrant à quoi cette fête ressemblait, pour ceux et celles ne connaissant pas.

Disons tout de suite les choses : l’État était tout à fait au courant de la situation : dès le vendredi 29 avril 2011, la préfecture des Bouches-du-Rhône a fait un arrêté d’interdiction de tout rassemblement festif à caractère musical sur les trois communes d’Arles, St Martin de Crau et Fos-sur-Mer, pour la durée du week-end.

De plus, c’est l’État qui par sa répression a poussé à cette situation honteuse et criminelle pour la Nature. Car si les organisateurs de la « teuf » ont à nos yeux eu une attitude criminelle vis-à-vis de la Nature et de ses habitants, ils ont certainement choisi cet endroit car… des teufs y ont lieu depuis 20 ans déjà.

L’endroit était même moins sale à leur départ qu’à leur arrivée, ont-ils même constaté.

Mais nous sommes pour la libération de la Terre, et le fait de coloniser un endroit sauvage est un état d’esprit que nous refusons catégoriquement. Que d’autres l’aient fait auparavant n’excuse rien.

Un triste fait divers est d’ailleurs arrivé. Voici un compte-rendu fait par des teufers et teufeuses :

Nous, associations de RDR (MDM, TIPI et Bus 31/32) sommes consternées par ce qui s’est passé ce week-end…

Effectivement, le contexte répressif actuel ne facilite pas le choix de sites adaptés à l’organisation de frees ou de teknivals… Mais franchement un manque de civisme de base à ce point, personnellement ça me REVOLTE !!!!!

Autour de FOS, les terrains ne manquent pas et sont immenses (c’est une steppe bon sang !)… Il aura fallu cependant choisir LE site où était installée la bergerie d’un éleveur…

Lorsqu’on est arrivé sur le site, un enclos léger entourait la bergerie (qui abritait 50 bêtes PLEINES !!!!!!!!!!!). Les premières voitures se sont arrêtées devant et en 2 heures l’enclos était par terre, les bêtes s’échappaient pourchassées par des meutes de chiens (elles ont quasiment toutes fait des fausses couches… magnifique les foetus de mouton par terre….)
Le pauvre berger qui a finalement essayé de défendre ses bêtes en repoussant les chiens s’est fait caillaisser par des teufeurs…. BRAAAAVOOOOOO !!!!!!!

Et finalement nombre de participants ce week-end n’ont rien trouvé de mieux que de s’installer contre la bergerie (pleine de fumier…) comme des mouches à merde disons le carrément, de monter sur le toit (encore bravoooo !!!!!), de laisser traîner à l’intérieur canettes, bouteilles de verre, etc. J’ai même vu un sound system s’installer à côté de l’étable… quasiment dans la merde faut bien le dire… LES CHAMPIONS en somme.

Voilà, c’est une réaction à chaud, nous nous rassemblons avec MDM et Le Tipi cet après midi afin de préparer un communiqué de presse. Je vous ferai suivre notre réaction commune sur les forums !

Yann – Bus 31/32 … et l’équipe de bénévoles du festif… consternée !!!

Pour l’histoire avec l’éleveur, c’est-à-dire, rappelons le, quelqu’un qui pratique l’exploitation animale, voici un autre compte-rendu fait par un teufer :

 

Tout d’abord il y avait une 40 taine de brebis dans un enclos la ou le teknival se déroule ( déja pas cool sa ) dans la nuit du vendredi au samedi les brebis s’echappe pour x raison encore.

Le samedi matin vers 11h00 , un mec et sa copine prenne le chemin pour rentré au teknival, dans la voiture leur chien, sauf qu’il croise une brebis et la leur chien saute par la fenetre et lui cour aprés ….. plusieur centaine de mettre plus loin il retrouve leur chien attrapé par le proprio et qui a meme le sol l’entour d’une corde prés à ….. donc la le mec , proprio et amoureux de son chien lui dit d’arreté et lui lance quelque cailloux pour quil arrete et qu’il lache son chien !!!! ensuite le proprio se barre et d’autre gens qui on vu sa on lancé des cailloux !!! voila exactement se qu’il s’ait vrément passé !!! car le proprio n’a pas dit qu’il été entrin d’étranglé un chien ( normale pour lui qu’il n’as pas dit sa au keuf )

L’Etat a bien évidemment sauté sur l’occasion pour réprimer, ce qu’il aurait fait de toutes manières certainement. De nombreux « sons » ont été saisi, dont voici la liste :

Suntek/tirbouson/rmetik
Apotek/system 18/pyratak
Enigmatik
Ftr/wanted
43hz
Smyler tribe
NKH

3 sons à cote de la bergerie
Poiivro system
Orj
Un son hollandais

Les éleveurs ont largement participé à cette répression. A leurs yeux, la réserve naturelle leur appartient ! Ce qui, pour nous, relève également de la colonisation et de l’exploitation.

