• L'IPBES et "les peuples autochtones, les communautés locales"

Eva Joly: un projet qui n’est pas “axé que sur le sort des abeilles ou des fleurs”

Hier, des étudiantes à l’école de Journalisme de Grenoble ont posé des questions à Eva Joly (voir notre critique de cette figure politique), dont une particulièrement intéressante.

Question : L’écologie, un projet suffisant pour la présidentielle ?

Réponse d’Eva Joly : « Nous avons un projet écologique qui est un projet holistique c’est-à-dire qu’il traite tous les aspects de la société.

Il traite de l’économie, de la conversion écologique de l’économie, il traite de la justice, il traite du traitement des inégalités dans la société, donc c’est un projet politique complet.

Mais il n’est pas axé que sur le sort des abeilles ou des fleurs, si vous voulez. Il traite de l’homme dans son environnement. »

Ces propos sont très intéressants, et doivent être bien compris. En effet, la stratégie d’Eva Joly est d’éloigner au maximum l’écologie de… la Nature !

Voilà pourquoi elle se dédouane, de manière moqueuse, des abeilles et des fleurs, à la fin de sa réponse. Ce qui est tout de même un sacré comble quand on se dit écolo !

De la même manière évidemment, son « projet politique » aborde tous les aspects de la société, dit-elle… sans un seul mot sur les animaux.

Alors qu’il est évident que la question animale est une question d’une importance essentielle au 21ème siècle ! Tout comme évidemment la défense de la nature sauvage.

Avec Eva Joly, c’est comme si tout allait bien ou pas trop mal, comme si la situation n’empirait pas chaque jour. Son rôle est éminemment négatif, totalement contre-productif pour l’écologie!

Les plantes sont belles et intelligentes !

Les plantes sont intelligentes, car la vie est intelligente. A LTD nous avons un profond respect pour les végétaux, qui sont une composante de la vie en général. Si nous ne les mettons pas sur le même plan que les animaux, cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas lieu de les respecter.

Récemment une personne végane est décédée d’un cancer en Angleterre: à son enterrement il a été demandé de ne pas amener de bouquets de fleurs, c’est un point de vue tout à fait logique, lorsqu’on respecte la vie on la respecte au maximum.

Et que les plantes vivent, c’est un fait, même si ce fait perturbe encore largement une humanité pour qui à part l’humanité, tout revient au minéral, et est utilisable à volonté.

Le chercheur canadien James Cahill vient précisément de publier une recherche à ce sujet. Ce chercheur en biologie de l’université d’Alberta dans la ville d’Edmonton dirige une équipe qui s’intéresse aux plantes, à leur comportement, leur évolution…

Que dit cette recherche? Voici un résumé de cela:

À l’aide d’une caméra miniature, l’écologiste James Cahill et son équipe ont observé la croissance du système racinaire de l’abutilon, un petit arbuste des zones tropicales.

Lorsque la plante est seule dans un pot, ses racines occupent toute la place disponible dans la terre, que les nutriments soient distribués uniformément ou non.

Si deux plantes sont dans un même pot où la distribution des nutriments est uniforme, les racines occupent beaucoup moins d’espace horizontal. Les deux plantes évitent de se toucher, en gardant une séparation complète de leurs systèmes racinaires.

Les chercheurs expliquent que le risque d’entrer en compétition est trop grand par rapport à la récompense d’obtenir des nutriments.

Toutefois, si les nutriments sont concentrés entre les deux plantes, leurs racines s’étendent beaucoup plus, se touchant presque. Les plantes prennent le risque d’entrer en compétition parce que les nutriments sont plus difficiles à atteindre.

L’écologiste James Cahill affirme que la stratégie des plantes est à l’image des prises de risques et de la recherche de récompense des animaux en quête de nourriture.

Selon les chercheurs, la plante intègre en même temps l’information sur la localisation des ressources et sur l’emplacement des compétiteurs. James Cahill affirme que ce niveau de complexité du comportement chez les plantes n’avait jamais été observé auparavant.

La vie appelle la vie: c’est une réalité très simple, que l’humanité doit comprendre, au lieu de saccager!