Ici on peut écouter le « président du syndicat des éleveurs ovins du département », Rémy Benson, qui dénonce le « saccage » des lieux par la teuf. Les agriculteurs avaient même bloquer, pendant plusieurs heures les routes en amont pour stopper les voitures des teufers le dimanche, etc.

Les exploiteurs dénoncent donc les teufers, au nom du droit à l’exploitation. C’est incorrect.

Mais de l’autre, les teufers et teufeuses doivent prendre conscience des dégâts qui peuvent être causés (ici une présentation pour le site de Marigny).

Ici, il faut noter cependant deux choses : d’abord, les teufs sont pourchassées, ensuite, nombre de lieux se voient protégés depuis 2000 justement pour empêcher les teufs !

Cependant, si les free parties se veulent vraiment pacifiques et positives, n’est-il pas logique d’intégrer une conscience écologiste ?

Or, la mentalité est qu’il faut nettoyer. Ce qui est très bien et est arrivée lors de la free party sur la réserve naturelle de Crau. On peut voir une photo ci-dessus.

Mais cela ne suffit pas : la Nature est un tout et les teufs ont un impact considérable sur l’écosystème. La free party sur la réserve naturelle de la Crau n’était pas un lieu « vide » même si cela pouvait en avoir l’air : il s’agissait de steppes, appelées localement “coussouls », des pelouses rases arides parsemées de nombreux galets où nichaient des oiseaux comme le Ganga cata…

Le site ornithomedia présente deux documents à ce sujet : une interview du président du Conservatoire-Etudes des Ecosystèmes de Provence au sujet de la free party (première partie, seconde partie), ainsi qu’un texte d’un teufeur.

Ce dernier explique entre autres :

« Que ce soit clair : je ne suis pas fier que ce teknival se soit déroulé dans un site protégé, qui, il y a deux ans, avait déjà subit une forte pollution avec l’accident d’un pipeline acheminant du pétrole. Si notre équipe avait eu connaissance du choix de ce site, mais aussi de la présence d’un berger (NDLR : un berger avait été agressé et l’une de ses brebis tuée par des chiens des participants), nous n’aurions pas participé à cette rave (et je ne suis pas le seul à le penser).

(…)

D’autre part, lors de ce fameux week-end du 1er mai, un Sound System (= groupe d’organisateurs de soirées mettant à disposition un système de sonorisation) varois souhaitait organiser une fête dans une commune du Gard, mais c’est la Gendarmerie qui les a escorté pendant plus de 60 km jusqu’au site de Saint-Martin de Crau en prétextant que le teknival était autorisé jusqu’à lundi midi, alors qu’un arrêté préfectoral stipulant l’illégalité de cet événement nous a été remis par la suite …

Les différents groupes de musique sont prêts à venir bénévolement ramasser les débris dans la réserve et à repeindre la bergerie. Nous espérons avoir une réponse positive afin de venir remettre le terrain en état. Même si le mal fait à la faune n’est pas vraiment réparable. »

Cela est très intéressant sur le rôle des pouvoirs publics. D’ailleurs, le président du Conservatoire-Etudes des Ecosystèmes de Provence explique que le lieu de la teuf était « difficile à clôturer à cause des nombreux ayant-droits (chasseurs, éleveurs, …). »

En même temps, sa position est très ambiguë et d’un ton faussement naïf bien hypocrite. Voici par exemple son compte-rendu de la fête :

Il s’est tenu dans une zone naturelle très riche située à l’interface entre la Crau sèche et la Crau boisée, à moins d’un km d’une des plus importantes colonies de Faucons crécerellettes (Falco naumanni) de la réserve, qui regroupe de 10 % des effectifs. Des espèces typiques y nichent : Ganga cata (Pterocles alchata), Outarde canepetière (Tetrax tetrax), Chevêche d’Athéna (Athene noctua), Oedicnème criard (Burhinus oedicnemus), …
Dans le secteur impacté, le sol a été dévasté, des déchets éparpillés, la faune et les troupeaux de brebis perturbés et des chiens de catégorie 1 (= dits dangereux) ont divagué.

Si la première partie de son exposé montre bien que la Nature a été attaquée, la seconde partie relève de la propagande médiatique la plus honteuse : on pourrait croire qu’une horde de barbares s’est installée.

Or, si les dégâts sont inexcusables à l’heure où la reconnaissance de la Nature est selon nous indispensable, la teuf en elle-même a rassemblé 5000 personnes, sans incidents, et la culture des free parties ce n’est pas la destruction.

Les propos du président du Conservatoire-Etudes des Ecosystèmes de Provence sont à ce titre consternantes et ne visent qu’à criminaliser les free parties au nom de l’écologie, alors que c’est l’Etat le responsable.

Voici ce qu’il dit, dans un grand élan policier :

Le CEEP a déposé une plainte contre X notamment pour destruction d’espèces protégées, non respect de la législation d’un espace protégé et dégradations de la bergerie de Négrès datant du XIXème siècle.

Une instruction judiciaire a été ouverte et un juge a été chargé de l’enquête. Les actes commis ont été reconnus comme graves et seront ainsi jugés dans un Tribunal de Grande Instance.

L’État s’est fortement mobilisé : le sous-préfet d’Arles a été très présent, une unité de Gendarmerie mobilisée et le Procureur de Tarascon impliqué.

C’est la première fois qu’un rassemblement d’une telle ampleur s’est tenu dans la réserve, et les sanctions se sont voulues exemplaires : 34 murs de sons ont ainsi été saisis, mais il faut toutefois espérer que le juge n’ordonne pas qu’ils soient restitués …

De nombreuses identités ont été relevées, ce qui pourrait peut être aider à identifier les organisateurs.

« C’est la première fois qu’un rassemblement d’une telle ampleur » : c’est une belle hypocrisie, car il y a depuis 20 ans des teufs dans cet endroit ! De moindre ampleur, mais cela ne change rien au problème !

Lui-même explique dans l’interview que :

Des raves illégales sont organisées très régulièrement sur le territoire de la réserve, de cinq à dix par an.

Cette personne est donc totalement incohérente et aux ordres de la préfecture plus qu’au service de la réserve !

Aux ordres de la préfecture et des éleveurs, jusqu’à la mauvaise foi :

« Un peu plus tard, un berger voisin s’est fait voler sa caravane, un fait qui n’aurait toutefois pas de rapport avec la rave mais qui a contribué à augmenter le malaise des éleveurs. Or ils sont essentiels pour la gestion de la réserve. »

A LTD, nous sommes contre l’utilisation de drogues, et nous apprécions cette belle phrase d’un teufeur sur un forum, qui est content de parfois « voir des terrains somptueux, nous faisant voyager rien qu’à la vue, sans alcool, sans prod » (prod = produit, de type chimique, les drogues).

Nous sommes pour un monde sans drogues, où la Nature se voit reconnaître une valeur en soi. Ici la free party sur la réserve naturelle de Crau est indéfendable.

Reste qu’on voit bien que l’Etat se moque de la Nature et n’utilise la situation que pour continuer sa brutale répression anti-free parties.

Reste qu’ici c’est aux teufers et teufeuses de prendre leurs responsabilités et de faire un saut dans la conscience écologiste, car là il s’est passé quelque chose de très négatif pour la planète.

A quoi cela sert d’ailleurs de critiquer l’Etat et l’esprit commercial, si finalement les conséquences sur la Nature reviennent aux mêmes ?

De plus, la réserve de la Crau avait été victime il y a peu d’une rupture du pipeline le traversant (!), et il y a déjà un complexe industrialo-portuaire non loin à Fos…

La réserve naturelle aurait dû être un sanctuaire. Elle doit être un sanctuaire. Et il est légitime de penser que les personnes qui apprécient les free parties le comprennent aisément. Alors ici la balle est dans leur camp, si elles ne veulent pas devenir une partie du problème… Car on est soit une partie du problème, soit de la solution !

Dominique Strauss-Kahn n’est pas straight edge

Dominique Strauss-Kahn n’est pas straight edge. On s’en doute, bien évidemment. Mais cela ne coûte rien de le rappeler, car être straight edge n’est à nos yeux pas un choix facultatif, mais quelque chose de totalement logique.

A LTD, nous sommes pour une vie naturelle, c’est ce qui fait que certains nous considèrent en quelque sorte comme des néo-hippies. Pourquoi pas, mais alors les drogues en moins, parce que nous ne pensons pas qu’il faille attendre une « monde supérieur » : la nature nous suffit.

Dominique Strauss-Kahn était lui un insatisfait, et ainsi il cherchait quelque chose en plus. Le pouvoir et l’argent, évidemment, mais comme c’est vide de sens il a voulu encore plus. D’où sa sexualité compulsive, maladive, perverse.

C’est exactement contre cela qu’est né le mouvement straight edge. Être straight edge c’est garder son esprit clair, et donc ne pas chercher à fuir ses pensées en les noyant dans l’alcool, ou bien les drogues, ou encore la sexualité.

Le 3ème « X » du mouvement straight edge est d’une importance essentielle ; faire l’amour et non pas « baiser » est quelque chose qui caractérise les straight edge. Normalement ! Car en France, il existe une forte tradition visant à relativiser cela. Ce qui n’a aucun sens, car être straight edge c’est forcément vouloir construire un couple et certainement pas pratiquer l’amour libre en se cachant derrière le « respect » pour justifier le fait de noyer ses pensées dans la sexualité.

La chanson « Out of step » de Minor Threat, qu’on cite d’habitude pour définir le straight edge, ne contient aucune ambiguïté : « I don’t smoke, Don’t drink, Don’t fuck, At least I can fucking think » qui signifie donc en français « Je ne fume pas, je ne bois pas, je ne baise pas. Au moins je peux penser. »

Dominique Strauss-Kahn, lui, n’était pas vraiment « out of step », qu’on pourrait traduire par « un saut de côté », le fait de se désengager des tendances destructrices (ce que nous considérons comme étant le noyau dur du raisonnement straight edge).

Il ne côtoyait que du beau monde : des politiques, des gens très riches, des universitaires, etc. Et il avait plein d’argent lui-même. Il n’avait aucune raison d’être mécontent du monde où on vit.

Mais nous qui sommes fondamentalement mécontents du monde où nous vivons, alors que notre planète meurt, nous avons toutes les raisons de vouloir tout remettre en cause. D’affirmer qu’il faut vivre simplement, de manière heureuse, et donc avec la nature !

Nous voulons la nature. Et Dominique Strauss-Kahn n’avait pas un mode de vie naturelle, bien au contraire. La nature c’est la coopération, ce n’est pas le fait de toujours courir, de toujours vouloir plus, de toujours s’approprier, sans être jamais satisfait.

Etre vegan straight edge, c’est vouloir vivre simplement et naturellement, sans chercher midi à quatorze heures.

Finissons avec une chanson de Youth of Today, dont le texte est vraiment quelque chose de très parlant (la chanson fait partie d’un EP avec deux autres chansons, dont justement « Disengage »).

A boy a girl a love story

Un garçon une fille une histoire d’amour

But why did it end in misery

Mais pourquoi cela a-t-il terminé dans la misère

Taking our chances getting our thrills

Tentant notre chance d’avoir des frissons

Taking and taking but never getting our fill

Prenant et prenant sans jamais se remplir

And this is what I see a modern love story

Et c’est ce que je vois, une histoire d’amour moderne

Love defined on our TV

L’amour défini par notre télévision

Telling us teaching us what we need

Nous disant nous enseignant ce dont nous avons besoin

Are we in love or just so alone

Est-ce de l’amour ou la solitude

That we’re looking for anyone to hold

Qui fait que nous cherchons quelqu’un à qui se rattacher

And this is what I see a modern love story

Et c’est ce que je vois, une histoire d’amour moderne

When the prey is caught, the thrill is gone

Quand la proie est capturée, le frisson est parti

So we’ll switch partners and move along

Alors nous changeons de partenaires et passons à autre chose

And we won’t use our brains

Et nous n’utilisons pas nos cerveaux

Because our lust is too strong

Parce que notre désir est trop fort

Overlooking the person to whom

Nous négligeons la personne à qui

The body belongs

Appartient le corps

And this is what I see a modern love story

Et c’est ce que je vois, une histoire d’amour moderne

“Pour une éthique vegan straight edge”

Etre straight edge, c’est refuser les drogues et l’alcool, ainsi que les rapports sexuels sans sentiments. En clair, c’est refuser la fausse “vie commode” qui est proposée par une société où le lendemain ne compte pas. Il n’est pas étonnant qu’être straight edge se soit relié au fait d’être vegan: tant qu’à être responsable, autant l’être jusqu’au bout!

Voici en tout cas le point de vue concernant le straight edge des Red Lions 94, un groupe antifasciste de la banlieue de Paris. Rappelons également le document présentant notre manière de voir les choses: Du refus (straight edge) au désengagement (vegan straight).paris,

Dans notre société, chaque moment de la vie quotidienne est insupportable par de nombreux aspects :

– asphyxie dans les grandes métropoles ou ennui dans les campagnes ;
– fatigue, usure, aliénation au travail et galère à la fin du mois ;
– pression subie par les femmes, par les minorités nationales, par les homosexuelLE ;
– isolement des personnes âgées et handicapées ;
– difficulté de bâtir des relations aux sentiments sincères, en toute honnêteté ;
– absence de vision d’avenir, ou du moins d’avenir heureux ;
– désespoir qui peut nous gagner face à la dévastation de la nature et la barbarie envers les animaux.

Et encore, la liste pourrait largement s’allonger.

Mais tout cela ne tombe pas du ciel : le capitalisme mène une guerre permanente contre le Peuple, il l’exploite et l’opprime.

Pour faire face à l’insupportable, deux issues se présentent dans nos vies : la révolte ou la dépression. Mais le capitalisme étouffe le moindre espoir de révolte et entretient la dépression.

C’est là le rôle des drogues, de l’alcool aux antidépresseurs, du cannabis à l’héroïne, jusqu’à la clope que l’on fume quand on est stresséE ou dépriméE.

Pour pallier à la misère des sentiments, le système capitaliste propose une surabondance de sexualité : culture « boîte de nuit », pornographie, prostitution, etc.

Voilà vers quoi nous pousse le système capitaliste, et ce d’autant plus que la culture dominante en France est indissociable des valeurs du « bon vivant ».

Contre cette culture basée sur la destruction de soi (et bien souvent des autres), il est indispensable de mettre en avant une culture nouvelle et des valeurs positives, tournées vers l’avenir et refusant toute sortes de drogues.

C’est pour cette raison que nous avons adopté le mode de vie et la philosophie Straight Edge.

Le Straight Edge met en avant le rejet de toute drogue, y compris la cigarette et l’alcool, ainsi que le rejet des relations sexuelles sans sentiments ni lendemain.

C’est la condition pour faire vivre des valeurs positives, comme le respect de soi et des autres, ou la construction de relations sincères et vraies.

La prise de drogues empêche cela, car elle nous détruit aussi bien physiquement que psychologiquement. Que cela soit voulu ou non, la prise de drogue à des conséquences sur notre entourage : par la violence, par les mensonges, par le fait que l’on donne un mauvais exemple, ou même parce que cela rend triste les personnes qui nous aiment.

La consommation de drogues dénature les relations amoureuses, surtout avec la culture « boîte de nuit » et « soirées défonce ». Dans ce genre d’ambiance le sexe est réduit à un acte mécanique de soulagement où l’on consomme son partenaire.

Dans le capitalisme, les relations sentimentales sont d’autant plus faussées que l’idéologie dominante tend à nous faire croire à un amour qui serait éternel, où toute rupture serai un échec.

Mais rien n’est éternel, tout est en mouvement permanent, en évolution !

Comme toutes choses les sentiments naissent, grandissent, évoluent, vieillissent et finissent par mourir pour laisser naître de nouveau sentiment. Il est important d’accepter cela afin de pouvoir aborder des relations honnêtes et fidèles : c’est à dire ne rien cacher de ses véritables sentiments et ne pas tromper sa ou son partenaire.

Il vaut mieux mettre fin à une relation qui n’a plus de raison d’être plutôt que d’être infidèle, provoquant souffrance et instabilité.

Dans la société capitaliste il y a donc une surabondance de sexualité mais une misère des sentiments.

Avoir des rapports sexuels sans sentiments, c’est réduire deux individus à n’être que deux corps, c’est nier leurs personnalités . C’est aussi contre cela que s’élève l’éthique Straight Edge !

Être Straight Edge c’est affirmer une part de son individualité, de son identité.

Être Straight Edge c’est reprendre le contrôle de sa vie contre les valeurs dominantes qui nous poussent à l’autodestruction.

Faire du Straight Edge une affaire strictement personnelle n’aurait aucun sens. Tout ce que l’on fait a nécessairement des influences sur les gens qui nous entourent.

De nombreuses personnes voient dans les drogues un refuge, un moyen d’échapper à la triste réalité.

Être Straight Edge c’est montrer qu’il est possible de dire non à cela, qu’il est possible de rejeter les valeurs destructrices du capitalisme.

C’est en quelque sorte former une ligne de défense pour les gens que l’on aime, pour le Peuple.

Être Straight Edge c’est aussi ouvrir une nouvelle voie, c’est se tourner vers un avenir plus positif, c’est mettre en avant le respect de soi et des autres !

C’est pour cela que le Straight Edge est intimement lié à la culture Vegan.

Comment pourrait-on prôner de meilleurs rapports entre les êtres vivants tout en continuant à massacrer les animaux et la nature ?

Comment pourrait-on être porteur d’une culture positive tout en continuant à être complice de la barbarie capitaliste envers tous les habitants de la planète ?

Refuser les drogues, la dépression, la débauche et la barbarie envers les animaux, c’est s’élever contre cette société et se battre pour un avenir radieux !

Rejeter les valeurs destructrices du capitalisme est une première étape nécéssaire sur le chemin de la Révolution !

Mais ce n’est que lorsque le Peuple aura détruit toute formes d’exploitation et d’oppression que les drogues n’auront plus de raisons d’être !

Être Vegan Straight Edge c’est reprendre le contrôle de sa vie !

Être Vegan Straight Edge, c’est jurer fidélité à la vie !

Red Lions 94 – juin 2010

Walter Bond a été arrêté 

Parmi les interviews que nous avons faites et mises en ligne, il y a celle de l’américain Walter Bond. Nous n’avons alors pas mentionné son nom, mais c’était lui qui, âgé d’un peu plus de 20 ans, avait incendié un laboratoire de drogues de type méthamphétamine, une drogue extrêmement puissante très répandue aux États-Unis.

Son acte avait été motivé car son frère était tombé dans la dépendance à cause du dealer possédant le laboratoire ; sa mère était également droguée et son père alcoolique. Walter a passé quatre années de prison pour cela, et le groupe de hardcore Earth Crisis a fait une chanson à ce sujet pour saluer son acte (voir le clip).

Walter est vegan straight edge et a travaillé par la suite dans un sanctuaire pour animaux ; il vient de se faire arrêter pour au moins un incendie.

Le FBI considère que Walter est à l’origine de l’incendie d’une usine de peaux de moutons à Denver dans le Colorado (500.000 dollars de dégâts), mais aussi de l’usine de cuirs Tandy, dans l’Utah, et du restaurant Tiburon spécialisé dans le foie gras.

Walter a apparemment été dénoncé par une personne qui a informé le FBI de ses activités ; le FBI a ensuite monté une rencontre entre l’informateur et Walter, enregistrant la conversation afin d’obtenir des preuves.

Le FBI affirme avoir trouvé sur Walter lors de son arrestation le document “Declaration of War – Killing People to Save Animals and the Environment.”

Cela peut très bien être un montage de la police, mais Walter était connu pour ses opinions radicales et était en train de chercher à relancer le mouvement hardline (la véritable scène, pas les gens d’extrême-droite ayant volé le terme depuis quelques années en Russie).

Le document en question date justement du début des années 1990 et est un « classique » de la scène hardline et de celle autour de l’ALF ; il reflète le point de vue d’anciens activistes de l’ALF posant la question de la nécessité de la lutte armée.

Vivisection au service de médicaments jouant le rôle de drogues?!

L’alcool et les drogues ont du succès dans notre société pour deux raisons : il s’agit d’abord d’une échappatoire, d’un moyen de brûler le temps, d’une tentative paradoxale de s’oxygéner.

Et ensuite il s’agit d’un moyen de se désinhiber. Cela, tout le monde le sait plus ou moins. Faut-il donc pour « découvrir » cela torturer des rats ?

C’est apparemment le point de vue d’un chercheur canadien, James Pfaus, qui travaille dans le domaine de la neurobiologie comportementale à Montréal.

Voici les propos de ce chercheur, qui est à la fois fier de travailler pour Palatin Technologies, Roche et Pfizer, et de jouer dans un groupe « punk »…

«Nous avons été surpris de constater que des drogues aussi différentes que l’alcool et la cocaïne ont un effet similaire sur les inhibitions», explique James Pfaus, spécialiste de la psychologie, qui a publié ses travaux dans la revue Hormones and Behavior.

«D’habitude, les études se penchent sur l’impact des drogues sur les activités sexuelles normales. Habituellement, il y a des problèmes généralisés, sauf dans le cas de la cocaïne et de la caféine, qui provoquent une augmentation de l’éjaculation. Nous avons réussi à faire un modèle animal pour les inhibitions, qui montre pourquoi plusieurs personnes aiment s’intoxiquer pour plaire.»

Le professeur Pfaus a étudié des rats dont les femelles avaient été castrées et, donc, n’avaient plus de désir sexuel. «Quand les mâles les approchaient, ils recevaient une raclée parce que la femelle devenait agressive. Ils apprenaient donc à n’approcher que les femelles réceptives, notamment celles qui courbaient le dos pour faciliter la pénétration, une posture appelée lordose. Ils avaient des inhibitions, comme les humains.

L’alcool et les drogues les désinhibaient et ils se remettaient à s’intéresser aux femelles qui ne répondaient pas à leurs avances.» La quantité d’alcool nécessaire pour désinhiber les rats équivalait à environ deux verres de vin pour un humain, selon M. Pfaus.

Cet effet inattendu montre qu’il existe un circuit cérébral lié au désir et à l’inhibition qui est distinct du mécanisme principal d’action des drogues, qui diffère selon les substances. Il explique aussi pourquoi l’alcool et les drogues augmentent les probabilités de pratiques sexuelles risquées, comme d’avoir des relations non protégées.

«Je pense que les gens qui sont davantage inhibés propagent le mythe des vertus aphrodisiaques de l’alcool et des drogues. Je ne parle pas seulement des gens coincés. Ceux qui ont une sexualité débridée ou qui aiment le risque se heurtent souvent à des inhibitions qui ne sont pas nécessairement négatives, par exemple le fait de mettre un préservatif avec un inconnu.»

Les propos de ce chercheur sont absolument ridicules. L’aspect principal n’est pas la question de l’inhibition, mais le fait que les drogues et l’alcool ont un impact négatif sur le corps, et donc l’esprit.

Voilà pourquoi les rats ont eu un comportement différent, et allaient de nouveau vers les rattes stérilisées, qui ont du être bien traumatisées elles aussi par cette sinistre expérience. Ce chercheur n’a ni plus ni moins qu’orchestré des viols !

Mais il ne faut pas s’étonner du caractère barbare de ce genre de prétendus « chercheurs. » En effet, il est évident que la société humaine et la société des rats est différente ! Quand on s’intéresse à la psychologie, on s’oriente vers la sociologie, l’étude des classes sociales, des valeurs sociales et culturelles, des idéologies…

Quel rapport alors avec l’alcool et les drogues ?

En fait, cela rejoint notre mise en avant de l’aspect straight edge du mode de vie vegan straight edge.

Car ce chercheur travaille pour les grandes entreprises, pour créer des produits comme le viagra, mais pour des gens ayant des blocages non pas physiologiques, mais psychologiques.

On voit ici donc que ce chercheur pratique la vivisection (voir ici une petite liste de ses compte-rendus à ce sujet)… afin que produire des « médicaments » dont les effets sont similaires…

Cela au lieu de chercher à vivre différemment, d’une manière positive!

Marvin Gaye: Mercy Mercy Me (The Ecology)

Une catastrophe comme celle de l’Erika fait partie d’une longue série, et bien entendu la dimension de ce genre de catastrophe a été sentie dès les années 1960-1970.

Ainsi, l’un des albums qui a bouleversé l’histoire de la musique est “What’s Going on” de l’américain Marvin Gaye. Cet album a amené la soul sur de nouveaux terrains musicaux, mais est également le témoin d’une prise de conscience sociale comme elle a pu existé alors.

Les chansons parlent du problème des drogues, de la pauvreté, mais aussi de l’écologie, avec justement la chanson (très connue) Mercy Mercy Me (The Ecology).

Une chanson qui parle déjà du pétrole qui saccage l’océan! On peut écouter cette chanson ici.

Marvin Gaye a été élevé de manière religieuse, et le texte s’en ressent bien entendu. Malgré cela, vu d’aujourd’hui en 2010 il n’est pas bien difficile de voir la formidable valeur de cette chanson de 1971. Non seulement dans l’histoire de l’écologie, mais également par rapport à la dimension de la lutte pour la libération de la planète!

Oh, mercy mercy me
Oh, things ain’t what they used to be
No, no
Where did all the blue sky go?
Poison is the wind that blows
From the north, east, south, and east
Oh, ai pitié, ai pitié de moi
Ah les choses ne sont plus ce qu’elles étaient autrefois
non, non
Où est passé tout le ciel bleu ?
Le poison est le vent qui souffle du nord au sud et à l’est

Oh, mercy mercy me
Oh, things ain’t what they used to be
No, no
Oil wasted on the oceans and upon our seas
Fish full of mercury
Oh, ai pitié, ai pitié de moi
Ah les choses ne sont plus ce qu’elles étaient autrefois
non, non
Le pétrole a saccagé l’océan et dans nos mers, des poissons plein de mercure

Oh, mercy mercy me
Oh, things ain’t what they used to be
No, no
Radiation in the ground and in the sky
Animals and birds who live nearby are dying
Ah oh ai pitié, ai pitié de moi
Ah les choses ne sont plus ce qu’elles étaient autrefois
non, non
La radiation sous le sol et dans le ciel
Les animaux et les oiseaux qui vivent à proximité sont en train de mourir

Oh, mercy mercy me
Oh, things ain’t what they used to be
What about this overcrowded land?
How much more abuse from man can you stand?
My sweet Lord
My sweet Lord
My sweet Lord
Oh ai pitié, ai pitié de moi
Ah les choses ne sont plus ce qu’elles étaient autrefois
Qu’en est-il de cette terre surpeuplée
Combien d’abus de l’homme peut-elle encore supporter ?
Mon tendre Seigneur
Mon tendre Seigneur
Mon tendre Seigneur

En attendant demain…

Ce que montrent les médias témoignent de l’idéologie dominante: 4.000 hectares de forêts et de maquis sont ravagés par les flammes en Corse, et il n’y a pas un mot pour les animaux!

Pour une fois qu’on parle de la nature, on oublie les animaux comme en témoigne ces phrases:

« Le sinistre le plus virulent, qui s’est développé dans la région de Propriano (extrême sud de l’île) a dévasté plus de 3.000 hectares de forêts de résineux et de maquis entre les villages de Fozzano et Aullène. Des murs de flammes hauts de plusieurs mètres ont réduit en cendres la forêt et une grande quantité d’arbres centenaires. »

On parlera bien d’un camping habitué, mais rien sur la terreur vécue par les animaux et les inévitables morts. Et tout cela révèle bien la priorité: tout pour la guerre, l’exploitation, rien pour la vie et l’harmonie.

D’ailleurs, désormais les chiens drogués sont clonés. En Corée du Sud un Labrador canadien a été cloné en raison de son talent afin de « parfaire » les chiens traquant la drogue. C’est-à-dire les chiens drogués. Et les médias édifiants de stupidité d’expliquer qu’il y a eu « un entraînement rigoureux de 16 mois ».

Quel terrible entraînement cela doit être, que d’accoutumer des chiens à la drogue! Ce n’est sans doute pas pour rien que seulement 30% des chiens en formation parviennent à « entrer en fonction »…

Pour finir tout de même sur une bonne nouvelle, car le monde pourrait être différent si les valeurs veganes l’emportaient (et elles l’emporteront!), on notera le très intéressant « BowLingual Voice. » Il s’agit d’une petite machine retranscrivant de 200 manières différentes les aboiements des chiens, afin que leurs « maîtres » puissent mieux les comprendre.

Les photos valent le coup d’oeil… Et en tout cas, cela montre que si l’humanité le voulait, elle pourrait partir à la rencontre des autres êtres vivants, plutôt que de les chercher sur une autre planète!

C’est sans doute l’occasion de lire le très intéressant d’un point de vue vegan « Demain les chiens », roman de Clifford D. Simak.